Introduction de Marc-André Cyr à l’ouvrage : Un système sans qualité. Matériaux pour une critique du capitalisme

Avec l’aimable autorisation de M éditeur

9782924327616« Aliénation », « Capital », « fétichisme », « valeur d’échange », « exploitation », « plus-value », « travail abstrait », « marchandise », « classe », « impérialisme », « socialisme », « communisme », « prolétariat »… Qui donc utilise encore ces concepts dont la seule évocation provoque un sourire plein de condescendance et de paternalisme ? Qui les emploie encore ainsi, sinon quelques militantes, dont les tracts, plus ou moins jaunis, sont comme les fossiles idéologiques d’un autre monde ?

À défaut de supprimer l’exploitation, nous l’avons rendue démocratique. À défaut de supprimer la domination, nous l’avons rendue élective. À défaut de supprimer ces maux, nous avons cessé de les nommer.

On mesure encore mal l’étendue du désastre créé par cette prétentieuse et prétendue « Fin de l’histoire ». La démocratie bourgeoise domine désormais sans partage notre imaginaire. Elle est l’horizon infranchissable de nos attentes. Quiconque désire réellement le dépassement de la société marchande est jugé « antidémocratique ». Le socialisme est « antidémocratique » ; les grèves et les blocages sont « antidémocratiques » ; le sabotage et l’action directe sont « antidémocratiques » ; les manifestations sont « antidémocratiques » ; même la démocratie directe est « antidémocratique ». Si vous désirez prendre la parole dans l’espace public, il vous faudra bientôt montrer patte blanche et admettre que la seule voie légitime pour transformer même un tantinet la société est celle de la démocratie libérale.

Notre univers politique est clos : les libéraux et les conservateurs ne répondent qu’aux échos de leurs propres mensonges. Notre époque a troqué le slogan « Exigeons l’impossible ! » de Che Guevara pour la « Soif d’aujourd’hui » de Coca Cola. Notre « conscience malheureuse » s’est progressivement transformée en « fausse conscience heureuse1 ». Elle estime que la réalité capitaliste est rationnelle, qu’elle est le seul système nous permettant de satisfaire nos besoins. À défaut de détruire son malheur, elle en a accepté les règles, et les grandes causes ont cédé la place aux problématiques spécifiques, aux dysfonctionnements temporaires et aux différents « excès » à contenir. Les gens les plus audacieux – les radicaux d’aujourd’hui – revendiquent une limitation des « égards » du capitalisme, des « écarts » entre les riches et les pauvres et une réduction de la « trop » grande pollution industrielle. Toute personne qui lève la tête hors de ces pointillés délimitant le « principe de réalité » défini par l’ordre de la société de droit est considéré comme une extrémiste plus ou moins fréquentable.

L’oligarchie est ainsi enrobée de démocratie – le mot final de la domination. Elle est l’irrationnel maquillé de raison et de vertu.

Nous assistons ainsi et sans faire grand bruit au chant du cygne des idéaux politiques. L’idéal, comme le souligne Simone Weil, nous permettrait pourtant d’avancer vers le « meilleur » au lieu de nous contenter, comme on le fait présentement, du « moins pire2 ». À l’heure où le train du progrès technique et de la croissance infinie nous mène tout droit vers la catastrophe écologique, adopter une telle posture – prétendument « raisonnable » et « modérée » – est plutôt synonyme d’angélisme et d’insouciance. Que l’histoire se poursuive ainsi, tel serait le drame : « Marx avait dit que les révolutions sont la locomotive de l’histoire mondiale. Mais peut-être les choses se présentent-elles tout autrement. Il se peut que les révolutions soient l’acte, par l’humanité qui voyage dans ce train, de tirer les freins d’urgence », comme l’a dit Walter Benjamin3.

