Derrière la réforme, des retraites au rabais

Le débat sur une nouvelle réforme du système de retraites est lancé. Le gouvernement veut mener celle-ci tambour battant et il menace même d’intégrer un recul de l’âge de la retraite et/ou un allongement de la durée de cotisation sous la forme d’un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023 en utilisant le « 49.3 » devant l’Assemblée nationale si nécessaire. Il entend tirer parti du rapport du Conseil d’orientation des retraites de septembre 2022. Au-delà même du fait que ses projections dépendent d’hypothèses fragiles comme le COR lui-même le reconnaît, ses conclusions ne sont pourtant pas un cri d’alarme sur le financement des retraites. Comment peut-on comprendre ces dernières ? Trois éléments essentiels doivent être portés sur la place publique : l’évolution des retraites au sein d’une économie en crise ; la volonté néolibérale de diminuer les dépenses publiques ; la situation de l’emploi. Continuer à lire … « Derrière la réforme, des retraites au rabais »

Pour en finir avec « l’outre-mer »

Après sa rencontre, le 7 septembre prochain, avec les présidents des collectivités, régions et départements non hexagonaux, le Président de la République Française dispose de tous les éléments pour embraser d’une flambée de lucioles cette ténèbre d’archaïsmes et d’aberrations qu’est le « système outremer ».

Depuis « l’Appel de Fort de France », ces élus de terrain, confrontés à des difficultés insurmontables, ont en substance réclamé au gouvernement plus de « responsabilité » domiciliée. Le phénomène est assez inhabituel pour que le plus haut responsable politique de la France se saisisse de l’appel. D’habitude, les interpellations unanimes à ce niveau politique, relèvent plutôt du secours, de l’exonération fiscale, de la subvention ou du rattrapage d’un retard millénaire. C’est donc l’occasion pour la France d’assainir son rapport à ces terres lointaines, de refonder l’économie-containers régnante, mais, surtout à mon sens, de réoxygéner les fondements de sa présence au monde en tant que grande nation. Pour circonscrire l’enjeu, interrogeons les termes « outremer » et « responsabilité ». Continuer à lire … « Pour en finir avec « l’outre-mer » »

Avant propos inédit de Geneviève Fraisse à la réédition de son livre : Du consentement

151468_couverture_Hres_0

Avec l’aimable autorisation de l’autrice

Et une libération de l’écoute ?
Depuis l’automne 2017, notre société assisterait à une libération de la parole. La formule est passive et on ne sait pas « qui » a libéré la parole ; formule passive car on aime aussi souligner qu’elle s’est mécaniquement libérée ; image abstraite qui efface la cause de cette parole devenue publique. Cependant, on a vite compris que les femmes avaient « pris » la parole, geste affirmatif, et surtout subversif, puisque le contenu de cette parole est de dire la violence subie tout en désignant les auteurs de cette violence. Or, pour prendre la parole, il faut des moyens, notamment une solidité de vie personnelle, et une sécurité économique. C’est ainsi que MeToo a commencé, grâce à des femmes socialement fortes. D’où la possibilité, et désormais la nécessité, que l’écoute, jusque-là volontairement empêchée, soit libérée elle aussi.
Continuer à lire … « Avant propos inédit de Geneviève Fraisse à la réédition de son livre : Du consentement« 

La désobéissance civile relève de la liberté d’expression

Le 13 septembre, le préfet de la Vienne a sommé par courrier la ville et la métropole de Poitiers de retirer leurs subventions destinées à soutenir un « village des alternatives » organisé par l’association Alternatiba Poitiers. Pour quel motif ? Au sein de cet événement, une formation à la désobéissance civile non-violente serait « incompatible avec le contrat d’engagement républicain » introduit par la loi du 24 août 2021 « confortant le respect des principes de la République », dite « loi séparatisme ». Depuis le 1er janvier 2022, toutes les associations qui souhaitent bénéficier d’un soutien financier ou matériel d’une collectivité publique, ou disposer d’un agrément leur permettant d’agir selon leur objet (éducation populaire, défense de l’environnement, lutte contre la corruption…) doivent donc signer ce contrat qui les oblige et restreint leur liberté d’action. Continuer à lire … « La désobéissance civile relève de la liberté d’expression »

La solidarité internationale n’est pas un mot vide

Dans quelques semaines, le Brésil connaîtra son neuvième scrutin présidentiel depuis la fin de la dictature militaire et, pour la première fois depuis 1988, il y a un grand risque que le suffrage populaire ne soit pas entendu et respecté.

