Campagne de solidarité internationale avec les travailleur-se-s de Bauen contre le veto et pour l’expropriation

Pour la confirmation de la loi d’expropriation votée par le Congrès argentin le 30 novembre 2016 et remise en cause par le président Macri

Après 14 ans de lutte, le Sénat argentin a promulgué, le 30 novembre 2016, la loi d’expropriation de l’hôtel Bauen en faveur de la coopérative de travailleur-se-s. L’entrée en vigueur de cette loi consolidait l’autogestion des travailleurs et rendait une justice historique, puisque les anciens propriétaires de l’hôtel l’avaient construit avec un prêt public, octroyé par la dictature militaire sanglante de 1976-83, qui n’a jamais été remboursé. Malgré cela, la priorité avait été donnée à l’objet social et aux activités culturelles et solidaires qui se réalisent au quotidien dans l’hôtel géré par les travailleurs, devenu un emblème de l’autogestion en Argentine et dans le monde. Mais le président Mauricio Macri a apposé son veto à la loi, en utilisant des arguments fallacieux, qui nient le sens social de la coopérative, il renonce à récupérer l’argent public et laisse 130 familles sans emploi. Nous interpellons les députés et les sénateurs argentins afin qu’ils rejettent le veto et confirment la loi d’expropriation de l’hôtel Bauen pour ainsi réparer cette injustice, éviter l’expulsion de l’hôtel et réaffirmer la démocratie.

L’hôtel Bauen est une des entreprises récupérées par les travailleurs les plus emblématiques en Argentine. Fermé par ses propriétaires suite à une manœuvre frauduleuse, qui a jeté à la rue tou-te-s les travailleur-se-s fin 2001, le grand édifice de 20 étages situé en plein centre de Buenos Aires a été abandonné pendant plus d’une année avant qu’un groupe d’ancien-ne-s travailleur-se-s ne l’occupe le 21 mars 2003. Pendant 13 années, un processus autogestionnaire a été entrepris, permettant de créer 130 postes de travail et de valoriser pratiquement sans financement extérieur un hôtel vidé et abandonné par ses patrons. En plus, il a transformé un hôtel, qui était précédemment le symbole de la corruption du pouvoir, en un lieu de réunion et de solidarité pour les mouvements sociaux, les syndicats et les organisations de travailleur-se-s, où se sont tenues des centaines de journées d’organisation et de débat, y compris des événements universitaires et culturels.

Mais l’hôtel Bauen n’est pas seulement un emblème de l’autogestion. Son origine est également un exemple clair de la collusion et de la corruption entre le pouvoir économique et la dictature génocidaire qui a ensanglanté l’Argentine entre 1976 et 1983. L’hôtel Bauen a été construit pour le mondial de football de 1978 avec les crédits accordés par une banque d’État (La BANADE), qui n’ont jamais été remboursés. C’est pour cette raison et d’autres dettes postérieures que la loi adoptée permettait l’expropriation de l’hôtel afin que la propriété de l’édifice revienne à l’État et qu’elle soit cédée à la coopérative de travailleur-se-s au titre de l’utilité sociale et de la préservation de l’emploi. Le véto du président Macri empêche cette réparation historique, il ratifie l’impunité des complices économiques de la dictature et sanctionne les travailleur-se-s qui ont investi-e-s beaucoup d’effort, de travail et de ressources dans la récupération de l’hôtel.

Les signataires ci-dessous se solidarisent avec les travailleurs de BAUEN et espèrent que les sénateurs et les députés de la Nation ratifieront la loi qu’ils ont adoptée afin de permettre la poursuite d’une expérience autogestionnaire exemplaire dans le monde.

Envoyer les soutiens à solidaritybauencooperative@gmail.com

Pour la France, possibilité d’adresser les signatures individuelles et collectives à Richard Neuville : neuville.richard@wanadoo.fr

ou

https://www.change.org/p/c%C3%A1mara-de-diputados-y-c%C3%A1mara-de-senadores-de-la-naci%C3%B3n-argentina-revoke-the-presidential-veto-against-the-bauen-hotel-por-la-revocaci%C3%B3n-del-veto-de-macri?

