Amour, sport et beauté

Mettre les médias sous l’œil de la critique.

Quelques articles parmi ceux publiés.

« Les éditocrates à François Hollande : Devenez impopulaire ! » des opinions individuelles, des conseils orientés « Monsieur le président, gouvernez à droite ! » en somme un vrai miracle de la liberté d’opinion « la liberté d’opinion éditocrate se traduit par une troublante convergence ». Une seule voie pour ces petites voix…

Une analyse bien venue « Scoop horrifié de la revue Médias :  »74% des journalistes votent à gauche ». Outre une critique des chiffres : 105 personnes consultées sur près de 37000 détentrices et détenteurs d’une carte de journaliste professionnel, les auteur-es soulignent l’absence de démonstration « que les journalistes de gauche produisent une information de gauche »…

Médiacritique(s) interroge : « Pourquoi, si les journalistes sont majoritairement de gauche, la plupart des médias le sont-ils si peu ? Pourquoi les grands médias ont-ils unanimement considéré, tout au long de la campagne, que la rigueur était incontournable ? Pourquoi les grands médias ont-ils tous défendu la contre-réforme des retraites imposée par le gouvernement Sarkozy à l’automne 2010 ? Pourquoi ont-ils, puisqu’ils sont de gauche, présenté Jean-Luc Mélenchon (par exemple, puisqu’il fut le seul candidat de la gauche de la gauche à avoir eu, pour un temps, leur attention), comme le défenseur d’un programme  »archaïque », « irréaliste » et autres clichés que nous avions relevés ?…. »

Les pratiques journalistiques « émoussent le conflit démocratique ». C’est le moins que l’on puisse dire. « De gauche ? »

A l’heure, enfin terminée, où les jeux olympiques et leurs misérables déclinaisons semblent être le centre des réalités du monde pour les grands médias, l’entretien avec Alain Vernon, journaliste au service des sports de France télévisions, « Journaliste de sort ou marchand de spectacle ? » est opportune.

Sur ce sujet, voir : Jeux olympiques : “Non aux dépenses pharaoniques du sport-spectacle”

Voir aussi le beau livre d’Anaïs Bohuon : le test de féminité dans les compétitions sportives    une histoire classée X ? (Editions iXe, 2012) Contre la fiction du naturel, l’archipel du genre

Examiner les journaux masculins ou masculinistes permet de décrypter une partie de « La fabrique du  »masculin » ». Les auteur-e-s soulignent que « l’évolution de la presse masculine traduit bien davantage une recomposition des normes corporelles et comportementales auxquelles les hommes sont enjoints de se plier pour rester des hommes  »véritables » » et que cette presse se construit « en quasi-miroir par rapport aux thèmes privilégiés par la presse s’adressant aux femmes ».

D’une part « explosion des représentations infériorisantes des femmes », d’autre part collusion avec l’industrie de la santé et du sport, toujours « une fonction de production du  »masculin », soigneusement opposé à tout ce qui pourrait se trouver identifié au  »féminin ». »

Cet article est suivi de deux articles sur la presse dite féminine.

« La presse féminine arrondit ses fins de mois » sur les femmes rondes qu’il s’agit de maltraiter « comme n’importe quelle femme ordinaire ». Il se termine par : « Avec l’entrée des rondes dans la danse, le bestiaire ne fait donc que s’agrandir, tout comme le compte en banque de certains patrons de grands groupes de presse ou de cosmétique. Quel progrès pour les femmes, invariablement ramenées à leurs fesses, quelle qu’en soit le taille ? »

« Des rédactrices de magazines féminins encore pire que les publicitaires », article de 2004, sur la ride « notion vague, embrassant une angoisse fondamentale, celle tu temps qui passe ».

Voir le récent livre de Mona Chollet Beauté fatale. Les nouveaux visages d’une aliénation féminine (Zones, Paris 2012),L’omniprésence de modèles inatteignables enferme nombre de femmes dans la haine d’elles-mêmes, dont un extrait est publié.

J’ai de plus particulièrement apprécié le articles autour des connivences, les liaisons amoureuses plus dangereuses que les amitiés louables, et sur « La pédagogie libérale de Daniel Cohen ».

Médiacritique(s) N°4 juillet-septembre 2012

Le magazine trimestriel de l’association Acrimed

32 pages, 4 euros

Didier Epsztajn

Auteur : entreleslignesentrelesmots

notes de lecture

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