L’imagination se confond parfois avec les souvenirs

Un aéroport, un balayeur. Il parle aux passagères et aux passagers en attente de départ vers des destinations multiples qui offrent quelques fois des prétextes aux anecdotes, aux souvenirs aux inventions. Le balayeur raconte des histoires. Il parle aussi à d’autres salarié-e-s, des confidences quelques fois.

Dans cet espace restreint, synonyme pourtant d’autres lieux, se croisent des milliers d’inconnu-e-s, presque déjà en d’autres contrées. Elles et ils sont des personnages en devenir, en fonction de leur trajectoire, de leurs rêves ou de leurs destinations. Ou peut-être des oreilles ouvertes aux mots baladeurs de ce balayeur.

Une ambiance tantôt réaliste, tantôt critique, tantôt fantasque. Un belle inventivité de thèmes et de personnages. Un balayeur conteur. 

Un moment plaisant, comme une attente ou un espoir de départ.

« Eh bien l’autre jour, j’ai appris presque par hasard la fin de l’histoire. Une fin très triste. Mais elle ne pouvait pas être différente » Et si tout cela n’était qu’une autre histoire ?

Alberto Torres-Blandina : Le japon n’existe pas

Traduit de l’espagnol par François Gaudry

Editions Métaillé, Paris 2009, 169 pages, 17 euros

Didier Epsztajn

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