Appel à la participation aux 2e Rencontres euro-méditerranéennes de l’économie des travailleur-ses

Usine Vio.Me, Thessalonique, Grèce, 28-29-30 octobre 2016

La première rencontre internationale de l’économie des travailleur-ses s’est tenue en 2007 en Argentine. Elle a réuni des travailleurs et des travailleuses d’usines récupérées et des collectifs de travail, des activistes sociaux et politiques, des syndicalistes et des universitaires. Depuis, ces rencontres internationales se tiennent tout les deux ans et constituent un espace de rencontres, de discussions et de réflexions sur les défis auxquels les travailleur-ses sont confronté-es pour défendre par l’autogestion leurs moyens de subsistance contre les attaques du capitalisme mondialisé. Lire la suite

Il n’y a pas de réalités sociales immuables et infranchissables

arton959Les deux premiers textes sont des propos recueillis par Frank Barat, les autres des discours prononcés entre 2013 et 2015. Le dernier est la tribune unitaire « De Ferguson à Paris, marchons pour la dignité ! » à propos de la marche du 31 octobre à Paris (voir aussi : marche-de-la-dignite-samedi-31-octobre-2015-barbes-bastille/). Un fil rouge, le refus de diviser les luttes, de faire des unes la priorité au détriment des autres. Lire la suite

13 bis, « femme nue », église Saint-Merry, Paris, juin 2016

Autant dans le précédent post j’ai été critique concernant, non l’œuvre dans son ensemble, mais sur les pistes « gothiques » présentées au spectateur, autant je trouve réussie cette « fausse » gravure et son parfum de provocation.

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Des honnêtes hommes, Trotski/Dewey

La fin et les moyens : d’une discussion à une présentation. Marxisme et Pragmatisme.

Dans ces années 1930, marquées à la fois par la crise systémique profonde du capitalisme et par l’installation du stalinisme – surtout après 1934, date de l’assassinat de Kirov prétendant à la direction de l’URSS à la place de Staline -, s’instaurait une sorte de nouvelle morale. Elle allait servir de justification à la fois aux procès de Moscou – 1936-37 -, aux capitalistes et aux fascismes en se résumant dans la formule « la fin justifie les moyens ». Pour Staline, réfutant toute dimension internationale à la Révolution et prônant contre toute la tradition marxiste le « socialisme dans un seul pays », le rôle des Partis Communistes se résumait dans la défense de la patrie du socialisme, cette morale servait de paravent à la contre révolution politique de l’URSS. Tous les moyens étaient bons s’ils permettaient de défendre l’URSS, le pouvoir de la bureaucratie stalinienne. Ces moyens allaient de la politique « classe contre classe » dénonçant les sociaux-fascistes suivie de la politique dite des « Front populaire » d’alliance avec des partis de la bourgeoisie et, enfin – pour cette période – le pacte Germano-soviétique de 1939. De quoi donner le tournis… Lire la suite

Mémoire du 20e siècle ? L’Europe de l’Est dans les débuts de la guerre froide.

Comment faire de l’Histoire ?

product_9782070464890_195x320Anne Applebaum est en train de se spécialiser dans l’histoire des horreurs du stalinisme triomphant en se pensant la seule capable de le faire. Déjà à la tête d’un « Goulag : Une histoire », elle poursuit avec ce « Rideau de fer, l’Europe de l’Est écrasée 1944-1956 ». La même méthode, à la fois des documents mis à jour récemment et une succession de témoignages souvent pro domo sans distance et sans remis dans leur contexte. Lire la suite

Trop gris et triste tout cela, il vaut mieux écourter cette description…

product_9782070145751_195x320Eastern n’est pas l’opposé du western, mais plutôt une face sinistre dans une autre temporalité. Si à l’ouest le mythe cache le génocide des populations indiennes, les mythes de l’est, après le criminel passé stalinien, la grisâtre et répressive (non)démocratie (non)populaire, le rêve fou de 1968, l’espoir d’une transition démocratique vers un capitalisme d’abondance, sombrent ici dans l’humiliation, la honte, et l’alcool… Lire la suite

Retrouvailles

Balladscapes-coverComme si nous avions perdu de vue deux vieux amis. Comme si nous nous retrouvions chez l’un – Dave Liebman, saxophone soprano, ténor, flûtes – ou chez l’autre – Richie Beirach, piano pour échanger sur le temps qui passe, celui qui reste dans la gorge ou bien celui qu’il fait sans craindre de faire référence aux auteurs classiques, ici Bach, Kurt Weil, Billy Strayhorn et Duke Ellington pour faire appel à Wayne Shorter dessinant un portrait, « Sweet Pea », de Strayhorn ou à Jobim tout en soulignant la place des compositions originales. Sans oublier Coltrane et son aura qui inonde le duo. Lire la suite