Ne pas retrouver la lumière ne signifie pas qu’elle ait disparu

6Retour sur des crimes commis par Sitarade et sa bande dans le sud de La Réunion durant les années 1909-1910. « Cette histoire tisse des liens avec des faits réels et des personnages qui ont réellement existé, certes, mais tout le reste est littérature ». La Réunion et le colonialisme.

Une histoire commencée il y a plus d’un siècle, qui se transmet. Une histoire dilatée au gré des écritures, des ajouts, des déplacements entre obscurité et violence.

Saint-Ange le sorcier, Sitarane le nègre africain, Fontaine et son vilbrequin. Des femmes : Zabel, dame Hoarau, Lisette, Ernestine Généreuse. Une île, une grotte, une nuit d’une « indignité sans nom ».

Un texte à la hauteur de son terrible titre « Une guillotine dans un train de nuit ».

Les interrogatoires, les mensonges, les mesquineries loin des bravaches attitudes, le rejet des responsabilités sur l’autre…

Le couperet. Et Cayenne pour le sorcier. Encore les colonies… et l’espace ouvert des légendes.

« Le vent éparpilla les nuages ; le ciel laissa entrevoir une trêve, tandis que des pelletées de terre recouvraient les cercueils »

Jean-François Samlong : Une guillotine dans un train de nuit

Continents noirs – Gallimard, Paris 2012, 293 pages, 19,50 euros

Didier Epsztajn

Auteur : entreleslignesentrelesmots

notes de lecture

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :