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Éric Toussaint : « L’appel d’Alexis Tsipras pour une Conférence internationale sur la dette est légitime »

INTERVIEW d’Éric Toussaint réalisée par Tassos Tsakiroglou (journaliste au quotidien grec Le Journal des Éditeurs)[1]

  • Manuel Valls et Matteo Renzi demandent plus de temps pour réduire le déficit, en échange des réformes nécessaires pour que leurs pays deviennent plus compétitifs. Est-ce là un véritable défi pour un consensus sur l’austérité en Europe ? Cela peut-il mener à des résultats positifs ?

Je pense que la requête qu’ils adressent à la Commission européenne sera rejetée, car cette dernière veut poursuivre les mesures d’austérité brutales au niveau européen, en particulier dans la périphérie (Grèce, Espagne, Irlande, Chypre, Portugal et les pays d’Europe centrale et orientale), mais aussi dans des pays comme la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, l’Autriche et l’Allemagne. Si les gouvernements italien et français arrivaient à persuader la Commission européenne d’abandonner les politiques d’austérité, cela serait positif. Mais c’est impossible, d’autant plus qu’en même temps, F. Hollande et M. Renzi entendent précariser encore un peu plus les travailleurs sur le marché du travail. En Italie, Renzi mène par exemple une attaque contre des conquêtes sociales que Berlusconi n’avait pas réussi à détruire. De plus, nous savons que ce que fait le gouvernement Valls en France est en faveur des grandes entreprises privées et notamment des grandes banques et assurances privées.

  • Alexis Tsipras appelle à une conférence internationale pour l’annulation de la dette des pays du Sud de l’Europe touchés par la crise, similaire à celle qui a eu lieu pour l’Allemagne en 1953 et par laquelle 22 pays, dont la Grèce, ont annulé une grande partie de la dette allemande. Est-ce que cette perspective est réaliste aujourd’hui ?

C’est une proposition légitime. Il est clair que la Grèce n’a provoqué aucun conflit en Europe, à la différence de celui causé par l’Allemagne nazie. Les citoyens de Grèce ont un argument très fort pour dire qu’une grande partie de la dette grecque est illégale ou illégitime et doit être supprimée, comme la dette allemande a été annulée en 1953[2]. Je ne pense toutefois pas que SYRIZA et d’autres forces politiques en Europe parviendront à convaincre les institutions de l’UE et les gouvernements des pays les plus puissants à s’asseoir à une table afin de reproduire ce qui a été fait avec la dette allemande en 1953. Il s’agit donc d’une demande légitime et j’ai soutenu en ce sens la candidature de Tsipras pour la présidence de la Commission européenne[3], mais vous ne pourrez pas convaincre les gouvernements des principales économies européennes et les institutions de l’UE de le faire. Mon conseil est le suivant : la dernière décennie nous a montré qu’on peut arriver à des solutions équitables en appliquant des actes souverains unilatéraux. Il faut désobéir aux créanciers qui réclament le paiement d’une dette illégitime et imposent des politiques qui violent les droits humains fondamentaux, lesquels incluent les droits économiques et sociaux des populations. Je pense que la Grèce a de solides arguments pour agir et pour former un gouvernement qui serait soutenu par les citoyens et qui explorerait les possibilités dans ce sens. Un tel gouvernement populaire et de gauche pourrait organiser un comité d’audit de la dette avec une large participation citoyenne, qui permettrait de déterminer quelle partie de la dette est illégale et odieuse, suspendrait unilatéralement les paiements et répudierait ensuite la dette identifiée comme illégitime, odieuse et/ou illégale.

  • En Grèce, SYRIZA est en tête de tous les sondages et plusieurs de ses dirigeants affirment que la négociation de la dette se fera dans le cadre de la zone euro et qu’elle ne sera pas le résultat d’une action unilatérale. Qu’avez-vous à dire à ce sujet ?

Oui, je connais la position officielle de Syriza. Personnellement, j’essaie de montrer que l’on peut appliquer un autre type de politique, car il est évident que la plupart des gouvernements de la zone euro et la BCE n’accepteront pas d’effectuer une réduction importante de la dette grecque. Ainsi, malgré la volonté exprimée par Syriza de négocier, je pense qu’il est impossible de convaincre l’ensemble de ces acteurs. Pour cela, il faut être plus radical, parce qu’il n’y a pas d’autre possibilité. Il s’agit d’être radical, à l’instar de l’Islande après 2008, de l’Équateur en 2007-2009 ou de l’Argentine entre 2001 et 2005.

Par la suite, ces gouvernements ont fait une série d’erreurs et ont abandonné la position radicale qu’avait adoptée leur pays, c’est pour cette raison qu’ils rencontrent aujourd’hui de grandes difficultés, comme c’est le cas de l’Argentine. J’étais en Argentine ces derniers jours. Le Parlement a adopté une loi pour que le pays agisse de façon souveraine au sujet de sa dette. Il a été décidé de créer un comité du Congrès qui auditera la dette pendant une période de trois mois. On verra si cette commission verra effectivement le jour.

  • Vous avez dit que la réduction drastique de la dette publique est nécessaire, mais non suffisante pour que les pays de l’UE sortent de la crise, il sera ainsi nécessaire d’appliquer d’autres mesures importantes dans divers secteurs. Quelles sont-elles, brièvement ?

Tout d’abord, il faut nationaliser – je préfère le terme socialiser – les banques. Je pense que les banques en Grèce et dans d’autres pays devraient être transférées au secteur public et fonctionner dans le strict respect des règles et des intérêts fixés par le peuple. En outre, il s’agit de contrôler les mouvements de capitaux, surtout les transferts importants réalisés par les grandes institutions financières. Je ne parle pas des transferts de 1 000 ou 2 000 euros, sinon des transferts plus importants qui requerront l’approbation préalable des autorités de contrôle sous peine de très fortes amendes et du retrait de la licence bancaire aux banques qui passeraient outre ce contrôle. Celui-ci sera effectué à bonnes fins. Il s’agira de protéger les simples citoyens qui pourront continuer à effectuer des transferts bancaires internationaux dans des limites raisonnables. Il faut également une réforme fiscale radicale : diminuer fortement les impôts et taxes payés par la majorité de la population et augmenter fortement et progressivement les taxes et impôts sur les plus riches et les grandes entreprises privées nationales et étrangères.

  • Et la Grèce ?

Il s’agit de faire ce que disait SYRIZA lors des élections en 2012. Si Syriza forme un gouvernement, il faut abolir les lois injustes qui ont été imposées par la Troika (notamment celles qui ont détruit les conventions collectives et la négociation collective entre les employeurs et les travailleurs). Les autres mesures nécessaires sont les suivantes : la mise en place d’une réforme fiscale radicale en faveur de la justice sociale et de la redistribution des richesses, l’abrogation d’une partie des taxes imposées aux pauvres et la taxation des plus riches, la réalisation d’un audit et la suspension du paiement de la dette pour ensuite répudier la partie identifiée comme illégitime, odieuse, insoutenable et/ou illégale ; la socialisation des banques et l’application d’un contrôle sur les mouvements de capitaux.

  • Comme le dit Naomi Klein, « notre modèle économique, c’est-à-dire le capitalisme, mène une guerre contre la planète ». Récemment, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue dans de nombreux pays contre le changement climatique. Quelle est la signification de ces manifestations ?

Elles sont très importantes parce que, au niveau mondial, de plus en plus d’individus se rendent compte que nous sommes confrontés à des problèmes globaux, à des inégalités mondiales, qui causent des dégâts au climat, influent sur les migrations, et provoquent des guerres. Les mouvements internationaux de protestation sont fondamentaux et nécessaires. Ils doivent néanmoins être renforcés. J’attends avec impatience de voir une plus grande capacité à mobiliser les peuples au niveau mondial, de façon à renforcer les luttes.

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Qui est Éric Toussaint ?

Éric Toussaint, de nationalité belge, est Maître de conférence en science politique à l’Université de Liège, porte-parole du CADTM International – le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde -, et membre du conseil scientifique de l’organisation française ATTAC. En 2007, il a été nommé par le président de l’Équateur, Rafael Correa, comme membre du Comité d’audit intégral de la dette publique interne et externe du pays. Il est connu en Grèce, ayant visité le pays à plusieurs reprises dans le cadre de son activité pour la libération des pays du Sud face aux engrenages des spéculateurs internationaux et des institutions financières. Éric Toussaint, ayant connaissance des événements en Grèce, nous a déclaré préalablement à cet entretien : « Je sais que vous faites un excellent travail dans votre journal et c’est important. Je lis souvent des traductions de certains de vos articles et il est crucial que des journalistes comme vous luttent pour la vérité ».

Eric Toussaint , Tassos Tsakiroglou, 23 octobre 2014, publié sur le site du CADTM, http://cadtm.org/Eric-Toussaint-L-appel-d-Alexis

Traduit du grec par Christian Haccuria.

La version originale en grec est disponible sur : http://www.efsyn.gr/?p=245093

[1] La version originale est parue le dimanche 20 octobre 2014 dans le quotidien grec de centre gauche Le Journal des Éditeurs, voir http://www.efsyn.gr/?p=245093, « Νόμιμο το αίτημα Τσίπρα για διεθνή διάσκεψη για το χρέος ». La version en français a été revue par Éric Toussaint.

[2] Voir l’article : Eric Toussaint, « L’annulation de la dette allemande en 1953 versus le traitement réservé au Tiers Monde et à la Grèce », publié le 11 août 2014, http://cadtm.org/L-annulation-de-la…

[3] En 2014, lors de la désignation du nouveau président de la Commission européenne, le groupe parlementaire de la gauche unitaire avait présenté la candidature d’Alexis Tsipras contre celle de Jean-Claude Juncker (soutenu par le Parti Populaire européen et le groupe socialiste européen) et celle d’un candidat libéral.

L’Irlande du Nord vote 81-10 pour une nouvelle loi qui responsabilise les prostitueurs et décriminalise les femmes !

Communiqué de presse de l’organisation Ruhama :

Le 20 octobre 2014 – Ruhama salue le vote historique de ce soir, en Irlande du Nord, qui fera de l’achat de services sexuels une infraction pénale, tout en dépénalisant les personnes qui sont dans la prostitution.

Le vote a été remporté par une écrasante majorité : 81-10.

Sarah Benson, directrice générale de Ruhama, a déclaré : « Ce projet de loi, qui a le soutien de la majorité des partis politiques d’Irlande du Nord, envoie un signal fort que ceux qui achètent des services sexuels seront tenus responsables pour leur rôle clé dans le fait d’attiser le crime organisé et de perpétrer des violences envers les victimes de la traite et de l’exploitation. »

Madame Benson a aussi déclaré : « En tant que service de première ligne qui appuie les femmes et les filles partout en Irlande, nous appuyons les mesures qui décriminalisent explicitement les personnes qui sont dans la prostitution, tout en ciblant simultanément la source de la demande pour le commerce du sexe. »

Ruhama a témoigné à l’Assemblée d’Irlande du Nord, au cours de la phase d’étude en comité du nouveau projet de loi, en décrivant son expérience de travail en première ligne auprès des femmes touchées par la prostitution et la traite sexuelle.

Sarah Benson a déclaré : « Nous félicitons les membres du Comité de la justice d’Irlande du Nord pour la vaste consultation qu’ils et elles ont effectuée, dans l’élaboration d’un projet de loi complet qui inclut non seulement des sanctions pénales contre les acheteurs de sexe, mais aussi un engagement à fournir des services de soutien aux personnes captives de la prostitution. »

Mme Benson a également dit : « D’autres pays ont franchi avec succès l’étape de criminaliser l’achat de services sexuels. Plus tôt cette année, la Norvège a publié une évaluation de sa loi de pénalisation de l’acheteur de sexe et a constaté que cette mesure avait efficacement réduit l’exploitation dans le commerce du sexe, et qu’elle n’avait pas eu de conséquences imprévues pour les personnes étant dans la prostitution. Il n’y a eu, par exemple, aucune indication d’une augmentation de la violence, comme certains critiques avaient suggéré qu’il se produirait. »

Sarah Benson a poursuivi en disant : « Le commerce du sexe sera toujours intrinsèquement dangereux. C’est pourquoi Ruhama a plaidé en faveur de cette approche juridique, qui permettra de réduire l’incitation à exploiter et maltraiter des personnes vulnérables dans le commerce du sexe, en orientant les sanctions vers la clientèle des proxénètes et des trafiquants, plutôt que vers celles qui sont dans la prostitution. »

Sarah Benson a conclu : « Il importe d’adopter une approche commune à toute l’Irlande pour lutter contre les crimes graves de la traite sexuelle et la prostitution organisée. Il est donc crucial que la ministre de la Justice, Frances Fitzgerald, emboîte le pas en mettant en œuvre la législation pour criminaliser l’achat de services sexuels dans la République. Cela permettra d’assurer que l’ensemble de l’île d’Irlande diffuse un message clair, celui que notre société est déterminée à réduire les méfaits de ce crime horrible et à éviter de devenir un refuge pour les acheteurs de sexe, les proxénètes et les trafiquants. »

Version originale : http://bit.ly/1CNaSlq

Traduction : Martin Dufresne

Tous droits réservés : Ruhama, 20 octobre 2014.

Pourquoi les programmes d’austérité imposés par la Troïka en Europe sont illégaux ?

