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Journée d’études : Vendredi 26 septembre 2014 : La grève des mineurs britanniques de 1984-85

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Participeront notamment à cette journée des militants syndicaux britanniques impliqués dans la grève et des représentants de l’
Orgreave Truth and Justice Campaign (http://otjc.org.uk/about/).

Vendredi 26 septembre à partir de 9h (salle R14 rdc du bat de l’ufr de langues).

Université Paris Ouest Nanterre La Défense

CREA EA 370-Observatoire de l’aire britannique

programme GreveMineurs

La grève des mineurs 1984-85

Il y a trente ans commençait un des conflits sociaux les plus marquants de l’histoire récente de la Grande-Bretagne : la grève des mineurs britanniques, qui allait durer jusqu’à mars 1985, impliqua plus de 160 000 travailleurs, donna lieu à 11 312 arrestations, 5 653 poursuites en justice, près de 200 emprisonnements. Aucun conflit du travail n’a, depuis, atteint une ampleur, une intensité et une dimension emblématique comparables. 

A travers cet épisode se sont jouées des reconfigurations profondes de la société britannique, qu’il s’agisse – entre autres – de la place du syndicalisme de masse, du rôle de l’Etat, de la police même, et des conceptions dominantes de l’après-guerre quant à la nature des liens entre les partenaires sociaux, ou de l’identité sociale, programmatique et de la stratégie du travaillisme. Ces inflexions et ces ruptures idéologiques durables dans le champ politique furent elles-mêmes portées par une tendance plus profonde cristallisée par cet affrontement : la disqualification stratégique et massive d’une politique et d’une culture ouvrière, au rôle pourtant déterminant dans l’élaboration et la reproduction de l’idée nationale britannique depuis la révolution industrielle. Dans cette perspective, la journée du 18 juin sur le piquet de grève d’Orgreave et le désastre du stade de Hillsborough à Sheffield le 15 avril 1989, de par leur traitement médiatique et policier, participent d’une même histoire, qui est celle de la déchirure dans la trame des représentations jusque-là dominantes des loyautés communautaires et des appartenances de classe.

Mais au-delà de la Grande-Bretagne elle-même, la grève de 1984 contribue à la coloration de la décennie dans l’histoire globale dont elle est une scansion et ce, quelles qu’en soient les conceptualisations privilégiées : néolibéralisme, post-fordisme, accumulation flexible, financiarisation.

La journée d’étude qui se tiendra à Nanterre le 26 septembre 2014 tentera de clarifier la place que peut/doit occuper ce conflit dans les études britanniques aujourd’hui, notamment par rapport aux questions suivantes : « industrial relations », théorie sociale, thatchérisme, médias, police, économie britannique, dimensions internationales, histoire culturelle.

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9.00 : Accueil des participants

9.30 : Pr Cornelius Crowley, EA 370 CREA, Université Paris Ouest Nanterre La Défense : Introduction de la journée d’études

9.45 : Marc Lenormand, EA 741 EMMA, Université Paul-Valéry Montpellier 3 : La grève des mineurs 1984-1985 : quel impact pour le mouvement ouvrier britannique ?

10.15 : Karine Rivière-De Franco, Université d’Orléans : La grève des mineurs ou le bras de fer entre Margaret Thatcher et Arthur Scargill

Pause

11.00: Mathilde Bertrand, CREA EA 370, Université Paris Ouest Nanterre La Défense : Photography, mining communities and the representation of the Miners’ Strike: extension of the conflict to the visual field.

11.30 : Charlotte Gould, EA 4398 PRISMES, Université de Paris 3-Sorbonne Nouvelle : Performing 1984, Jeremy Deller’s The Battle of Orgreave

12.15: Déjeuner

14.00 : Andrew Mycock, Reader in History and Politics, University of Huddersfield : Still fighting Thatcher’s ‘war of attrition’? The contemporary politics of the 1984-85 Miners’ Strike

14.45 : Moya Jones, EA 7314 Europe Européanité Européanisation (EEE), Université  Bordeaux Montaigne : The Miners’ Strike in Wales : The Hinge of a Pivotal Decade

Pause

15.30 : Adrian Park, Université de Reims Champagne-Ardennes, with the participation of Philip Sutcliffe and Kay Sutcliffe, Kent Miners’ Union and the Women’s Support Group  : The Enemy Within the Garden of England: Kent Miners and the Miners’ Strike 1984-85

16.15 : Dr Geoff Bright, Education and Social Research Institute, Manchester Metropolitan University : A social haunting? Continuing community impacts of the 1984-84 Miners’ strike

Barbara Jackson, Orgreave Truth and Justice Campaign

17.00 : Final Discussion

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20 septembre 2014. Jour de solidarité internationale avec les femmes de ménage licenciées par le Ministère des Finances grec

APetition Comply to the Greek court’s decision – Immediate implementation of No 1584/12.05.2014 judgment ! 

https://www.change.org/p/BD-comply-to-the-greek-court-s-decision-immediate-implementation-of-no-1584-12-05-2014-judgment

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DON’T EXPECT FROM US TO BOW!

We are 595 women cleaners of the Greek Ministry of Finance and since September 17, 2013, we have been unemployed. The Government laid us off and chose to give our jobs to sub-contractors, with absolutely no financial benefit to the state. Our wages ranged from 300 to 650 euro a month. We are not numbers, we are human beings!

We haven’t bowed our heads in submission. Since September 17th, we have been in the streets every day, claiming back our jobs, claiming back our lives.

The Government has employed every means available to try to suppress our just fight. Pictures of defenseless 50 or 60-year-old women beaten up by riot police have spread around the world. Many of us were taken to hospital after barbaric and unjustifiable police attacks against us.

We have opted for dignity. Ten months of struggle, ten months of poverty and problems! But we continue to fight. We continue our struggle. We demand the self-evident: our right to a decent life.

A wave of support is sweeping across the country. Workers, laid off workers, unemployed people, students, pensioners, and artists are all showing their support in every way imaginable.

The Greek courts have vindicated us, but the Government refuses to comply with the courts’ decision. Instead, the government wants revenge because we have opted for dignity.

SOLIDARITY IS THE PEOPLES’ WEAPON. We call on you to express your solidarity with our struggle for life and dignity. We call on you to sign the support petition and help collect signatures, which will force the Government to execute the court decision – something that will cost nothing to the Greek state.

TOGETHER WE CAN STOP THESE BARBARIC POLICIES.

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N’ATTENDEZ PAS QUE NOUS ALLONS PLIER!

Nous sommes les 595 femmes de ménage du Ministère des Finances qui avons perdu nos emplois depuis le 17 septembre 2013. Le gouvernement nous a licenciées et a choisi d’attribuer notre travail à des sous-traitants sans pour autant faire la moindre économie budgétaire. Notre salaire oscillait entre 300-600 euros par mois. Nous ne sommes pas des numéros, nous sommes des humains.

