L’oeil de l’homme vert et le cheval sont reliés par un trait blanc

heaven-mieko-kawakamiIl y une certaine grâce à décrire si pudiquement des violences d’élèves de collège.

Meiko Kawakami fait le pari d’un traitement, sans complaisance et sans moralisme, de la cruauté. Le déroulement est à la fois implacable jusqu’à la presque scène de viol et plein des silences, des échanges, des rencontres entre ces deux adolescent-e-s « souffre-douleur ».

D’un coté la description émerveillée d’une visite au musée, de l’autre l’abrupte conversation avec Momose.

Il y a probablement ici une peinture des certaines réalités en société japonaise.

Le jardin de la baleine, la difficulté de dire, les disgrâces, la gratuité méchante.

Des lettres, des silences, des incompréhensions. Qui est-il et qui est-elle ?

Le strabisme « Paris-Londres », Kojima, la/le différent-e, le handicap…

Et pourtant, un possible plus lumineux, des retrouvailles avec soi-même.

« Le monde à l’intérieur de mes larmes qui ne cessaient de couler formait une image et ce monde avait une profondeur. Il y avait quelque chose au bout du monde »

Meiko Kawakami : Heaven

Traduit du japonais par Patrick Honnoré

Actes Sud, Arles 2016, 236 pages, 21 euros

Didier Epsztajn

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s