La « variable sexe » n’est pas contingente, elle est nécessaire

Regroupés autour de 6 thèmes (concept et problématique, corps, famille, marché du travail, pouvoir-politique-mobilisations et débats contemporains, les 49 articles composant ce livre offrent un large panorama des questionnements et recherches actuelles autour de la notion de genre.

Il n’est évidemment ni possible, ni utile de résumer de résumer un tel ouvrage. Les points de vue sont pluralistes, quelques fois opposés, les sujets traités ne le sont pas de manière homogène. Les auteur-e-s sont des universitaires, le plus souvent des sociologues. Il est dommage que les savoirs des collectifs féministes et des syndicalistes n’aient pas mis à contribution.

Je ne signalerais que l’article de Danielle KERGOAT « Rapport sociaux et division du travail entre les sexes » qui résume particulièrement bien les concepts et la problématique générale.

Cet ouvrage concoure à regrouper les connaissances et devrait servir à animer des débats sur les conséquences des divisions sexuelles dans l’ensemble des champs sociaux, dans les pratiques émancipatrices ainsi que dans les formulations de nos aspirations à une autre société.

Mieux pris en compte, les points de vue de genre, modifieraient certaines revendications mis en avant dans les mobilisations sociales, comme par exemple la revendication du droit à la retraite, avec 37,5 annuités à 60 ans, qui unifie les salariés du privé et du public mais écartent les salariéEs d’une retraite à taux plein (La majorité des femmes ne peuvent atteindre ce nombre d’annuités à 60 ans (ni plus tard pour une part d’entre elles) pour cause de discontinuité dans le travail (congés maternité, chômage, temps partiel, etc.) ou la défense de l’imposition unipersonnelle (contre l’imposition par couple) qui donnerait un statut, autre que celui de conjointe, à de nombreuses femmes.

Pour approfondir certains sujets, cette lecture mérite d’être complétée par celle d’ouvrages récents :

Sous la direction de Jacqueline LAUFER, Catherine MARRY et Margaret MARUANI. Le travail de genre – les sciences sociales à l’épreuve des différences de sexe

La Découverte, Paris 2003, 299 pages, 35 euros

Sous la direction de Christine BARD, Christian BAUDELOT et Janine MOSSZ-LAVAU :Quand les femmes s’en mêlent – Genre et pouvoir

Editions de la Martinière, Paris 2004, 382 pages, 22 euros

Sous la direction de Margaret MARUANI : Femmes, genre et sociétés – L’état des savoirs

Editions La Découverte, Paris 2005,480 pages,25 euros

Didier Epsztajn

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