N’ayons donc pas peur des mots : notre monde est en crise. Plusieurs auteures et philosophes en font le constat. Eric J. Hobsbawm conclut son œuvre sur le « court 20siècle » en affirmant que nous vivons dans un monde « capturé, déraciné, transformé par le titanesque processus économique et technico-scientifique du développement capitaliste », un monde qui a atteint un « point de crise historique » et que nous avons le devoir de changer, sous peine de sombrer collectivement dans les « ténèbres4 ». En 2008, Emmanuel Wallerstein, qui n’a pourtant pas la réputation d’être un « radical », affirme dans les pages du Monde que nous vivons la « phase terminale » du capitalisme puisque ce dernier a atteint les limites des « possibilités d’accumulation réelle ». La crise serait comparable à celle qui a mené à l’effondrement du système féodal en Europe entre le milieu du 15e et du 16e siècle5. Le philosophe Slavoj Žižek va dans le même sens. Pour lui, la crise écologique, la révolution biogénétique, les déséquilibres internes aux sociétés et la croissance des inégalités sociales mènent le capitalisme mondial au « point zéro apocalyptique6 ».

Cette crise, en effet, est écologique. Selon l’ONU, il faudra compter plus de 250 millions de réfugiées du climat en 20507, les quantités d’eau douce diminuent rapidement, la déforestation se poursuit, la disparition de nombreuses espèces animales également… Sans oublier, bien entendu, le réchauffement de la planète – un phénomène que seules quelques têtes subventionnées par l’industrie pétrolière s’attellent à nier. Pourtant, s’il est un domaine où les États s’entendent pour ne rien faire, c’est bien celui de l’écologie. Il faudra pourtant se rendre à l’évidence : ce n’est pas en encourageant la consommation responsable, le recyclage des ordures et le compostage maison qu’on ralentira l’élan de cette crise. Et ce n’est certainement pas en créant une Bourse du carbone qu’on réussira à donner aux générations futures une planète en santé, voire simplement vivable.

Cette crise est également politique. Notre société refuse désormais toute forme de contestation, sinon celle qui est autorisée et inoffensive. Le monde ayant finalement atteint sa destination rationnelle, qui donc encore peut prétendre à sa transformation ? Comme le dit Anselm Jappe : « En temps de crise, l’État n’a plus rien à offrir à ses citoyens que la “protection”, et il a donc tout intérêt à perpétuer l’insécurité qui crée la demande de protection. Il peut se priver de toutes ses fonctions, mais pas du maintien de l’ordre8. » Ce n’est pas pour rien que la contestation sociale et politique est de plus en plus amalgamée au terrorisme. En Espagne, la désobéissance civile y est désormais considérée comme un « attentat contre l’autorité9 ». De son côté, la police de Londres a tapissé d’affiches un quartier en appelant à dénoncer les « anarchistes » qui y habitent. Même la paisible Suisse s’est dernièrement dotée de nouveaux bataillons militaires afin de faire face à d’éventuels désordres sociaux européens10.

Au Canada, le tableau est tout aussi noir. La « nouvelle stratégie » de lutte au terrorisme de 2012 amalgame sans gène anticapitalisme, environnementalisme et « terrorisme ». Cette instrumentalisation de la « terreur » ne va d’ailleurs pas sans une augmentation substantielle des budgets alloués à la sécurité. Entre 1998 et 2013, les budgets de la police fédérale ont augmenté de 70 %, ceux des services secrets de 141 %, ceux des services correctionnels de 95 % et ceux de la défense de 48 %11. Au Québec, la dernière grève étudiante (2012) a été réprimée avec une férocité historique ce qui a mené à plus de 3 500 arrestations12. Le droit de manifester a été radicalement réduit, voire anéanti. Ce dernier est désormais soumis au bon vouloir des forces policières, qui peuvent en refuser le trajet et y mettre fin selon leur « analyse » de la situation. Le Conseil de la Ville de Montréal peut d’ailleurs désormais interdire « pour la période qu’il détermine, en tout temps ou aux heures qu’il indique, sur tout ou partie du domaine public, la tenue de toute assemblée, tout défilé ou attroupement13 ». Sans oublier que la loi fédérale prévoit désormais dix ans de prison pour le port d’un masque lors de rassemblement14.

