La banalité du désespoir

arton8199Le plus étonnant dans le recueil de nouvelles de Christos Ikonomou réside dans le fait que certaines furent écrites avant même que n’éclate la « crise grecque ». Une préscience que révèle parfois la littérature…

Une grande unité de ton, des existences brisées, des hommes qui viennent à 3 heures du matin devant les bureaux de la Sécu afin de ne pas passer des heures dans la queue qui se formera, une femme victime d’un infarctus qu’un passant mène à l’hôpital qui ne l’accepte qu’à la condition que son sauveur paye les frais d’admission…

Dans ce Pirée qui retrouve aujourd’hui l’atmosphère des années 30 lorsqu’il accueillait les expulsé(e)s d’Asie Mineure sans ressources, sans emploi, ils/elles survivent. Comme « l’héroïne » de la dernière nouvelle, ils/elles sont expulsé(e)s de leur vie.

Et pourtant dans ce monde où « Beckett rencontre la troïka » filtrent, à défaut d’espoir, de faibles signes de tendresse et d’amitié.

Vous voulez comprendre ce que vit la grande majorité du peuple grec : lisez donc Ikonomou !

Christos Ikonomou : Ça va aller, tu vas voir, Quidam Editeur 2016

Dominique Gérardin

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s