Facebook : pourquoi résister ?

Qu’on se le dise d’emblée : Facebook est une entreprise privée. Son objectif est avant tout de générer des profits. Mais encore ? Cette entreprise contrôle, pollue les esprits de celles et ceux qui les utilisent. Ah bon ? Quid des révolutions qui se sont faites « grâce » au réseau social numérique ? Quid de la « liberté d’expression » que la plateforme offre ? Explications.

Facebook fait partie d’un petit groupe d’opérateurs informatiques, parmi lesquels Microsoft, Google, Yahoo !, et de réseautage numérique, MySpace, Linkedln, Twitter. Leur cœur de cible : une chaîne infinie d’utilisateurs. Leurs produits : des logiciels, plateformes Internet qui forment le Web 2.0 et qui ont vocation à ce que l’internaute soit « plus actif » qu’avec le Web. Comme la grande majorité de ses homologues, Facebook a été créée aux États-Unis, en Californie, par un individu, socialement caractérisé par le fait qu’il est jeune, masculin, blanc, de classe moyenne, diplômé, et originaire des États-Unis. Son nom : Mark Zuckerberg. Il est le propriétaire de sa création à la différence des utilisateurs des services qu’il propose.

Des éléments de contexte économique aux réalités épistémiques

Cette entreprise privée nourrit une industrie, celle des télécommunications et des logiciels, qui n’est pas épargnée par les jeux de concurrence économique, de recherche de profits financiers et de concentration/monopolisation1. Le développement technologique est conçu comme faisant partie intégrante du processus commercial de mondialisation. Aussi, l’information et la communication constituent-elles un secteur économique industriel en tant que tel (à haut taux de profit)2, dont les produits sont des marchandises. Facebook a, dans ce cadre, créé un système d’échanges d’informations de tout type et tout médium (texte, audio, vidéo, photo) qui s’adresse plus précisément à des jeunes, tient compte de leurs habitudes comportementales et attend en retour des résultats quantitatifs d’utilisation du réseau numérique qui lui permettent notamment de vendre à haut coût des services publicitaires, de renseignement/contrôle ou de voir sa côte boursière fluctuer.

En effet, l’Internet (tout produit confondu) s’inscrit d’emblée dans le fonctionnement de la Bourse et permet de le raffermir. Les différentes crises qu’a traversées le marché de la Bourse sont à la fois dues à l’utilisation intensive de l’Internet, qui permet de passer des ordres en temps réel, et par exemple de faire chuter le prix d’une action en moins d’une seconde, mais aussi à l’incitation de masse organisée par les boursicoteurs et les organismes financiers. L’Internet permet l’accélération des transactions financières et économiques. En 2004, l’évaluation de la politique éditoriale du site Web de développement du projet Bretton Woods3 – un portail d’information pour le développement mis en place par la Banque mondiale, avec un accent sur les TIC (technologies de l’information et de la communication) pour le développement (TICD) – insistait sur les développements économiques différenciés pour les pays du « Nord » et du « Sud » et la prépondérance de l’anglais comme norme d’échange :

« L’analyse de la privatisation et les thèmes du commerce (sur le portail) ont montré que plus de 80% des ressources provenaient des pays du Nord et 96% étaient énoncés en anglais. Il est également intéressant de noter que la libéralisation des télécommunications a représenté le thème le plus populaire, ce qui reflète peut-être les intérêts des fournisseurs du Nord plutôt que des pauvres du Sud ».

Au seul niveau technique, les infrastructures de télécommunications sont régies par des accords internationaux de télécommunications négociés au sein de l’Union internationale des télécommunications (UIT), mais le transport de données se concentre en Occident entre les mains d’entreprises privées4. Il en est de même des développements logiciels comme les navigateurs Web, les moteurs de recherche, les systèmes de messagerie électronique, les réseaux sociaux numériques…5. Si bien que les langages, logiques et autres algorithmes, empruntés par l’informatique au cœur du domaine, non seulement ont en commun une langue unique, l’anglais, mais aussi un mode de pensée structuré, normé, codé. L’ensemble de cette quincaillerie n’est pas neutre. Elle est située. Elle a une histoire, un contexte géographique, social et politique, une race, un genre.

