Archéologie et avenir des bidonvilles

Avec l’aimable autorisation de ContreTemps

Entretien avec Cyrille Hanappe

Cyrille Hanappe est architecte, ingénieur, Maître assistant à l’École nationale supérieure d’architecture Paris Belleville.

ct30b_prdVilles informelles, jungles, habitats précaires, camps, ghettos, slums, favellas représentent un modèle urbain en plein développement, où se rejoignent toutes les questions liées au développement durable qui associe le souci humain, écologique, environnemental, économique et social. Près du tiers de la population mondiale, soit 2 milliards de personnes sur terre, y vivront d’ici à 2030. D’ores et déjà, plus de 75 millions de personnes vivent en situation de déplacement forcé dans plus de 1 000 camps et un nombre incalculable de petits campements. Pour Cyrille Hanappe, il s’agit avant tout d’« apprendre de Calais » et de ne pas commettre un « urbicide supplémentaire ». Quel hébergement, quel accueil pour celles et ceux qui ont fui leur pays, leur culture, leur maison, leur famille, en raison des guerres, des massacres, de l’extrême pauvreté ? Ils sont là, ils sont arrivés là, ils ont bâti un refuge et ils tentent de se reconstruire. C’est un fait urbain et humain, un espace de vie. Comment le préserver, l’accompagner ?

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ContreTemps : Quelle est ton expérience antérieure à Calais, par rapport aux bidonvilles ? Quelles conclusions en as-tu tirées ?

Cyrille Hanappe : En 2010, j’ai commencé à travailler comme enseignant dans le cadre du diplôme spécialisé en Architecture et Risques majeurs de l’École nationale supérieure d’architecture Paris Belleville (ENSAPB), créé par l’architecte Dominique Druenne. Les studios travaillaient sur des zones post-catastrophes, qui de fait correspondaient à de l’habitat précaire. Notamment, dans les quartiers précaires de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) en 2010, puis ceux de Port-au-Prince (Haïti), l’année suivante. L’idée était de travailler dans le sens de la réduction des risques qui sont multiples : risques incendies, risques inondation, tempêtes, tremblement de terre… J’ai poursuivi en 2012 au Pérou. Et de nouveau à Port-au-Prince en 2013. Il existe des méthodologies, peu connues ici, mais bien connues en Amérique latine – au Brésil, en Colombie, particulièrement à Medellin –, en Inde et en Afrique du Sud. Ces méthodologies sont largement basées sur la participation des habitants à la construction et à la conception partagées. Mais il était problématique de travailler dans ces contrées lointaines alors que ces méthodologies sont précisément basées sur la concertation et l’intégration dans les économies locales. Ce n’est pas très opérant quand on vit au loin et qu’on a si peu de temps pour connaître les cultures. Il y avait donc un impensé qui demeurait, renforcé par le fait que c’est une formation assez technique. On construisait le projet conçu par les étudiants dans un lieu qui s’appelait les Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau (Isère) – lieu dédié aux étudiants en architecture pour qu’ils puissent faire des expérimentations. Mais, par exemple, pour la construction dans la mesure où c’était un établissement public, on était obligés de passer des commandes qui rendaient les notions de recyclage peu opératives… Ce n’était pas très satisfaisant. Et construire hors-sol, c’est engendrer une énergie qui est perdue. Autant le faire dans un site réel. La problématique du bidonville, ce n’est pas la peine de la chercher à l’autre bout du monde. Elle existe ici. En 2013, j’ai découvert le Pôle d’exploration des ressources urbaines (PEROU) qui s’était notamment investi dans un bidonville à Ris-Orangis, où il avait construit son « ambassade », l’ambassade du PEROU.

La directrice de l’École nationale supérieure de Bretagne (ENSAB), Marie Minier, a soutenu mon projet et j’ai pu faire ma première étude en 2013. Ce n’a pas été à Ris-Orangis, détruit trois semaines avant qu’on y aille, mais pas très loin de là, à 2 kilomètres, à Viry-Châtillon… En 2014, nous travaillons dans le bidonville des Murs à pêches (Montreuil)1, avec l’association Quatorze. Dans le même temps, nous avons mis en place un système de relevés. Notamment le « relevé habité », basé sur des approches extrêmement sensibles de la construction et de l’habitat, qui prennent en compte les constructions et les manières dont elles sont habitées. Nous avons fait des relevés dans les bidonvilles de Montreuil, de Grigny, Viry-Châtillon, Saint-Denis et Ris-Orangis, dans le but de faire un atlas des bidonvilles en France. Je me suis aperçu que c’était un sujet énorme : il y a 17 000 personnes en France qui habitent en bidonville et qui vivent dans des conditions à risques. Je ne souhaite d’aucune façon pérenniser ces modes de vie, mais il y a un constat à faire : il y a des gens qui vivent pendant des mois, des années, parfois des décennies, dans cet environnement, et la meilleure manière de faire, ce n’est pas de les détruire mais de les améliorer pour que les gens puissent mieux en sortir. Ça vaut aussi pour Calais, bien sûr.