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Por la reafirmación en el Congreso argentino de la Ley de Expropiación votada el 30/1172016 vetada por el presidente Macri

El Senado argentino convirtió en ley la expropiación del Hotel BAUEN a favor de la cooperativa de sus trabajadores después de casi 14 años de lucha el 30 de noviembre de 2016. Al entrar en vigencia esta ley, se consolidaba la autogestión de los trabajadores y se hacía justicia histórica, pues los viejos propietarios del hotel lo habían construido con un crédito público otorgado por la sangrienta dictadura militar de 1976-83 que nunca fue devuelto. A su vez, se priorizaba el fin social y las actividades culturales y solidarias que cotidianamente se realizan en el hotel gestionado por los trabajadores, emblema de la autogestión en la Argentina y en el mundo. Pero el presidente Mauricio Macri vetó la ley, con argumentos falaces que niegan el sentido social de la cooperativa, rechaza recuperar el dinero público y deja sin trabajo a 130 familias. Solicitamos a los diputados y senadores argentinos que rechacen el veto y reafirmen la ley que expropia el hotel Bauen para reparar esta injusticia, evitar el desalojo del hotel y reafirmen la democracia.

El Hotel BAUEN es una de las más emblemáticas empresas recuperadas por los trabajadores en Argentina. Cerrado por sus dueños a través de una maniobra fraudulenta que dejó a todos sus trabajadores en la calle a finales de 2001, el enorme edificio de 20 pisos de altura en pleno centro de Buenos Aires estuvo abandonado por más de un año hasta que un grupo de sus antiguos empleados lo ocupó el 21 de marzo de 2003. Se inició así un proceso de 13 años de autogestión que creó 130 puestos de trabajo y puso en valor un hotel vaciado y abandonado por sus patrones, prácticamente sin financiamiento externo. Además, convirtió a un hotel que antes fue símbolo de la corrupción del poder en un lugar de reunión y solidaridad para movimientos sociales, sindicatos y organizaciones de trabajadores, donde se realizaron cientos de jornadas de organización y debate, incluyendo eventos académicos y culturales.

Pero el BAUEN no es solo emblema de autogestión. Su origen es también un ejemplo claro de la connivencia y corrupción entre el poder económico y la dictadura genocida que ensangrentó a la Argentina entre 1976 y 1983. El BAUEN fue construido para el mundial de fútbol de 1978 con créditos de un banco del Estado (el BANADE) que nunca fueron pagados. Por esa y otras deudas posteriores, la ley que se votó permite la expropiación del hotel para que el Estado recupere la propiedad del edificio y se lo ceda a la cooperativa de trabajadores que lo recuperó para el trabajo y la sociedad. El veto del presidente Macri impide esa reparación histórica, consagra la impunidad de los cómplices económicos de la dictadura y castiga a los trabajadores que invirtieron esfuerzo, trabajo y recursos en la recuperación del hotel.

Los abajo firmantes nos solidarizamos con los trabajadores del BAUEN y esperamos que los senadores y diputados de la Nación ratifiquen la ley que sancionaron y permitan continuar con una experiencia de autogestión que es ejemplo para el mundo.

Enviar adhesiones a solidaritybauencooperative@gmail.com

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INGLÉS

For the confirmation of the law for the expropriation of the Hotel BAUEN voted by the Argentine Congress on November 30th, 2016 and vetoed by President Mauricio Macri

[Please distribute widely]