Nous n’avons pas baissé la tête. Depuis le 17 septembre nous sommes chaque jour dans la rue et nous revendiquons notre travail, nous revendiquons notre vie.

Le gouvernement essaye par tous les moyens de réprimer notre juste lutte. Des images de passage a tabac des femmes sans défense de 50-60 ans par les forces anti-émeute (MAT), ont fait le tour du monde. Un certain nombre d’entre nous a été hospitalisé à la suite des agressions barbares et injustifiées de la police contre nous.

Nous avons opté pour la dignité. Dix mois de lutte, dix mois pleins de pauvreté et des problèmes! Mais nous avons continué à nous battre. Nous continuons notre combat. Nous revendiquons l’évident, le droit a la vie.

Une vague de solidarité est en train de balayer la société. Travailleurs, licenciés, chômeurs, lycéens, étudiants, retraités et artistes manifestent leur soutien par tous les moyens.

La Justice grecque nous a donné raison et pourtant le gouvernement refuse de respecter et d’appliquer les décisions judiciaires. Il se venge sur nous parce que nous avons choisi de vivre dans la dignité.

LA SOLIDARITÉ EST L’ARME DES PEUPLES. Nous demandons à vous tous d’exprimer votre solidarité à la lutte pour la vie et la dignité que nous menons. Nous vous demandons de signer le texte de soutien et de collecte des signatures qui forcera le gouvernement à appliquer l’arrêt de la justice grecque, sans qu’il y ait le moindre coût budgétaire.

TOUS ENSEMBLE NOUS POUVONS EMPECHER CES POLITIQUES BARBARES.

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ERWARTET NICHT, DASS WIR UNS BEUGEN!

Wir sind 595 Putzfrauen im griechischen Finanzministerium und seit dem 17. September 2013 arbeitslos. Die Regierung hat uns entlassen, weil sie sich entschieden hatte, unsere Jobs an private Subunternehmer zu vergeben, ohne finanziellen Vorteil für den Staat. Wir verdienten zwischen 300 und 650 Euro im Monat. Wir sind keine Nummern, wir sind Menschen.

Wir werden uns nicht beugen. Seit dem 17. September sind wir jeden Tag auf der Straße, kämpfen um unsere Jobs, um unsere Existenzgrundlagen.

Die Regierung versucht auf jede erdenkliche Weise unseren Kampf zu unterdrücken. Bilder von wehrlosen 50- und 60-jährigen Frauen, die von Eingreiftruppen der Polizei verprügelt wurden, gingen um die Welt. Viele von uns mussten nach den barbarischen und unvertretbaren Attacken der Polizei gegen uns ins Krankenhaus gebracht werden.

Wir lassen uns nicht die Würde nehmen. Zehn Monate Kampf, zehn Monate Armut und Probleme! Doch wir geben nicht auf. Wir werden weiterkämpfen. Wir beanspruchen das Offenkundige: unser Recht auf Leben.

Eine Welle der Unterstützung breitet sich in der Gesellschaft aus. ArbeiterInnen, Gekündigte, Arbeitslose, GymnasiastInnen, StudentInnen, PensionistInnen und KünstlerInnen – sie alle drücken ihre Unterstützung aus.

Die griechische Justiz hat uns recht gegeben, doch die Regierung weigert sich, dem Gerichtsurteil Folge zu leisten. Sie will sich an uns rächen, weil wir kämpfen. Sie will sich an uns rächen, weil wir uns für Würde entschieden haben.

SOLIDARITÄT IST DIE WAFFE DES VOLKES. Wir rufen euch dazu auf, eure Solidarität mit unserem Kampf um Leben und Würde Ausdruck zu bekunden. Wir rufen euch dazu auf, die Unterstützer-Petition zu unterzeichnen und weitere Unterschriften zu sammeln, damit die Regierung gezwungen wird, die Entscheidung des Gerichts zu befolgen – was den griechischen Staat nichts kosten wird.

ZUSAMMEN KÖNNEN WIR DIESE BARBARISCHE POLITIK STOPPEN.

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¡NO ESPEREN NUESTRA CLAUDICACIÓN!

Somos 595 asistentes de limpieza del Ministerio de Finanzas que el día 17 de septiembre del 2013 perdimos nuestro trabajo. El Estado nos despidió y nuestro trabajo quedó en manos de subcontratistas, sin que esto le haya supuesto al Estado el menor ahorro. Nuestro salario siempre osciló entre los 300 y 600 euros al mes. Nosotras no somos números o cifras, somos seres humanos. No agacharemos la cabeza. Desde el 17 de septiembre hemos salido a las calles en defensa de nuestro trabajo y de nuestra vida.

El Gobierno trata por todos los medios de que abandonemos nuestra justa lucha. Las imágenes de mujeres indefensas de 50-60 años golpeadas por las fuerzas especiales policiales (MAT) han recorrido la prensa mundial. Muchas de nosotras tuvimos que ser llevadas al hospital después de la brutal agresión policial.

Nosotras hemos optado por la dignidad. Estos han sido diez meses de lucha, de pobreza y de problemas. Pero continuamos con nuestra lucha. Exigimos algo obvio: nuestro derecho a una vida digna.

Una ola de solidaridad ha recorrido el país. Trabajadores, desempleados, estudiantes, pensionistas y artistas nos han mostrado su apoyo de todas las formas imaginables.

La Justicia griega nos ha dado la razón, pero el Gobierno se niega a cumplir la sentencia de los tribunales. En lugar de ello, el Gobierno quiere vengarse porque hemos optado por la dignidad.

La solidaridad es el arma del pueblo. Hacemos un llamamiento para que manifiesten su solidaridad con nuestra lucha por la vida y la dignidad. Les pedimos que firmen la petición y nos ayuden a recoger más firmas, lo que obligará al Gobierno a cumplir la sentencia judicial, algo que al Estado griego no le supondrá ningún coste.

JUNTOS PODEMOS PARAR ESTA POLÍTICA BRUTAL.

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ON ASPETTATEVI CHE CI PIEGHEREMO!

Siamo 595 donne addette alle pulizie dipendenti del Ministero delle Finanze e dal 17 settembre 2013 siamo disoccupate. Il governo ci ha licenziato e ha deciso di affidare il nostro lavoro in appalto a imprese private, senza il minimo vantaggio economico per lo Stato. Il nostro salario era compreso tra i 300 e i 600 euro al mese. Noi non siamo numeri, siamo persone.

Non abbiamo abbassato la testa. Dopo il 17 settembre siamo state in strada ogni giorno, lottando per il nostro posto di lavoro e per le nostre vite.

Il governo ha cercato in tutti i modi di reprimere la nostra giusta lotta. Le immagini che mostrano le forze speciali di polizia (i Mat) picchiare donne indifese di 50-60 anni hanno fatto il giro del mondo. Molte di noi sono state ricoverate in ospedale per le conseguenze delle barbare e ingiustificabili aggressioni della polizia nei nostri confronti.

