Un prix pour La bataille d’Einaudi

7rb7_einaudi72Le prix du livre anticolonial 2016 a été attribué conjointement à La bataille d’Einaudi de Fabrice Riceputi, et à Charles Martel et la bataille de Poitiers1, de William Blanc et Christophe Naudin (éditions Libertalia). 

Avant d’être un événement bien connu des historiens, le 17 octobre 1961 a fait l’objet d’une amnésie complète ; c’est elle qu’Einaudi a dû vaincre dans un long combat. Au fil d’un récit documenté et passionnant, Fabrice Riceputi retrace les trois décennies du combat mené par Einaudi pour la reconnaissance politique d’un crime colonial d’État.

Riceputi nous raconte le travail d’enquête solitaire qui amène Einaudi à écrire La bataille de Paris. 17 octobre 1961 (publié en 1991) ; puis le retentissant double procès Papon (Einaudi invité à témoigner de la responsabilité de Papon dans les événements du 17 octobre, puis attaqué par Papon pour diffamation !), qui aboutit à l’éclatement de la vérité historique.  Il nous apprend également la résistance acharnée de l’appareil d’État lui-même à livrer ses secrets contenus dans les Archives, et la lente et difficile apparition du 17 octobre 1961 dans les manuels scolaires… Un livre d’histoire qui se lit comme un roman policier !

Cette Bataille d’Einaudi est à la fois un portrait sensible de l’homme et le récit d’une revanche sur une histoire officielle mensongère. (Politis)

Einaudi  a bien mené une « bataille » contre le mensonge, contre la « Raison d’État », contre le négationnisme. Et il l’a gagnée. Merci à Riceputi de l’avoir rappelé. (L’Humanité)

Sa quête de la vérité fut d’une ténacité étonnante. (L’Est républicain)

La bataille d’Einaudi porte en elle un enjeu éminemment politique, celui d’une République coloniale dont l’impensé est toujours présent. (Afrique en lutte)

Ce livre, contrairement aux précédents, pointe non pas l’événement lui-même (le 17 octobre 61) mais l’homme par qui sa médiatisation est arrivée. Il se déploie moins comme un énième retour sur les faits eux-mêmes que sur l’homme à qui ils doivent leur résonance dans les espaces français et algérien.

(Al Huffington Post Algérie – Maghreb)

La démonstration est étayée, rigoureuse et implacable. On se doit de la lire. La bataille d’Einaudi n’est pas encore terminée.

(Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire)

Préface de Gilles Manceron : preface-de-gilles-manceron-a-louvrage-de-fabrice-riceputi-la-bataille-deinaudi/ 

http://lepassagerclandestin.fr/catalogue/essais/la-bataille-deinaudi.html

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Une réponse à “Un prix pour La bataille d’Einaudi

  1. Dans les années 80, Einaudi était bien seul. Nous étions une trentaine, 50 au maximum à nous retrouver à St Michel et aux réunions qui avaient précédé.
    Pour ma part j’ai été informée des actions d’ Enaudi par des antillais du cercle Franz Fanon. Et puis d’année en année il y a eu du monde, jusqu’à la pose d’une plaque de la Mairie Socialiste de Paris (Delanoë). Elle fut longue la route…

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