CT : À propos du campement de la Linière à Grande-Synthe, tu parles d’« inventer un nouveau type de camp, qui n’est pas fermé, et créer des lieux de civilité ».2 Ton engagement à Grande-Synthe est-il aujourd’hui menacé par la position du maire et du préfet ? Est-ce qu’on ne se retrouve pas une fois de plus dans une logique de réduction du nombre de migrants dans la région ? Une menace qui continue de peser également sur la zone nord de la « jungle » de Calais.

C. H. : Fin 2014-début 2015, Célia David Mauduit, auparavant membre du PEROU, décide de s’engager à Grande-Synthe où le maire, Damien Carême, préside le Réseau des Élus Hospitaliers, qui ont fait vœu de gérer au mieux la question des migrants. Nous l’accompagnons dans le camp du Basroch, à Grande-Synthe, où un organisme inter-associatif, la plateforme de services aux migrants (PSM), travaille depuis des années sur ces questions. Ils s’appuient sur un concept imaginé par les associations et par le Réseau des Elus Hospitaliers, qui s’appelle « la maison des migrants ». C’est une maison pour 50 personnes. Il y a 50 lits, des services de vie classiques (douches, cuisine, etc.), des bureaux, des lieux d’interface avec la population locale, éventuellement des lieux d’exposition, de résidence d’artistes. C’est un lieu pour les migrants, et pour les villes où il est implanté.

A l’époque, la « jungle » de Calais telle qu’on la connaît n’existe pas encore. Il y a des micro-jungles dispersées et des squats. Comme pour les bidonvilles d’Île-de-France, Nous voulons comprendre les lieux et mettons en place des méthodologies. On fait un travail de relevé dans ces petites jungles qui s’appellent Tioxide, Leader Price, Fort Galou, Bois Dubrulle… Elles seront détruites quelques mois plus tard et vidées de leurs habitants qui seront regroupés sur la « jungle » de Calais. En avril 2015, on apprendra la création de la new jungle. On y va dès les premiers jours, les premières heures. Il y a là quelques tentes mal implantées. L’église est là, très tôt ; la maison d’Alpha aussi.

Après ce travail de relevé des micro-jungles, on se déplace et on se concentre de nouveau sur Grande-Synthe. Avec les étudiants on s’engage là, avec Célia David Mauduit et Magali Risler, qui sont entrées dans une association nouvellement créée, « Lieux possibles », dans laquelle Ramona Strachinaru est une personne très active. On travaille en concertation avec les associations sur l’idée de Maison des migrants qu’on renomme « la halte des migrants ». Les étudiants construisent la première pièce de cette halte des migrants dans la jungle du Basroch. Quelques jours après notre départ, la population explose, elle passe de 80 à 3 000 personnes. Et là c’est un autre problème qui va durer neuf mois. C’est une catastrophe. Aucune infrastructure n’était prête. Les étudiants du premier semestre, septembre 2015-janvier 2016, ne sont pas allés à Grande-Synthe, où la situation était assez largement bloquée à ce moment-là. Les conditions d’intervention étaient quasiment impossibles. La police interdisait parfois purement et simplement d’y entrer. Par ailleurs, la présence forte des passeurs, sans commune mesure avec celle dans les autres jungles, complexifiait la situation. Tout le monde vivait dans la terreur de ces passeurs qui déploient une extrême violence.

CT : Quelle a été ta démarche pour la « jungle » de Calais ? Quel était l’objectif des voyages faits sur place avec tes étudiants ? Pourquoi faire un relevé de la jungle ? Comment as-tu compris ou vécu la première intervention de destruction (bande de 100 mètres), puis ce qui a été appelé « démantèlement de la zone sud » ? Quelles sont les conséquences sur place aujourd’hui de ce démantèlement ?

C. H. : En octobre 2015, la « jungle » de Calais explose. Avec un nouveau groupe d’étudiants du DSA Architecture et Risques majeurs, nous réalisons le premier relevé complet des lieux3. On observe les différentes typologies. Une méthodologie se met en place, on analyse aussi bien les parcours individuels que ce qu’on appelle les chronotopies, c’est-à-dire les utilisations des lieux en fonction des heures du jour, analyse du risque bien entendu, relevé constructif, relevé habité, pour comprendre comment les gens vivent, comment ils gèrent l’appropriation des lieux.