Abbiamo scelto di difendere la nostra dignità. Dieci mesi di lotte, dieci mesi di povertà e difficoltà! Ma continuiamo a lottare. Continuiamo la nostra battaglia. Rivendichiamo l’ovvio, il diritto alla vita. Un’onda di solidarietà si sta diffondendo nella società. Lavoratori e lavoratrici, licenziati/e, disoccupati/e, studenti, pensionati/e, artisti/e ci hanno manifestato il loro sostegno in ogni modo.

La Giustizia greca ci ha dato ragione, e ciò nonstante il governo rifiuta di rispettare e applicare le sue decisioni. Si vendica contro di noi perché abbiamo scelto di vivere in dignità.

La solidarietà è l’arma dei popoli. Chiediamo a tutti/e voi di esprimere la vostra solidarietà alla lotta per la vita e la dignità che stiamo conducendo. Vi chiediamo di sottoscrivere il testo di sostegno e di aiutarci nella raccolta delle firme per forzare il governo greco ad applicare la sentenza del tribunale – che non comporta alcun costo per il bilancio dello Stato.

TUTTI E TUTTE INSIEME POSSIAMO FERMARE QUESTE POLITICHE BARBARE.

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NÃO ESPEREM A NOSSA DESISTÊNCIA!

Nós somos as 595 empregadas de limpeza do Ministério das Finanças, que no dia 17 de setembro de 2013 perdemos o nosso emprego. O Estado despediu-nos e o nosso trabalho ficou nas mãos de subcontratados, sem obter quaisquer benefícios financeiros com isso. O nosso salário sempre oscilou entre os 300 e os 600 euros por mês. Nós não somos números ou valores, nós somos seres humanos. Não nos vergaremos. Desde 17 de setembro que temos saído à rua em luta pelo nosso trabalho e pela nossa vida.

O governo procura por todos os meios que abandonemos a nossa justa luta. As imagens de mulheres abandonadas de 50-60 anos agredidas pelas forças especiais da polícia ( MAT) percorreram a imprensa mundial. Muitas de nós tivemos que ser levadas ao hospital depois da brutal agressão policial.

Nós decidimos em nome da nossa dignidade. Estes dez meses foram de luta, de pobreza e de problemas. No entanto, temos continuado a nossa luta e nela continuaremos. A nossa reivindicação é clara; o direito de viver.

Uma onda de solidariedade aconteceu na nossa sociedade. Trabalhadores, desempregados, estudantes , pensionistas e artistas demostraram o seu apoio através de todos os meios possíveis.

A justiça grega deu-nos razão mas, o governo tem resistido apesar disso, a respeitar aquela decisão e, por conseguinte, a colocá-la em prática. O governo tem-nos feito sentir a sua vingança, pelo facto de nós termos tomado a decisão de viver com dignidade.

A solidariedade é a arma do povo. A todos os que estejam de acordo com a vida, com a dignidade, com a nossa luta, solicitamos demonstrem a sua solidariedade. Para obrigar o governo a respeitar e aplicar a decisão tomada pelo tribunal, a qual não implica mais gastos para o Estado, é que solicitamos conduzir uma recolha de assinaturas tendo este documento como base.

TODOS JUNTOS PODEMOS PARAR ESTA BRUTAL POLÍTICA.

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BOYUN EĞECEĞIMIZI ZANNETMEYIN!

Bizler Maliye Bakanlığında çalışırken 17 Eylül 2013 günü işini kaybeden 595 temizlik işçisi kadınız. Devlet bizi işten çıkardı ve işimiz taşeron firmaların eline geçti ama Devletin bundan en ufak bir mali kazanımı bile olmadı. Bizlerin aylıkları da hep 300 ila 600 Euro arasında değişmekteydi. Bizi bir sayı ya da rakam değiliz, bizler insanız.

Biz bu uygulmaya boyun eğmedik. 17 Eylül’den bu yana sürekli sokaklara çıktık ve işlerimizi geri istedik, hayatlarımızı geri istedik.

Devlet haklı mücadelemizi terk etmemiz için her türlü yolu denedi. 50-60 yaşlarında korunmasız kadınların özel polis kuvvetleri (MAT) tarafından dövüldüğü görüntüler dünya basınınında yayınlandı. Aramızdan pek çok kişi polisin bu orantısız saldırısının ardından hastanelere götürülmek zorunda kaldı.

Bizler kararımızı onurumuzdan yana verdik. On aylık bir mücadele, aynı zamanda on aylık bir yoksulluk ve on aylık bir dolu sıkıntı demekti. Ama mücadelemize devam ettik. Talebimiz çok açık: İnsanca yaşama hakkı.

Bir dayanışma dalgası tüm ülkeye yayıldı. İşçiler, işsizler, öğrenciler, emekliler, sanatçılar mümkün olan tüm araçlarla bize olan desteklerini gösterdiler.

Yunanistan mahkemeleri bizi haklı buldu ama hükümet buna rağmen yargının kararına saygı duymayı ve kararın gereğini yerine getirmeyi reddetti. Bizlerin onurumuzla yaşamaktan yana tavır almamız hükümeti bizden intikam alma gayretine sevk etti.

DAYANIŞMA HALKIN SİLAHIDIR. İnsanca ve onurlu bir yaşam için verdiğimiz mücadelemizden yana olan herkesi bizlerle dayanıştıklarını göstermeye çağırıyoruz. Sizleri bu metni imzalamaya ve imza toplamamıza yardımcı olmaya çağırıyoruz. Bu, Hükümeti kendisine başka herhangi bir mali külfet dayatmayan yargı kararını yerine getirmeye zorlayacaktır.

HEP BIRLIKTE BU SIYASI ZORBALIĞI DURDURABILIRIZ.

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Συμμόρφωση και άμεση εκτέλεση της υπ’ αριθ. 1584/2014 απόφασης του Μονομελούς Πρωτοδικείου Αθηνών! Comply to the Greek court’s decision – Immediate implementation of No 1584/12.05.2014 judgment!

ΜΗΝ ΚΑΡΤΕΡΑΤΕ ΝΑ ΛΥΓΙΣΟΥΜΕ!

(Please scroll down to find translations in EN, FR, DE, ES, IT, PT, TR)

595 γυναίκες καθαρίστριες του Υπουργείου Οικονομικών από 17 Σεπτεμβρίου 2013 χάσαμε τις δουλειές μας. Η Κυβέρνηση μας απέλυσε και επέλεξε να δώσει τη δουλειά μας σε εργολάβους, χωρίς κανένα δημοσιονομικό όφελος. Ο μισθός μας κυμαίνονταν από 300 – 650 ευρώ το μήνα. Δεν είμαστε αριθμοί, είμαστε άνθρωποι.

Δεν σκύψαμε το κεφάλι. Από 17 Σεπτεμβρίου είμαστε κάθε μέρα στο δρόμο και διεκδικούμε τη δουλειά μας, διεκδικούμε τη ζωή μας.