En outre, le SMSI (Sommet mondial de la société de l’information) est le premier sommet onusien tripartite, c’est-à-dire intégrant officiellement le secteur privé (des entreprises) dans les négociations. Plusieurs organisations de la société civile, et plus majoritairement des ONG, peuvent d’ailleurs témoigner qu’il leur a été plus difficile de participer puis de faire porter leurs voix lors de ces sommets mondiaux qu’au Sommet de la Terre ou au Sommet contre le Racisme par exemple6. Cette tripartie témoigne de l’impuissance des États en matière de politiques liées à l’informatique et aux télécommunications, tolérées comme faisant partie mais surtout relevant de la responsabilité du secteur privé. Il est étonnant depuis le premier SMSI de constater l’évidence pour les États d’élaborer les politiques de TIC de concert avec les entreprises privées, comme les opérateurs de télécommunication, alors que cette évidence n’est pas acquise ou mise en avant dans d’autres domaines comme la santé, où l’intérêt général et la primauté du bien commun semblent encore guider les politiques publiques.

De fait, les orientations de la « société de l’information » dépendent des ordres du jour des multinationales de télécommunication ou d’informatique, à forte dominante concurrentielle sur le terrain économique, et des grandes puissances économiques, majoritairement implantées en Occident. Ce parti pris interroge une nouvelle génération de violences économiques entre États, accompagnées de prolongements au niveau épistémique. Ces violences révèlent un défaut démocratique profond qui se manifeste par le déplacement des prises de décision politiques aux échelles locales, régionales ou internationales, depuis des instances élues à des organismes privés, non élus par les citoyens des différents pays du monde. Les choix politiques sont implicitement, davantage et au travers des politiques de TIC, mis entre les mains d’une poignée d’individus, administrateurs de conseils d’administration d’entreprises, pour leur grande majorité jeunes, hommes, blancs, états-uniens ou ouest-européens. Ces derniers se prévalent d’objectifs fort louables, comme par exemple « donner au peuple le pouvoir d’échanger et de rendre le monde plus ouvert et connecté »7, mais les effets de ces bonnes volontés découlent directement et implicitement de la rhétorique employée : donner, pouvoir, peuple, ouvert, connecté. De fait, ils se traduisent par des positions hégémoniques, universalistes, des visions par le haut d’un monde en copropriété.

Cette copropriété a pour conséquence directe de limiter les libres exercices de la citoyenneté et de la démocratie : les populations locales sont implicitement soustraites de ces jeux de pouvoir ou pour le moins non consultées dans la prise de décision qui se prend à un niveau plus global et désormais dans le secteur privé (des entreprises). Les privations que cette non-consultation entraîne ne se cantonnent pas aux simples dénis des droits d’expression ou d’information des populations, à travers de quelconques médias, de masse ou nouveaux, tels que ces dénis existent de longue date dans les contextes non démocratiques (censure, emprisonnement de journalistes, interdictions de publication, etc.). Elles dépassent un contrepoint fréquemment utilisé par les médias traditionnels qui consiste à se cantonner à la mise en avant d’une première couche visible de l’idéal d’un libre exercice d’expression ou d’information, à le mettre en exergue et à faire ainsi implicitement illusion à ce que la « société de l’information » peut offrir aux populations, au travers par exemple des usages des réseaux dits sociaux.

Facebook : une spécificité occidentale, paternaliste

Facebook affiche ainsi un but philanthropique : « Giving people the power to share and make the world more open and connected. » Par cette phrase, le créateur et dirigeant d’entreprise s’arroge la mission d’« ouvrir » le monde, de favoriser l’échange entre les individus du monde entier, d’où qu’ils soient, de comprendre ce qui est « le plus important » pour ces individus.

Sans que je remette en cause la vocation à vouloir bien faire du personnage, je lis distinctement dans ces objectifs une intention bienveillante de la part de son dirigeant à apporter appui, soutien, depuis cette personne qui « sait »8 les TIC – lui-même – à celles, extrêmement nombreuses, qui ne savent pas les TIC. Autrement dit, les récepteurs ou utilisateurs des plateformes demeurent des consommateurs, considérés sans capacité de pensée.

Les usages liés à ce réseau social numérique ont en effet tendance à stigmatiser en un lieu/moyen la puissance créative des individus. Par exemple, l’opportunité couramment associée à l’usage de Facebook de partager des photos, souvenirs, idées, avec ce qu’il est convenu de nommer des « amis », se mesure dans le virtuel et le plus souvent à la quantité desdits amis. Par ce concept d’« ami » et par la recherche de sa prolifération, le réseau entretient une relation bilatérale individuelle permanente entre privé et public. Cette relation est par ailleurs devenue banale. Cette banalité n’interroge pourtant pas ses fondements : existe-t-il une définition universelle de l’ami ? Selon les langues, les ethnies, les cultures, les âges, l’ami ne traduit-il pas des modes relationnels spécifiques voire des non-modes ? Cet ami existe-t-il ? À quoi fait-il référence ? Choisit-on ses amis ? Est-ce important de les compter ? De les qualifier ? Selon leur classe, leur race, leur genre, leur situation socioprofessionnelle, leur âge, leur contexte géopolitique… ? Comment l’est-ce par le créateur dudit réseau social ?