After almost 14 years of struggle, the Argentine Senate passed the bill for the expropriation of the Hotel BAUEN in favor of the worker cooperative in November 30th, 2016. The existance of such law consolidated workers’ self-management and gave historical justice to this cause, given that former owners built the hotel on the basis of public credit facilitated by the genocidal de facto military government (1976-1983); this credit was never repaid. Beyond the historical rectification, the bill prioritized the social purposes and the cultural and solidarity daily activities that take place in this hotel managed by its workers, which is also a symbol of self-management in Argentina and in the world. But President Mauricio Macri vetoed the law on the basis of fallacious arguments that hinder the social purposes of the cooperative, that reject the recovery of the public funds, and that leaves 130 workers unemployed and unable to provide for their families. We urge the members of the Argentine Chamber of Deputies and the Argentine Senate to reject the presidential veto and to confirm the law that expropriates the Hotel BAUEN in order to repair this injustice, avoid the eviction of workers from the hotel, and strengthen our democracy.

Hotel BAUEN constitutes one of the most emblematic worker-recuperated businesses in Argentina. Closed by its owners as part of a fraudulent scheme that left its workers out on the street by the end of the 2001, the 20-story building located in downtown Buenos Aires was asset stripped and abandoned by its owners for more than a year, before a group of former workers occupied the space on March 21st, 2003. Thus began a process of 13 years of self-management that has created 130 jobs and made major investments in repairing the hotel’s infrastructure problems, all with very little external financing. Hotel BAUEN, which was once a symbol of corrupted power in Argentina, has now become a meeting place for social movements, unions, and workers’ organizations. Over the past decade, the hotel has hosted hundreds of organizing conferences and debates, as well as academic and cultural events.

Hotel BAUEN is not just an emblem of self-management. Its origins also constitute a symbol for the collective memory of the collusion and corruption between economic power and the genocidal dictatorship that ruled and bloodied Argentina between 1976 and 1983. Hotel BAUEN was constructed in preparation for the soccer World Cup in 1978 and financed with loans from the national bank (BANADE) that were never repaid. This has given place to an outstanding debt. The bill allowed the expropriation of the hotel so that the State would regain the ownership of the building and subsequently have it transferred to the workers’ cooperative that has recuperated it for the working class and the society. The presidential veto has impeded that historical reparation, has consecrated the impunity of the accomplices of the military dictatorship, and has punished the workers who have devoted their effort, their work, and their resources to the recuperation of this hotel.

The signatures in the petition represent those who stand in solidarity with the workers of Hotel BAUEN. They represent a call for the Congressmen of the Argentine Republic to confirm the bill they passed, allowing the continuation of the self-managed workers’ experience, which is exemplary to the world.

To send an email of support to the Hotel BAUEN workers:  solidaritybauencooperative@gmail.com 

Pétition signatures individuelles

https://www.change.org/p/c%C3%A1mara-de-diputados-y-c%C3%A1mara-de-senadores-de-la-naci%C3%B3n-argentina-revoke-the-presidential-veto-against-the-bauen-hotel-por-la-revocaci%C3%B3n-del-veto-de-macri?recruiter=664464917&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

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ITALIANO

Appello internazionale di solidarietà con il BAUEN di Buenos Aires

Inviare le adesioni individuali e collettivi per l’appellosolidaritybauencooperative@gmail.com e info@rimaflow.it

Per la conferma da parte del Parlamento argentino della Legge di esproprio votata il 30 novembre 2016, alla quale il presidente Macri ha opposto il veto!!!!

Il Senato argentino ha convertito in legge l’esproprio dell’hotel Bauen a favore della cooperativa dei lavoratori dopo quasi 14 anni di lotta, il 30 novembre 2016. Con l’entrata in vigore della presente legge, si consolidava l’autogestione dei lavoratori e si faceva giustizia storica, perché i vecchi proprietari dell’hotel lo avevano costruito con un credito pubblico conferito dalla sanguinosa dittatura militare del 1976-83 che non è mai stato restituito. Inoltre si rendeva prioritario lo scopo sociale e le attività culturali e solidali che quotidianamente avvengono all’hotel gestito dai lavoratori, emblema dell’autogestione in Argentina e nel mondo. Ma il presidente Maurizio Macri ha posto il veto alla legge, con argomentazioni fallaci che negano il senso sociale della cooperativa, rifiuta di recuperare il denaro pubblico e lascia senza lavoro 130 famiglie. Chiediamo ai deputati e senatori argentini di respingere il veto e riaffermare la legge che espropria l’ hotel Bauen per riparare a questa ingiustizia, evitare lo sgombero dell’hotel e riaffermare la democrazia.

