Pour éviter que la potion magique ne se transforme en poison

ax194_couv_corrDans son édito, Sabine Panet parle de l’invisibilité des femmes dans l’« agaçant masculin universel », de l’histoire des femmes et de « nos » propres mots pour le faire.

Ce thème sera développé dans l’article : Vers une grammaire féministe dans votre magazine. La rédaction aborde, entre autres, la mauvaise langue du patriarcat, les règles alternatives, la typographie excluante, les mots au masculin, la règle de proximité, l’ordre alphabétique, les formes féminines des mots, « appliquer une grammaire égalitaire, cela détricote tout ce que nous avons appris pendant nos études… »

Et le rappel que marmotte n’est pas le féminin de marmot, avec une illustration d’Aline Rolis

En complément possible :

Pour une communication publique sans stéréotype de sexe, pour-une-communication-publique-sans-stereotype-de-sexe/

Sous la direction d’Eliane Viennot – Maria Candea, Yannick Chevalier, Sylvia Duverger, Anne-Marie Houdebine, Collaboration d’Audrey Lasserre : L’Académie contre la langue française. Le dossier « féminisation » : faire-entendre-donc-comprendre-que-les-femmes-existent/

Eliane Viennot : non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin. Petite histoire des résistance de la langue française : nous-sommes-les-heritieres-et-les-heritiers-dun-long-effort-pour-masculiniser-notre-langue/

Appliquons la règle de proximité, pour que le masculin ne l’emporte plus sur le féminin ! : appliquons-la-regle-de-proximite-pour-que-le-masculin-ne-lemporte-plus-sur-le-feminin/

Éliane Viennot : « Mme le président » : l’Académie persiste et signe… mollement : mme-le-president-lacademie-persiste-et-signe-mollement/

Katy Barasc, Michèle Causse : requiem pour il et elle : se-nommer-sans-renoncer-a-sa-posture-singuliere-et-sans-pour-autant-la-figer-en-essence-normative/

Josiane Boutet : Le pouvoir des mots, laver-les-mots-cest-leur-redonner-leur-sens-reel/

axelle 171 : nous-detenons-avec-nos-propres-mots-le-pouvoir-de-legalite-grammaticalement-correcte/

Dossier : L’allocation universelle – Y aller… ou pas ?

Le titre de cette note est extrait d’un des articles. De quoi parle-t-on ? Quels « faibles » montants sont-ils proposés ? Comment la financer ? Quel sort pour les femmes ?

Une illusion d’autonomie, des menaces contre les services publics, « l’allocation universelle, chaque fois qu’elle est promue, vise à une moindre intervention de l’Etat dans les politiques sociales » (Mateo Alaluf), un devenir possible en une « allocation de femme au foyer » (Hegwige Peemans-Poullet)..

Contre les notion de « ménage » et les politiques familialistes, l’individualisation des droits (axelle HS, juillet-août 2015, les-femmes-ont-droit-a-leurs-propres-droits/), l’égalité salariale, la réduction du temps de travail, une véritable prise en charge collective du soin aux autres…

Parmi les autres textes publiés, je signale notamment :

  • Dans l’œil d’axelle : Marathoniennes afghanes. « Les marathoniennes s’entraînent dans les rues et dans les parcs des grandes villes dont elles sont originaires, mais cela les expose à de nombreuses violences verbales et physiques »

  • Réforme des pensions. Un modèle masculin, la non reconnaissance de la pénibilité des travaux faits par les femmes. Pour une individualisation réelle des droits sociaux et une réforme « qui renforce les pensions légales et permet de diminuer sérieusement les écarts existant entre femmes et hommes ! »
    En complément possible,
    Christiane Marty : La protection sociale à l’épreuve de l’égalité entre les femmes et les hommes, la-protection-sociale-a-lepreuve-de-legalite-entre-les-femmes-et-les-hommes/

  • Turquie. A Diyarbakir, la révolution en dansant. Danser comme acte militant, « Dans notre région, les femmes se cachent sous beaucoup d’habits. Danser nous permet de prendre conscience de notre corps. Nous commençons à apprendre à nous en servir, à le sentir, à le mettre en scène Nous finissons par l’aimer »

  • Dans les archives du féminisme.

  • Plein le dos ! La pénibilité des tâches domestiques, « ces tâches sans cesse répétées, éreintantes » et la non reconnaissance des risques intrinsèques aux tâches domestiques, mal de dos, mal au dos, plein le dos…

  • Peintresses belges d’hier et d’aujourd’hui.

  • Des propos de Léonora Miano. « C’est très important que les femmes se réapproprient leur puissance créatrice de jouissance »

  • Belges et Culottées. La taxation des produits comme « in-essentiel », des tampons périodiques, le tabou entourant les menstruations.

  • et toujours de riches rubriques : culture et informations internationales

Un journal de nos amies belges à faire connaître.

Axelle 194, décembre 2016, http://www.axellemag.be

Didier Epsztajn

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