Je relis, je corrige, j’ajoute, j’enlève.

Chiara, jeune écrivaine en mal de roman accepte d’écrire une biographie, celle d’Antonia, femme, célèbre, sculpteur et obèse.

Allers et retours, rapprochements et éloignements, l’espace et la mémoire de Chiara sera envahie par le passé-présent plus ou moins en confusion avec les images de l’existence d’Antonia. Les personnages se complexifient pour, dans une sorte de double biographie-autobiographie nous offrir un (deux) portrait(s) de femme, corps morcelé, recomposé en bronze et en chair, réel et fantasmé.

Le titre renvoie aux poupées russes gigognes et à l’emboitement du simple et du multiple, de l’enfance fragilisée et de la vieillesse immobilisatrice.

 Cristina Comencini : Matriochka

Traduit de l’italien

Editions Verdier, Paris 2002, 188 pages, 15 euros

 Didier Epsztajn

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