D’abord le pouvoir et ensuite seulement la loi

9782742759095
« 
Je veux raconter une histoire. Une histoire simple. Vous pourrez la trouver révoltante. Mais ça ne changera rien à sa simplicité. Je veux raconter une histoire simple et révoltante »

La Corporation. Un nom, une institution comme il en existe beaucoup aux marges des polices officielles. Un policier dans un trio (le bon, la brute et le truand !). Un concours de circonstance ou les circonstances d’un certain état d’exception, « au début, on se croit très intelligent et on pense pouvoir maîtriser les événements, et après on veut juste savoir où diable ils nous entraînent ».

Un jeune homme et un registre, « toute personne qui figure dans le registre devient tôt ou tard un suspect » ; pour la Corporation un sort nécessairement déjà fixé.

Un carnet dérobé, le regard sur les pages, mais qui regarde qui ?.

Des amours dérobés, des discussions interceptées entre amant-e-s, entre père et fils, comme autant de réflexions, peut-être sur soi et son sale boulot, comme contrepoint au déroulement irrésistible d’une certaine logique (je pourrais écrire policière, mais cela réduirait le propos), d’une « mécanique inassouvie, avide et éternellement affamée »…

Une histoire simple, mais non une simple histoire. Une histoire argentine peut-être. Une histoire de pays aux bras policiers certainement.

Je signale la couverture, Homme avec serre-tête bleu, la main sur la joue (autoportrait) d’Egon Schiele.

Imre Kertész : Roman policier

Traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba

Actes Sud, Arles 2006, 120 pages, 12,90 euros

Didier Epsztajn

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