Ne plus forcer au chausse-pied des données pour restreindre la complexité et… les potentiels

Odile Fillod, dans une note sur la traduction, présente ses choix d’un « usage non sexiste du langage » pour éviter, entre autres, « une naturalisation de l’association entre universel et masculin » et propose sur chercheure et auteure « un compromis intéressant entre démasculination et relâchement à l’oral de l’emprise de la dichotomie de sexe obligatoire ». Elle précise les traductions des termes gay, homosexuel, lesbian, guinea pig, intersex, intersexed, gender difference, sex differentiation, sex hormones (expression scientifiquement incorrecte), race, transsexua(ity), transgender

Dans sa préface, Catherine Vidal souligne que dans les grandes représentations du monde, « la différence des sexes est un socle fondamental », la polarité féminin/masculin une « évidence élémentaire », le clivage des sexes comme « le reflet d’une nature humaine éternelle » (en complément possible, le récent ouvrage de Nicole Mosconi : De la croyance à la différence des sexes, demander-toujours-des-preuves-la-preuve-est-la-politesses-elementaire-quon-se-doit/). De nos jours, la dualité des différences entre les sexes en tant qu’évidence naturelle a été remise en cause par les études de genre et aussi les neurosciences. L’auteure indique, entre autres, que le cerveau se construit en interaction avec le monde environnant, que rien n’est figé ni programmé dans le cerveau depuis la naissance, que l’inné et l’acquis sont inséparables, que les êtres humains sont simultanément des êtres biologiques et des êtres sociaux, que le sexe et le genre s’articulent dans un « processus d’incorporation »…

L’auteure indique, entre autres, que le cerveau se construit en interaction avec le monde environnant, que rien n’est figé ni programmé dans le cerveau depuis la naissance, que l’inné et l’acquis sont inséparables, que les êtres humains sont simultanément des êtres biologiques et des êtres sociaux, que le sexe et le genre s’articulent dans un « processus d’incorporation »…

L’idéologie du déterminisme biologique n’en reste pas moins très présente pour expliquer (justifier) les « différences entre les femmes et les hommes » dans la vie personnelle et sociale. C’est en particulier le cas dans la « théorie hormonale de l’organisation cérébrale » objet de ce livre. « C’est à l’analyse critique de cette théorie érigée en dogme que Rebecca Jordan-Young a consacré son ouvrage. En quoi la théorie est-elle fondée ? Quels sont les arguments scientifiques qui laissent penser que les cerveaux humains sont « précablés » par l’exposition à la testostérone pendant la vie foetale ? L’imprégnation précoce par la testostérone ou les oestrogènes induit-elle effectivement des tendances masculines ou féminines en termes de sexualité, de personnalité, de cognition et de comportements ? ». Catherine Vidal parle aussi des protocoles expérimentaux, des méthodes d’analyse des données, de ce qui est issu d’expériences chez les animaux, de ce qui est invérifiable chez les êtres humains, des corrélations différentes des relations de cause à effet, « des thèses essentialistes qui voudraient que l’ordre social soit le reflet d’un ordre biologique », de cette commune et fantasmatique « nature humaine »…

« l’objectif de ce livre est d’inviter à porter une plus grande attention aux productions scientifiques qui sous-tendent cette théorie, de renouveler la libre exploration de la question des différences cérébrales entre les sexes et non de la forclore »

De l’auteure :

Nos cerveaux, tous pareils tous différents !, histoire-evolutive-specifique-des-etres-humains/

Postface au livre de Roland Pfefferkorn : Genre et rapports sociaux de sexe, postface-de-catherine-vidal-au-livre-de-roland-pfefferkorn-genre-et-rapports-sociaux-de-sexe/

Catherine Vidal et Dorothée Benoit-Browaeys : Cerveau Sexe & Pouvoir, genetiquement-programme-e-pour-apprendre/

Sous la direction de Catherine Vidal : Féminin Masculin, Mythes et idéologie : Les sociétés forgent des modèles et des normes associées au féminin et au masculin

