Musique de film (2)

Après une plongée dans le noir, voir précédente note : Film noir et after noir, quelques enregistrements pour (re)voir, inventer, des images, des projections.Au hasard de ré-écoutes récentes.

cd1Je ne connais pas le cinéma de Johan Van der Keuken. Mais la musique qui nous est proposée ici se suffit à elle-même. Multiples dans la forme, dans l’instrumentation, puisant sa « folie » dans le jazz, le free, Kurt Weill, la fanfare…

Un voyage dans les Andes, le ragtime, le boogie-woogie, le cube, la jungle, la vélocité, etc…De la première pièce présentée « On Animal Locomotion » à la dernière « Velocity Duet », le refus du conformisme, le sarcasme, l’ironie, la joie de jouer.

Une mention particulière à Willem Breuker, le multi-instrumentiste et son refus d’un ordre musical desséchant.

Willem Breuker, Johan Van der Keuken : « Music for his films 1967/1994 » Double Cd BVHAAST

cd2Ce n’est pas de la musique de film, mais le nom de ce quatuor « Tarkovsky Quartet » indique une proximité avec l’univers d’un grand cinéaste.

Certaines pièces s’inspirent de compositions de musique savante européenne, « A celui qui a vu l’ange » de Pergolesi, « Maroussia » de Johan Sebastien Bach, « La passion selon Andrej » de Jean Sébastien Bach et le « Doktor Faustus » de Dimitri Shostakovitch ».

Francois Couturier au piano, Anja Lechner au violoncelle, Jean-Marc Larché au saxophone soprano et Jean-Louis Martinier à l’accordéon, déploient des musiques aux sonorités rêveuses, illustrant à la fois certaines ambiances de films d’Andrei Tarkovsky et donnant à la sonorité propre de chaque instrument un environnement chatoyant et nostalgique, un pas « De l’autre coté du miroir ».

Cd Tarkovsky Quartet, Ecm 2011

Face au rêve en noir et blanc, et quelque fois en couleur

cd3Une traversée de la mémoire, des films, des scènes, des actrices et acteurs, des paysages ou des visages, des silences ou des ritournelles. Cinq pianistes : Martial Solal, Steve Kuhn, Alain Jean-Marie, Stephen Oliva et Paul Bley.

Certaines musiques entreront en collision avec des souvenirs, des images persistantes pour l’auditrice ou l’auditeur. Certains thèmes résonneront avec plus de familiarité que d’autres. Sans oublier les musiques et films non connus.

Au gré des souvenirs plus vivaces : « A bout de souffle » du film du même nom ; « Maria » de West Side Story ; « Last Tango in Paris » du film du même nom ; « Somewhere » de West Side Story ; le medley « Les parapluies de Cherbourg » ; « Rosemary’baby », « India Song », « Le mépris » des films du même nom ; « As time goes by » de Casablanca ; « What is this thing called love » de Cole Porter. Ou l’hommage à Tex Avery.

Coffret jazz’n (e)motion, 6 Cd, BMG, Rca Victor 1998.

Encore une fois Bernard Herrmann

cd4« Sans jamais chercher à être un interprète fidèle de sa musique et en acceptant volontiers les déformations subjectives de la mémoire, de l’improvisation et de la transposition au piano d’œuvres orchestrales, j’ai eu lors de cet enregistrement un double sentiment ; celui de revivre dans un ordre aléatoire, au gré des émotions, tout ce cinéma et ces mélodies qui ressurgissaient à moi, et celui plus étrange de réaliser la musique d’un autre film dont le sujet dessinerait peu à peu la vie et la personnalité complexes de Bernard Herrmann lui-même ».

Un prélude, une invitation aux voyages extraordinaires au pays des cinémas de Joseph Leo Mankiewicz, de Brian de Palma, d’Alfred Hitchcock, d’Orson Welles, etc

Cd Stephan Oliva : Ghosts of Bernard Herrmann, Illusions, enregistré en 2006

Didier Epsztajn

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