Résolution sur l’accord UE – Turquie relatif aux réfugiés / 5e rencontre nationale des DPSS

5thPanelladikiKIFA-25e rencontre nationale des Dispensaires et Pharmacies Sociaux Solidaires (DPSS) 

Résolution sur l’accord UE – Turquie relatif aux réfugiés

Les conclusions du Conseil Européen (datées du 16-17 mars) relèvent d’une politique inacceptable. Une politique qui viole la Convention de Genève relative au statut des réfugiés, qui légalise la fermeture des frontières, qui crée un cordon sanitaire visant à protéger les pays du centre de l’Europe. Une politique qui transforme la Grèce en un énorme ghetto, en un territoire de répression croissante à l’égard des réfugiés et migrants. Cette politique va accentuer la misère aussi bien des Grecs que des réfugiés.

D’importantes responsabilités politiques reviennent au gouvernement grec, dans la mesure où il a abandonné toute revendication, il n’a pas exercé son droit de veto, pour le maintien des frontières européennes ouvertes, il a accepté de facto que Idomeni devienne la nouvelle ligne frontalière de l’Europe. La Grèce restera au-delà de cette frontière, mais restera toujours membre de l’UE, ne serait-ce que pour appliquer des mémorandums dévastateurs et pour continuer de payer ses créanciers tout en piétinant les besoins et violant les droits les plus fondamentaux des Grecs et des migrants.

L’accord UE – Turquie met en lambeaux le Droit International et la Convention de Genève . Il sert à une UE xénophobe en lui permettant de se « débarrasser » de la question des réfugiés tout en en transformant de cette dernière en une question gréco-turque. Cet accord fait de la Grèce un serviteur dévoué des élites occidentales, seules responsables de la crise des réfugiés à travers leurs guerres et leurs interventions géopolitiques au Moyen-Orient. Le retrait du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et de Médecins Sans Frontières apporte la preuve supplémentaire que, sur la base de ce pacte honteux entre l’UE et la Turquie, lesdits « hotspot » deviennent des centres de rétention fermés, des prisons aux conditions inhumaines pour les réfugiés et les migrants.

Cette évolution marque un important tournant réactionnaire en matière de traitement réservé aux réfugiés. Il s’agit clairement d’une mesure d’enfermement et de ghettoïsation de tous les réfugiés et migrants séjournant en Grèce ; une mesure qui les expose à la menace permanente d’expulsion et de retour forcé à l’enfer dont ils sont parvenus à s’échapper ; une mesure de confinement dans des zones isolées au plus loin des villes, de la protection, du soutien et de la solidarité des populations locales qui se mobilisent en leur faveur. De plus, l’utilisation de l’armée pour l’organisation et la garde de différents types de camps donne à l’armée un rôle autonome et de premier plan particulièrement inquiétant quant à l’avenir ainsi annoncé.

5e rencontre nationale de DPSS

Thessalonique, avril 2016

Les DPSS de Arta, Corinthe, Drama, Ellinikon, Iraklion, Kalamata, Néa Philadelphia /Néa Chalkidona/ Néa Ionia, Néa Smyrni, Préveza, Réthymnon, Salamine, Thessalonique

https://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/2016/04/24/resolution-sur-laccord-ue-turquie-relatif-aux-refugies-5e-rencontre-nationale-des-dpss/

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