Retour au 8 mars

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L’an passé, j’avais largement exprimé ma colère à ce propos (à retrouver ici, pour rappel : n’hésite pas à le lire si jamais le texte t’est inconnu, pour bien comprendre cette « grande histoire d’amour » qui me lie à cette journée, et afin que la suite de mon propos ne te soit pas totalement absconse…).

Je ne vais pas me répéter, je vais donc faire très court : en plus de cette idée abusive et mensongère, cette « fausse bonne idée » qui permettrait à certain.e.s de se laver la conscience une fois par an et HOP, demain c’est le 9 mars, la condition des meufs dans le monde entier – mais aussi SOUS MON NEZ (toujours penser à bien balayer devant sa porte, ça ne fait jamais de mal, avant d’aller critiquer l’autre bout de la galaxie) –, ça attendra 364 nouvelles journées du mâle,… et bien en plus de « ça », le 8 mars est devenu… une fête commerciale.

Oui, oui.

On nous avait vendu la Fête des Mères et la Saint-Valentin, à grand renfort de fers à repasser et tenues coquines sans aucun confort mais qui auraient le pouvoir magique d’exciter la libido de ces messieurs (sérieux les gars, le monde de la pub vous prend tout autant pour des quiches que nous), et bien voilà que le 8 mars est devenu une sorte de troisième jambe à ces célébrations de la Fâââââmmmmme.

Entre les « salons de la femme » qui fleurissent dans des villes de province dont je tairai le nom par respect pour ses habitant.e.s bien malmené.e.s niveau médiatisation du sexisme ces dernières semaines (auteurs, autrices, vous êtes à la fête, il va falloir sérieusement songer à vous délocaliser…) et les offres commerciales qui pullulent, j’aime autant vous dire que le seul aspect positif de cette « Journée internationale de la femme », « Journée des droits des femmes » ou « Journée de lutte pour les droits des femmes » a été vidé de son sens. Hop, à la poubelle les revendications mais, sur la table, la carte de crédit.

Je n’invalide en aucun cas le travail des ONG ou Associations féministes qui tentent encore de faire un grand « Coucou, regardez on se bat pour telle et telle cause (excision, violences conjugales, violences sexuelles, égalité salariales, etc.) ». Mais ces appels sont devenus quasiment invisibles dans tout ce chaos commercial qui va tenter de faire en sorte que Môôônsieur vous offre des fleurs ce jour-là, lui-même perdu dans cet ouragan d’injonctions totalement contradictoires.

Alors moi je ne veux pas de fleurs, (et pourtant, si vous saviez comme j’aime ça …. le chocolat aussi, au demeurant).

Non.

Je veux des droits et une égalité réelle.

Tous les jours.

Sans exception.

Pas une fois par an pour faire joli sur la photo.

Allez, bisous, et évitez la crise de foie.

*

Texte : Marie Gloris Bardiaux-Vaïente

Dessin : James

http://mgbvfeminisme.tumblr.com

https://www.facebook.com/notesdintentionsfeministes

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