La Troïka née en 2010 est composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI). A l’instar de la Banque mondiale qui impose avec le FMI des programmes d’ajustement structurel aux pays du Sud depuis la crise de la dette de 1982, la Troïka dicte des mesures d’austérité en violation flagrante du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, consacré par la Charte de l’ONU de 1945 (article 1-2), et des deux Pactes internationaux de 1966 sur les droits humains (article 1 )

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Les premières victimes de la Troïka sont les peuples de Grèce, du Portugal, d’Irlande, de Chypre et d’Espagne. Vu la détresse financière de ces pays, la Troïka, alors en position de force, leur a imposé un « memorandum » : un programme qui dresse la liste des mesures d’austérité (licenciements dans la fonction publique, démantèlement de la protection sociale et des services publics, diminution des budgets sociaux, augmentation des impôts indirects comme la TVA, baisse du salaire minimum, etc.) que ces gouvernements doivent appliquer à la lettre pour avoir accès aux prêt de la Troïka.

Plusieurs rapports officiels publiés en 2013 et 2014, dont celui du Commissaire européen aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe1 ou encore de l’Expert de l’ONU sur la dette2, soulignent que les memoranda entraînent la dégradation des conditions de vie des populations. Parmi ces rapports, on trouve également l’opinion légale du professeur de droit Andreas Fischer-Lescano, commissionnée par la Chambre du travail de Vienne3.

Ce juriste démontre avec précision que les programmes de la Troïka sont illégaux en vertu du droit européen et international. Ces memoranda violent une série de droits fondamentaux tels que le droit à la santé, à l’éducation, au logement, à la sécurité sociale, à un salaire juste, à la propriété privée mais aussi la liberté d’association et de négociation collective. Tous ces droits sont protégés par de nombreux textes juridiques aux niveaux international et européen comme : la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, la Convention européenne des droits de l’homme, la Charte sociale européenne, les deux Pactes de l’ONU sur les droits humains, la Charte de l’ONU, la Convention de l’ONU sur les droits de l’enfant, la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées mais aussi les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) qui ont le statut de principe général du droit (PGD) comme le souligne cette étude juridique.

La liste des articles violés par les memoranda, que dresse méticuleusement le professeur Fischer-Lescano, est impressionnante et engage la responsabilité juridique des trois organisations formant la Troïka. Le rapport vient ici rappeler une chose importante : le respect des droits humains inscrits dans les conventions européennes et internationales mais aussi dans les PGD et la coutume internationale, dont font partie les pactes de l’ONU sur les droits humains, ne s’impose pas seulement aux États mais aussi aux organisations internationales comme la BCE, la Commission européenne, le FMI ou encore la Banque mondiale.

Pour l’affirmer, cette étude juridique s’appuie sur les articles inscrits dans les conventions comme la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (article 51), sur nombre de jugements et d’opinions rendues par la Cour internationale de Justice (CIJ)4 et la Cour de justice de l’UE5, 19 mars 1993 mais aussi d’avis rendus par les Comités de l’UE6 et de l’ONU7.

Fischer-Lescano rappelle également que les États, lorsqu’ils prennent des décisions au sein d’organisations internationales, sont tenus de respecter les traités de protection des droits humains qu’ils ont ratifié individuellement ainsi que les PGD et la coutume internationale. Ces obligations valent en toutes circonstances. Par conséquent, la Troïka et les États ne peuvent pas utiliser la crise comme prétexte pour suspendre leur obligation à protéger les droits humains.

La Troïka est obligée de respecter mais aussi de protéger les droits humains : c’est-à-dire empêcher les violations de ces droits par des tiers. Or, c’est précisément l’inverse qu’elle fait à travers l’imposition des memoranda. L’étude souligne d’ailleurs les effets juridiquement contraignants de ces programmes d’austérité dont la mise en œuvre par les gouvernements conduit inévitablement à bafouer les droits humains. Rejeter l’entière responsabilité sur ces gouvernements (bien que complices) exemptant par là la Troïka à devoir rendre des comptes n’est pas non plus recevable. Dès lors, la responsabilité juridique de la Commission européenne, de la BCE et du FMI se trouve engagée dès le moment des négociations et de la signature des memoranda.

Ces memoranda sont aussi illégaux car la Troïka outrepasse ses compétences. Elle n’est pas habilitée, en vertu des Traités européens, à légiférer sur le droit de grève, la santé, le droit d’association, l’éducation et la réglementation des niveaux de salaire. De plus, l’exclusion totale du Parlement européen dans l’élaboration et la signature des memoranda viole le principe de séparation des pouvoirs protégé à l’article 10 du Traité sur l’UE ainsi que les règles de procédure législatives fixées par l’article 218 du Traité sur le fonctionnement de l’UE.

La conclusion est sans appel : ces programme sont illégaux et la Troïka agit frauduleusement. Ce qui entraîne au moins trois conséquences.

Premièrement, les memoranda doivent être abrogés. Comme le recommande l’étude, le Parlement européen a intérêt à demander leur annulation devant la CIJ. Les gouvernements, poussés par les mobilisations populaires, pourraient, s’ils en avaient la volonté politique, déclarer la nullité de ces programmes d’austérité sur le fondement du droit.

Deuxièmement, les prêts de la Troïka accordés en contrepartie de l’application de ces memoranda sont odieux et doivent de ce fait être annulés sans conditions. Soulignons que l’argument juridique de la dette odieuse et la position du CADTM sont cités dans l’étude8. Le remboursement de la dette pourrait être immédiatement suspendu vu la supériorité des droits humains sur les autres engagements de l’État comme ceux à l’égard de ses créanciers, en vertu de l’article 103 de la Charte de l’ONU.

Troisièmement, il faut poursuivre en justice la Commission européenne, le FMI, la BCE, les États qui appliquent ces programmes d’austérité illégaux ainsi que les États qui décident de ces programmes au sein de ces institutions.

Renaud Vivien, 22 septembre 2014, publié sur le site du CADTM, http://cadtm.org/Pourquoi-les-programmes-d

1 Rapport « Safegarding human rights in time of economic crises », publié le 3 décembre 2013

2 Rapport de sa mission en Grèce présenté au Conseil des droits de l’homme de l’ONU le 5 mars 2014

3 Rapport « Human Rights in Times of Austerity Policy », publié le 17 février 2014

4 Voir notamment l’arrêt « Poulsen » (1992)

5 Opinion 2/91

6 Opinion de la commission des affaires constitutionnelles, 11 février 2014, 2013/2277

7 Commentaire général n°8 du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU (1997), UN Doc. E/C.12/1997/8

Journée d’études : Vendredi 26 septembre 2014 : La grève des mineurs britanniques de 1984-85

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Participeront notamment à cette journée des militants syndicaux britanniques impliqués dans la grève et des représentants de l’
Orgreave Truth and Justice Campaign (http://otjc.org.uk/about/).

Vendredi 26 septembre à partir de 9h (salle R14 rdc du bat de l’ufr de langues).

