To regain their lives, they demandes to livre free

Des sons et des musiques qui en disent plus long que des mots.

Je propose d’abord une vidéo, où le groupe est accompagné de Médéric Collignon en concert au Café de la Danse à Paris le 4 juin 2015, Almot Wala Almazala

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Trump, le mâle aux multiples cultes

Empêtré dans ses dogmes, Donald Trump en a fait campagne et compte aujourd’hui appliquer ce que ses évangiles dictent – la supériorité du mâle blanc – aux États qu’il dirige. Un infantilisme guide ses actes, vertèbre ses discours, nourrit le rôle messianique qu’il s’arroge. Ce trauma, pourrait-on dire, est bâti sur différents cultes : le culte du corps masculin bien fait, le culte de l’ordre, le culte de la réussite, le culte de l’argent, le culte de la blanchité. Il vaut à la population états-unienne et aux autres, un masculinisme d’État, à savoir un autre culte : la croyance érigée en système que les hommes (toutes classes confondues) sont les victimes d’offensives diverses de la part des féministes, des militants homosexuels, voire tout simplement des progressistes, en cela qu’elles remettent en cause leur virilité et leur capacité/rôle social de pourvoyeurs du foyer, d’être de « vrais hommes ». La défensive endosse alors tous les clichés et renforce les haines : xénophobe, raciste, sexiste, homophobe. Et elle s’assume complètement car elle est sincère. Certains grands supporters de l’actuel président des États-Unis (majoritairement des hommes blancs ruraux peu diplômés) considèrent par exemple que ce sont des femmes noires qui leur ont pris leur travail, ou « les réfugiés », travail qui leur revenait de plein droit, de façon immuable, et qui leur a été volé par les politiques d’Obama, le « Noir ». Cette victimisation volontaire révèle une ignorance, celle de la complexité de l’histoire contemporaine, et avec elle, le rejet de la responsabilité de sa propre situation sur l’Autre, cet inconnu. Lire la suite

Un tueur en série sympathique

9782264069528Kate Watterson est une auteure originale. Elle nous met face aux conséquences de l’éducation, de la formation de ces enfants, orphelins, placés en famille d’accueil. Le meurtrier « en série » – parce qu’il tue plusieurs fois mais pour la même raison – est présenté comme un justicier. On le serait à moins. Un pasteur pédophile et d’autres maltraitances dans ces familles « propres sur elles ». Lire la suite

L’Arche de Manoé

(Mont Ararat – Turquie — 10 Janvier 2017)

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Le Mont Ararat en Turquie (5595m)

Selon l’historien médiéval Moïse de Khorème, le Mont Ararat tiendrait son nom du roi Ara le Beau, héros arménien légendaire qui aurait vécu au neuvième siècle avant J.-C. Le nom de Mont Ararat apparaît pour la première fois dans la Bible, dans le Livre de la Genèse. C’est à son sommet qu’aurait accosté l’Arche de Noé après le Déluge. Lire la suite

Des centaines de Juifs noirs refusent le service militaire et accusent Israël de racisme institutionnel

Des émigrés éthiopiens disent qu’ils n’accompliront plus leur service de réservistes au sein des Forces de défense israéliennes (FDI)1, en raison de la discrimination raciale affichée par de nombreuses institutions de l’État, y compris la police.

Depuis septembre, plus de trois cents juifs noirs ont annoncé leur intention de refuser tout ordre militaire de se présenter pour leur service de réserve et accusent le gouvernement israélien d’entretenir le racisme sponsorisé par l’État à l’égard des citoyens d’origine éthiopienne. Les soldats, parmi lesquels des combattants de toutes les brigades d’infanterie de l’armée israélienne ainsi que des unités de commandos les plus spécialisées, disent que tant que l’État ne respectera pas leurs droits civils, ils s’abstiendront de leur côté de remplir leurs obligations civiques. Lire la suite

Valeyri, un village, la brume, des femmes et des hommes

product_9782070143511_195x320« Dès que le jour décline, la brume envahit peu à peu le fjord ». La mer et cette brume « ce lointain qui brusquement te cerne », la clarinette et la contrebasse, les errances, les passés si présents, le temps dans ses discontinuités. Des hommes et des femmes, « Quelqu’un l’avait aimée », le rituel instauré autour du tabac, rester ou « Quitter tout ça »… Lire la suite

« Défendre nos valeurs »

« Le langage politique » consiste « principalement en euphémismes, pétitions de principe et imprécisions nébuleuses. » G. Orwell (1946)

A la bourse des éléments de langages, forgés par des communicants affairés, ces mercenaires contemporains de la propagande enrichie, si l’on peut dire, grâce à quelques recettes empruntées au marketing, les valeurs sont désormais au plus haut. Les valeurs, c’est follement actuel et moderne. Pas un homme ou une femme politique de droite ou de gauche qui ne juge indispensable de déclarer haut et fort son attachement aux valeurs, et la nécessité impérieuse de les défendre avec ténacité. L’ensemble se doit d’être prononcé sur un ton grave, d’un air pénétré et le regard fixé au loin afin de lester le ronflement sonore des formules creuses employées d’une hexis corporelle indispensable à leur crédibilité espérée. De là aussi, cette inflation langagière que soutient la prolifération des hyperboles. Le plus souvent ces valeurs sont précédées de l’adjectif possessif « nos. » Celui-ci est nécessaire à l’efficacité de cette rhétorique de l’importance et de l’autorité grâce à laquelle le locuteur se grandit et construit sa stature. Ce possessif lui permet d’entretenir l’illusion de l’originalité, de s’élever au-dessus de la mêlée en renvoyant ses adversaires à la médiocrité de leurs préoccupations politiciennes et d’établir ainsi une verticalité symbolique qui le distingue de ces derniers. A lui, les beautés éthérées et désintéressées des valeurs, et les perspectives grandioses qu’il convient de tracer pour « redonner à la France la place qu’elle mérite, et à ses habitants fierté et dignité. » Aux autres les petits calculs partisans, la vulgarité des ambitions personnelles et les trivialités de la compétition électorale. Lire la suite