Comme le souligne en avant propos, Rebecca M. Jordan-Young, ce livre questionne des réponses, remet en question des « savoirs » au sujet des cerveaux. L’auteure revient sur la dichotomie femme/homme et hétérosexuel/homosexuel, les théories non questionnées, les recherches sur l’organisation du cerveau, la mesure des choses, les hormones prénatales, ce que les scientifiques font et ce qu’elles et ils disent, les données et les théories…

« Dans ce livre, je demande aux lecteurs et lectrices de refaire avec moi ce trajet intellectuel, en examinant de près les mesures et les méthodes utilisées dans ces recherches afin de comprendre les lacunes et les contradictions fondamentales présentes dans les données qu’elles ont produites »

Dans ce trajet intellectuel, au delà de certaines difficultés liées aux connaissances (ou à leur absence) factuelles et méthodologiques, chacun-e pourra réfléchir sur l’« évidence », les éléments « biologiques », les constructions du cerveau, les expériences et les théorisations de certain-e-s, les dénis ou les « trous noirs » d’autres, les corps, les aptitudes, les personnalités, les centres d’intérêt, les désirs, les fausses réponses familières, le genre… la « théorie de l’organisation du cerveau », les « hormones sexuelles »… Il ne faut pas simplement dire et expliquer mais comme le souligne l’auteure « Je veux qu’on me montre les éléments concrets qui la fondent ».

Je ne vais détailler les analyses de Rebecca M. Jordan-Young, ses lectures questionnantes des élaborations de scientifiques, son insistance sur la différence entre expérience et quasi-expérience, ses critiques des indices décousus ou contradictoires, ses mises en évidence des histoires périmées et non-scientifiques…

Au fils des pages, les lecteurs et les lectrices seront confronté-e-s aux cerveaux, aux politiques du corps, à la sexualisation élargie des éléments, au modèle « bio-social », aux déductions trop hâtives, aux rapports de cause-à-effet non établis, aux « preuves » contradictoires des prédictions « théoriques »…

Définitions peu interrogées du féminin, du masculin, de l’homosexualité, de l’érotisme, de la « différences entre les sexes », des « centres d’intérêts sexués » ; usages inconciliables de mots ; difficulté à cerner précisément les liens entre sexe-genre-sexualité et ce qui relève de chaque domaine ; invention des « hormones sexuelles » par les endocrinologues du XXe siècle, conceptualisation des substances ; extension de désignation de comportement humain à des animaux ; postulats malmenés par les recherches ; confusion entre hypothèse, fait et théorie…

Rebecca M. Jordan-Young insiste, entre autres, sur « les règles complexes et spécifiques concernant les façons dont les corps se rencontrent, se touchent, interagissent », sur la nécessaire contextualisation de la sexualité, (« le domaine de la sexualité en tant que tel est lui-même une production sociale » Michel Foucault), sur les désignations sociales du désir ou du plaisir ou les effets des normes sociales. Elle propose d’appréhender le sexe, le genre et la sexualité « comme un fil à trois brins » et de « Pousser la porte » pour comprendre : « Le corps joue indubitablement un rôle dans la formation de ce que nous sommes, de ce que nous voulons et de la manière dont nous nous comportons. La question est de savoir lequel il joue, et le diable est dans le détail. » ou « Les corps comptent – les gènes comptent, les hormones comptent, les cerveaux comptent. Mais en quoi, comment ? »

L’auteure aborde les hormones et la sexuation, la décontextualisation des comportements, les études sur « l’organisation du cerveau », les expériences et les quasi-expériences, le développement de l’appareil génital, les « comportements » sexuels, les différences « subtiles et assez insaisissables » entre les sexes au niveau du cerveau humain, la relativité du « proche », la sexualité humaine « complexe car elle implique des couches supplémentaires d’intentionnalité, d’image de soi, de contraintes et gratifications sociales élaborées qui vont au-delà de ce qu’on trouve dans les autres espèces », les mesures comme outils incorporant des hypothèses, les notions dites de « sens commun », les principes de symétrie, les associations statistiquement significatives…

Rebecca M. Jordan-Young présente les diverses manières d’explorer l’organisation du cerveau, ce qui peut/pourrait distinguer les personnes « différentes », les sexualités, « Presque tou/tes les scientifiques qui mènent des recherches sur l’organisation du cerveau traitent de même la masculinité et la féminité comme des notions de sens commun qui n’ont pas besoin de définitions explicites »,