Université Paris Ouest Nanterre La Défense

CREA EA 370-Observatoire de l’aire britannique

programme GreveMineurs

La grève des mineurs 1984-85

Il y a trente ans commençait un des conflits sociaux les plus marquants de l’histoire récente de la Grande-Bretagne : la grève des mineurs britanniques, qui allait durer jusqu’à mars 1985, impliqua plus de 160 000 travailleurs, donna lieu à 11 312 arrestations, 5 653 poursuites en justice, près de 200 emprisonnements. Aucun conflit du travail n’a, depuis, atteint une ampleur, une intensité et une dimension emblématique comparables. 

A travers cet épisode se sont jouées des reconfigurations profondes de la société britannique, qu’il s’agisse – entre autres – de la place du syndicalisme de masse, du rôle de l’Etat, de la police même, et des conceptions dominantes de l’après-guerre quant à la nature des liens entre les partenaires sociaux, ou de l’identité sociale, programmatique et de la stratégie du travaillisme. Ces inflexions et ces ruptures idéologiques durables dans le champ politique furent elles-mêmes portées par une tendance plus profonde cristallisée par cet affrontement : la disqualification stratégique et massive d’une politique et d’une culture ouvrière, au rôle pourtant déterminant dans l’élaboration et la reproduction de l’idée nationale britannique depuis la révolution industrielle. Dans cette perspective, la journée du 18 juin sur le piquet de grève d’Orgreave et le désastre du stade de Hillsborough à Sheffield le 15 avril 1989, de par leur traitement médiatique et policier, participent d’une même histoire, qui est celle de la déchirure dans la trame des représentations jusque-là dominantes des loyautés communautaires et des appartenances de classe.

Mais au-delà de la Grande-Bretagne elle-même, la grève de 1984 contribue à la coloration de la décennie dans l’histoire globale dont elle est une scansion et ce, quelles qu’en soient les conceptualisations privilégiées : néolibéralisme, post-fordisme, accumulation flexible, financiarisation.

La journée d’étude qui se tiendra à Nanterre le 26 septembre 2014 tentera de clarifier la place que peut/doit occuper ce conflit dans les études britanniques aujourd’hui, notamment par rapport aux questions suivantes : « industrial relations », théorie sociale, thatchérisme, médias, police, économie britannique, dimensions internationales, histoire culturelle.

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9.00 : Accueil des participants

9.30 : Pr Cornelius Crowley, EA 370 CREA, Université Paris Ouest Nanterre La Défense : Introduction de la journée d’études

9.45 : Marc Lenormand, EA 741 EMMA, Université Paul-Valéry Montpellier 3 : La grève des mineurs 1984-1985 : quel impact pour le mouvement ouvrier britannique ?

10.15 : Karine Rivière-De Franco, Université d’Orléans : La grève des mineurs ou le bras de fer entre Margaret Thatcher et Arthur Scargill

Pause

11.00: Mathilde Bertrand, CREA EA 370, Université Paris Ouest Nanterre La Défense : Photography, mining communities and the representation of the Miners’ Strike: extension of the conflict to the visual field.

11.30 : Charlotte Gould, EA 4398 PRISMES, Université de Paris 3-Sorbonne Nouvelle : Performing 1984, Jeremy Deller’s The Battle of Orgreave

12.15: Déjeuner

14.00 : Andrew Mycock, Reader in History and Politics, University of Huddersfield : Still fighting Thatcher’s ‘war of attrition’? The contemporary politics of the 1984-85 Miners’ Strike

14.45 : Moya Jones, EA 7314 Europe Européanité Européanisation (EEE), Université  Bordeaux Montaigne : The Miners’ Strike in Wales : The Hinge of a Pivotal Decade

Pause

15.30 : Adrian Park, Université de Reims Champagne-Ardennes, with the participation of Philip Sutcliffe and Kay Sutcliffe, Kent Miners’ Union and the Women’s Support Group  : The Enemy Within the Garden of England: Kent Miners and the Miners’ Strike 1984-85

16.15 : Dr Geoff Bright, Education and Social Research Institute, Manchester Metropolitan University : A social haunting? Continuing community impacts of the 1984-84 Miners’ strike

Barbara Jackson, Orgreave Truth and Justice Campaign

17.00 : Final Discussion

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20 septembre 2014. Jour de solidarité internationale avec les femmes de ménage licenciées par le Ministère des Finances grec

APetition Comply to the Greek court’s decision – Immediate implementation of No 1584/12.05.2014 judgment ! 

https://www.change.org/p/BD-comply-to-the-greek-court-s-decision-immediate-implementation-of-no-1584-12-05-2014-judgment

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DON’T EXPECT FROM US TO BOW!

We are 595 women cleaners of the Greek Ministry of Finance and since September 17, 2013, we have been unemployed. The Government laid us off and chose to give our jobs to sub-contractors, with absolutely no financial benefit to the state. Our wages ranged from 300 to 650 euro a month. We are not numbers, we are human beings!

We haven’t bowed our heads in submission. Since September 17th, we have been in the streets every day, claiming back our jobs, claiming back our lives.

The Government has employed every means available to try to suppress our just fight. Pictures of defenseless 50 or 60-year-old women beaten up by riot police have spread around the world. Many of us were taken to hospital after barbaric and unjustifiable police attacks against us.

We have opted for dignity. Ten months of struggle, ten months of poverty and problems! But we continue to fight. We continue our struggle. We demand the self-evident: our right to a decent life.

A wave of support is sweeping across the country. Workers, laid off workers, unemployed people, students, pensioners, and artists are all showing their support in every way imaginable.

The Greek courts have vindicated us, but the Government refuses to comply with the courts’ decision. Instead, the government wants revenge because we have opted for dignity.

SOLIDARITY IS THE PEOPLES’ WEAPON. We call on you to express your solidarity with our struggle for life and dignity. We call on you to sign the support petition and help collect signatures, which will force the Government to execute the court decision – something that will cost nothing to the Greek state.

TOGETHER WE CAN STOP THESE BARBARIC POLICIES.

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N’ATTENDEZ PAS QUE NOUS ALLONS PLIER!

Nous sommes les 595 femmes de ménage du Ministère des Finances qui avons perdu nos emplois depuis le 17 septembre 2013. Le gouvernement nous a licenciées et a choisi d’attribuer notre travail à des sous-traitants sans pour autant faire la moindre économie budgétaire. Notre salaire oscillait entre 300-600 euros par mois. Nous ne sommes pas des numéros, nous sommes des humains.

Nous n’avons pas baissé la tête. Depuis le 17 septembre nous sommes chaque jour dans la rue et nous revendiquons notre travail, nous revendiquons notre vie.

Le gouvernement essaye par tous les moyens de réprimer notre juste lutte. Des images de passage a tabac des femmes sans défense de 50-60 ans par les forces anti-émeute (MAT), ont fait le tour du monde. Un certain nombre d’entre nous a été hospitalisé à la suite des agressions barbares et injustifiées de la police contre nous.

Nous avons opté pour la dignité. Dix mois de lutte, dix mois pleins de pauvreté et des problèmes! Mais nous avons continué à nous battre. Nous continuons notre combat. Nous revendiquons l’évident, le droit a la vie.

