Le « home staying » du Loft du 34, Da Cruz, octobre 2016

La pièce dédiée à Da Cruz, non seulement jouxte celle de Marko93, mais communique avec cette dernière. Ces deux pièces donnant sur rue correspondent au salon et à la salle à manger d’un appartement traditionnel parisien. Elles constituent les pièces de réception. Leurs plans sont classiques : chacune est d’environ 20 m2 ; elles disposent d’une cheminée (seules ces pièces étaient à l’origine chauffées). C’est dire que les contraintes que devaient prendre en compte Marko93 et Da Cruz étaient semblables. Il est intéressant d’examiner les points communs dans les interventions de ces deux artistes et les différences dans la manière dont ont été traités plastiquement les mêmes objectifs.

Les deux artistes ont peint l’ensemble des surfaces : celles des murs, du sol et du plafond, mais aussi les vitres des fenêtres. Tous deux ont organisé l’espace autour de la cheminée. Surmontée de la peinture d’un fauve pour Marko, comme un trumeau, Da Cruz a peint ce qu’on peut considérer comme son avatar : un masque aux allures précolombiennes.

Les deux artistes ont peint l’ensemble des surfaces : celles des murs, du sol et du plafond, mais aussi les vitres des fenêtres. Tous deux ont organisé l’espace autour de la cheminée. Surmontée de la peinture d’un fauve pour Marko, comme un trumeau, Da Cruz a peint ce qu’on peut considérer comme son avatar : un masque aux allures précolombiennes.

Les différences l’emportent sur les points communs. La pièce dacruzienne est « décorée » d’un plus grand nombre de motifs : 3 masques (dont un masque africain), 2 totems, 1 mannequin jaune fluo, un canevas et divers objets sont accrochés aux murs ou posés sur la cheminée. De l’ensemble se dégage une impression de disharmonie. En effet, si  des masques renvoient à des images hiératiques héritées d’un imaginaire des anciennes civilisations méso et sud-américaine, d’autres font explicitement référence à l’Afrique. Les « totems » sont des ensembles composites de représentations dont certaines évoquent davantage les Indiens d’Amérique du nord. Le « mannequin » semble décontextualisé de l’ensemble des sujets et de leur traitement plastique.

L’accumulation des motifs et des objets augmentée du canevas et des bougies donnent à l’ensemble un aspect kitch qui, au demeurant, n’est pas sans charme. Beaucoup de sujets différents peints de couleurs vives, des clins d’œil aux formes populaires d’une culture du siècle dernier, la pièce ressemble à ces boites remplies de « trésors » que nous découvrions avec joie dans les armoires de nos grands-mères.

La pièce de Da Cruz a le charme du désordre, du disparate, de l’accumulation. Les vitres peintes comme autant de vitraux laissent filtrer une lumière colorée et sombre. La pièce dont toutes les surfaces sont peintes de motifs semblables est comme une grande boite. Et nous sommes à l‘intérieur, dans un imaginaire foisonnant de formes et de couleurs, immergés, partis avec Da Cruz vers des contrées disparues. 

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Richard Tassart

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