Η Κυβέρνηση προσπαθεί με κάθε τρόπο να καταστείλει τον δίκαιο αγώνα μας. Εικόνες ξυλοδαρμού, ανυπεράσπιστων γυναικών 50 – 60 χρονών από τα ΜΑΤ, έχουν κάνει το γύρο του κόσμου. Πολλές από μας βρέθηκαν στα νοσοκομεία, μετά τις βάρβαρες και αναιτιολόγητες επιθέσεις της Αστυνομίας εναντίον μας.

Επιλέξαμε την αξιοπρέπεια. Δέκα μήνες αγώνα, δέκα μήνες φτώχειας και προβλημάτων! Δεν το βάζουμε όμως κάτω. Συνεχίζουμε τον αγώνα μας. Διεκδικούμε το αυτονόητο. Το δικαίωμα στη ζωή.

Ένα κύμα συμπαράστασης εξαπλώνεται στην κοινωνία. Εργαζόμενοι, απολυμένοι, άνεργοι, μαθητές, φοιτητές, συνταξιούχοι, καλλιτέχνες, δηλώνουν με κάθε τρόπο την συμπαράστασή τους.

Η Ελληνική δικαιοσύνη μας δικαίωσε, η Κυβέρνηση όμως αρνείται να συμμορφωθεί και να εκτελέσει δικαστικές αποφάσεις. Μας εκδικείται γιατί αγωνιζόμαστε. Μας εκδικείται γιατί επιλέξαμε την αξιοπρέπεια στη ζωή.

Η ΑΛΛΗΛΕΓΓΥΗ ΤΟ ΟΠΛΟ ΤΩΝ ΛΑΩΝ. Ζητάμε από σας, να εκφράσετε την αλληλεγγύη σας, στον αγώνα ζωής και αξιοπρέπειας που δίνουμε. Ζητάμε να υπογράψετε το κείμενο συμπαράστασης και συλλογής υπογραφών που θα υποχρεώσει την Κυβέρνηση να εφαρμόσει την απόφαση της Ελληνικής Δικαιοσύνης, χωρίς κανένα δημοσιονομικό κόστος.

ΟΛΟΙ ΜΑΖΙ ΜΠΟΡΟΥΜΕ ΝΑ ΑΠΟΤΡΕΨΟΥΜΕ ΑΥΤΕΣ ΤΙΣ ΒΑΡΒΑΡΕΣ ΠΟΛΙΤΙΚΕΣ.

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Au moment où la Troïka et la Grèce clôturent leurs négociations à Paris, le CADTM exige l’annulation pure et simple de la dette odieuse à l’égard de la Troïka

GreceLa Troika, composée des représentants du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Commission européenne, a mené pour la première fois du 2 au 4 septembre des négociations avec le gouvernement grec à l’extérieur du pays. Lieu choisi : Paris, plus précisément le siège de la très libérale Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), au château de la Muette.

À croire que ces négociateurs craignent les manifestations du peuple grec qui subit depuis 2010 une cure d’austérité sans précédent et qui lutte pour sa dignité à l’image des 595 femmes de ménage du ministère des finance, licenciées abusivement et devenues le symbole de la résistance à la Troïka. Une journée internationale de mobilisation de soutien à ces 595 femmes est d’ailleurs prévue le 20 septembre prochain.

Ces négociations, qui se sont déroulées au moment où le gouvernement Valls renforce lui aussi l’austérité, représentent pour la Troïka « une évaluation de routine » des réformes en cours qui permettra, « dans le meilleur des cas » de débloquer l’ultime tranche de prêt de l’Union européenne (UE) d’environ 2 milliards d’euros à condition que le gouvernement applique de nouvelles mesures d’austérité.

Or, la cure d’austérité qui est imposée depuis quatre ans pour (officiellement) réduire une dette insoutenable, aggrave en réalité le poids de celle-ci et enfonce les Grecs dans la misère. Ces mesures d’une violence inouïe sont imposées en échange de prêts de la Troïka. Depuis 2010, cette dernière a déjà endetté le pays à hauteur de 240 milliards d’euros et c’est sans compter les intérêts que le peuple devra en plus rembourser en se saignant aux quatre veines.

Sur injonction de la Troïka, le gouvernement grec s’est engagé à licencier 6500 fonctionnaires d’ici la fin de l’année 2014 alors qu’environ 20 000 agents ont déjà été mis au chômage via la fusion ou la suppression d’organismes publics. Et ce n’est pas fini. Selon le quotidien grec Kathimerini, 600 nouvelles mesures doivent encore être adoptées. L’une d’elles pourrait bientôt permettre aux employeurs de licencier librement sans justification. Une autre mesure que la Troïka veut mettre en place pour aider les banques grecques ployant sous 70 milliards d’euros de créances douteuses est de leur permettre de saisir les biens immobiliers dans le cas de crédits non payés.

Pendant ce temps, et malgré la mascarade du plan d’allègement intervenu en 2012, la dette publique poursuit son ascension. Celle-ci s’élève aujourd’hui à 175,1% du PIB (318 milliards d’euros) contre 129,7% du PIB en 2009 avant l’arrivée de la Troïka.

La politique dictée par ses créanciers au gouvernement grec complice conduit logiquement au délabrement de la société toute entière, au chômage de masse qui stagne à 27% de la population active (celui des jeunes a triplé depuis 2008) et à une profonde récession.

La réunion de Paris, comme chacune des missions précédentes de la Troïka, n’améliorera en rien les conditions de vie de la population. Les seuls bénéficiaires de la gestion de la crise sont les grandes entreprises multinationales et nationales qui profitent des privatisations et de la baisse des salaires et les quelques oligarques à leurs services.

Les recettes tirées des privatisations (réseau de télécoms – OTE, office des paris sportifs – OPAP, loteries nationales, compagnie de gaz, la compagnie des eaux de Thessalonique, les ports du Pirée et de Thessalonique, des aéroports régionaux, etc.) partent aussitôt en remboursement de la dette. De même, chaque prêt de la Troïka repart en grande partie en remboursement des dettes antérieures.

Le CADTM condamne l’ingérence de la Troïka qui viole la souveraineté du peuple grec, et exige l’annulation pure et simple de toutes les dettes odieuses, illégales et illégitimes de la Grèce. Le peuple grec rembourse depuis trop longtemps cette dette imposée par l’UE et le FMI pour l’asservir.

Pour de nombreux Grecs précarisés, affamés, en situation de survie, au bord du suicide ou sur le chemin de l’exode, les dommages sont irréversibles.

Plusieurs rapports officiels publiés en 2013 et 2014, dont celui du Commissaire européen aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe1, de l’Expert de l’ONU sur la dette ou encore l’opinion juridique du professeur de droit Andreas Fischer-Lescano commissionnée par la Chambre de travail de Vienne2, démontrent avec précision que la Troïka a violé une série de droits humains protégés par les textes internationaux.