Je souligne les passages sur les changements historiques d’approche et de compréhension de certains phénomènes, « sexualité féminine », « appétit » sexuel, la « découverte » assez récente de l’importance du clitoris… Comme l’écrit l’auteure, « l’horizon des comportements sexuels acceptables s’est de plus en plus éloigné de la norme qui prévalait au XIXe siècle, à savoir celle du rapport sexuel à visée reproductive dans le cadre du mariage » (norme par ailleurs qui ne dit rien des pratiques réelles). Reste pour certain-e-s une approche la « sexualité féminine » de « comme si elle allait complètement de soi et n’était en rien problématique », une sexualité centrée sur les organes génitaux, peu abordée « comme une fin en soi ». D’où l’absence de définition (mais est-ce possible ?) et une réduction a-historique des réalités socio-sexuelles.

La sexualité est pensée comme « sexualité de Madame, sexualité de Monsieur », unidimensionnelle, l’excitation et la libido andro-centrée, des activités sexuelles appréciées comme réservées aux hommes et hiérarchisées (le but/sommet étant la pénétration vaginale !). Je souligne les paragraphes sur « le calendrier des grandes étapes sexuelles », les choix scientifiques d’approche (les sexualités ont changé mais l’objet scientifique non), la place de l’« orientation sexuelle » dé-socialisée, le refus d’aborder les sexualités des femmes dans leur autonomie, l’oubli de bien des aspects, « ce qui est bon pour eux l’est aussi pour elles », l’abandon implicite de certaines références sans changement dans les appréciations théoriques, les masculinisations et féminisations de comportements et pratiques humaines, la place donnée aux impacts des hormones…

Orientation sexuelle, Rebecca M. Jordan-Young interroge, « qu’est ce qui est censé être dicté, précisément ? ». Elle insiste sur les contradictions internes des études, la complexité, « le fait que l’orientation sexuelle est un phénomène complexe et parfois ambigu », le non-discuté sur la sexualité et l’orientation sexuelle, la réduction/division homosexualité-hétérosexualité-bisexualité, les postulats à partir de « comportements d’animaux », l’étude de réponses sans examiner les questions posées, l’occultation de la variété des comportements et pratiques… Pour l’auteure, l’orientation sexuelle est un « phénomène multidimensionnel » avec de multiples composantes, sans négliger que « le contexte et la subjectivité sont des choses qui comptent en matière de sexualité ». Elle détaille et explique les cadres gynophile/androphile, l’impact des choix en termes de constitution de groupes, la surestimation des aspects non-comportementaux. L’auteure discute plus précisément des « centres d’intérêts » et de leur sexuation, des expositions hormonales extrêmes, de l’impact des « décisions techniques » et de l’interprétation des « données », « les données ne sont pas simplement peu probantes vis-à-vis de la théorie, elles sont largement contradictoire ».

Comme le rappelle l’auteure, « il est toujours délicat de tirer des conclusions en termes de relations de cause à effet des résultats de quasi-expériences ». Elle souligne l’absence d’uniformité des données, le caractère « incroyablement abusif » des déclarations sur ce sujet, bref les limites du scénario de la « sexuation des centres d’intérêts »…

Multiplicité des facteurs, il faut prendre au sérieux le contexte, « presque tous/tes les scientifiques qui travaillent sur l’organisation du cerveau négligent systématiquement les données solides ayant permis d’établir que le cerveau et le système neuroendocrinien (sans parler du reste du corps) ne sont pas des substrats figés d’où émergent le comportement et la cognition, mais se développent et se modifient en interaction constante avec des « entrées » sociales et matérielles, dont celles générées par le comportement, l’apprentissage et l’état émotionnel des individus eux-mêmes ».

