Les Francs Colleurs, quai de la Marne, Paris XIXe, septembre 2016


Dans un billet précédent, j’avouais que j’étais incapable de définir le street art. Pourtant, les œuvres sont de plus en plus présentes dans nos villes, non seulement sur les murs en déshérence mais dans les meilleures galeries des villes-monde, dans les salles des ventes prestigieuses, dans les musées. Les raisons de cette difficulté sont simples : le street art est un art relativement récent ayant moins d’un demi-siècle d’existence, la variété des œuvres et des supports ne se laisse pas « contenir » dans une définition unique. Parmi ces supports, il en est un qui ne recueille guère mon intérêt : les stickers. Je n’ignore pas que ses amateurs sont nombreux, réunis par des groupes sur les médias sociaux. Néanmoins, je souhaite vous présenter Les Francs Colleurs car leur projet artistique est original et innovant.

Les Francs Colleurs est le nom générique d’un collectif d’artistes réunis à l’initiative du 9ème concept. Il regroupe depuis 2015 une cinquantaine d’artistes qui ont choisi de s’exprimer en acceptant la contrainte formelle d’une goutte japonaise. Les gouttes d’eau peuvent être collées seules ou le plus souvent composer de savantes mosaïques. Un colleur peut coller quelques gouttes qui seront complétées par d’autres gouttes. L’œuvre personnelle (la création de la goutte) devient projet collectif.

Si la composition collective est belle, il convient de regarder de près chaque goutte. Elles pourraient être des fresques. Elles portent témoignage de l’imaginaire de l’artiste et sont caractéristiques de son style. Voilà pourquoi les gouttes sont toutes différentes, porteuses des univers graphiques des artistes. 

De plus, les Francs Colleurs  avec le concours de Radar ont conçu une application pour smartphone qui permet de voir les gouttes en réalité augmentée en ciblant une goutte particulière à travers l’objectif photographique.

Comme on le voit Les Francs Colleurs n’ont pas détourné le sticker mais utilisé certaines de ses caractéristiques pour développer un projet d’intervention urbaine dont la réussite est patente.

 Alexandre d’Alessio – Nicolas Barrome – Bault – Aurélie Buschaud – Stéphane Carricondo – Claire Mo – Matthieu Dagorn – Olivia de Bona – Dourone – Jean Faucheur – Romain Froquet – Gilbert Mazout – Goddog – Francois Goupil – Jan Garet – Nicolas Jaoul – Jerk 45 – Jeykill – Kan – Peter Klasen – Clément Laurentin – Legz – Bruno Leyval – Théo Lopez – Mattia Lullini – Mademoiselle Maurice – Brice Maré – Mioshe – Moneyless – Monkeybird – Stéphane Moscato – Ned – Neurone et Hasart – Niark1 – Stéphane Opéra – Pedro – Popay – Rcf1 – Joachim Romain – Remi Rough – Albane Simon – Les Suzzies – Jean-Jacques Tachdjian – The Blind – Wide – Pablito Zago

Richard Tassart

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