Il est temps de poursuivre en justice la Troïka et d’exiger des réparations pour les dégâts humains et écologiques.

Enfin, le CADTM exige que soient rendues publiques les dépenses de cette fastueuse rencontre aux frais des contribuables.

CADTM, Communiqué de presse du 5 septembre, http://cadtm.org/Au-moment-ou-la-Troika-et-la-Grece

1 Rapport « Safegarding human rights in time of economic crises », publié le 3 décembre 2013

2 Rapport « Human Rights in Times of Austerity Policy », publié le 17 février 2014

Déclaration – en grec, anglais, français, italien et espagnol – du Reseau Europeen des Syndicats Alternatifs et de Base, en soutien au combat des 595 femmes de ménage grecques

Ευρωπαϊκό Δίκτυο Εναλλακτικών Συνδικάτων και Συνδικάτων Βάσης

Αλληλεγγύη και υποστήριξη στις 595 καθαρίστριες του Υπουργείου Οικονομικών της Ελλάδας

A Το Ευρωπαϊκό Δίκτυο Εναλλακτικών Συνδικάτων και Συνδικάτων Βάσης εκφράζει την υποστήριξη και την αλληλεγγύη του στις 595 καθαρίστριες του ελληνικού υπουργείου Οικονομικών που απολύθηκαν στις 17 Σεπτεμβρίου 2013 για να παραδοθεί η υπηρεσία σε ιδιώτες υπεργολάβους. Εδώ και 11 μήνες αγωνίζονται για να ξαναβρούν τις δουλειές τους και ενάντια στις πολιτικές λιτότητας και στις κυβερνήσεις που τις εφαρμόζουν, στη κυβέρνηση Σαμαρά και στη Τρόικα.

 Εκτιμούμε ότι πρέπει να διεθνοποιήσουμε και να συντονίσουμε τους αγώνες καθώς και να δημιουργήσουμε δίκτυα υποστήριξης και αλληλεγγύης  μεταξύ των εργαζομένων, ανδρών και γυναικών, όλων των χωρών  προκειμένου να κάνουμε μέτωπο ενάντια στις πολιτικές που μειώνουν τους μισθούς, περικόπτουν τις υπηρεσίες, τιμωρούν τη φτώχεια και ποινικοποιούν τους αγώνες. Πολιτικές που εφαρμόζονται τοπικά στο πλαίσιο μιας συνολικής πολιτικής που βασίζεται αποκλειστικά και μόνο στο κέρδος των ελαχίστων.

 Το Ευρωπαϊκό Δίκτυο Εναλλακτικών Συνδικάτων και Συνδικάτων Βάσης  θα προωθήσει υποστηρικτικές δράσεις  σε διάφορες χώρες στη διάρκεια της εβδομάδας διεθνούς αλληλεγγύης που θα γίνει από τις 15 μέχρι τις 22 του Σεπτέμβρη και καλεί όλες τις  ευρωπαϊκές κοινωνικές και συνδικαλιστικές οργανώσεις να πραγματοποιήσουν τις δράσεις υποστήριξης που θα επιλέξουν. 

Solidarity and support with 595 cleaning workers of Ministry of Finance of Greece

AThe European Network of Alternative and Base Unions expresses its support and solidarity with 595 cleaning workers of the Greek Finance Ministry who were dismissed on September 17 2013 to put the cleaning service in the hands of private subcontractors. It’s been 11 months since they started their struggle to regain employment and against the austerity policies and the governments that implement them, the Samaras government and the Troika.

 We believe that we need to globalize and coordinate the struggles and establish supportive networks and solidarity among and workers from all countries to fight against salary reduction policies, cuts in services, criminalization of poverty and criminalization of struggles which are implemented locally under a global policy based only on the profit of a few.

 The European Network of Alternative and Base Unions will boost support actions in various countries during the international solidarity week that will take place from 15 to 22 September and calls all social organizations and European union to perform support actions. 

Le réseau européen des syndicats alternatifs et de base manifeste son soutien et sa solidarité avec les 595 femmes de ménage du ministère des finances grec, licenciées depuis le 17 septembre 2013, pour pouvoir transférer l’activité qu’elles exerçaient dans les mains d’entreprises sous-traitantes privées.

ALe réseau européen des syndicats alternatifs et de base manifeste son soutien et sa solidarité avec les 595 femmes de ménage du ministère des finances grec, licenciées depuis le 17 septembre 2013, pour pouvoir transférer l’activité qu’elles exerçaient dans les mains d’entreprises sous-traitantes privées.

 Depuis 11 mois, elles sont en lutte pour retrouver leur emploi et contre les politiques d’austérité et les institutions qui les appliquent, comme le gouvernement Samaras et la Troika.

 Nous affirmons qu’il faut unifier et coordonner les luttes et construire des réseaux d’aide et de solidarité entre les travailleuses et les travailleurs de tous les pays, pour faire face aux politiques de baisse des salaires, de destruction des services publics, de pénalisation de la pauvreté et de criminalisation des luttes, qui s’appliquent partout pour satisfaire une politique basée uniquement sur les bénéfices confisqués par quelques uns.

 Le Réseau européen des syndicats alternatifs et de base organisera des actions de soutien dans divers pays durant la semaine de solidarité internationale, entre le 15 et le 22 septembre et nous appelons toutes les organisations sociales et syndicales européennes à organiser les actions de soutien qu’elles jugeront appropriées.

ALa Rete europea del Sindacalismo alternativo e di Base manifesta il suo appoggio alle 595 operaie delle pulizie del Ministero delle Finanze greco di Atene che furono licenziate il 17 settembre del 2013 per mettere il servizio di pulizia nelle mani delle aziende esterne private.Da 11 mesi sono in lotta per recuperare il loro impiego e contro le politiche di austerità ed i governi che le applicano, contro il governo Samaras e la Troika.

 Affermiamo che bisogna globalizzare e coordinare le lotte e consolidare reti di appoggio e solidarietà tra lavoratori e lavoratrici di tutti i paesi per far fronte alle politiche di riduzione salariale, tagli ai servizi, penalizzazione della povertà e criminalizzazione delle lotte che vengono praticate localmente su mandato della politica globale basata sul beneficio di pochi.

 La Rete Europea del Sindacalismo Alternativo e di Base darà impulso alle azioni di appoggio nei diversi paesi durante la settimana di Solidarietà internazionale tra il 15 e il 22 settembre e chiede a tutte le organizzazioni sindacali e sociali di realizzare azioni di appoggio.

ALa Red Europea de Sindicatos Alternativos y de Base manifiesta su apoyo y solidaridad con las 595 trabajadoras de limpieza del ministerio de Finanzas griego que fueron despedidas el 17 de septiembre de 2013 para poner el servicio de limpieza a disposición de los subcontratistas privados.
Desde hace 11 meses están en lucha para recuperar el empleo y contra las políticas de austeridad y los gobiernos que las aplican, el gobierno Samaras y la Troika. 