Depuis plusieurs années, le président Jair Bolsonaro prévoit de contester son éventuelle défaite en discréditant le système électoral brésilien. Il accuse les juges des tribunaux supérieurs d’être corrompus et partisans, prédit que les votes seront falsifiés, soupçonne les médias d’être au service du camp adverse. Inspiré par la stratégie de Donald Trump, le président brésilien mobilise ses partisans en se présentant comme une victime, persécuté par un establishment vendu à la gauche, et comme l’unique sauveur et rédempteur de la nation. Il diabolise ses adversaires et les désigne comme des ennemis. Ce faisant, il prépare les militants, pour beaucoup armés, à la violence politique et même à l’insurrection. Continuer à lire … « La solidarité internationale n’est pas un mot vide »

L’Iran manifeste contre le hijab obligatoire et la violence d’État

Le meurtre de Mahsa Amini, une jeune femme kurde iranienne, par la police des mœurs de Téhéran a suscité d’importantes protestations dans plusieurs villes d’Iran. Mahsa Amini, 22 ans, a été arrêtée le 13 septembre en raison de son hijab « inapproprié » et est décédée peu après, tombée dans le coma après avoir été violemment battue par la police.

Les manifestations de rue qui ont suivi sa mort ont eu lieu dans plusieurs villes du Kurdistan, ainsi qu’à Téhéran, Ispahan, Rasht et Mashhad, et ont rassemblé des dizaines de milliers de femmes et d’hommes, jeunes et vieux. À Téhéran, des manifestantes ont courageusement retiré leur foulard en criant « Notre hijab sera le nœud coulant autour de votre cou » et « Ni monarchie, ni clergé » » Les manifestations de masse axées sur la défense des droits des femmes sont sans précédent depuis les manifestations de femmes du 8 mars 1979 qui se sont opposées à la prise de pouvoir des fondamentalistes islamiques lors de la révolution de 1979 contre la monarchie. Continuer à lire … « L’Iran manifeste contre le hijab obligatoire et la violence d’État »

Ukraine : non à la guerre de Poutine !

Dès le lendemain de l’intervention brutale de l’armée russe en Ukraine, la guerre a pris une dimension qui excède le lieu du conflit, avec en premier lieu l’implication de plus en plus importante de l’Union Européenne, des Etats Unis sous l’égide de l’OTAN : sanctions économiques et livraison d’armes à l’Ukraine.

Face à la guerre, la gauche au sens large a pris des positions divergentes, divergences largement marquées par des considérations géopolitiques. D’un côté, les divers courants qui mettent en avant le rôle de l’OTAN et se retrouvent derrière le mot d’ordre « la paix maintenant ». De l’autre, ceux qui privilégient une solidarité massive avec la résistance du peuple ukrainien face à l’impérialisme russe, dans un rapport entre la Russie et un pays auquel est attribué un statut de semi-colonie. Continuer à lire … « Ukraine : non à la guerre de Poutine ! »

Pas un seul soldat pour une guerre criminelle !