L’ Hotel Bauen è una delle più emblematiche imprese recuperate dai lavoratori in Argentina. Chiuso dai proprietari attraverso una manovra fraudolenta che ha lasciato tutti i lavoratori in mezzo a una strada alla fine del 2001, l’enorme palazzo di 20 piani in pieno centro di Buenos Aires è stato abbandonato per più di un anno fino a quando un gruppo di suoi ex dipendenti lo ha occupato il 21 marzo 2003. È stato avviato un processo di autogestione durato 13 anni, che ha creato 130 posti di lavoro e ha dato un valore a un hotel svuotato e abbandonato dalla proprietà, praticamente senza finanziamento esterno. Inoltre, ha trasformato un hotel che prima era simbolo della corruzione del potere in un luogo di incontro e di solidarietà per movimenti sociali, sindacati e organizzazioni dei lavoratori, dove sono stati effettuate centinaia di giornate di organizzazione e di discussione, tra cui eventi accademici e culturali.

Ma il Bauen non è solo emblema di autogestione. La sua origine è anche un chiaro esempio della collusione e corruzione tra il potere economico e la dittatura genocida che ha insanguinato l’ Argentina tra il 1976 e il 1983. Il Bauen fu costruito per il mondiale di calcio del 1978 con crediti di un Banca dello stato (il Banade) che non sono mai stati pagati. Per questo e altri debiti successivi, la legge che è stata votata consente l’esproprio dell’hotel per cui lo Stato recupera la proprietà dell’edificio e la cede alla cooperativa dei lavoratori che lo ha recuperato per il lavoro e la società. Il veto del presidente Macri impedisce questa riparazione storica, sancisce l’impunità dei complici economici della dittatura e punisce i lavoratori che hanno investito sforzo, lavoro e risorse nel recupero dell’hotel.

Noi sottoscritti siamo solidali con i lavoratori del Bauen e ci attendiamo che i senatori e i deputati della nazione ratifichino la legge sottoposta a veto e consentano la continuazione di un’esperienza di autogestione che è esempio per il mondo.

Pétition signatures individuelles

https://www.change.org/p/c%C3%A1mara-de-diputados-y-c%C3%A1mara-de-senadores-de-la-naci%C3%B3n-argentina-revoke-the-presidential-veto-against-the-bauen-hotel-por-la-revocaci%C3%B3n-del-veto-de-macri?recruiter=664464917&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

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PORTUGUÉS

O Senado Argentino converteu em lei a expropriação do Hotel Bauen a favor da cooperativa de seus trabalhadores depois de quase 14 anos de luta, no dia 30 de novembro de 2016. Ao entrar em vigência esta lei, se consolidava a autogestão dos trabalhadores e se fazia justiça histórica, pois os velhos proprietários do hotel o haviam construído com crédito público outorgado pela sangrenta ditadura militar de 1976-1983 que nunca foi devolvido. Dessa forma, se priorizava o fim social e as atividades culturais e solidárias que cotidianamente se realizam no hotel gerido pelos trabalhadores, emblema da autogestão na Argentina e no mundo. Mas o presidente Maurício Macri vetou a lei, com argumentos mentirosos que negam o sentido social da cooperativa, rechaça recuperar o dinheiro público e deixa sem trabalho 130 famílias. Solicitamos aos deputados e senadores argentinos que rechacem o veto e reafirmem a lei que expropria o Hotel Bauen para reparar esta injustiça, evitar a desocupação do hotel e para que reafirmem a democracia.

