Terres non privées d’habitant-e-s

D’un coté l’abondance de nourritures et de l’autre la progression de la faim, il s’agit bien d’un échec des « stratégies » de réduction de la pauvreté faisant l’impasse d’une « réforme en profondeur du système international de production, de transformation, de commercialisation et de distribution des denrées issues de l’agriculture. »

D’un coté la marginalisation des petites paysannerie du Sud et, de l’autre, l’accaparement des terres pour l’expansion des cultures industrielles et des spécialisations territoriales ; au souci de garantir des revenus décents aux paysan-nes, le système (gouvernement, institutions internationales et agrobusiness) privilégie « la préservation de la paix sociale en ville via l’importation massive d’aide alimentaire ou de denrées bon marché ».

Au delà des présentations de processus en cours, les différent-e-s auteur-es vont mettre l’accent sur les droits (accès durable à la terre et aux ressources productives) sans oublier le droit des femmes, qui sont la majorité des travailleur/euses pauvres de la terre.

Un numéro très riche, qui décrypte la crise alimentaire et les fausses bonne conduites des politiques d’accaparement et analyse  les bouleversements en cours et les alternatives en construction de l’Inde, au Guatemala ou au Pérou, de Madagascar en Ethiopie ou en Afrique australe.

« La souveraineté alimentaire est donc un concept beaucoup plus profond que celui de sécurité alimentaire, parce qu’il ne signifie pas seulement un accès garanti à la nourriture, mais aussi un contrôle démocratique sur le système alimentaire – de la production à la transformation, de la distribution au marketing jusqu’au consommateur. »

Et comme le souligne Laurent Delcourt dans son éditorial « l’agriculture paysanne n’est pas moins productive que l’agriculture industrielle, mais qu’elle peut en plus apporter une bien plus grande valeur ajoutée en raisons des multiples fonctions sociales, culturelles et écologiques qu’elle remplit. »

 Alternatives Sud : Pressions sur les terres. Devenir des agricultures paysannes

Centre tricontinental et Editions SYLLEPSE, Louvain-la-Neuve 2010, 211 pages, 13 Euros

Didier Epsztajn

Auteur : entreleslignesentrelesmots

notes de lecture

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