Une vague de solidarité est en train de balayer la société. Travailleurs, licenciés, chômeurs, lycéens, étudiants, retraités et artistes manifestent leur soutien par tous les moyens.

La Justice grecque nous a donné raison et pourtant le gouvernement refuse de respecter et d’appliquer les décisions judiciaires. Il se venge sur nous parce que nous avons choisi de vivre dans la dignité.

LA SOLIDARITÉ EST L’ARME DES PEUPLES. Nous demandons à vous tous d’exprimer votre solidarité à la lutte pour la vie et la dignité que nous menons. Nous vous demandons de signer le texte de soutien et de collecte des signatures qui forcera le gouvernement à appliquer l’arrêt de la justice grecque, sans qu’il y ait le moindre coût budgétaire.

TOUS ENSEMBLE NOUS POUVONS EMPECHER CES POLITIQUES BARBARES.

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ERWARTET NICHT, DASS WIR UNS BEUGEN!

Wir sind 595 Putzfrauen im griechischen Finanzministerium und seit dem 17. September 2013 arbeitslos. Die Regierung hat uns entlassen, weil sie sich entschieden hatte, unsere Jobs an private Subunternehmer zu vergeben, ohne finanziellen Vorteil für den Staat. Wir verdienten zwischen 300 und 650 Euro im Monat. Wir sind keine Nummern, wir sind Menschen.

Wir werden uns nicht beugen. Seit dem 17. September sind wir jeden Tag auf der Straße, kämpfen um unsere Jobs, um unsere Existenzgrundlagen.

Die Regierung versucht auf jede erdenkliche Weise unseren Kampf zu unterdrücken. Bilder von wehrlosen 50- und 60-jährigen Frauen, die von Eingreiftruppen der Polizei verprügelt wurden, gingen um die Welt. Viele von uns mussten nach den barbarischen und unvertretbaren Attacken der Polizei gegen uns ins Krankenhaus gebracht werden.

Wir lassen uns nicht die Würde nehmen. Zehn Monate Kampf, zehn Monate Armut und Probleme! Doch wir geben nicht auf. Wir werden weiterkämpfen. Wir beanspruchen das Offenkundige: unser Recht auf Leben.

Eine Welle der Unterstützung breitet sich in der Gesellschaft aus. ArbeiterInnen, Gekündigte, Arbeitslose, GymnasiastInnen, StudentInnen, PensionistInnen und KünstlerInnen – sie alle drücken ihre Unterstützung aus.

Die griechische Justiz hat uns recht gegeben, doch die Regierung weigert sich, dem Gerichtsurteil Folge zu leisten. Sie will sich an uns rächen, weil wir kämpfen. Sie will sich an uns rächen, weil wir uns für Würde entschieden haben.

SOLIDARITÄT IST DIE WAFFE DES VOLKES. Wir rufen euch dazu auf, eure Solidarität mit unserem Kampf um Leben und Würde Ausdruck zu bekunden. Wir rufen euch dazu auf, die Unterstützer-Petition zu unterzeichnen und weitere Unterschriften zu sammeln, damit die Regierung gezwungen wird, die Entscheidung des Gerichts zu befolgen – was den griechischen Staat nichts kosten wird.

ZUSAMMEN KÖNNEN WIR DIESE BARBARISCHE POLITIK STOPPEN.

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¡NO ESPEREN NUESTRA CLAUDICACIÓN!

Somos 595 asistentes de limpieza del Ministerio de Finanzas que el día 17 de septiembre del 2013 perdimos nuestro trabajo. El Estado nos despidió y nuestro trabajo quedó en manos de subcontratistas, sin que esto le haya supuesto al Estado el menor ahorro. Nuestro salario siempre osciló entre los 300 y 600 euros al mes. Nosotras no somos números o cifras, somos seres humanos. No agacharemos la cabeza. Desde el 17 de septiembre hemos salido a las calles en defensa de nuestro trabajo y de nuestra vida.

El Gobierno trata por todos los medios de que abandonemos nuestra justa lucha. Las imágenes de mujeres indefensas de 50-60 años golpeadas por las fuerzas especiales policiales (MAT) han recorrido la prensa mundial. Muchas de nosotras tuvimos que ser llevadas al hospital después de la brutal agresión policial.

Nosotras hemos optado por la dignidad. Estos han sido diez meses de lucha, de pobreza y de problemas. Pero continuamos con nuestra lucha. Exigimos algo obvio: nuestro derecho a una vida digna.

Una ola de solidaridad ha recorrido el país. Trabajadores, desempleados, estudiantes, pensionistas y artistas nos han mostrado su apoyo de todas las formas imaginables.

La Justicia griega nos ha dado la razón, pero el Gobierno se niega a cumplir la sentencia de los tribunales. En lugar de ello, el Gobierno quiere vengarse porque hemos optado por la dignidad.

La solidaridad es el arma del pueblo. Hacemos un llamamiento para que manifiesten su solidaridad con nuestra lucha por la vida y la dignidad. Les pedimos que firmen la petición y nos ayuden a recoger más firmas, lo que obligará al Gobierno a cumplir la sentencia judicial, algo que al Estado griego no le supondrá ningún coste.

JUNTOS PODEMOS PARAR ESTA POLÍTICA BRUTAL.

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ON ASPETTATEVI CHE CI PIEGHEREMO!

Siamo 595 donne addette alle pulizie dipendenti del Ministero delle Finanze e dal 17 settembre 2013 siamo disoccupate. Il governo ci ha licenziato e ha deciso di affidare il nostro lavoro in appalto a imprese private, senza il minimo vantaggio economico per lo Stato. Il nostro salario era compreso tra i 300 e i 600 euro al mese. Noi non siamo numeri, siamo persone.

Non abbiamo abbassato la testa. Dopo il 17 settembre siamo state in strada ogni giorno, lottando per il nostro posto di lavoro e per le nostre vite.

Il governo ha cercato in tutti i modi di reprimere la nostra giusta lotta. Le immagini che mostrano le forze speciali di polizia (i Mat) picchiare donne indifese di 50-60 anni hanno fatto il giro del mondo. Molte di noi sono state ricoverate in ospedale per le conseguenze delle barbare e ingiustificabili aggressioni della polizia nei nostri confronti.

Abbiamo scelto di difendere la nostra dignità. Dieci mesi di lotte, dieci mesi di povertà e difficoltà! Ma continuiamo a lottare. Continuiamo la nostra battaglia. Rivendichiamo l’ovvio, il diritto alla vita. Un’onda di solidarietà si sta diffondendo nella società. Lavoratori e lavoratrici, licenziati/e, disoccupati/e, studenti, pensionati/e, artisti/e ci hanno manifestato il loro sostegno in ogni modo.

La Giustizia greca ci ha dato ragione, e ciò nonstante il governo rifiuta di rispettare e applicare le sue decisioni. Si vendica contro di noi perché abbiamo scelto di vivere in dignità.