 Consideramos que hay que globalizar y coordinar las luchas y establecer redes de apoyo y solidaridad entre las trabajadoras y trabajadores de todos los países para hacer frente a las politicas de reducción salarial, recortes en los servicios, penalización de la pobreza y criminalización de las luchas que están aplicando localmente bajo una política global basada sólo en el beneficio de unos pocos. 

La Red Europa de Sindicatos Alternativos y de Base impulsará acciones de apoyo en los diversos países durante la semana de solidaridad internacional que tendrá lugar durante los días 15 a 22 de septiembre y llama a realizar las acciones de apoyo que consideren a todas las organizaciones sociales y sindicales europeas. 

Z

Πηγή: www.contra-xreos.gr

Les vautours ? Ou les peuples ? Choisissons notre camp.

SYRIZA Paris vous invite au rassemblement du Mercredi 3 Septembre à 18h30 devant la siégé du FMI à Paris 65-66 avenue Iéna, métro Kléber, 75016 (lieu à confirmer).

Le vote, début août, par le Parlement grec, des dernières réformes "structurelles" engagées dans les Memoranda, marque la transition progressive du pays vers une nouvelle période de consolidation et de pérennisation du régime mémorandaire.

Cette transition s’accompagne d’une opération de communication du gouvernement autour de la prétendue « fin de la Troïka ».

Mais nous ne sommes pas dupes. Un départ éventuel du FMI, une évolution vers une surveillance exercée par une composante purement européenne, ne changeront pas le statut de notre pays devenu une colonie moderne.

D’ailleurs, pendant que le gouvernement parle de la fin de la surveillance de la troïka, il livre un combat de plus en plus acharné pour l’application des 400 et quelques engagements mémorandaires.

Le régime des Mémorandums enfonce de plus en plus notre pays dans la récession et en définitive dans le sous-développement, en affaiblissant sa position dans la répartition internationale du travail. Il transforme la Grèce en pays de main d’œuvre bon marché, il démantèle ses universités et condamne ses jeunes diplômés en exil, il dégrade le système de santé publique et baisse effroyablement les retraites.

Sous une démocratie de façade, il tend à transformer les ministres en employés de la troïka soumis volontairement aux diktats néolibéraux de l’homogénéisation.

La grande trouvaille du gouvernement grec pour promouvoir sa mise en scène de « la fin de la troïka » a été de fixer le lieu de son rendez-vous de septembre avec la troïka dans un lieu soi disant « neutre » comme Paris.

Mais ses gesticulations et déclarations tapageuses ont été discréditées par la déclaration même du représentant de la Commission, Jonathan Todd, qui a affirmé que la réunion de Paris aura lieu « puisque le gouvernement grec l’a demandée » mais que celle-ci ne sera que «préparatoire» et rien de plus.

Pourtant un voile de mystère recouvre encore l’agenda de la rencontre parisienne. Le 5 septembre se réunit aussi le Club de Paris : le déplacement du gouvernement grec à la capitale française serait-il en lien avec ces discussions sur l’aménagement de la dette grecque ?

Et la déclaration récente de la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde, qui « attend des Européens qu’ils respectent leurs obligations vis-à-vis de la dette grecque », inciterait à une décote de la dette grecque ?

Quoi qu’il en soit, nous savons très bien que tout allègement hypothétique de la dette portant sur la baisse des taux d’intérêt ou le rallongement de la durée des remboursements, accompagné de nouveaux engagements de réformes structurelles, ne sera qu’une nouvelle version du régime mémorandaire, une nouvelle atteinte à la protection de l’emploi, une continuation de la politique de l’austérité.

De toute façon le gouvernement de A. Samaras ne dispose d’aucune légitimité, ni politique, ni morale pour engager le futur du pays. Il n’a ni la volonté ni la capacité de mener une négociation sur le règlement de la dette publique. Car aucune solution ne peut être viable sans l’annulation préalable des mémorandums, sans l’effacement d’une grande partie de la dette, sans la prévision d’une clause de croissance pour le remboursement de son reste, sans la reconstruction productive du pays.

Face au mécontentement populaire, le gouvernement actuel Samaras-Venizelos, cultive la peur avec des formules outrancières encombrées d’inexactitudes historiques.

Si SYRIZA s’empare du pouvoir, la Grèce deviendra une nouvelle Argentine, disent-ils.

Incapable de mesurer les conséquences de son discours sur la dette argentine, le gouvernement grec n’a pas hésité à se ranger du côté des vautours en adoptant sottement la même argumentation.

En tant que Grecs, victimes directes du capitalisme néolibéral, en tant que citoyens du monde indignés par les outrages commis à tous les peuples par des gouvernements corrompus et serviles, nous dénonçons les pratiques avilissantes du gouvernement Samaras-Venizelos, qui continue fidèlement l’œuvre dévastatrice de ceux qui les ont précédés.

Nous déclarons clairement que SYRIZA rejette toute négociation entreprise par le gouvernement de coalition actuel et ne reconnaît aucun de ses engagements.

Nous combattrons la transformation de notre pays en colonie de la dette.

Notre priorité absolue est d’empêcher une catastrophe humanitaire et de répondre efficacement aux besoins sociaux.

Aucun sacrifice pour l’euro. Aucune concession aux menaces des créanciers. Tels sont nos principes et parce qu’ils sont justes nous savons que nous aurons le soutien et la force du peuple grec.

Nos combats sont aussi les vôtres !

Soyons nombreux au rassemblement du Mercredi 3 Septembre à 18h30 devant la siégé du FMI à Paris 65-66 avenue Iéna, métro Kléber, 75016 (lieu à confirmer).

Les vautours ? ou les peuples ? Choisissons notre camp.

Grèce : 595 femmes de ménage grecques : 11 mois de lutte acharnée contre le gouvernement et la Troïka

Après 11 mois d’un long et âpre combat, limogées depuis septembre, mises sous statut de « disponibilité », soit licenciées au bout de huit mois, 595 femmes de ménage de la fonction publique sont devenues l’incarnation, le symbole, l’âme, la vie-même de la résistance la plus farouche contre la politique de rigueur en Grèce ! Ces femmes sont devenues tour à tour « sujet politique » et le leadership de toute la résistance actuelle contre la politique de la Troïka, osant affronter un ennemi aussi puissant que le gouvernement grec, la Banque centrale européenne, la Commission et le FMI…

Et pourtant, après ces 11 mois de combat, après avoir défié et être devenues l’ennemi principal du gouvernement et de la Troïka, après avoir court-circuité la mise en œuvre des mesures de rigueur, après une présence très médiatisée sur la scène politique, ces femmes de ménage en lutte ne sont toujours pas considérées comme sujet politique par les opposants à l’austérité.

