« D’une utopie de l’usine modèle pour communistes modèles à une utopie de la société marchande où on trouverait de tout à vendre et du fétichisme à revendre . C’est cette trame des utopies et du réel que j’ai cherché à démêler tout au long de l’enquête. Il y est question d’avant-gardes, de négoce et de politique. Une histoire sans point final, ni morale. Bienvenue au pays de cocagne ! »
De la transformation d’une gigantesque usine construite par des architectes issus de l’école du Bauhaus en lieu de contestation artistique. De l’éclosion d’artistes contestataires et des formes d’avant garde et leur transformation en objets du marché international d’art moderne.
Marc Alélès nous offre un voyage documenté sur l’art, la Chine, la globalisation et la marchandisation accélérée.
Ses commentaires autour du « réalisme socialisme » à la chinoise sont égayés par le rappel des foudres des staliniens français (PCF) face au portrait iconoclaste de Staline par Pablo Picasso.
Un voyage sympathique et effrayant au doux pays de la valorisation dévalorisante, de la transmutation de l’innovation artistique en argent trébuchant, sous l’œil sourcilleux/ bienveillant des bureaucrates marchands.
Et une occasion d’entrevoir des artistes et de deviner des œuvres.
Marc Alélès : Pékin 798
Un ordre d’idées, Stock, Paris 2011, 226 pages, 19,50 euros
Didier Epsztajn