La solidarietà è l’arma dei popoli. Chiediamo a tutti/e voi di esprimere la vostra solidarietà alla lotta per la vita e la dignità che stiamo conducendo. Vi chiediamo di sottoscrivere il testo di sostegno e di aiutarci nella raccolta delle firme per forzare il governo greco ad applicare la sentenza del tribunale – che non comporta alcun costo per il bilancio dello Stato.

TUTTI E TUTTE INSIEME POSSIAMO FERMARE QUESTE POLITICHE BARBARE.

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NÃO ESPEREM A NOSSA DESISTÊNCIA!

Nós somos as 595 empregadas de limpeza do Ministério das Finanças, que no dia 17 de setembro de 2013 perdemos o nosso emprego. O Estado despediu-nos e o nosso trabalho ficou nas mãos de subcontratados, sem obter quaisquer benefícios financeiros com isso. O nosso salário sempre oscilou entre os 300 e os 600 euros por mês. Nós não somos números ou valores, nós somos seres humanos. Não nos vergaremos. Desde 17 de setembro que temos saído à rua em luta pelo nosso trabalho e pela nossa vida.

O governo procura por todos os meios que abandonemos a nossa justa luta. As imagens de mulheres abandonadas de 50-60 anos agredidas pelas forças especiais da polícia ( MAT) percorreram a imprensa mundial. Muitas de nós tivemos que ser levadas ao hospital depois da brutal agressão policial.

Nós decidimos em nome da nossa dignidade. Estes dez meses foram de luta, de pobreza e de problemas. No entanto, temos continuado a nossa luta e nela continuaremos. A nossa reivindicação é clara; o direito de viver.

Uma onda de solidariedade aconteceu na nossa sociedade. Trabalhadores, desempregados, estudantes , pensionistas e artistas demostraram o seu apoio através de todos os meios possíveis.

A justiça grega deu-nos razão mas, o governo tem resistido apesar disso, a respeitar aquela decisão e, por conseguinte, a colocá-la em prática. O governo tem-nos feito sentir a sua vingança, pelo facto de nós termos tomado a decisão de viver com dignidade.

A solidariedade é a arma do povo. A todos os que estejam de acordo com a vida, com a dignidade, com a nossa luta, solicitamos demonstrem a sua solidariedade. Para obrigar o governo a respeitar e aplicar a decisão tomada pelo tribunal, a qual não implica mais gastos para o Estado, é que solicitamos conduzir uma recolha de assinaturas tendo este documento como base.

TODOS JUNTOS PODEMOS PARAR ESTA BRUTAL POLÍTICA.

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BOYUN EĞECEĞIMIZI ZANNETMEYIN!

Bizler Maliye Bakanlığında çalışırken 17 Eylül 2013 günü işini kaybeden 595 temizlik işçisi kadınız. Devlet bizi işten çıkardı ve işimiz taşeron firmaların eline geçti ama Devletin bundan en ufak bir mali kazanımı bile olmadı. Bizlerin aylıkları da hep 300 ila 600 Euro arasında değişmekteydi. Bizi bir sayı ya da rakam değiliz, bizler insanız.

Biz bu uygulmaya boyun eğmedik. 17 Eylül’den bu yana sürekli sokaklara çıktık ve işlerimizi geri istedik, hayatlarımızı geri istedik.

Devlet haklı mücadelemizi terk etmemiz için her türlü yolu denedi. 50-60 yaşlarında korunmasız kadınların özel polis kuvvetleri (MAT) tarafından dövüldüğü görüntüler dünya basınınında yayınlandı. Aramızdan pek çok kişi polisin bu orantısız saldırısının ardından hastanelere götürülmek zorunda kaldı.

Bizler kararımızı onurumuzdan yana verdik. On aylık bir mücadele, aynı zamanda on aylık bir yoksulluk ve on aylık bir dolu sıkıntı demekti. Ama mücadelemize devam ettik. Talebimiz çok açık: İnsanca yaşama hakkı.

Bir dayanışma dalgası tüm ülkeye yayıldı. İşçiler, işsizler, öğrenciler, emekliler, sanatçılar mümkün olan tüm araçlarla bize olan desteklerini gösterdiler.

Yunanistan mahkemeleri bizi haklı buldu ama hükümet buna rağmen yargının kararına saygı duymayı ve kararın gereğini yerine getirmeyi reddetti. Bizlerin onurumuzla yaşamaktan yana tavır almamız hükümeti bizden intikam alma gayretine sevk etti.

DAYANIŞMA HALKIN SİLAHIDIR. İnsanca ve onurlu bir yaşam için verdiğimiz mücadelemizden yana olan herkesi bizlerle dayanıştıklarını göstermeye çağırıyoruz. Sizleri bu metni imzalamaya ve imza toplamamıza yardımcı olmaya çağırıyoruz. Bu, Hükümeti kendisine başka herhangi bir mali külfet dayatmayan yargı kararını yerine getirmeye zorlayacaktır.

HEP BIRLIKTE BU SIYASI ZORBALIĞI DURDURABILIRIZ.

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Συμμόρφωση και άμεση εκτέλεση της υπ’ αριθ. 1584/2014 απόφασης του Μονομελούς Πρωτοδικείου Αθηνών! Comply to the Greek court’s decision – Immediate implementation of No 1584/12.05.2014 judgment!

ΜΗΝ ΚΑΡΤΕΡΑΤΕ ΝΑ ΛΥΓΙΣΟΥΜΕ!

(Please scroll down to find translations in EN, FR, DE, ES, IT, PT, TR)

595 γυναίκες καθαρίστριες του Υπουργείου Οικονομικών από 17 Σεπτεμβρίου 2013 χάσαμε τις δουλειές μας. Η Κυβέρνηση μας απέλυσε και επέλεξε να δώσει τη δουλειά μας σε εργολάβους, χωρίς κανένα δημοσιονομικό όφελος. Ο μισθός μας κυμαίνονταν από 300 – 650 ευρώ το μήνα. Δεν είμαστε αριθμοί, είμαστε άνθρωποι.

Δεν σκύψαμε το κεφάλι. Από 17 Σεπτεμβρίου είμαστε κάθε μέρα στο δρόμο και διεκδικούμε τη δουλειά μας, διεκδικούμε τη ζωή μας.

Η Κυβέρνηση προσπαθεί με κάθε τρόπο να καταστείλει τον δίκαιο αγώνα μας. Εικόνες ξυλοδαρμού, ανυπεράσπιστων γυναικών 50 – 60 χρονών από τα ΜΑΤ, έχουν κάνει το γύρο του κόσμου. Πολλές από μας βρέθηκαν στα νοσοκομεία, μετά τις βάρβαρες και αναιτιολόγητες επιθέσεις της Αστυνομίας εναντίον μας.

Επιλέξαμε την αξιοπρέπεια. Δέκα μήνες αγώνα, δέκα μήνες φτώχειας και προβλημάτων! Δεν το βάζουμε όμως κάτω. Συνεχίζουμε τον αγώνα μας. Διεκδικούμε το αυτονόητο. Το δικαίωμα στη ζωή.

