Overdose de rose

axelle_192Edito : axelle nouvelle

Voilà. 


À la rédaction, avec les journalistes, les graphistes et l’équipe administrative, nous l’avons bichonnée avec un soin particulier, la première édition de notre nouvelle formule. Et c’est aussi le numéro 192, qui paraît au cours de la 18e année d’existence d’axelle. Nous sommes fières de cette longue histoire et impatientes d’aller de l’avant avec vous !

L’année qui vient – l’année « scolaire », disons – ouvrira de nombreux lieux de rencontre. D’ici un mois, nous l’espérons, nous y travaillons, les rendez-vous virtuels seront enfin possibles sur un nouveau site internet. En janvier et en février, nous nous déplacerons en Wallonie et à Bruxelles pour vous présenter le hors-série hiver, un numéro double qui sortira de nos murs et partira à la rencontre des lectrices, actuelles et futures. Et d’autres événements se préparent pour la fin du printemps…

Ces changements impulsés dans axelle, c’est en grande partie vous qui les avez inspirés et insufflés. Depuis trois ans, les lectrices ont été partie prenante dans le chantier que nous avons entamé : merci à vous toutes, qui avez pris le temps de nous parler, de nous écrire, de nous faire des suggestions. Parfois, vos avis divergeaient ; c’est bien normal, étant donné votre diversité ! Cela aurait été plutôt inquiétant que vous soyez d’accord sur tout… Mais de vos remarques émanaient aussi des lignes de force auxquelles nous nous sommes raccrochées pour avancer.

Je ne vais pas ici vous détailler toutes les nouveautés ; je préfère vous laisser parcourir nos 48 pages, vous inviter à l’étonnement, à la surprise. Et à prendre le temps. Les changements bousculent, et il vous faudra sans doute, comme à nous, plusieurs numéros pour retrouver des habitudes entre nos pages.

Vous remarquerez enfin que si notre image a évolué, notre contenu, notre façon de raconter les histoires des femmes et l’engagement que nous y mettons, eux, sont toujours le cœur battant de notre magazine.

Belle lecture !

Sabine Panet

Dossier : Forcée d’abandonner leur nouveau-né.

  • « Entre les années 50 et 80, en Belgique, des milliers de femmes ont été incitées ou contraintes à abandonner leur enfant à la naissance afin qu’il soit confié à l’adoption.

  • L’Eglise catholique et les services d’adoption ont organisé un véritable trafic d’enfants dont on ignore encore toute l’ampleur.

  • Une association de « mères de naissance » et d’enfants adoptés s’est formée pour sensibiliser les autorités et obtenir la reconnaissance de ce scandale. »

Une sortie du mensonge et du silence. Un collectif « Mater Matuta ». A lire le poignant témoignage d’Ella Maryse-Dominique, enlevée à sa mère à la naissance.

Parmi les autres textes publiés, je signale notamment :

  • Les « Soeurs volées ». Au Canada les femmes des différentes nations amérindiennes constituent 4,3% de la population du pays et… 16% des 1200 femmes assassinées entre 1980 et 2012.

  • Des propositions féministes pour un nouveau modèle d’allocations familiales : montant de base unique à chaque enfant, prime de naissance ou d’adoption, évolution en fonction de l’âge de l’enfant…

  • La lutte contre le cancer du sein, l’Octobre rose, les profits des laboratoires pharmaceutiques, le « surdiagnostic »… « Le cancer du poumon sera bientôt aussi mortel que le cancer du sein pour les femmes. Personne n’en parle parce qu’un poumon, ce n’est pas glamour ! » (Martine Bronner).

  • L’île des Veuves. Un village au Nicaragua et des hommes mourant des effets néfastes de produits chimiques.

  • Rousses et alors ?

  • Un réjouissant « Happyllary Trumpday » de Benoîte Bennet.

  • Rosalind Franklin, désormais reconnue par la communauté scientifique pour la découverte de la structure hélicoïdale de l’ADN. Une femme de plus dans « la liste des femmes scientifiques dont les recherches et les découvertes furent attribuées à des hommes ».

  • et toujours de riches rubriques : culture et informations internationales, dont un coup d’oeil au Swaziland et une cérémonie nommée « Umhlanga » (« Danse des réseaux ») où le roi Mswati III se choisit une épouse parmi des jeunes filles, forcément vierge. Une épouse en plus des autres dans une polygamie de monarque absolu…

Un journal de nos amies belges à faire connaître.

axelle 192, octobre 2016, http://www.axellemag.be/fr/

Didier Epsztajn

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