Ce relevé sera suivi par un second livre qui est un cahier de prescriptions architecturales pour la réduction des risques. Comment faire baisser les risques dans la « jungle » de Calais ? Par exemple, en créant des petits bâtiments qui peuvent servir de refuge, de coupe-feu, de lieu de stockage du matériel pour éteindre les incendies, et aussi en créant des bâtiments qui font lieu public, des bâtiments qui peuvent offrir des services. On suit ce qui se fait en Inde, en Amérique latine, en Afrique du Sud : il s’agit d’inventer ce qui fait le « commun ».

Ce qu’on fait à Calais, c’est un travail de compréhension et, quand on fait un relevé, c’est un projet politique : on affirme que ces choses-là existent. Les politiques ne veulent pas l’entendre. Et pour tout le monde, le bidonville, c’est l’informel, c’est le camp, c’est la jungle, c’est un magma informe, sale, et la conclusion est qu’on ne peut rien faire. Faire le relevé, le dessiner, en rendre compte, c’est le nommer, c’est lui donner une identité et c’est faire comprendre que ces lieux existent et que des gens y vivent, des êtres humains, qui nous ressemblent plus qu’on pourrait le croire. C’est en cela que l’architecture peut devenir politique, en nommant les lieux, en les identifiant. Et c’est la Leçon de Calais, à l’automne 2015.

Oui, on a beaucoup à apprendre de Calais. On a à apprendre sur des éléments qui ne sont pas intégrés dans l’architecture contemporaine telle qu’elle se produit en France. On a à apprendre sur le développement durable, au sens de Gro Harlem Brundtland, c’est-à-dire un développement économique, social et environnemental. Et on a à apprendre sur les méthodes : comment se construit l’habitat précaire, comment on peut recycler, comment on peut construire léger, comment on peut construire ergonomique. En France en 2016, le développement durable en architecture, c’est travailler sur les économies d’énergies, qui restent l’alpha et l’oméga de la question. L’impératif est de faire baisser la consommation énergétique du bâtiment. On considère le développement durable uniquement de ce point de vue. Les questions de recyclage, d’énergie grise, de poids du bâtiment sont laissées de côté, alors qu’elles font intrinsèquement partie du développement. Et il y a là beaucoup d’expériences qui sont faites qu’on ne peut pas faire dans l’architecture classique. Des expériences d’utilisation de produits qui ont déjà été utilisés, ou qui étaient prévus pour d’autres usages. On parvient à les réutiliser et on va faire de l’architecture avec.

Par rapport au démantèlement de la zone sud de la jungle de Calais, en plus de la désertification tragique qui s’en est suivie, le plus grave est la démolition de la partie de la jungle qui était la plus développée. Les cabanes, qui avaient remplacé les tentes, ont été déplacées à la hâte dans la partie nord. Elles ont été alignées comme au régiment. Il y avait des zones par nationalités ou par communautés ; aujourd’hui il y a un mariage forcé et une promiscuité pleine de dangers. Tout ce qui était apparu organiquement et progressivement dans la zone sud a disparu : la gestion des abords, l’appropriation, une qualité de vie, une forme d’équilibre. On ressent une impression de tristesse.

CT : Qu’en est-il avec le camp de la Linière, à Grande-Synthe.

C. H. : Avec les étudiants, il y a une limite dans le risque que je peux leur faire prendre. J’ai besoin d’avoir des interlocuteurs un peu accueillants. Or la mairie de Grande-Synthe a toujours été accueillante et bienveillante, tandis qu’à Calais… On peut faire des travaux d’analyse à Calais, mais à Grande-Synthe on peut aller plus loin. Le camp du Basroch a été démantelé. Le camp de la Linière, toujours à Grande-Synthe, a été créé. Avec un nouveau groupe d’étudiants, en mars 2016, nous nous y sommes investis. C’est un espace qui s’invente, qui est assez révolutionnaire. Certes il n’est pas parfait, il a beaucoup de défauts, mais, sans le vouloir, il est très riche. Il y a eu quelques errements au départ. Par exemple, quand MSF a mis des tentes, faites pour les déserts africains, et non adaptées à la région. Puis MSF a mis au point des cabanes. On les a aidés pour l’implantation. On a donné des conseils, on a dit : on peut faire du micro-urbanisme et ils ont renoncé à un alignement de boîtes à sardines. Ils nous écoutent, mais nous ne sommes pas créateurs à la conception. Nous, on dessine un projet tel qu’on pense qu’il devrait être et ils vont piocher dedans librement. Ils ont repris l’idée des petites places, qui sont des lieux collectifs. Ils avaient l’idée de la rue centrale. Des groupes anglais ont construit des cuisines collectives, une école.