Le 21 septembre, Vladimir Poutine a annoncé le début de la mobilisation. Cette décision est une conséquence directe de l’échec total de l’ « opération spéciale » de Poutine : l’armée, dans son état actuel, est incapable de tenir les territoires ukrainiens occupés, et une nouvelle offensive est hors de question. Seuls le chantage nucléaire et une tentative de renverser la situation sur les fronts par la supériorité numérique peuvent sauver la clique de Poutine d’une défaite ignominieuse dans une guerre impérialiste agressive. Continuer à lire … « Pas un seul soldat pour une guerre criminelle !« 

Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique

Le consensus scientifique est clair : la crise climatique et le déclin rapide de la biodiversité sont en cours, et les activités humaines en sont à l’origine. Les impacts sur les écosystèmes et les sociétés humaines sont généralisés et, pour certains, irréversibles. Les limites planétaires sont dépassées l’une après l’autre, et près de la moitié de l’humanité vit déjà en situation de forte vulnérabilité.

Dans son sixième rapport, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) insiste sur le rôle crucial des médias pour « cadrer et transmettre les informations sur le changement climatique ». Il appartient à l’ensemble des journalistes d’être à la hauteur du défi que représente l’emballement du climat pour les générations actuelles et à venir. Face à l’urgence absolue de la situation, nous, journalistes, devons modifier notre façon de travailler pour intégrer pleinement cet enjeu dans le traitement de l’information. Continuer à lire … « Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique« 

[52] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [52] 

  • CGT : Il faut revenir à une logique de paix et stopper la Russie dans son escalade à la guerre totale
  • Timothy Snyder : Les « référendums » obscènes de la Russie
    Un exercice médiatique d’humiliation, et un élément de crime de guerre
  • Nous soutenons les réfractaires de l’armée russe
  • Guerre en Ukraine. « La mobilisation des réservistes russes, un aveu d’échec pour Poutine ? »
  • Stefan Wolff et Tatyana Malyarenko : « Poutine fait appel à des troupes supplémentaires et menace de recourir à l’option nucléaire dans un discours qui fait monter les enchères mais montre la faiblesse de la Russie »
  • Les poursuites contre Memorial s’intensifient en Russie 
  • Charnier à Izioum, en Ukraine : nous demandons justice et réparation pour les victimes et leurs familles
  • André Markowicz : Izioum, et après…
  • Jean-Marc Adolphe : Ukraine : Aubervilliers, la Commune de la honte
  • Bernard Dréano : Jours gris et nuages d’acier sur l’Ukraine
  • Concert en soutien aux artistes ukrainiens

Continuer à lire … « [52] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [52] « 

Régulation des multinationales : plus de 100 associations et syndicats européens exigent de faire passer les droits humains avant les profits

Paris, 6 septembre 2022 – Mettre fin à l’exploitation des travailleur·ses, aux violations des droits des populations et à la destruction de l’environnement par les pratiques néfastes des multinationales européennes [1]. Telles sont les revendications de la campagne « De la justice dans les affaires », lancée aujourd’hui à Bruxelles et par plus de 100 organisations de la société civile et organisations syndicales à travers toute l’Europe. Elles demandent à l’Union européenne (UE) d’adopter une directive ambitieuse sur le devoir de vigilance des entreprises qui prévienne efficacement les atteintes à l’environnement et aux droits humains et oblige les entreprises à en répondre devant la justice.

untitled_design_3_-12195 Continuer à lire … « Régulation des multinationales : plus de 100 associations et syndicats européens exigent de faire passer les droits humains avant les profits »

Les organisations de femmes palestiniennes se battent pour la liberté

L’Union des comités de femmes palestiniennes défend son rôle historique dans la lutte contre l’occupation israélienne

L’Union des comités des femmes palestiniennes (UCFP) est une organisation féministe, populaire, civile et progressiste fondée en 1980. Depuis lors, l’entité s’est toujours battue pour construire une société palestinienne civile, démocratique et progressiste, exempte de toute forme de discrimination, dans la poursuite de la justice. L’Union vise à améliorer la situation des femmes palestiniennes et à leur donner les moyens d’assurer une égalité réelle entre les hommes et les femmes et la justice sociale pour tous les secteurs de la société. Continuer à lire … « Les organisations de femmes palestiniennes se battent pour la liberté »

La guerre de Poutine contre l’Ukraine n’est pas une question de sécurité mais d’intérêts impérialistes

Federico Fuentes. Très peu de gens avaient prédit que la Russie envahirait l’Ukraine à l’échelle de ce qu’elle a fait le 24 février, mais nombreux ont été ceux qui ont rapidement trouvé des explications aux actions du président russe, Vladimir Poutine. Comment expliquez-vous l’invasion et la guerre actuelle ?

