En solo mais pas si seul-e (2)

Beaucoup d’instrumentistes s’expriment en solo, nombreux/nombreuses au piano, quelques un-e-s aux saxophones ou autres…

Une petite promenade avec des instruments variés. Au hasard de ré-écoutes récentes. Voir précédente note : En solo mais pas si seul-e

La première pièce est à la fois un solo et un trio (utilisation du re-recording). George Lewis développe une musique improvisée, entre tradition et « Creative Improvised Music Classics ».

Comme Albert Mangelsdorff, Roswell Rudd ou par exemple Paul Rutherford, il a investi cet instrument pour déployer sa musicalité dans les formations diversifiées.

Cd Sackville, enregistré en novembre 1976.

Anthony Braxton a beaucoup pratiqué le solo. En 1978 à Koln, il produit une musique de très haut niveau : 9 compositions, une pièce de Gillespie « You Go to my Head » et une belle interprétation de « Impressions » de John Coltrane. Musique exigeante, difficile quelques fois, mais ouvrant de multiples perspectives.

Cd Leo Records 2002

De la première pièce « En el campo » à « Dejarme solo ! » qui sera aussi le titre de l’album, Michel Portal, seul ou avec lui-même (re-recording) et multi-instrumentiste (alto sax, tenor sax, clarinet, bass clarinet, double-bass clarinet, tenora, soprano, sopranino, bandoneon, percussions) nous présente des « fragments de pulsations et de souvenirs, brides de territoires imaginaires et supposés, échos éclatants de mémoires assourdies, les thèmes alignés peuvent au choix se prendre pour eux-mêmes, ou s’écouter au fil d’un itinéraire. Comme si plage après plage, « Dejarme solo ! » contait une histoire sans mot. Une histoire musicale. Une histoire en musique, pour tous les rêves possibles. Une histoire de musiques. » (Françis Marmande)

Et sous la plage, notamment, les sonorités de « African ritual » ou de « Bat sarrou ».

Cd Dreyfus Jazz, 1979

Rabih Abou-Khalil s’est souvent entouré de musiciens de jazz. Il nous offre ici un disque en solo « il sospiro ».

Je ne peut que regretter que son instrument, l’oud, ne soit pas plus souvent « intégré » dans les orchestrations. De manière générale, les instruments « non-européens » sont trop négligés. La chaleur de l’oud et d’autres instruments à cordes d’orient me semble souvent préférable à la banalisation de la guitare.

Pour celles et ceux qui en douteraient, je renvoie, par exemple, aux autres disques de Rabih Abou-Khalil ou aux interventions d’Ahmed Abdul-Malik dans « The Complete 1961 Village Vanguard Recordings » de John Coltrane (coffret de 4 Cd, Impulse)

Cd Enja, 2002

Didier Epsztajn

Auteur : entreleslignesentrelesmots

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