Qui est votre ami ? En 2008, selon une étude intitulée Social Networking Survey de l’Institut d’études Synovate, 58% des personnes interrogées sur dix-sept marchés dans le monde9 ne savaient pas ce qu’étaient les « réseaux sociaux »10. En octobre 2011, selon une étude menée par Comscore11, les utilisateurs de ces réseaux sont majoritairement des hommes et se situent partout dans le monde, plus particulièrement en Amérique du Nord et en Europe, et beaucoup moins en Afrique (à l’exception de l’Afrique du Sud)12. La carte mondiale des réseaux sociaux numériques en atteste : l’utilisation des outils proposés par les entreprises privées qui régissent ces réseaux continue à caractériser, vingt ans après la généralisation de l’Internet et de la téléphonie mobile, une géographie des réseaux numériques où les zones grises – les territoires où les données sur les usages des réseaux ne sont pas connues, donc jugées inintéressantes ou non mesurables – restent largement situées en Afrique (en dehors du Maghreb, de l’Afrique de l’Est, du Sénégal, du Nigéria, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et de l’Afrique du Sud). Seule l’appropriation de Twitter en Afrique du Sud est impressionnante13.

Les usages de Facebook sont donc majoritairement masculins et occidentalocentrés. Ils peuvent créer dynamique, de réseau, parfois de contenus, mais c’est en respectant les codes qui régissent ces outils, à savoir l’immédiateté, la surenchère, l’excès, au détriment de la subjectivisation des auteurs. Ils ne créent pas à proprement parler de la connaissance et tel n’est pas l’objectif de la plateforme. D’ailleurs, les études là aussi attestent de profils très individuels, qui, mis côte à côte, peuvent éventuellement créer collectif. Il n’est pas vraiment possible d’attester d’un objectif de transfert de connaissances à échelle collective puisque le principe-même du profil, nécessaire pour s’identifier sur le réseau social, repose sur l’individualité. De plus, les contenus créés sur l’outil n’appartiennent pas à leurs auteurs mais à l’entreprise privée.

En tant que propriétaire, Mark Zuckerberg ne cherche pas à identifier les individus à qui ses plateformes collaboratives s’adressent. Il les assimile. Mu par un idéal technologique, il ignore la diversité tout autant que les inégalités sociales, qu’elles soient de genre, de classe, de race ou d’âge. Il s’abstrait de l’histoire autant que de la sociopolitique. En négligeant le goût de l’altérité – l’envie d’apprendre de l’Autre ce qui n’est pas semblable à soi – tout autant que les inégalités et les rapports de domination qui régissent les relations sociales, il distille une vision du monde qui aplanit les différences et inégalités, voire les occulte. Sa croyance en son rôle messianique trahit, sans pour autant qu’il s’en prévale, une vision occidentalocentrée et masculine des rapports de domination et des règles qui les gouvernent. Cette vision exprime une forme de colonialité du pouvoir, appuyée d’un universalisme abstrait, empreint de paternalisme missionnaire.

Prenons un exemple. En décembre 2015, le jeune chef d’entreprise ambitieux profite de la naissance de sa fille pour annoncer à grands renforts de médias un legs de 42 milliards d’euros à une fondation caritative. Il clame à qui veut l’entendre souhaiter promouvoir un monde meilleur pour les générations à venir, partout dans le monde. Dans la foulée, il révolutionne les codes du travail de son pays et prend un congé parental de quatre mois. Le discours a vocation d’exemple, pour ses congénères masculins comme pour les entreprises de son secteur. Son père spirituel, Bill Gates, avec qui il entretient des relations précieuses, content du chef d’œuvre de sa progéniture, s’empresse de surenchérir en officialisant à l’ouverture de la COP21 à Paris-Le Bourget le lancement d’une coalition d’investisseurs privés dans les énergies « propres ». La famille est au complet : Marc Benioff (Salesforce), Jeff Bezos (Amazon), Reid Hoffman (LinkedIn), Jack Ma (Alibaba), Xavier Niel (Iliad/Free), Hasso Plattner (SAP), George Soros (Soros), Meg Whitman (HPE) et le petit Mark. Les épouses et autres femmes sont absentes à l’exception de Meg… Ces anciens brillants étudiants informaticiens, devenus experts de la Bourse, ou leaders masculins de l’industrie informationnelle, attachés toute la journée à leurs développements logiciels et surtout à leurs courbes financières, entendent privatiser le monde. Mark Zuckerberg a bien commencé sa carrière : il a enrichi son empire à coups de déduction fiscale et de non paiement de frais de succession. Il diffuse de façon encore plus massive ses logiciels à obsolescence programmée, en créant autant que faire se peut des versions de ses plateformes dans des langues locales, sous couvert de bienfaisance. Il entend ainsi achever sa croisade contre les pauvres qui ne sont pas encore connectés à Internet et surtout abonnés à sa puissante machine. Il tient à définitivement leur imposer des savoirs dont il est le seul propriétaire. De fait, il se substitue à l’État et diffuse une image paternaliste et familialiste.