Ilya Matseev. Tout d’abord, lorsque j’ai appris que la Russie avait envahi l’Ukraine, le 24 février, j’ai été totalement choqué et démoralisé, mais je n’ai pas été totalement surpris car la possibilité de cette invasion a toujours existé ne fût-ce qu’en raison des nombreuses troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne, près de 200 000 soldats depuis plus d’un an. Je dirais qu’une invasion était envisagée depuis mars-avril 2021.

Certains affirmaient que l’accumulation de troupes à la frontière ukrainienne était une sorte de bluff de la part de Poutine, mais Poutine n’est pas coutumier des bluffs, car, selon ses principes, si vous faites une démonstration de force, vous devez être prêt à l’utiliser. Ainsi, dès lors que Poutine avait rassemblé 200 000 soldats à la frontière ukrainienne, il était clair qu’il était prêt à envahir.

Deuxièmement, nous devons comprendre ce conflit dans une perspective à plus long terme. Il y avait déjà une guerre en cours entre la Russie et l’Ukraine avant l’invasion. Si vous ouvrez la page Wikipédia sur la guerre russo-ukrainienne, elle fait référence à 2014 comme point de départ de la guerre, lorsque la Russie a annexé la Crimée. Je pense que c’est logique. La guerre elle-même peut être retracée à travers le conflit prolongé qui a commencé il y a huit ans, lorsque la Russie a commencé à soutenir les séparatistes dans l’est de l’Ukraine et a annexé la Crimée. En ce sens, l’invasion russe n’est que la dernière phase de la guerre. La phase précédente était celle d’une guerre à plus petite échelle, mais nous parlons toujours de pas moins de 10 000 soldats russes dans cette première phase de la guerre russe contre l’Ukraine. La dernière phase s’inscrit dans la logique de ce conflit qui a débuté en 2014. Un seuil a été franchi avec l’annexion de la Crimée. Il est important de le comprendre et de séparer l’histoire de la Russie et de l’Ukraine avant et après cette annexion. Continuer à lire … « La guerre de Poutine contre l’Ukraine n’est pas une question de sécurité mais d’intérêts impérialistes »

La junte birmane réprime les syndicats et viole les droits des travailleurs

Les organisations de défense des droits des travailleurs au Myanmar ont déclaré que le régime militaire a violé à plusieurs reprises les droits des travailleurs, notamment la liberté d’association syndicale, depuis le coup d’État de l’année dernière. Daw Moe Sandar Myint, présidente de la Federation of General Workers Myanmar (FGWM), qui travaille désormais dans une région du pays qui n’est pas sous le contrôle de la junte, a déclaré que la liberté d’association des travailleurs syndiqués a cessé depuis la prise de pouvoir par les militaires. Continuer à lire … « La junte birmane réprime les syndicats et viole les droits des travailleurs »

Ukrainiennes en armes 

On peut les apercevoir parfois au détour d’une image. Et pourtant, un membre des forces armées ukrainiennes sur cinq est une femme (plus que dans l’armée américaine ou française, 15%). Plus de 15% d’entre elles sont directement engagées sur le front. L’incursion et la présence des femmes dans l’armée ukrainienne à ce niveau est d’abord le résultat des évènements de Maïdan en 2014. Continuer à lire … « Ukrainiennes en armes « 

La prostitution est un enfer particulier que les hommes ont créé pour les femmes

Le coût de la vente de votre âme pour survivre ? Il est sans prix.

Une femme, qui souhaite rester anonyme, a envoyé ce texte puissant et déchirant par l’intermédiaire de notre page « Share Your Sex Work Story » (Partagez votre récit de la prostitution), qui offre un espace aux femmes pour raconter en leurs propres mots leur vécu de la prostitution.