O Hotel Bauen é uma das mais emblemáticas empresas recuperadas pelos trabalhadores da argentina. Fechada pelos seus donos por meio de uma manobra fraudulenta que deixou todos seus trabalhadores na rua no final de 2001, o enorme edifício de vinte andares em pleno centro de Buenos Aires esteve abandonado por mais de um ano até que um grupo de seus antigos empregados o ocupou no dia 21 de março de 2003. Se iniciou assim um processo de 13 anos de autogestão que criou 130 postos de trabalho e colocou valor em um hotel esvaziado e abandonado por seus donos, praticamente sem financiamento externo.

Mas o BAUEN não é só símbolo de autogestão. Sua origem é também um exemplo claro de conivência e corrupção entre o poder econômico e a ditadura genocida que sangrou a Argentina entre 1976 e 1983. O BAUEN foi construido para o mundial de futebol de 1978 com créditos de um banco do estado (O BANADE) que nunca foram pagos. Por essa e outras dívidas, a lei votada permite a expropriação do hotel para o Estado recuperar a propiedade do prédio e seja cedido a cooperativa dos trabalhadores que o recuperaram para o trabalho e a sociedade. O veto do presidente Macri impide essa reparaçao histórica, consagra a impunidade dos cúmplices económicos da ditadura e castiga aos trabalhadores que invirteram esforço, trabalho e recursos na recuperaçao do hotel.

Os que assinam abaixo nos solidarizamos com os trabalhadores do BAUEN e esperamos que os senadores e deputados reafirmem a lei que expropria o Hotel Bauen e permita continuar com uma experiência de autogestão, que é exemplo para o mundo.

Enviar adhesoes a solidaritybauencooperative@gmail.com

Pétition signatures individuelles

https://www.change.org/p/c%C3%A1mara-de-diputados-y-c%C3%A1mara-de-senadores-de-la-naci%C3%B3n-argentina-revoke-the-presidential-veto-against-the-bauen-hotel-por-la-revocaci%C3%B3n-del-veto-de-macri?recruiter=664464917&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

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DEUTSCH

Für die Bestätigung des am 30.11.2016 vom Argentinischen Parlament verabschiedeten Enteignungsgesetzes, gegen welches Präsident Macri sein Veto eingelegt hat

Nach fast 14 Jahren hat der Argentinische Senat am 30. November 2016 das Gesetz zur Enteignung des Hotels BAUEN verabschiedet und der von den Arbeiter*innen gegründeten Genossenschaft zugesprochen. Das Inkrafttreten dieses Gesetzes würde die Selbstverwaltung der Arbeiter*innen konsolidieren und einen Akt historischer Gerechtigkeit darstellen, da die ursprünglichen Eigentümer das Hotel mit staatlichen Krediten der blutigen Militärdiktatur (1976 – 1983) erbaut haben, welche nie zurückgezahlt wurden. Zudem würde dem sozialen Zweck sowie den kulturellen und solidarischen Aktivitäten Priorität eingeräumt, die tagtäglich in diesem selbstverwalteten Hotel stattfinden, welches beispielhaft für selbstverwaltete Unternehmen in Argentinien und der Welt steht. Präsident Mauricio Macri legte jedoch aufgrund fadenscheiniger Argumente sein Veto ein. Er leugnet den sozialen Zweck der Genossenschaft, verzichtet auf die Rückgewinnung öffentlicher Gelder und lässt 130 Familien auf der Straße stehen. Wir bitten die argentinischen Abgeordneten und Senatoren, das Veto abzulehnen und das Gesetz zur Enteignung des Hotels BAUEN zu bestätigen, um diese Ungerechtigkeit wiedergutzumachen, die Räumung des Hotels zu verhindern und die Demokratie zu stärken.

