Je croyais que toutes les batailles avaient été gagnées

6437pc.png.JPG« Avec l’an 2000, la Marche mondiale des femmes approchait, et les récits de vie allaient devenir notre façon de nous inscrire dans ce magnifique projet »

Des récits, des « bouts de quotidienneté de femmes anonymes » captés, des portraits, l’esquisse des évolutions et des contradictions maintenues ou reformulées, les « revers » individualisés des rapports sociaux de sexe, du sytème de genre, les un-e-s plus les un-es…

« De l’une à l’autre, ces femmes illustrent la difficulté de concilier le travail, les études, les responsabilités familiales, les relations amoureuses, les loisirs et les activités syndicales. Elles nous décrivent les contraintes auxquelles elles ont dû faire face, que ce soit la précarité de leur travail, la surcharge de leur tâche, la pression qui s’exerce à chaque jour, le harcèlement ou encore la compétition entre collègues ».

Richesse des récits, richesse de la langue, entre oralité et écriture, constructions et silences, « des inconnues, dans toutes leur beauté ordinaire »…

Ceux qui n’étaient pas pour l’éducation des filles, l’absence de rapport égalitaire, la dépendance financière, des enfants « clé au cou », les chums et les blondes, le travail à la maison, l’aide et le non-engagement du conjoint, femme mariée « ça restait mariée », signature masculine obligatoire pour louer un logement, « travailler avec le conjoint… sans le conjointement », les maisons d’hébergement pour femmes violentées, séparation et libération, le mouvement des femmes dans les années soixante et soixante-dix, la solidarité internationale et la condition féminine, se battre pour son autonomie financière…

Le harcèlement sexuel, prendre la pilule, « les contremaîtres faisaient souvent pleurer les filles », les hommes et leurs comportements, « Tu la laisses tranquille ! Elle t’achale pas, elle fait sa job », erreurs et apprentissage, la vie privée privée envahie « et pas toujours dans la solidarité ou le respect »…

Des petites choses comme ça, s’accuser de tous les péchés, la brique et le fanal, l’isolement, le respect et l’égalité, « il faut sa monoparentale, sa néo-Québécoise et sa… lesbienne », la réalité toute féminine, la reversibilité des droits des femmes, « les trois quarts des employés étaient des femmes, et c’était les hommes qui avaient les belles job »…

Miroirs, précarisation, « c’est d’abord à moi que les enfants s’adressent », la guerre des petits couteaux, la syndicalisation, faire respecter notre profession, perdre son identité personnelle, « on trouve toujours moyen de se reprocher des choses », comme si on n’avait pas de corps, l’ignorance des médecins sur la profession de sage-femme, la maison des naissances, « je suis une jarret noir pure laine », faire reconnaître l’expertise professionnelle es femmes…

De l’une à l’autre – Le fil de l’histoire

récits de femmes syndiquées

Propos recueillis et rédigés par Sylvie Roche

L’intersyndicale des femmes / Les éditions du remue-ménage / Le parloir, Québec 2000, 236 pages

Didier Epsztajn

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s