Colloque du Collectif National pour les Droits des Femmes

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Samedi 31 janvier 2015

Mairie du 4ème arrondissement

Paris

Pourquoi faire un colloque?





Édito 



Mars 2014, les élections municipales, mai 2014, les élections européennes. A chaque fois le Front National progresse, réussissant à mobiliser ses électeurs traditionnels, et de nouveaux, alors que de nombreux électeurs de gauche boudent les urnes. La politique de « dédiabolisation » est visiblement une affaire qui marche.

Le Front National, avec son ravalement de façade, récolte les fruits de la désaffection pour la politique, l’absence de projet alternatif crédible. Il développe un discours populiste se faisant le champion de la lutte contre la mondialisation et le meilleur défenseur des couches populaires.

Les extrêmes droites se sont toujours construites sur le terreau dégradé d’une crise économique, sociale et politique. Elles exploitent la désespérance des gens terrassés par la précarité et le chômage, alimentent la haine de l’Autre, érigent en dogme des valeurs de rejet et de repli sur soi. Là où elles sont parvenues au pouvoir, elles n’ont fait que semer la crainte et la désolation sans jamais parvenir à résoudre les problèmes de la société.

Non loin du Front National, bien que souvent opposés à lui en paroles car s’estimant plus radicaux, gravitent un certain nombre de groupes et individus qui se nourrissent de la même haine nauséabonde.

Puis il y a les réactionnaires de la Manif pour Tous. Plus diversifiés politiquement, leurs initiatives ont servi de champ d’intervention et de manœuvres aux diverses composantes des extrêmes droites, ravies de trouver ainsi un domaine où se déployer.

Toutes ces composantes développent des arguments contre les droits des femmes. Qu’ils soient camouflés comme le FN qui s’exprime assez peu sur le sujet ou servant d’étendard de rassemblement comme les Journées de retrait de l’école, la Manif pour Tous ou Eric Zemmour, la pensée est la même : faire rentrer les femmes à la maison mettre au monde des enfants français pour repeupler la nation, défendre la famille très traditionnelle, remettre en cause l’avortement, etc.

Pour mieux les combattre nous devons connaître ces groupes, appréhender leur discours, contrer leurs arguments. Car ils assènent à longueur de temps de fausses justifications avec l’assurance éhontée de nouveaux conquérants. Car ils recherchent la sidération muette de leurs adversaires pour mieux propager dans la population leurs idées délétères. Mais nous devons aussi en positif réaffirmer nos valeurs, défendre nos convictions, notre combat, montrer qu’il est possible de lutter, le tout dans un grand souci de transmission.

Nous sommes évidemment  persuadé-e-s que ceci ne suffira pas. Nous savons qu’il manque au mouvement social un projet politique crédible autour duquel se rassembler. Mais nous savons aussi que cette connaissance,  est indispensable pour que la lutte se remette en état de marche.




 







Le programme provisoire de la journée
 





9h

Accueil des participant-e-s

9h 30

Ouverture du colloque

Introduction : Suzy Rojtman

10h

Qui sont ces extrêmes droites ?

Intervenant-e-s

René Monzat, spécialiste des extrêmes droites.

Luz Mora, membre de Visa (Vigilance Initiatives Syndicales Antifascistes ) : Déconstruction du discours du FN 

André Dechot, membre de la Ligue des Droits de l’Homme, co auteur de « La galaxie Dieudonné » aux éditions Syllepse : Déconstruction discours Soral Dieudonné
Jean Marie Bonnemayre, Président du Conseil National des Associations Familiales Laïques : « De la critique de l’idéologie familialiste au retour sur le devant de la scène d’une droite maurassienne, catholique, et vichyste. »

Julien Longhi, Maitre de conférences en sciences du langage à l’Université de Cergy Pontoise : « De la femme objet à l’objet discursif : représentations des femmes et de la « féminité » dans Le suicide français d’Eric Zemmour « 

11h45

« Réarmement théorique » et luttes 


Introduction : Muriel Naessens

Intervenant-e-s 


Immigration : Catherine Wihtol de Wenden, Directrice de recherche au CNRS  (CERI-Sciences-Po) « Sur les dynamiques nouvelles qui ont affecté les tendances des flux migratoires depuis ces  vingt dernières années et sur les tentatives de gestion régionale et mondiale de ces migrations » et Françoise Nassoy, membre de Femmes égalité sur les grèves des femmes immigrées

12h40

Déjeuner libre

14h

Suite des intervenant-e-s

Rapports sociaux de sexe et genre : Armelle Testenoire, Maîtresse de conférences à l’Université de Rouen « Que recouvre la défense de l’altérité homme/femme ? » et Cécile Ropiteaux membre du Snuipp-FSU, syndicat enseignant du premier degré « « De la manif pour tous aux JRE : attaques contre l’égalité à l’école – Décrypter les discours réactionnaires »