Das Hotel BAUEN ist eine der symbolträchtigsten empresas recuperadas (von Arbeiter*innen reaktivierte Unternehmen) Argentiniens. Nach betrügerischen Machenschaften des ursprünglichen Besitzers wurde es Ende 2001 geschlossen und die Angestellten vor die Tür gesetzt. Das enorme, 20-stöckige Gebäude mitten in der Innenstadt von Buenos Aires stand danach über ein Jahr lang leer, bevor es am 21. März 2003 schließlich von einem Teil der ehemaligen Angestellten besetzt wurde. Damit begann die 13-jährige Geschichte der Selbstverwaltung, in deren Verlauf 130 Arbeitsplätze geschaffen wurden und ein von seinen Besitzern entkerntes und verlassenes Hotel praktisch ohne externe Finanzhilfen instand gesetzt wurde. Das Hotel, das zuvor Symbol der Korruption der Mächtigen war, wurde so zu einem Ort der Gemeinschaft und Solidarität für soziale Bewegungen, Gewerkschaften und Arbeiter*innenverbände, in welchem seither hunderte Konferenzen, Tagungen und Debatten sowie wissenschaftliche und kulturelle Veranstaltungen stattfinden konnten.
Aber das BAUEN ist nicht nur ein Symbol der Selbstverwaltung. Seine Entstehungsgeschichte legt auch die Korruption und Verwicklungen zwischen den wirtschaftlichen Machtzentren sowie der mörderischen Diktatur offen, deren blutige Herrschaft über Argentinien sich von 1976 bis 1983 erstreckte. Das BAUEN wurde mithilfe von Krediten der staatlichen Bank BANADE zur Weltmeisterschaft 1978 erbaut, die nie zurückgezahlt wurden. Das vom Parlament verabschiedete Gesetz ermöglicht dem Argentinischen Staat aufgrund dieser Schulden sowie anderer Verpflichtungen, das Hotel zu enteignen und der von den Arbeiter*innen gegründeten Genossenschaft zu übertragen. Allein das Veto von Präsident Macri steht zwischen dieser historischen Wiedergutmachung und verankert die Straffreiheit der wirtschaftlichen Handlanger der Diktatur. Die Leidtragenden sind die Arbeiter*innen, die unglaublich viel Kraft, Arbeit und Ressourcen in die Reaktivierung des Hotels gesteckt haben.
Als Unterzeichner*innen drücken wir unsere Solidarität mit den Arbeiter*innen des BAUEN aus und hoffen, dass die Abgeordneten in Senat und Abgeordnetenhaus das Gesetz bestätigen und somit die Fortsetzung dieses Musterbeispiels der Selbstverwaltung ermöglichen werden.

Wenn Sie die Solidaritätskampagne unterstützen möchten, schreiben Sie an: solidaritybauencooperative@gmail.com

Pétition signatures individuelles

https://www.change.org/p/c%C3%A1mara-de-diputados-y-c%C3%A1mara-de-senadores-de-la-naci%C3%B3n-argentina-revoke-the-presidential-veto-against-the-bauen-hotel-por-la-revocaci%C3%B3n-del-veto-de-macri?recruiter=664464917&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

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TURCO

BAUEN İŞÇİLERİYLE DAYANIŞMA İÇİN ULUSLARARASI KAMPANYA

Buenos Aires’in merkezinde bulunan Hotel BAUEN’i, işçi özyönetimi altında kamulaştırmayı öngören yasa, Arjantin devlet başkanı Macri tarafından veto edildi. Arjantin Kongresi’nden yasayı tekrar onaylamasını talep ediyoruz.