Ένα κύμα συμπαράστασης εξαπλώνεται στην κοινωνία. Εργαζόμενοι, απολυμένοι, άνεργοι, μαθητές, φοιτητές, συνταξιούχοι, καλλιτέχνες, δηλώνουν με κάθε τρόπο την συμπαράστασή τους.

Η Ελληνική δικαιοσύνη μας δικαίωσε, η Κυβέρνηση όμως αρνείται να συμμορφωθεί και να εκτελέσει δικαστικές αποφάσεις. Μας εκδικείται γιατί αγωνιζόμαστε. Μας εκδικείται γιατί επιλέξαμε την αξιοπρέπεια στη ζωή.

Η ΑΛΛΗΛΕΓΓΥΗ ΤΟ ΟΠΛΟ ΤΩΝ ΛΑΩΝ. Ζητάμε από σας, να εκφράσετε την αλληλεγγύη σας, στον αγώνα ζωής και αξιοπρέπειας που δίνουμε. Ζητάμε να υπογράψετε το κείμενο συμπαράστασης και συλλογής υπογραφών που θα υποχρεώσει την Κυβέρνηση να εφαρμόσει την απόφαση της Ελληνικής Δικαιοσύνης, χωρίς κανένα δημοσιονομικό κόστος.

ΟΛΟΙ ΜΑΖΙ ΜΠΟΡΟΥΜΕ ΝΑ ΑΠΟΤΡΕΨΟΥΜΕ ΑΥΤΕΣ ΤΙΣ ΒΑΡΒΑΡΕΣ ΠΟΛΙΤΙΚΕΣ.

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A

Au moment où la Troïka et la Grèce clôturent leurs négociations à Paris, le CADTM exige l’annulation pure et simple de la dette odieuse à l’égard de la Troïka

GreceLa Troika, composée des représentants du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Commission européenne, a mené pour la première fois du 2 au 4 septembre des négociations avec le gouvernement grec à l’extérieur du pays. Lieu choisi : Paris, plus précisément le siège de la très libérale Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), au château de la Muette.

À croire que ces négociateurs craignent les manifestations du peuple grec qui subit depuis 2010 une cure d’austérité sans précédent et qui lutte pour sa dignité à l’image des 595 femmes de ménage du ministère des finance, licenciées abusivement et devenues le symbole de la résistance à la Troïka. Une journée internationale de mobilisation de soutien à ces 595 femmes est d’ailleurs prévue le 20 septembre prochain.

Ces négociations, qui se sont déroulées au moment où le gouvernement Valls renforce lui aussi l’austérité, représentent pour la Troïka « une évaluation de routine » des réformes en cours qui permettra, « dans le meilleur des cas » de débloquer l’ultime tranche de prêt de l’Union européenne (UE) d’environ 2 milliards d’euros à condition que le gouvernement applique de nouvelles mesures d’austérité.

Or, la cure d’austérité qui est imposée depuis quatre ans pour (officiellement) réduire une dette insoutenable, aggrave en réalité le poids de celle-ci et enfonce les Grecs dans la misère. Ces mesures d’une violence inouïe sont imposées en échange de prêts de la Troïka. Depuis 2010, cette dernière a déjà endetté le pays à hauteur de 240 milliards d’euros et c’est sans compter les intérêts que le peuple devra en plus rembourser en se saignant aux quatre veines.

Sur injonction de la Troïka, le gouvernement grec s’est engagé à licencier 6500 fonctionnaires d’ici la fin de l’année 2014 alors qu’environ 20 000 agents ont déjà été mis au chômage via la fusion ou la suppression d’organismes publics. Et ce n’est pas fini. Selon le quotidien grec Kathimerini, 600 nouvelles mesures doivent encore être adoptées. L’une d’elles pourrait bientôt permettre aux employeurs de licencier librement sans justification. Une autre mesure que la Troïka veut mettre en place pour aider les banques grecques ployant sous 70 milliards d’euros de créances douteuses est de leur permettre de saisir les biens immobiliers dans le cas de crédits non payés.

Pendant ce temps, et malgré la mascarade du plan d’allègement intervenu en 2012, la dette publique poursuit son ascension. Celle-ci s’élève aujourd’hui à 175,1% du PIB (318 milliards d’euros) contre 129,7% du PIB en 2009 avant l’arrivée de la Troïka.

La politique dictée par ses créanciers au gouvernement grec complice conduit logiquement au délabrement de la société toute entière, au chômage de masse qui stagne à 27% de la population active (celui des jeunes a triplé depuis 2008) et à une profonde récession.

La réunion de Paris, comme chacune des missions précédentes de la Troïka, n’améliorera en rien les conditions de vie de la population. Les seuls bénéficiaires de la gestion de la crise sont les grandes entreprises multinationales et nationales qui profitent des privatisations et de la baisse des salaires et les quelques oligarques à leurs services.

Les recettes tirées des privatisations (réseau de télécoms – OTE, office des paris sportifs – OPAP, loteries nationales, compagnie de gaz, la compagnie des eaux de Thessalonique, les ports du Pirée et de Thessalonique, des aéroports régionaux, etc.) partent aussitôt en remboursement de la dette. De même, chaque prêt de la Troïka repart en grande partie en remboursement des dettes antérieures.

Le CADTM condamne l’ingérence de la Troïka qui viole la souveraineté du peuple grec, et exige l’annulation pure et simple de toutes les dettes odieuses, illégales et illégitimes de la Grèce. Le peuple grec rembourse depuis trop longtemps cette dette imposée par l’UE et le FMI pour l’asservir.

Pour de nombreux Grecs précarisés, affamés, en situation de survie, au bord du suicide ou sur le chemin de l’exode, les dommages sont irréversibles.

Plusieurs rapports officiels publiés en 2013 et 2014, dont celui du Commissaire européen aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe1, de l’Expert de l’ONU sur la dette ou encore l’opinion juridique du professeur de droit Andreas Fischer-Lescano commissionnée par la Chambre de travail de Vienne2, démontrent avec précision que la Troïka a violé une série de droits humains protégés par les textes internationaux.

Il est temps de poursuivre en justice la Troïka et d’exiger des réparations pour les dégâts humains et écologiques.

Enfin, le CADTM exige que soient rendues publiques les dépenses de cette fastueuse rencontre aux frais des contribuables.