Famille : Yvonne Guichard-Claudic, sociologue, Maîtresse de conférences de l’Université de Brest « La famille, un enjeu tant politique qu’individuel pour les droits des femmes » et Jocelyne Fildard, membre de la Coordination Lesbienne en France et du Cndf 


Laïcité : Natacha Chetcuti, sociologue, chercheure associée – GTM/CRESSPA-CNRS-Paris « Nationalisme et féminisme en France : quand le principe de laïcité fait débat » et Mimouna Hadjam, membre d’Africa 93, La Courneuve 


Droits sociaux, protection sociale : Édouard Grosz et Julien  Moutinho du Réseau salariat « 1945-2015 : « Les Jours Heureux » au Programme du Conseil National de la Résistance sont-ils toujours d’actualité ? »  et Odile Merckling, membre du Cndf

16h40

Débat : Comment lutter contre les extrêmes droites ?

17h30

Pas de lutte contre l’ex droite. sans projet politique. Pas de projet politique, de changement de société sans prendre en compte le caractère émancipateur et subversif de la lutte féministe. Élisabeth Ackerman

17h45

Synthèse des débats et conclusion

Découvrez celles et ceux qui animeront la journée

Élisabeth Ackerman, Membre du PCF et du Cndf

Jean Marie Bonnemayre, Président du Conseil National des Associations Familiales Laïques, membre du Haut Conseil de la Famille, administrateur de l’UNAF. Pour le CNAFAL : « il n’y a pas de « famille-standard » ni de modèle familial à imposer tout comme nous récusons toute politique familiale nataliste. Le mode de vie, le projet familial est du ressort du choix intime de chacun ; tout comme nous sommes attachés à une conception égalitaire de la famille, de son fonctionnement : respect mutuel, solidarité, responsabilité. »

Natacha Chetcuti, sociologue, chercheure associée – GTM/CRESSPA-CNRS-Paris. Ses travaux portent sur le rapport entre genre et sexualité. Elle mène actuellement une recherche sur le lien entre genre, sexualité et antisémitisme dans les mouvements d’opposition au mariage homosexuel et à l’homoparentalité. Elle est l’auteur de Se dire lesbienne, vie de couple, sexualité, représentation de soi (Payot, 2013 [1er de. 2010]). Elle a co-dirigé des ouvrages et écrit de nombreux articles dont les plus récents :

« “Théories de genre” et normes sexuelles : l’écho d’une polémique en milieu scolaire », revue Poli, Politique de l’image, Sexe en Public, n°9, pp. 90-97, 2014  « Quand les questions de genre et d’homosexualités deviennent un enjeu républicain », Les Temps Modernes, pp. 241-254, Avril-Mai-Juin 2014, n°678

« Contemporary Feminisms and Controversies about the Principle of Secularity in France : A Model of Emancipation », in Barbara Molony et Jennifer Neslon (sous ladir.), What is Feminism ? Transnational Activism in the «  Second Wave », Bloomsbury Press, à paraître en 2016.

André Dechot, Coordinateur du groupe de travail « extrême droite » de la Ligue des Droits de l’Homme. Ancien animateur de la commission Europe du réseau antifasciste Ras l’front. Co-auteur avec Jean-Paul Gautier et Michel Briganti « La galaxie Dieudonné – Pour en finir avec les impostures » édité chez Syllepse en 2011 et anime depuis septembre 2012 le blog http://lespapiersanthumes.wordpress.com/

Jocelyne Fildard, Membre de la Coordination Lesbienne en France et du Cndf. Selon sa plate-forme politique, les buts de la Coordination Lesbienne en France sont de « renforcer la visibilité et la représentation des lesbiennes dans la société, faire progresser les droits des lesbiennes et favoriser les échanges entre les groupes de lesbiennes ». La CLF « se veut une force dans le champ politique et social, une affirmation de la citoyenneté lesbienne ».

Édouard Grosz, Membre du « Réseau salariat ». Réseau Salariat, association d’éducation populaire, vise à rétablir le sens initial des institutions, issues de la mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance. Ces institutions, malgré les offensives réformatrices néolibérales depuis trente ans, sont encore très présentes dans notre organisation socio-économique et sont porteuses d’horizons émancipateurs, entre autres, le salaire à vie, la copropriété d’usage des entreprises, la qualification à vie attribuée à la personne, la maitrise de l’investissement par les seuls producteurs et productrices de la valeur économique… En s’appuyant notamment, sur l’extension de la cotisation sociale, ces horizons se rendent accessibles, par la lecture et la compréhension d’un « déjà là » considérable.