Expériences, quasi-expériences, il convient de neutraliser les effets des attentes des observateurs et observatrices scientifiques. Nous restons dans l’ignorance de certains effets de toutes les manipulations physiques accompagnant les interventions/expériences. Comment prendre en compte l’ensemble des variables ?… Sans parler des prophéties auto-réalisantes. « Les connexions entre le statut perçu, les attributs perçus, le comportement effectif et l’évaluation du comportement forment un processus qui boucle sur lui-même, et le genre est un schéma cognitif particulièrement puissant »

L’auteure insiste, me semble-t-il à très juste titre, sur « le fait que nous nous appuyions sur des schémas cognitifs liés au genre pour catégoriser le comportement n’affecte pas seulement la manière dont nous percevons les gens et ce qu’ils font : ce processus boucle sur lui-même en renforçant la croyance dans l’existence de différences fondamentales entre les sexes », sur la variabilité existant à l’intérieur de chaque groupe de sexe et sur la similarité de ces deux groupes, « le degré extraordinaire de similarité entre les deux groupes de sexe et la diversité au sein de chacun d’eux », sur les effets – pas toujours voulus – des attentes et des interactions sexuées…

Rebecca M. Jordan-Young propose de re-conceptualiser le genre « comme un « effet » plutôt que comme un simple fait, quelque chose qui demande à être expliqué plutôt que quelque chose qui explique le monde social ».

L’auteure discute aussi des assignations, de naturalisation versus « naturel », des clichés faisant offices ou masques de théories, de système de croyance pour ce qui concerne « le naturel », de ce que notre (nos) culture(s) raconte(nt) sur le sexe, des processus de socialisation dont nous ne pouvons « ôter les enfants », de différences. Elle indique « Je pense tout au contraire que la différence et la diversité sont de bonnes choses, et mon principal problème avec l’histoire actuelle du « sexe du cerveau » est qu’elle minimise les sources créatrices de différence humaine et se trompent sur leur localisation ».

Le dernier chapitre porte un titre plus que signifiant : « Echanger des essences contre du potentiel ». La théorie de l’organisation du cerveau est un nouvelle variation sur le thème de la préexistence, du déjà là avant l’histoire des êtres humains en société. C’est l’expression d’un déterminisme mécanique unidimensionnel. Il faut y opposer la prise en compte de contraintes (héritage génétique) mais se départir d’une vision des gènes comme entités statiques, « comme des sortes de blocs de construction en béton ».

Rebecca M. Jordan-Young souligne « Les trois concepts clés sont l’inséparabilité du vécu et de l’hérédité, l’importance des éléments aléatoires et le fait que le développement est un processus qui se poursuit tout au long de la vie ». Pas une addition mais bien « la fusion inséparable qui caractérise la relation des facteurs qui interagissent », d’où l’importance du concept de « normes de réaction », de triple hélice (gènes-organisme-environnement). A la fantasmatique fixité ou invariabilité, il convient d’opposer l’histoire et le contexte, la prise en compte la « véritable signification de la notion d’interaction », le caractère modifiable des tendances comportementales, les questionnement politiques…

En conclusion, l’auteure nous invite à « pousser la porte », à sortir du bourbier des « différences innées entre les sexes », de rompre avec les conceptualisations en termes d’« hormones sexuelles », de refuser la catégorisation binaire du genre… Elle rappelle aussi que le cerveau ne se développe qu’en interaction, qu’il se modifie et se développe tout au long de la vie, que la structure sociale du genre change. Elle nous invite à « comprendre les processus plus que les états permanents, le développement plutôt que les « essences » ».

« La théorie de l’organisation du cerveau n’est guère plus qu’une variante un peu sophistiquée des vieux contes et légendes sur les essences masculine et féminine antagonistes et leur connexion avec les natures opposées de chaque sexe. En tant que conte populaire, c’est une réponse toute faite, un tue-la-curiosité ».

En postface, « Quelques remarques historiques sur les corps atypiques et le sexe/genre de cerveau », Ilana Löwy indique que « l’idée que les garçons et les filles naissent avec des cerveaux différents, ce qui est sous-jacent au fait que les femmes n’occupent pas dans la société les mêmes places que les hommes, fait partie intégrante de la culture scientifique et populaire ». Il reste étonnant que des scientifiques ne questionnent pas, ne prennent pas en compte, leur propres situation sociale et leurs « croyances » dans l’élaboration des questionnements, des protocoles de leurs expériences ou quasi-expériences. L’auteure parle des apports des recherches féministes, de « vision plus riche et nuancée des interactions dynamiques entre les trois brins entremêlés du sexe, du genre et de la sexualité » et souligne que « La biologie et la culture sont bien plus créatives que les individus qui tentent de les enfermer dans les dichotomies stériles »