CADTM, Communiqué de presse du 5 septembre, http://cadtm.org/Au-moment-ou-la-Troika-et-la-Grece

1 Rapport « Safegarding human rights in time of economic crises », publié le 3 décembre 2013

2 Rapport « Human Rights in Times of Austerity Policy », publié le 17 février 2014

Déclaration – en grec, anglais, français, italien et espagnol – du Reseau Europeen des Syndicats Alternatifs et de Base, en soutien au combat des 595 femmes de ménage grecques

Ευρωπαϊκό Δίκτυο Εναλλακτικών Συνδικάτων και Συνδικάτων Βάσης

Αλληλεγγύη και υποστήριξη στις 595 καθαρίστριες του Υπουργείου Οικονομικών της Ελλάδας

A Το Ευρωπαϊκό Δίκτυο Εναλλακτικών Συνδικάτων και Συνδικάτων Βάσης εκφράζει την υποστήριξη και την αλληλεγγύη του στις 595 καθαρίστριες του ελληνικού υπουργείου Οικονομικών που απολύθηκαν στις 17 Σεπτεμβρίου 2013 για να παραδοθεί η υπηρεσία σε ιδιώτες υπεργολάβους. Εδώ και 11 μήνες αγωνίζονται για να ξαναβρούν τις δουλειές τους και ενάντια στις πολιτικές λιτότητας και στις κυβερνήσεις που τις εφαρμόζουν, στη κυβέρνηση Σαμαρά και στη Τρόικα.

 Εκτιμούμε ότι πρέπει να διεθνοποιήσουμε και να συντονίσουμε τους αγώνες καθώς και να δημιουργήσουμε δίκτυα υποστήριξης και αλληλεγγύης  μεταξύ των εργαζομένων, ανδρών και γυναικών, όλων των χωρών  προκειμένου να κάνουμε μέτωπο ενάντια στις πολιτικές που μειώνουν τους μισθούς, περικόπτουν τις υπηρεσίες, τιμωρούν τη φτώχεια και ποινικοποιούν τους αγώνες. Πολιτικές που εφαρμόζονται τοπικά στο πλαίσιο μιας συνολικής πολιτικής που βασίζεται αποκλειστικά και μόνο στο κέρδος των ελαχίστων.

 Το Ευρωπαϊκό Δίκτυο Εναλλακτικών Συνδικάτων και Συνδικάτων Βάσης  θα προωθήσει υποστηρικτικές δράσεις  σε διάφορες χώρες στη διάρκεια της εβδομάδας διεθνούς αλληλεγγύης που θα γίνει από τις 15 μέχρι τις 22 του Σεπτέμβρη και καλεί όλες τις  ευρωπαϊκές κοινωνικές και συνδικαλιστικές οργανώσεις να πραγματοποιήσουν τις δράσεις υποστήριξης που θα επιλέξουν. 

Solidarity and support with 595 cleaning workers of Ministry of Finance of Greece

AThe European Network of Alternative and Base Unions expresses its support and solidarity with 595 cleaning workers of the Greek Finance Ministry who were dismissed on September 17 2013 to put the cleaning service in the hands of private subcontractors. It’s been 11 months since they started their struggle to regain employment and against the austerity policies and the governments that implement them, the Samaras government and the Troika.

 We believe that we need to globalize and coordinate the struggles and establish supportive networks and solidarity among and workers from all countries to fight against salary reduction policies, cuts in services, criminalization of poverty and criminalization of struggles which are implemented locally under a global policy based only on the profit of a few.

 The European Network of Alternative and Base Unions will boost support actions in various countries during the international solidarity week that will take place from 15 to 22 September and calls all social organizations and European union to perform support actions. 

Le réseau européen des syndicats alternatifs et de base manifeste son soutien et sa solidarité avec les 595 femmes de ménage du ministère des finances grec, licenciées depuis le 17 septembre 2013, pour pouvoir transférer l’activité qu’elles exerçaient dans les mains d’entreprises sous-traitantes privées.

ALe réseau européen des syndicats alternatifs et de base manifeste son soutien et sa solidarité avec les 595 femmes de ménage du ministère des finances grec, licenciées depuis le 17 septembre 2013, pour pouvoir transférer l’activité qu’elles exerçaient dans les mains d’entreprises sous-traitantes privées.

 Depuis 11 mois, elles sont en lutte pour retrouver leur emploi et contre les politiques d’austérité et les institutions qui les appliquent, comme le gouvernement Samaras et la Troika.

 Nous affirmons qu’il faut unifier et coordonner les luttes et construire des réseaux d’aide et de solidarité entre les travailleuses et les travailleurs de tous les pays, pour faire face aux politiques de baisse des salaires, de destruction des services publics, de pénalisation de la pauvreté et de criminalisation des luttes, qui s’appliquent partout pour satisfaire une politique basée uniquement sur les bénéfices confisqués par quelques uns.

 Le Réseau européen des syndicats alternatifs et de base organisera des actions de soutien dans divers pays durant la semaine de solidarité internationale, entre le 15 et le 22 septembre et nous appelons toutes les organisations sociales et syndicales européennes à organiser les actions de soutien qu’elles jugeront appropriées.

ALa Rete europea del Sindacalismo alternativo e di Base manifesta il suo appoggio alle 595 operaie delle pulizie del Ministero delle Finanze greco di Atene che furono licenziate il 17 settembre del 2013 per mettere il servizio di pulizia nelle mani delle aziende esterne private.Da 11 mesi sono in lotta per recuperare il loro impiego e contro le politiche di austerità ed i governi che le applicano, contro il governo Samaras e la Troika.

 Affermiamo che bisogna globalizzare e coordinare le lotte e consolidare reti di appoggio e solidarietà tra lavoratori e lavoratrici di tutti i paesi per far fronte alle politiche di riduzione salariale, tagli ai servizi, penalizzazione della povertà e criminalizzazione delle lotte che vengono praticate localmente su mandato della politica globale basata sul beneficio di pochi.

 La Rete Europea del Sindacalismo Alternativo e di Base darà impulso alle azioni di appoggio nei diversi paesi durante la settimana di Solidarietà internazionale tra il 15 e il 22 settembre e chiede a tutte le organizzazioni sindacali e sociali di realizzare azioni di appoggio.

ALa Red Europea de Sindicatos Alternativos y de Base manifiesta su apoyo y solidaridad con las 595 trabajadoras de limpieza del ministerio de Finanzas griego que fueron despedidas el 17 de septiembre de 2013 para poner el servicio de limpieza a disposición de los subcontratistas privados.
Desde hace 11 meses están en lucha para recuperar el empleo y contra las políticas de austeridad y los gobiernos que las aplican, el gobierno Samaras y la Troika. 

 Consideramos que hay que globalizar y coordinar las luchas y establecer redes de apoyo y solidaridad entre las trabajadoras y trabajadores de todos los países para hacer frente a las politicas de reducción salarial, recortes en los servicios, penalización de la pobreza y criminalización de las luchas que están aplicando localmente bajo una política global basada sólo en el beneficio de unos pocos. 

La Red Europa de Sindicatos Alternativos y de Base impulsará acciones de apoyo en los diversos países durante la semana de solidaridad internacional que tendrá lugar durante los días 15 a 22 de septiembre y llama a realizar las acciones de apoyo que consideren a todas las organizaciones sociales y sindicales europeas. 

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Πηγή: www.contra-xreos.gr