La politique des caisses vides : État, finances publiques et mondialisation

L’accélération du processus de mondialisation et de financiarisation du capitalisme, à laquelle on assiste depuis deux à trois décennies, entretient des rapports aussi variés que complexes avec l’évolution aussi bien des formes que des fonctions de l’État. Il n’est donc pas possible de faire le tour de ses multiples conséquences dans le cadre d’un article, même sous la forme d’un survol. C’est pourquoi ce travail laissera de côté maints aspects, par exemple le rôle joué dans ce processus par la déréglementation étatique de la circulation des marchandises, des services et des capitaux ou par la privatisation des entreprises et des services publics, et se centrera sur le domaine des finances publiques. Plus précisément, on partira d’un constat apparemment simple : depuis la fin des années 1970, grosso modo, tous les États subissent une crise financière assez profonde, qui ne semble pas devoir se résorber dans un avenir proche. Or, ce phénomène coïncide avec le mouvement de mondialisation financière rapide qui se poursuit depuis un quart de siècle environ. Dès lors, il paraît intéressant de commencer l’analyse par la question suivante : quelles sont les origines de cette crise financière et quels liens est-il possible d’établir entre les deux phénomènes ?

Lire l’article de Sébastien Guex, paru dans Actes de la recherche en sciences sociales 2003/1-2 (n° 146-147) et disponible sur le site Cairn.info http://www.cairn.info/revue-actes-de-la-recherche-en-sciences-sociales-2003-1-page-51.htm

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