Et pourtant, depuis le début des mesures d’austérités infligées par la Troïka, les femmes ont pris la rue en masse et leurs résistances semblent avoir une dynamique propre toute particulière et riche en leçons politiques.

1 Durant ces quatre ans de politiques d’austérité qui ont transformé la Grèce en un amas de ruines sociales, économiques et surtout humaines, on n’a parlé que très peu de la vie des femmes et bien sûr encore moins de leurs luttes contre les diktats de la Troïka. C’est donc avec surprise que l’opinion publique a accueilli cette lutte exemplaire faite entièrement par des femmes. Mais est-ce vraiment une surprise ?

Elles ont participé en masse aux 26 grèves générales. Dans le mouvement des indignés, elles occupaient les places, elles campaient, manifestaient. Elles se sont mobilisées en première ligne pour l’occupation et l’autogestion de l’ERT. Exemplaires, elles étaient l’âme des assemblées des grévistes des administrateurs universitaires dans l’éducation et les universités contre la « disponibilité » c’est-à-dire le licenciement après 8 mois avec 75 % de leur salaire. 25 000 fonctionnaires de l’État, en majorité des femmes, seront concernés par le dégraissage des services publics. Elles constituent aussi l’écrasante majorité (95 %) des volontaires du Mouvement de Solidarité et des dispensaires autogérés qui essayent de faire face à la crise sanitaire et humanitaire.

La participation massive des femmes aux mouvements de résistance contre la destruction de l’État social par les politiques de l’austérité, n’est donc pas une surprise, elle n’est pas due au hasard : d’abord, et nous le savons, la condition des femmes est dans l’œil du cyclone de l’austérité. La destruction de l’État social et des services publics fait exploser leur vie : en tant qu’employées majoritaires dans la fonction publique et en tant qu’usagères principales des services publics, les femmes sont doublement impactées par les coupes de tous genres. Elles ont donc mille raisons pour ne pas accepter la régression historique de leur condition de femmes, qui équivaudrait à un véritable retour au 19e siècle !

C’est vrai que dans un premier temps elles ne se démarquaient pas en tant que « sujet politique femmes », partageant les mêmes revendications et les mêmes formes de luttes avec les hommes dans les mouvements. Elles y étaient nombreuses, c’est tout.

Mais, déjà dans la lutte pionnière contre l’extraction d’or dans la région de Skouries, à Chalkidiki au nord de la Grèce, s’opposant à la société canadienne multinationale « Eldorado », les femmes se sont très vite distinguées par leurs formes de lutte et leur radicalité. Et si la presse et l’opinion publique ignoraient l’incidence de leur identité de genre sur la façon de lutter, la police ne faisait pas autant ! En effet, la police anti-émeute avait ciblé tout particulièrement les femmes, utilisant une répression féroce et sélective pour terroriser toute la population à travers ELLES, pour anéantir toute désobéissance et tout mouvement de résistance. Criminalisées, emprisonnées, elles ont subi des violences humiliantes, aussi sexuelles et… spécifiques à leur corps et à leur…genre !

Dans un second temps, les femmes ont exprimé des initiatives et formes de luttes propres à elles.

Tout a commencé quand, pour imposer la partie la plus dure de son programme d’austérité et satisfaire les engagements à l’égard de ses créanciers, le gouvernement a ciblé en toute priorité les femmes de ménage du ministère des Finances, de l’administration fiscale et des douanes. Il les a placées dans le mécanisme de disponibilité déjà depuis fin août dernier, ce qui se traduit par ce qu’elles touchent les trois-quarts de leur salaire de 550 euros pendant huit mois avant qu’elles soient licenciées définitivement. Le gouvernement a suivi exactement la même stratégie qu’à Skouries. L’objectif : s’attaquer d’abord aux plus faibles et les moins susceptibles d’être soutenues… c’est-à-dire les femmes de ménage, pour ensuite faire passer le gros des employés à la trappe, c’est-à-dire aboutir au licenciement des 25 000 fonctionnaires publics !… Et cela dans un moment où les mouvements de résistances étaient saignés à blanc par l’austérité sans fin, étant atomisés, fatigués, exténués, vulnérables…

Il croyait qu’avec « cette catégorie de travailleurs », ces femmes pauvres de « basse classe » touchant des salaires d’à peine 500 euros et, croyait-il, pas très intelligentes (d’où le slogan des femmes de ménage : « Nous ne sommes pas des connasses, nous sommes des femmes de ménages »), il aurait vite fini par les écraser comme des mouches.

Le but étant de privatiser le travail des femmes de ménage pour en faire cadeau aux entreprises privées de nettoyage. Ces sociétés mafieuses connues pour être des champions de la fraude fiscale, réembauchent avec des salaires de 200 euros par mois, soit 2 euros par heure, avec assurance partielle, sans aucun droit du travail, ce qui équivaut à des conditions de semi-esclavage et de galère.

Ces femmes limogées et sacrifiées sur l’autel de l’anthropophagie de la Troïka, ces femmes de 45 à 57 ans, souvent monoparentales, divorcées, veuves, endettées, ayant à leur charge des enfants ou maris chômeurs ou des personnes handicapées, se trouvant devant l’impossibilité de toucher prématurément leur retraite et cela après plus de 20 ans de travail, et dépourvues de toute possibilité de retrouver du boulot, ont alors décidé de ne pas se laisser faire. Elles ont pris leur vie en mains !

Et voilà qu’une poignée de femmes décident de bousculer les routinières formes de lutte des syndicats traditionnels. Quelques-unes prennent l’initiative de s’organiser par et pour elles-mêmes, un noyau des femmes de ménage qui avaient déjà lutté et gagné 10 ans plus tôt pour obtenir des contrats de longue durée. Elles ont travaillé comme des fourmis, tissant patiemment une toile d’araignée à l’échelle du pays…

Et comme ces servantes du ministère des Finances ont été jetées dans la rue et que faire la grève n’a plus de sens dans leur cas, elles ont décidé de faire un mur humain avec leur corps dans la rue, devant l’entrée principale du Ministère des Finances à la Place de « Syntagma », la place devant le Parlement, la place la plus emblématique du pouvoir…

Ce n’est pas un hasard que ce soient des femmes qui ont fait naître des formes de lutte pleines d’imagination. Déconsidérées à cause de leur genre et de leur classe sociale, marginalisées par les syndicats et n’ayant point de liens avec les organisations traditionnelles de la gauche grecque, elles ont dû faire du bruit pour être audibles, pour se faire entendre, elles ont dû se créer une image pour être visibles !