Hotel BAUEN’in, 14 yıldır bu uğurda mücadele yürüten işçi kooperatifi lehine kamulaştırılmasını öngören tasarı, 30 Kasım 2016’da Arjantin Senatosu’nca onaylanmıştı. Yasanın yürürlüğe girmesiyle beraber, hem oteldeki işçi özyönetimi güçlenmiş, hem de adalet yerini bulmuştu. Zira, otelin eski patronları binayı 1976-83 yıllarının kanlı askeri diktatörlüğü sırasında aldıkları bir devlet kredisiyle kurmuş ve krediyi hiçbir zaman geri ödememişti. Ayrıca, Arjantin’de ve dünyada işçi özyönetiminin sembollerinden biri haline gelen otelde toplumsal bir perspektifle düzenlenen kültürel faaliyet ve dayanışma etkinliklerinin zemini güçlenmişti. Ancak Arjantin devlet başkanı Mauricio Macri, işçi kooperatifinin topluma sağladığı faydaları inkar eden yanıltıcı argümanlarla yasayı veto etti; böylece hem kamunun parasını geri alma imkanını geri çevirdi hem de 130 aileyi işsizlik tehdidiyle karşı karşıya bıraktı. Arjantinli senatör ve vekillerden, bu vetoyu reddetmelerini ve BAUEN’i kamulaştırma yasasını tekrar onaylamalarını talep ediyoruz. Bu sayede, tarihi adaletsizlik giderilecek, oteldeki işçi özyönetiminin tasfiye edilmesi engellenecek ve demokrasi güçlenecektir.

Arjantin’de işçilerin el koyup özyönetim altına aldığı yüzlerce işletme arasında, Hotel BAUEN büyük sembolik öneme sahip. Eski patronları oteli 2001 yılı sonlarında hilekar bir manevrayla kapattı ve tüm işçileri sokağa attı: Buenos Aires’in göbeğinde bulunan 20 katlı dev bina bir yıldan uzun süre boş kaldıktan sonra, eski çalışanlarından bir kısmı 21 Mart 2003 tarihinde binayı işgal etti. Özyönetim süreci bu şekilde başladı ve 13 yıldır sürüyor; işçiler, dışarıdan finansal destek almadan, patronların terk ettiği oteli yeniden işletmeye açtı ve 130 kişiye istihdam sağladı. Ayrıca, geçmişte iktidarın yozlaşmasının sembolü olan bu otel, bugün toplumsal hareketler, sendikalar ve işçi örgütleri için bir toplantı ve dayanışma mekanına dönüştü. Otelde her yıl yüzlerce organizasyon ve toplantı düzenleniyor, akademik ve kültürel etkinlikler gerçekleştiriliyor.

Ama BAUEN bir özyönetim sembolü olmakla da kalmıyor. Otelin kuruluş hikayesi, 1976-83 yıllarında Arjantin’i katliamlarla yöneten askeri diktatörlük ile ekonomik güç odakları arasındaki suç ortaklığı ve yozlaşmaya net bir örnek. BAUEN, 1978 dünya futbol kupasına yönelik olarak, bir devlet bankasından (BANADE) alınan ve asla geri ödenmeyen krediyle kuruldu. Son yasaya göre, bu kredi ve daha sonra alınan borçlar karşılığında devlet binayı kamulaştıracak; ve binanın yönetimini, istihdam ve topluma fayda sağlaması amacıyla, işçi kooperatifine bırakacaktı. Devlet başkanı Macri ise yasayı veto ederek, bu tarihsel telafi fırsatını ortadan kaldırdı, askeri diktatörlük dönemindeki ekonomik suçlara göz yumdu ve oteli yeniden işletmek amacıyla emek, çaba ve kaynaklarını seferber eden işçileri cezalandırdı.

Aşağıda imzası bulunan bizler, Hotel BAUEN işçileriyle dayanışma içindeyiz. Arjantinli senatör ve vekillerden, kamulaştırma yasasını bir kez daha onaylamalarını ve tüm dünyaya örnek teşkil eden bu işçi özyönetimi deneyiminin sürmesine olanak sağlamalarını talep ediyoruz.

Destek amaçlı imzalarınızı şu adrese gönderebilirsiniz:

solidaritybauencooperative@gmail.com

Pétition signatures individuelles

https://www.change.org/p/c%C3%A1mara-de-diputados-y-c%C3%A1mara-de-senadores-de-la-naci%C3%B3n-argentina-revoke-the-presidential-veto-against-the-bauen-hotel-por-la-revocaci%C3%B3n-del-veto-de-macri?recruiter=664464917&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

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