Kaschink, « Rosa Parks fait le mur », « Des petits mots d’amour et autres visages », Paris, 2015

Des immenses visages hauts de plus de 2 mètres, une Grande odalisque, autant d’occasions de pénétrer dans l’imaginaire de Kashink. Elle complète son portrait par trois fresques qui complètent notre découverte de cette artiste.

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La première grande fresque que je vous présente est formée de dizaines de visages peints « à la Kaskink ». Les formes sont oblongues, les surfaces des visages sont décorées de motifs, il n’est guère possible de distinguer les visages masculins des féminins. Ces visages sont des portraits de ceux qui dans l’intimité du couple sont aimés. Les portraits réduits au visage de l’être cher sont « sous-titrés » d’un de ces petits noms que nous donnons (que nous affublons, diront les esprits chagrins) notre cher(e) et tendre. Ces « petits noms » que nous utilisons dans le secret de notre relation amoureuse, Kashink en fait, non une liste exhaustive, mais un inventaire. Certains sont des must : my love, mon amour, ma chérie, ma douce, mon chou, mon ange. D’autres disons… plus inattendus : mon boo, mon boubou… La déclinaison de ces mots doux est charmante. Quelle jolie manière, so romantic, de dire des choses simples et profondes : l’amour entre deux êtres ne dépend pas du sexe, les petits mots d’amour que nous cachons aux autres sont de bien jolis mots qu’il convient de savourer. Mots cachés, mots montrés, mots lus : un message de Kashink qui nous va droit… au cœur.

L’artiste aurait pu en rester là. Elle a peint des dizaines de mètres linéaires, nous distillant en plus de la beauté des formes et des couleurs quelques messages et quelques revendications. Comme un bonus, elle nous offre encore trois beaux portraits et quelques superbes visages. Ces portraits sont différents des autres : ils sont plus grands et ne se résument pas aux visages. Les visages sont « cadeau » : ils sont beaux et c’est suffisant.

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Incontestablement, Kashink a imposé sa personnalité et son style au street art. Elle a réussi à créer des personnages ayant « une forte identité plastique » mais aussi une manière de peindre qui lui est personnelle. Elle ne s’inscrit pas dans un courant « mainstream », mille fois reproduit sur les murs des villes, je considère qu’elle est à part, héritière du dessin d’illustration et, jusqu’à aujourd’hui, sans héritiers.

Richard Tassart

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