Comme le souligne Alain Bertho : « La fin de la modernité a signé la fin de l’idée de progrès, qu’il soit scientifique ou social15. » L’ordre, du moins dans sa forme moderne, a pourtant besoin d’être contesté pour se légitimer. Il a besoin de politique. Si la notion politique, donc prescriptive, de peuple – qui « tend en permanence la contradiction entre ce qui est et ce qui devrait être » – est subsumée au principe unique de la loi « telle-qu’elle-est » et du droit actuel, c’est le peuple lui-même qui est renvoyé dans l’ombre, hors du jeu politique du pouvoir. Autrement dit, l’État, s’il n’est plus confronté à la « loi des gens », comme l’aurait dit Saint-Just, retire ainsi la politique de la sphère étatique.

Cette crise, bien entendu, est également une crise de l’économie. Il ne faut toutefois pas s’y méprendre… Elle n’est pas créée par un ralentissement, une surproduction ou une bulle financière temporaire : elle est une crise des formes même de ce système de production de valeur abstraite. L’économie rencontre aujourd’hui certaines de ses contradictions historiques, et celles-ci deviennent progressivement insupportables pour une part de plus en plus importante de la population. Après plus de trente ans de « néolibéralisme », d’austérité, de pression sur les salaires et de déréglementations tous azimuts, les États occidentaux voient encore leur dette et leur déficit augmenter de façon dramatique. Contrairement à ce que prétendent les idéologues de droite, ces tares ne sont pas le résultat d’une « mauvaise » gestion, et encore moins d’une gestion « keynésienne » de l’économie, mais bien, et précisément, d’une « bonne » gestion tout à fait en phase avec les impératifs du Capital.

Le capitalisme est un « système automate tautologique » qui a pour objectif de transformer du « travail vivant » en « travail mort16 ». Le sujet de l’économie capitaliste, c’est la valeur. La contradiction principale créée par le capital se situe donc en lui-même. Cette contradiction est violemment vécue. Elle est une fuite en avant qui engendre la subsomption du vivant à la loi du marché. Depuis 1960, ce processus d’accumulation de valeurs abstraites s’est épuisé. C’est à ce moment que le « capital fictif », comme l’appelait Marx, a pris son ultime envol. L’abandon de la convertibilité du dollar en or, en 1971, a éliminé la dernière soupape de sécurité, le dernier ancrage à l’accumulation réelle17. Le retour au keynésianisme, évoqué un peu partout, est impossible : il n’y a plus assez d’argent « réel » à la disposition des États18. Et il ne servirait à rien de réprimander les acteurs économiques en affirmant que certains d’entre eux sont des « profiteurs de système », discours qui sont aussi bien tenus par la droite que par la « gauche » et qui se sont multipliés à la vitesse grand V à partir de 2008.

Cette logique de séparation, la négation du sujet par l’objet, a des implications dans toutes les sphères de la vie. Sous l’empire de la marchandise, l’individu concret ne trouve de reconnaissance que dans la mesure où son activité est productrice de valeur. Il devient ainsi une moyenne commensurable, l’« Homme sans qualité » de Robert Musil. Non seulement la marchandise est séparée de la personne qui la produit, mais elle domine sa vie. L’aspect le plus violent de cette domination réside dans le fait qu’elle est fabriquée par l’individu lui-même, qui devient le principal acteur de sa propre dépossession. Il participe à l’autonégation de sa propre dignité. Il se rend étranger à lui-même. Il ne produit pas seulement une marchandise étrangère mais, plus précisément, la négation de sa propre autonomie.

Comme le capitalisme est un système dominant de plus en plus toutes les sphères de l’activité humaine, les crises qu’il engendre sont de plus en plus totales. Il ne s’agit donc pas de critiquer les « effets » de l’exploitation du travail, de la domination de la marchandise et du tout à l’argent, mais d’avoir dans la mire l’existence même de ces formes historiques. On ne peut accepter de se soumettre au mouvement infini d’argent sans en accepter les catastrophiques conséquences.