Maintenant la question qui se pose est celle de la ville accueillante. La Linière, qu’on le veuille ou non, c’est un quartier de Grande-Synthe. La situation n’est pas très claire en ce moment, mais la mairie a réaffirmé qu’en tout état de cause c’était un camp humanitaire, et non un camp d’État. Certaines déclarations laissent entendre pourtant que chaque cabane dont les habitants sont partis sera détruite…

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Espace urbain, espace public, espace politique

CT : Qu’est-ce qui relie ton intervention auprès des Rroms, auprès des migrants, et ta présence place de la République avec Nuit debout/Archi Debout ? Dans le cas de Nuit debout, il s’agit d’une revendication politique, d’accès à la démocratie directe, – qu’on peut à certains égards rapprocher de l’occupation de la Puerta del Sol à Madrid, de la place Tahrir au Caire, de la place Taksim à Istanbul, de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes –, c’est-à-dire une occupation politique de l’espace urbain.

C. H. : Il y a un pan énorme de la population humaine à qui les architectes ne s’adressent pas et qui pourtant a besoin d’architectes. Un architecte qui ressemble plus à un médecin, qui peut avoir toute sa part de création, de créativité, qu’à un « starchitecte ». C’est un besoin réel. Il y a beaucoup de jeunes architectes qui l’ont compris, parce que les conditions de production de l’architecture actuellement sont devenues très difficiles. La grande nouveauté a été qu’ils se constituent en association, en collectif, en sortant de l’école pour agir dans le monde réel. C’est une révolution.

Archi Debout, c’est un mouvement. Face à ces mauvaises conditions, beaucoup de jeunes architectes viennent interroger cette situation. Ils expriment la volonté de donner une définition et un cadre théorique à une production de l’architecture qui serait différente. Il y a un lien entre Archi Debout et des projets comme ceux qui existent à Calais. L’architecture est l’expression d’un pouvoir. À chaque fois, l’architecture mobilise l’expression d’un mode de pouvoir, une conception de la démocratie et une conception de l’économie. Que ce soient les bâtiments de « starchitectes » qui vont affirmer la puissance de ceux qui ont réussi dans l’ultralibéralisme ou les conditions plus banales de production du logement classique, tel qu’il se fait en France. Les jeunes architectes se retrouvent au service d’un système qu’ils ne supportent pas idéologiquement. Soit on travaille sur la Fondation Louis Vuitton et on est au service de Bernard Arnault, soit on travaille sur des petits immeubles de logement et on est au service de la défiscalisation du cadre moyen français. Tout le système de production ne donne pas un environnement très enthousiasmant aux jeunes architectes. À Nuit debout il y a le rêve, en tous cas l’espoir, de pouvoir produire une architecture qui correspondrait plus à certains idéaux démocratiques. Il est là le croisement. On observe dans les jungles, on observe dans les bidonvilles – mais je ne les idéalise pas. Les choses ont un prix dans les bidonvilles, les logements ont un prix, il y a de l’argent qui s’échange, il y a une économie. On ne dit pas que c’est un monde parfait, mais il y a néanmoins une possibilité d’invention et de créativité différentes et basées sur d’autres valeurs que celles du support du capitalisme. Et je veux croire qu’à Archi Debout, c’est ça qui est recherché, l’espoir.

Quand je dis que ce qui se passe à Calais est un « modèle », ce n’est pas que c’est souhaitable de manière pérenne. Néanmoins, c’est un lieu de vie dynamique, un lieu de reconstruction du tissu social et économique, « plus riche de promesses que nombre de quartiers mal pensés pour leurs habitants et pour la vie quotidienne ».4 C’est un modèle qui existe. Et c’est un modèle sur lequel les pouvoirs publics se déchaînent en permanence sans proposer d’alternative meilleure. La question, elle est là. Il y a une démission des pouvoirs publics et privés et beaucoup se mobilisent par rapport à cette démission. J’écrivais aussi que « la jungle est le village du monde, le quartier de l’humanité, le forum des sociétés », « c’est cette ville que le gouvernement veut détruire car elle lui échappe, car elle est porteuse d’une idée différente du vivre ensemble, d’une société civile qui s’invente sans tutelle. »5 C’est ce village du monde qu’il faut préserver, pour empêcher un urbicide supplémentaire.

Propos recueillis par

Florence Prudhomme

Florence Prudhomme est auteure de Rwanda, l’art de se reconstruire (éd. Ateliers Henry Dougier, 2015), et initiatrice de la Bibliothèque vivante (Calais), solidaritecalais@gmail.com

2 Cyrille Hanappe, France Culture, 31/01/16

3 Les architectes et enseignants Cyrille Hanappe, Pascal Chombart de Lauwe et Marie Aquilino ont fait travailler leurs étudiants à l’élaboration d’un plan-guide d’intervention et de réduction des risques dans la jungle de Calais, pour œuvrer à son amélioration architecturale et urbaine (janvier 2016).

4 Cyrille Hanappe, Libération, 08/09/15.

5 Cyrille Hanappe, Libération, 06/03/16.

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