Coup de coeur : La Fondation Leila Alaoui est née

Quelques mois après la disparition de Leila Alaoui, la jeune photographe franco-marocaine victime des attentats de Ouagadougou, une fondation portant son nom a vu le jour. Présidée par sa mère, Christine, la fondation ouvrira bientôt ses portes à Marrakech.

Une formidable initiative portée par son entourage proche. Une belle manière de faire perdurer son oeuvre et de rendre hommage à cette femme d’exception qui nous a quittés beaucoup trop top… Je partage ci dessous avec vous le mot de la Présidente de la Fondation, Christine Alaoui, la mère de Leila:

« De multiples hommages de par le monde et de tous bords ont été rendus à la mémoire de Leila Alaoui. En remerciements pour leurs auteurs tous profondément émus, je veux paraphraser ces témoignages ou m’en inspirer pour m’adresser à vous.

Leila était une promesse dont nous pouvions commencer à entrevoir la réalisation. Cette promesse nous a été volée, de la manière la plus insupportable qui soit, quand elle est tombée à Ouagadougou sous les balles des terroristes.

Elle est partie.

Leila avait toute une vie à vivre. Sa disparition est une injustice, une erreur de l’histoire, un drame absolu.

Il nous reste son beau travail et la rage qu’elle soit partie si tôt et comme çà!

Son talent et son regard sur le monde faisaient d’elle une artiste unique. Elle avait un chemin artistique qui au delà de la photographie posait la question de notre humanité.

De l’aveu de tous ceux qui l’ont connue Leila incarnait l’ouverture, la créativité, la beauté. A travers son travail elle donnait une voix à tous les laissés pour compte : les migrants subsahariens, les réfugiés Syriens, les ouvriers effacés de la mémoire, les enfants de la rue et ceux malades, les femmes maltraitées et les gens oubliés des campagnes.

Elle les regardait si bien que ses photos reflétaient presque leur âme.

Elle utilisa l’image et l’art vidéo pour exprimer des réalités sociales à travers un langage visuel qui se situe aux limites du documentaire et des arts plastiques.

Cette tragédie ne doit cependant pas nous arrêter, elle doit même nous inspirer.

La fondation que je préside y veillera, je vous le promets !

Christine B. ALAOUI »

Publié sur le site le maroc des femmes (La société marocaine décryptée par les femmes)

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