Quand je ferme les yeux, je m’en souviens. Je ne vais pas mâcher mes mots. Ma vie était un enfer. Il n’y a jamais eu de moment où je n’étais pas malheureuse, ou déprimée.

Ma propre famille a fait de moi un bouc émissaire et m’a appris que ma valeur dépendait de la façon dont je leur faisais plaisir – que non seulement je ne devais pas m’attendre à l’amour ou au bonheur, mais bien à de la douleur et de la cruauté. En raison de mon handicap, j’étais une cible de choix pour les brimades : je n’ai jamais été encouragée à être quelque chose de plus que ce que les autres pensaient de moi. On me répétait sans cesse à quel point j’étais inutile. Continuer à lire … « La prostitution est un enfer particulier que les hommes ont créé pour les femmes« 

Souveraineté alimentaire et agrobiodiversité

Nyeleni_Newsletter_Num_49_FR

A un moment où les média tirent l’alarme sur la cherté des prix et la pénurie due á la guerre en Europe, bien qu’il n’y ait pas toujours une corrélation exacte, nous questionnons á nouveau les informations qui situent les grandes corporations comme fournisseurs de la majeure partie de nos aliments. Ancré dans cette image toute faite, le système agroalimentaire industriel lance un nouvel assaut à l’agriculture avec la digitalisation de ses processus. Il promeut la « capture du carbone » à partir des dites « solutions basées sur la nature ». Il continue sa poussée en contrôlant et normant les chaines d’approvisionnement en privilégiant ses intérêts, tout en cherchant à supplanter les tentatives de paysan. ne.s dans le monde, finançant une « agroécologie » qui est aujourd’hui promue par les mêmes entreprises et fonds d’investissements qui pendant des siècles ont dépouiller les paysans des possibilités d’exercer une agriculture indépendante. Continuer à lire … « Souveraineté alimentaire et agrobiodiversité »

Chronique de la répression des mouvements de protestation en Russie contre la guerre en Ukraine

Dans les semaines qui ont suivi l’intervention russe en Ukraine (24 février 2022), des manifestations ont eu lieu dans toutes les régions de Russie donnant lieu à plus de 16 000 interpellations (ce qui laisse penser que le nombre de manifestants était largement supérieur). Des pétitions émanant de différents milieux socio-professionnels et dans les universités ont recueilli des centaines de signature. Une pétition lancée par Ilya Ponomarev, ancien député à la Douma, a recueilli plus d’un million de signatures. La Confédération du Travail de Russie (deuxième confédération syndicale) a demandé l’arrêt immédiat de la guerre. Les mesures systématiques de répression ont, pour l’instant, mis un terme à tout initiative collective. En revanche, les protestations individuelles ou, plus rarement, de petits groupes de personnes n’ont pas cessé. Nous publions ci-dessous le bilan de la répression pour une période allant d’août au 15 septembre, basé sur les informations fournies par le site russe OVD Info. Continuer à lire … « Chronique de la répression des mouvements de protestation en Russie contre la guerre en Ukraine »

Solidarité avec toutes les femmes soumises au port du voile obligatoire !

Solidarité avec celles qui refusent de le porter et risquent leurs vies !

Aujourd’hui 21 septembre, journée Internationale pour la Paix, nous avons une pensée très triste et une rage sans limite face à la barbarie dont sont victimes les femmes.

Risquer sa vie pour un geste minime de liberté, mourir pour quelques cheveux qui dépassent d’un foulard, d’un voile, non conformes aux diktats de criminels qui rendent les femmes esclaves, objets de leur volonté de domination, coupables de leurs pulsions

Parce que son voile était mal ajusté, Mahsa Amini, jeune femme kurde domiciliée à Téhéran, a été arrêtée le 13 septembre. Maltraitée par la police, elle en est morte. Dans plusieurs villes iraniennes, des manifestant.es clament leur indignation et plusieurs d’entre eux ont été tué.es par la police. Continuer à lire … « Solidarité avec toutes les femmes soumises au port du voile obligatoire !«