Yvonne Guichard Claudic, sociologue, Maîtresse de Conférences, désormais retraitée, de l’Université de Brest. Elle est membre de l’ANEF (Association Nationale des Etudes Féministes). Ses travaux portent notamment sur l’activité des femmes dans le secteur maritime ainsi que sur les situations conjugales asymétriques. Elle est l’auteure de Éloignement conjugal et construction identitaire. Le cas des femmes de marins, Paris, L’Harmattan,1999. Elle a co-dirigé, avec Danièle Kergoat et Alain Vilbrod, L’inversion du genre. Quand les métiers masculins se déclinent au féminin… et réciproquement, Rennes, Presses Universitaires de Rennes,  2008. Elle a aussi co-dirigé avec Danièle Kergoat le n° 42 des Cahiers du genre,  Inversion du genre. Corps au travail et travail des corps, Paris, L’Harmattan, 2007.

Mimouna Hadjam, Militante de l’association Africa à La Courneuve en Seine Saint Denis. Africa est une association féministe et anti raciste, créée il y a près de 30 ans, dans le sillage de la « Marche pour l’égalité des droits », dans la cité des 4000 à la Courneuve « dans un contexte de montée de l’extrême droite, de crimes racistes ou sécuritaires, ayant entrainé la mort de nombreux jeunes ». Africa mêle une vision internationale de l’anti racisme à un travail de terrain « pour favoriser l’insertion des populations immigrées ». Elle se réclame aussi de la lutte « contre les intégrismes religieux, pour la laïcité et la solidarité avec les féministes du monde ».

Julien Longhi, Maître de Conférences en sciences du langage à l’Université de Cergy Pontoise. Il s’intéresse aux mécanismes de construction du sens en discours. Ses recherches portent notamment sur le discours politique, et sur les rapports entre les formes d’expression et les idéologies. Il a travaillé sur le discours de droite et d’extrême droite, et plus récemment sur le discours des écologistes. Anime le site : https://sites.google.com/site/julienlonghi/

Odile Merckling, Militante du Cndf. Socioéconomiste et auteure de plusieurs ouvrages dont :

« Parcours professionnels de femmes immigrées et de filles d’immigrés » paru en 2012, aux Ed l’Harmattan

« Femmes de l’immigration dans le travail précaire »  paru en 2011 aux Ed L’Harmattan,

« Immigration et marché du travail. Le développement de la flexibilité en France », paru en 1998 aux Ed L’Harmattan.

René Monzat, spécialiste de l’extrême droite. Il est auteur de plusieurs ouvrages sur la question dont « Voleur d’avenir, pourquoi l’extrême droite a de beaux jours devant elle » (2004), aux Éditions Textuel.

Luz Mora, Membre de Visa : Vigilance Initiatives Syndicales Antifascistes. VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature. Les militants de VISA, depuis 1996, recensent, analysent, dénoncent, les incursions de l’extrême droite et plus particulièrement du Front national sur le terrain social. VISA se veut être un outil d’information et de réflexion pour toutes les forces syndicales qui le souhaitent afin de lutter collectivement contre l’implantation et l’audience de l ’extrême droite dans le monde du travail.

Muriel Naessens, Membre de « Féminisme-Enjeux-Théâtre de l’Opprimé » et du Cndf. FéminismEnjeux est une association qui pratique la méthode du Théâtre de l’Opprimé pour lutter contre l’oppression faite aux femmes. Les objectifs sont : donner la parole aux opprimé-e-s, devenir actrice et acteur de changement, lutter contre les rapports sociaux de sexe inégalitaires et permettre la prévention des violences sexistes.

Françoise Nassoy, Militante de l’Organisation  Femmes Égalité. « L’Organisation Femmes Égalité Pour l’émancipation et le Progrès Social a une vision politique de la vie des femmes dans le cadre de la société actuelle. Notre rôle, nos revendications, nos aspirations, nous les inscrivons dans un projet de progrès social indispensable à la conquête d’une véritable autonomie, c’est à dire notre émancipation. »

Suzy Rojtman, Militante du Cndf

Cécile Ropiteaux, Professeure des écoles, militante du SNUipp-FSU, syndicat enseignant du premier degré.

Armelle Testenoire, Maitresse de Conférences en sociologie à l’Université de Rouen. Co-responsable du réseau « genre, classe, race, rapports sociaux et construction de l’altérité » de l’Association Française de Sociologie. Ses travaux portent sur le genre et les parcours de femmes de classes populaires. Elle a co-dirigé des numéros de revue :

« Prismes féministes. Qu’est-ce que l’intersectionnalité ? «  L’Homme et la Société 176-177, 2010.

« Subjectivités et rapports sociaux » Cahiers du genre, 53, 2012.

Catherine Wihtol de Wenden, Directrice de recherche au CNRS ( CERI-Sciences po), spécialiste des migrations internationales. Auteure de nombreux ouvrages dont :

Faut-il ouvrir les frontières? Paris, Presses de Sciences-Po, 2014

Le droit d’émigrer, Paris, CNRS Éditions, 2013

Pour accompagner les migrations en Méditerranée, Paris, l’Harmattan, 2013

Atlas des migrations. Paris, Autrement, 2012

Les nouvelles migrations. Paris, Ellipses, 2013

http://femmesetextremesdroites.strikingly.com

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