Une critique frileuse, témoin d’un infantilisme politique

On est loin des conceptions plutôt positives de l’innovation par les usages des TIC, de l’appropriation par des usagers du « bas », de rupture, d’imaginaire, de participation… Je ne crois en effet pas que les usages de Facebook représentent des générations spontanées de pratiques, militantes collectives ou individuelles. Par ailleurs, celles ou ceux qui les étudient proposent rarement des caractérisations de genre, de classe, de race. Cet aveuglement participe de la dépolitisation du débat sur le « pouvoir communicationnel » de l’entreprise. Il révèle une forme d’infantilisme politique14 : l’analyse critique de l’appropriation par les usages des TIC n’a pas atteint la maturité nécessaire à une déconstruction des systèmes de relations de pouvoir et de subalternité en jeu, elle-même indispensable à une projection politique individuelle et collective. Cet infantilisme est induit par une croyance dans une « révolution numérique » qui serait une conséquence de l’habitus masculin. Ces visions aveugles aux rapports de domination qu’alimente et produit l’entreprise privée participent à la construction d’une a-sexuation d’une société numérique qui ne sait pas gérer ses dérèglements et contradictions multiples (politiques, économiques, sociaux, sécuritaires, épistémiques). Ces conceptions sont en train d’organiser un comportement de fuite qui fait à la fois la force de ses instigateurs mais pourrait nuire à la formulation d’alternatives existantes mais non visibles ou rendues invisibles. Elles sont réductrices et occidentalocentrées.

Joelle Palmieri, 13 octobre 2016

https://joellepalmieri.wordpress.com/2016/10/13/facebook-pourquoi-resister/

1 Pour ne citer que quelques exemples, Microsoft connaît un revenu annuel estimé à 60,42 milliards de dollars pour l’exercice 2007-2008. L’entreprise emploie 94 286 personnes dans 107 pays différents. Début 2008, Google valait 210 milliards de dollars à la Bourse de Wall Street à New-York. Depuis 2009, l’entreprise possède 1,8 million de serveurs (parc le plus important à l’échelle internationale) répartis sur 32 sites. Entre 2005 et 2009, MySpace a récolté 1,6 milliard de dollars de chiffre d‘affaires. Pour la seule année 2008, il est estimé à 900 millions de dollars, chiffre qui inclut l‘accord publicitaire noué avec Google pour trois ans et 900 millions de dollars jusqu’en 2010. Facebook connaît une croissance géométrique du nombre de ses usagers qui est passé de 1 million en 2004 (essentiellement des étudiants américains) à 200 millions en 2009. En 2007, Microsoft y prend 240 millions de dollars de parts de capital, alors valorisée à 15 milliards de dollars. Le 17 mai 2012, l’entreprise lance la plus grosse introduction en Bourse de l‘histoire des valeurs technologiques, tant en levée de fonds qu‘en capitalisation boursière, et au second rang historique pour l‘ensemble des États-Unis derrière Visa et devant celle de General Motors, avec 421 millions d‘actions au prix de 38 dollars chacune, qui lui donne une valorisation de 104 milliards de dollars.

2 Commission européenne, <http://ec.europa.eu/information_society/tl/ industry/comms/index_en.htm> et Rapport 2006 de l’OCDE sur le marché de la communication, <http://www.oecd.org/document/34/0,3343
,en_2649_33757_37487522_1_1_1_1,00.html&gt
>, consultés le 9 février 2010.

3 Accords de Bretton Woods,

<http://www.brettonwoodsproject.org/doc/knowledge/Gatewayreport.pdf&gt>, consulté le 28 janvier 2010.