Aux grèves passives, aux journées d’actions éphémères et inefficaces, elles ont substitué l’action directe et collective. Elles misent sur la non-violence, l’humour et le spectaculaire. Avec des couronnes d’épines sur la tête à Pâques, avec la corde passée autour de leur cou devant le siège du parti de la Nouvelle Démocratie, avec de la musique et des danses elles réclament : la réembauche pour toutes et tout de suite ! Tout cela est inédit en Grèce…

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Elles occupent et bloquent l’accès au Ministère, et surtout elles pourchassent les membres de la Troïka quand ils veulent entrer au Ministère (!) les obligeant à fuir en courant et à prendre la porte de service, ensemble avec leurs gardes du corps. Elles affrontent et se battent corps à corps avec les unités spéciales de la police. Tous les jours, elles inventent des nouvelles actions, qui sont reprises par les médias, elles alertent toute la population : en somme elles brisent l’isolement.

Et voici que, ce qui d’habitude était représenté par une statistique sans vie et sans âme, par le chiffre du record du chômage, de la pauvreté, voici que ces « abstractions » s’humanisent, acquièrent un visage, deviennent des femmes en chair et en os, qui en plus ont une personnalité et une volonté politique propre. Elles s’appellent Litsa, Despina, Georgia, Fotini, Dimitra… Et avec leur exemple, leur courage, leur persévérance, leur rage de vaincre, elles redonnent espoir à toutes les victimes de l’austérité…

Mais attention, les forces antiémeutes brutalisent presque quotidiennement ces femmes, pour l’exemple, car leurs patrons craignent la contagion. Et c’est toute la Grèce qui assiste au triste spectacle de ces femmes souvent âgées qui, jour après jour, sont piétinées, maltraitées et blessées par des Rambos de la police, qui auraient pu être leurs fils ! Et pourquoi ? Parce que c’est la Troïka elle-même qui veut les abattre, parce qu’elles sont l’exemple à imiter par tous les opprimés, parce elles sont à la pointe de la contestation anti-austérité, non seulement en Grèce mais partout en Europe. Parce que leur lutte peut devenir contagieuse…

Plus que jamais, le combat de ces 595 femmes de ménage héroïques est le nôtre. Ne les laissons pas seules. Elles se battent pour nous, battons-nous pour elles. Organisons la solidarité européenne et mondiale !

Sonia Mitralias, membre des “ Femmes contre la dette et les mesures d’austérité” en Grèce.

Lire aussi :

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2014/08/19/appel-pour-une-journee-internationale-de-solidarite-aux-595-femmes-de-menage-du-ministere-des-finances-grec/

Appel pour une journée internationale de solidarité aux 595 femmes de ménage du Ministère des finances grec

arton10445-69c5eNous, femmes de ménage du Ministère des Finances, qui avons perdu nos emplois depuis le 17 septembre 2013, nous vous proposons d’unir nos forces et d’organiser une journée internationale de Solidarité le samedi 20 septembre.

Nous, femmes de ménage du Ministère des Finances, qu’on a éloignées de notre travail​ le 17 septembre 2013 afin de le donner à des sous-traitants privés, nous sommes engagées depuis 11 mois dans une lutte pour la vie, contre les politiques d’austérité et ceux qui les appliquent, le gouvernement Samaras et la Troïka.

Chaque jour nous descendons dans la rue et nous revendiquons notre travail et nos droits, résistant à la violence policière et la propagande gouvernementale. La justice grecque nous a donné raison, mais le gouvernement refuse d’obtempérer et d’appliquer l’arrêt judiciaire.

Nous demandons de vous, associations citoyennes et mouvements sociaux, syndicats des salariéEs, organisations des femmes, partis politiques et citoyens du monde entier, de vous qui n’acceptez pas l’injustice et partagez les souffrances de ses victimes, d’exprimer haut et fort votre solidarité au combat que nous menons pour la vie et pour la dignité, un combat qui est aussi votre combat.

Nous vous proposons d’unir nos forces et d’organiser : Une journée internationale de Solidarité

Nous proposons la période allant du 15 au 22 septembre, soit la semaine précédant l’arrêt judiciaire définitif concernant les 595 femmes de ménage, qui sera rendu le 23 septembre. La journée de mobilisation internationale pourrait avoir lieu le samedi 20 septembre.

L’objectif pourrait en être diverses actions de solidarité comme des rassemblements et manifestations publiques, des mobilisations devant des ambassades et des consulats grecs, les bâtiments du FMI à Washington et de la Banque centrale européenne à Frankfort ou tout autre lieu de votre choix.

On est déjà en train de préparer la participation d’une délégation des femmes de ménage en lutte à une manifestation qui aura lieu au Parlement européen de Strasbourg le 16 ou 17 septembre.

Si vous êtes prêtEs à participer à cette initiative, nous vous prions de nous le faire connaître au plus tard le 30 août, afin que nous puissions savoir quels pays et quelles villes vont y participer.

18 août 2014

Voir aussi :

http://595katharistries.wordpress.com

https://www.facebook.com/595kathari

Contactez-nous : Sonia Mitralia, sonia.mitralia@gmail.com, Tel : 0030 2109420681, 0030 6932295118

N’ATTENDEZ PAS QUE NOUS ALLONS PLIER

11 juillet 2014

Nous sommes les 595 femmes de ménage du Ministère des Finances qui avons perdu nos emplois depuis le 17 septembre 2013. Le gouvernement nous a licenciées et a choisi d’attribuer notre travail à des sous-traitants sans pour autant faire la moindre économie budgétaire. Notre salaire oscillait entre 300-600 euros par mois. Nous ne sommes pas des numéros, nous sommes des humains.

Nous n’avons pas baissé la tête. Depuis le 17 septembre nous sommes chaque jour dans la rue et nous revendiquons notre travail, nous revendiquons notre vie.

Le Gouvernement essaye par tous les moyens de réprimer notre juste lutte. Des images de passage à tabac des femmes sans défense de 50-60 ans par les forces anti-émeute (MAT), ont fait le tour du monde. Un certain nombre d’entre nous a été hospitalisé à la suite des agressions barbares et injustifiées de la police contre nous.

Nous avons opté pour la dignité. Dix mois de lutte, dix mois pleins de pauvreté et de problèmes ! Mais nous avons continué à nous battre. Nous continuons notre combat. Nous revendiquons l’évident, le droit à la vie.

Une vague de solidarité est en train de balayer la société. Travailleurs, licenciés, chômeurs, lycéens, étudiants, retraités et artistes manifestent leur soutien par tous les moyens.

La Justice grecque nous a donné raison et pourtant le Gouvernement refuse de respecter et d’appliquer les décisions judiciaires. Il se venge sur nous parce que nous avons choisi de vivre dans la dignité.

La solidarité est l’arme des peuples. Nous demandons à vous tous d’exprimer votre solidarité à la lutte pour la vie et la dignité que nous menons. Nous vous demandons de signer le texte de soutien et de collecte des signatures qui forcera le Gouvernement à appliquer l’arrêt de la Justice grecque, sans qu’il y ait le moindre coût budgétaire.

TOUS ENSEMBLE NOUS POUVONS EMPÊCHER CES POLITIQUES BARBARES

Publié sur le site du CADTM, http://cadtm.org/Appel-pour-une-journee