S’il est une chose dont notre monde aurait bien besoin – et peut-être aujourd’hui plus que jamais –, c’est donc d’une critique radicale de ses formes. Car c’est de cette seule critique que peut naître un avenir qui ne serait pas totalement noir pour l’humanité.

Ce petit livre, avec toute l’humilité qu’une telle tâche revendique, est une tentative d’avancer en ce sens19.

Il faut donc attaquer le capitalisme dans ses fondements même, comme le suggère Mohamed Amine Brahimi (Chapitre 1 : Réflexion au tour de la « fétichisation » dans la société capitaliste). Il faut nier le fétichisme de la marchandise qui en est le fondement matériel et non seulement la « fausse conscience » strictement abstraite. Nous devons combattre ces « illusions réelles », pour reprendre l’expression dialectique de Marx, qui dominent nos vies. Dans le contexte historique qui est le nôtre, où ce fétichisme devient une norme incontestable, indépassable et rationnelle – bref, dans ce monde sans idéal où le relativisme règne –, l’« intolérance » devient un « acte de volonté collective », la « prémisse à toute lutte idéologique qui voudrait renverser le système ».

Cette « intolérance » est partagée par Laurent Alarie. Entre la pure « résistance », telle que celle-ci s’articule dans plusieurs groupes altermondialistes, et l’« accélération » définie de façon positive par plusieurs auteures post-marxistes (dont Antonio Negri est le plus populaire représentant), Alarie réfléchit, à partir du concept de néolibéralisme, aux possibilités d’émancipation qui se présentent concrètement à notre société (Chapitre 2 : Entre résistance et accélération : trajectoires théoriques et orientations stratégiques face au néolibéralisme). En situant le phénomène du néolibéralisme dans son continuum historique – celui de la lutte des classes –, il en arrive au constat que l’État tient toujours un rôle primordial en nos sociétés et que ce serait une erreur d’en négliger le rôle actuel, y compris pour les tenantes de l’émancipation sociale.

Ce monde néolibéral en est également un qui est en plein processus d’instrumentalisation de nos universités (Chapitre 3 : L’université brûle !). Sans complaisance et par-delà le marxisme structuraliste, Nicola Gendreau Richer nous invite à relire l’histoire de l’université et à analyser son devenir – son possible « dépérissement » – à travers la lorgnette du « romantisme révolutionnaire » tel que synthétisé par Michael Löwy. Purgés de cette croyance pratiquement religieuse dans le progrès historique, les auteurs romantiques nous permettent de mieux saisir ce qu’il faut à la fois nier, conserver et dépasser dans cette institution centrale pour la connaissance et la culture. Cette posture nous permet de saisir que le capitalisme est le « réel pyromane » de cette institution commandée à dépérir sous la logique glaciale de sa gouverne.

Comme le souligne Laurence Olivier : « L’esprit du temps est capitaliste ou post-capitaliste. » C’est l’esprit de la « victoire sur le communisme, de la réussite matérielle, du progrès économique à n’importe quel prix » (Chapitre 4 : Le capitalisme avancé : nouvelles pratiques de la domination politique [désémiotisation de l’homme]). Il a mis fin à toute forme de transformation radicale pour se refermer sur lui-même. « Rien, dit-il, qui puisse déranger, gêner, offusquer, offenser, ébranler ou faire peur aux institutions en place. » Notre culture est celle de l’arrogance. Elle a fait de la « liberté » la valeur par excellence de nos sociétés. Une liberté, cependant, « sans substance », qui fait du « devenir créateur » un « devenir mort ».

