Nous protestons contre ce qui est, mais dans l’unique désir de le transformer, non de le changer

3« Reconnu comme un document fondateur du Québec moderne, le manifeste Refus Global est une déclaration de rejet de la société duplessiste des années 1940, dite de la Grande Noirceur, dominée par la religion et les privilèges, un refus de tout ce qui paralyse de penser, de s’exprimer, d’agir et de créer ». Louis Gill souligne, de plus, dans sa préface, les objets des débats qui eurent lieu chez les automatistes : « la conception matérialiste du monde, le type de société auquel aspiraient les automatistes, les rapports entre les surréalistes français et le Parti communiste français, la question vitale de l’indépendance de l’art à l’égard du « réalisme socialisme » imposée par le stalinisme, etc. ».

SOMMAIRE :

Préface de Louis Gill

Introduction

Chapitre 1 À droite, à gauche…

Chapitre 2 Refus idéal

Chapitre 3 En regard de l’automatisme

Chapitre 4 Faire le point

Chapitre 5 Une discussion entre amis…

Chapitre 6 La querelle des peintres

Conclusion

Postface

Au delà des appréciations qui peuvent être portées aujourd’hui sur Refus Global, il s’agissait bien d’un « discours de rupture » d’un discours « simplement inaugural ».

Ce livre permet de mieux comprendre et les idées des rédacteurs et les violences verbales tant de la droite que des staliniens. Le « refus tout aussi irrévocable de subordonner l’idéal automatiste aux nécessités immédiates de l’organisation pratique de la révolution prolétarienne » était totalement insupportables pour les représentants auto-proclamés du prolétariat.

En revenant sur les positions des automatistes, leurs relations avec les surréalistes, leurs confrontations avec les membres des Partis communistes, sans oublier celles avec la morale catholique et l’exploitation économique, l’auteur analyse les rapports entre art et politique, entre artistes et militant-e-s. Le cadre assumé est celui d’un « refus de toute soumission aux règles préétablies et à la froide intentionnalité dans l’art, comme dans les activités de la vie ».

De multiples débats sur l’« art » et sur les engagements des artistes...

Un complément bienvenu à l’ouvrage de Louis Gill : Art, politique, révolution. Manifeste pour l’indépendance de l’art. Borduas, Pellan, Dada, Breton, Rivera, Trotsky, M éditeur, Ville Mont-Royal (Québec) 2012, L’indépendance de l’art – pour la révolution ; la révolution – pour l’indépendance définitive de l’art !

Comme pour ce précédent livre, la couverture du présent ouvrage reproduit un tableau de Paul-Emile Borduas. Ici, un sans titre de 1950, une incitation de plus à la lecture.

Marcel Saint-Pierre : Une abstention coupable

enjeux politiques du manifeste Refus Global (Refus global)

M éditeur, Ville Mont-Royal (Québec) 2013, 127 pages

Didier Epsztajn

2 réponses à “Nous protestons contre ce qui est, mais dans l’unique désir de le transformer, non de le changer

  1. Bonjour, Comment peut-on se procurer ce livre ? Gérard Vidal

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