Contre l’ordre moral du monde

L’intolérable, ce franchissement d’un extrême, cette construction sociale, historiquement et culturellement constituée, ne cesse de se déplacer, de s’étendre et de se recomposer. Pour échapper à la représentation d’un intolérable absolu, sans histoire et sans gradation, il est nécessaire de faire un double travail de relativisation et de hiérarchisation. Il n’y a pas d’intolérable sans tolérance à l’égard d’autres intolérables.

A travers des études sur l’ordre moral du monde, la révolution française, le travail des enfants, la maltraitance infantile, les politiques mortuaires modernes, l’état de stress post-traumatique et l’épidémie du sida, les auteurs éclairent nos compréhensions des « indicibles », des frontières de l’espace moral contemporain et de nos profondes tolérances aux inégalités et aux injustices.

Sous la direction de Didier Fassin et Patrice Bourdelais : Les Constructions de l’intolérable. Études d’anthropologie et d’histoire sur les frontières de l’espace moral

Editions La Découverte, Paris 2005, 228 pages, 26,50 euros

Didier Epsztajn

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