La fin des idéologies, sans grande surprise, fait de l’anarchisme une déclinaison de l’irrationnel utopique et adolescent et fête la fin du « communisme », voire de toutes les déclinaisons du socialisme réel ou utopique. Ces théories révolutionnaires devraient pourtant, comme le souligne Omer Moussaly, être des sources d’inspiration pour les « insatisfaitEs du capitalisme » (Chapitre 5 : Marxisme et anarchisme : sources d’inspiration pour les insatisfaites du capitalisme au 21e siècle). Comme il nous invite à le faire avec le philosophe Antonio Gramsci, qu’il raccorde au marxisme libertaire de Daniel Guérin, nous devrions nous hisser sur les « épaules des géants », pour « voir au-delà de l’horizon du monde actuel ». Élargir nos horizons conceptuels, autrement dit, en regardant par-dessus l’épaule du réalisme instrumental de la marchandise qu’on tente de nous imposer.

« Fétichisme », « aliénation », « anarchisme », « marxisme », « néolibéralisme », « marchandisation », « romantisme révolutionnaire », « unidimensionnalité », « liberté »… Voilà quelques-uns des concepts que se réapproprient les auteurs de ce livre. Non dans l’objectif ambitieux d’élaborer une « nouvelle » théorie de la société, mais dans celui beaucoup plus modeste de nier les fausses vérités d’un cri toujours plus strident20, et de mieux dénoncer le faux faisant violence au vrai.

Laurent Alarie, Mohamed Amine Brahimi, Marc-André Cyr, Nichola Gendreau-Richer, Omer Moussaly, Lawrence Olivier : Un système sans qualité.

Matériaux pour une critique du capitalisme.

M éditeur, Québec 2017, 182 pages

1 Selon l’expression d’Herbert Marcuse, dans Jean-Michel Palmier, Sur Marcuse, Paris, 10/18, 1968, p. 131.

2 Simone Weil, Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale, Paris, Gallimard, 1934.

3 Cité dans Michael Löwy, Walter Benjamin : avertissement d’incendie. Une lecture des thèses « Sur le concept d’histoire », Paris, PUF, 2 001, p. 78.

4 Eric J. Hobsbawn, L’âge des extrêmes : histoire du court 20e siècle, Paris, Complexes/Le Monde diplomatique, 1999, p. 748-749.

5 Propos recueillis par Antoine Reverchon, « Le capitalisme touche à sa fin », Le Monde, 11 octobre 2008.

6 Slavoj Žižek, Vivre la fin des temps, Paris, Flammarion, 2011, p. 11.

7 Grégoire Alix, « L’ONU appelle les États à favoriser les migrations climatiques », Le Monde, 24 octobre 2012.

8 Anselm Jappe, Crédit à mort : la décomposition du capitalisme et ses critiques, Paris, Lignes, 2011, p. 78.

9 Luis Giménez San Miguel, « Interior considerara la resistencia pasiva un atentado a la autoridad », Publico.es, 11 avril 2012.

10 « La Suisse se prépare à d’importants soulèvement en Europe », Le Journal du siècle, 15 octobre 2012.

11 Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), « Les coûts de l’escalade sécuritaire au Canada », février 2014.

12 Sur ce sujet, lire Francis Dupuis-Déri (dir.), À qui la rue? Répression policière et mouvements sociaux, Montréal, Écosociété, 2013 et Marcos Ancelovici et Francis Dupuis-Déri, Un Printemps rouge et noir : regards croisés sur la grève étudiante de 2012, Montréal, Écosociété, 2014.

13 Ville de Montréal, Règlement R.R.V.M., P-6 (Codification administrative), 19 mai 2012.

14 « 10 ans de prison pour les manifestants masqués », Métro, 10 mai 2012.

15 Alain Bertho, Contre l’État, la politique, Paris, La Dispute, 1999, p. 217.

16 Anselm Jappe et Robert Kurz, Les habits neufs de l’empire : remarques sur Negri, Hardt et Rufin, Paris, Léo Scheer, 2003, p. 13.

17 Jappe, Crédit à mort, op. cit., p. 6.

18 Ibid.

19 Une tentative bien imparfaite, disons-le d’emblée, car malgré les efforts du collectif, celui-ci reste exclusivement masculin.

20 L’image est de John Holloway dans Changer le monde sans prendre le pouvoir, Montréal, Lux, 2005.

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