De l’auteure :

L’emprise du genre – Masculinité, féminité, inégalité, levident-et-linvisible/

Sous la direction de Delphine Gardey et Llana Lowy : L’invention du naturel. Les sciences et la fabrication du féminin et du masculin, le-feminin-et-le-masculin-se-constituent-mutuellement-ils-sont-en-constante-re-elaboration/

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Rebecca M. Jordan-Young : Hormones, sexe et cerveau

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Odile Fillod

Editions Belin, Paris 2016, 640 pages, 28 euros

Didier Epsztajn

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Autres ouvrages publiés en collaboration avec l’Institut Emilie du Chatelet (IEC) :

Carole Pateman : Le contrat sexuel : contrat-sexuel-contrat-social-contrat-de-travail/

« À rebours » : préface de Geneviève Fraisse à l’ouvrage de Carole Pateman : Le Contrat sexuel (1988) a-rebours-preface-de-genevieve-fraisse-a-louvrage-de-carole-pateman-le-contrat-sexuel-1988/

Anne Fausto-Sterling : Corps en tous genres. La dualité des sexes à l’épreuve de la science : apposer-sur-quelquun-e-letiquette-homme-ou-femme-est-une-decision-sociale/

Ann Laura Stoler : La chair de l’empire. Savoirs intimes et pouvoirs raciaux en régime colonial : lintimite-domestique-et-familiale-comme-site-politique-intrinsequement-critique-ou-setablissaient-les-affiliations-raciales/

En complément possible :

Priscille Touraille : hommes grands, femmes petites : une évolution coûteuse – les régimes de genre comme force sélective de l’adaptation biologique : les-inegalites-de-genre-pourraient-etre-enregistrees-au-niveau-du-genome-jusqua-devenir-ce-que-nous-identifions-ensuite-comme-des-caracteres-sexues/

Irène Jonas : Moi Tarzan toi Jane. Critique de la réhabilitation « scientifique » de la différence hommes/femmes, leternel-feminin-comme-construction-sexiste/

Et sur l’intersexualité, le beau livre d’Anaïs Bohuon : Le test de féminité dans les compétitions sportives. Une histoire classée X ?: Contre la fiction du naturel, l’archipel du genre

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6 réponses à “Ne plus forcer au chausse-pied des données pour restreindre la complexité et… les potentiels

  1. Merci à vous pour votre diligence ! Une dernière remarque sur le passage : « Orientation sexuelle, Rebecca M. Jordan-Young interroge, « qu’est ce qui est censé être dicté, précisément ? » » Sorti de son contexte, ce morceau me semble pouvoir être mal compris. Le passage correspondant du livre fait référence à un article de vulgarisation et dit ceci : « Mais l’orientation sexuelle est notoirement difficile à définir, alors quand un gros titre annonce : « Il se peut que l’environnement prénatal dicte l’orientation sexuelle », qu’est-ce au juste qui est censé être dicté, précisément ? »

  2. Voici les autres coquilles :
    – l’expression « trous noirs » n’est pas dans le livre,
    – c’est « le diable est dans les détails » et non « dans le détail »,
    – c’est « tous/tes » et non « tou/tes »,
    – Jordan-Young ne parle pas de « comportements d’animaux », mais de « comportements d’animaux non humains », et la nuance est d’importance,
    – « la relation de facteurs » et non « la relation des facteurs ».

  3. Bonjour, et tout d’abord merci pour cette recension du livre, mais je dois vous dire que j’ai eu un choc en la lisant. A plusieurs endroits j’ai pensé : comment ai-je pu commettre une telle erreur (de traduction ou de typo) ?! Ai-je vraiment écrit ça ? Je suis en train de vérifier et ouf ! Non. Voici la plus énorme des corrections à faire au plus vite s’il vous plait : R. Jordan-Young ne propose pas d’appréhender le sexe, le genre et la sexualité « comme un fils à trois bruns » mais « comme un fil à trois brins ». A très bientôt pour la suite.

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