4 AFONSO Carlos, « Gouvernance de l’Internet », Enjeux de mots : regards multiculturels sur les sociétés de l’information, C & F, 2006.

5 Microsoft Corporation a été fondée par Paul Allen et Bill Gates en avril 1975 dans le Nouveau-Mexique aux États-Unis, pour répondre à leurs propres besoins d’étudiants américains. Google est née le 27 septembre 1998 dans la Silicon Valley, en Californie, à l’initiative de Larry Page et de Sergey Brin. Yahoo! Inc. a été créée par David Filo et Jerry Yang à l’université Stanford, en janvier 1994, puis est devenue statutairement entreprise en mars 1995, une société dont le siège est à Sunnyvale en Californie. Fondée en 2002 par Reid Hoffman, la société LinkedIn a son siège social à Mountain View en Californie. Twitter a été créé à San Francisco en 2006 par Jack Dorsey au sein d’une société proposant des applications permettant de publier des fichiers audio sur un blog au moyen d’un téléphone. Fondé aux États-Unis par Tom Anderson et Chris DeWolfe en août 2003, MySpace a été racheté 580 millions de dollars par le groupe de Rupert Murdoch, en juillet 2005. Facebook a été inventé par un étudiant américain de l’université de Harvard à Cambridge au Massachusetts, Mark Zuckerberg, en février 2004. Notons au passage que tous ces créateurs sont des hommes, jeunes blancs états-uniens de classe moyenne (au minimum).

6 AMBROSI Alain, PEUGEOT Valérie & PIMIENTA Daniel, Enjeux de mots : regards multiculturels sur les sociétés de l‘information, Paris, C&F, 2005, p. 15.

7 Mission de l’entreprise Facebook de 2009,

<https://www.facebook.com/facebook?v=info&gt>

consulté le 20 janvier 2011.

8 Le verbe « savoir » est ici utilisé pour qualifier une connaissance étendue du domaine que recouvrent les TIC. Il ne se restreint pas à la connaissance technique des outils et usages.

9 Brésil, Bulgarie, Canada, France, Allemagne, Inde, Indonésie, Japon, Pays-Bas, Pologne, Russie, Serbie, Slovaquie, Afrique du Sud, Taiwan, États-Unis d’Amériques, Émirats arabes.

10 Synovate 2008, Global survey shows 58% of people don’t know what social networking is, plus over one third of social networkers are losing interest, <http://www.webwire.com/ViewPressRel.asp?aId=73794&gt>, consulté le 21 octobre 2015.

11 ComsCore 2007, It’s a Social World: Top 10 Need-to-Knows About Social Networking and Where It’s Headed, p. 5 et 12-13,

<http://www.comscore.com/Insights/Presentations_and_Whitepapers/2011/
it_is_a_social_world_top_10_need-to-knows_about_social_
networking&gt
>, consultée le 21 octobre 2015.

12 Il existe peu d’information qualitative substantielle sur les usages transgressifs des réseaux sociaux numériques, y compris par les femmes prises individuellement, au niveau national, ou transnational, sur le continent africain. Ce déficit est majoritairement substitué par un apport de données quantitatives ou qualitatives sur l’accès aux infrastructures, aux formations, aux postes de décision, parfois sur les usages des réseaux sociaux numériques. Voir notamment AME Naude, JD Froneman, RA Atwood, « The use of the internet by ten South African non-governmental organizations—a public relations perspective », Public Relations Review, 2004, XXX (1), mars 2004, p. 87–94, Elsevier ; OPOKU-MENSAH Aida, « ICTs as tools of democratization: African women speak out »,

13 Selon les deux études récentes de l’agence Portland à Nairobi, publiées successivement en 2012 et 2014, la ville de Johannesburg est la plus active d’Afrique devant Ekurhuleni, toujours en Afrique du Sud, et Le Caire, Durban, Alexandrie. Le Sénégal ne figure pas dans les statistiques. Les utilisateurs sont majoritairement des individus jeunes entre 20 et 29 ans (et non des collectifs) – la différenciation par sexe n’est pas mentionnée – qui twittent depuis leurs téléphones mobiles. L’activité se focalise majoritairement sur les marques comme Samsung, Adidas et Magnum (les crèmes glacées). Le football est le sujet le plus discuté, avant la mort de Nelson Mandela (5 décembre 2013), les hashtags politiques étant encore moins courus.

14 BENASAYAG Miguel & AUBENAS Florence, Résister, c’est créer, Paris, La Découverte, coll. Sur le vif, 2008, 126 p.

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