Sous le signe du Serpent

(Polyclinique En Marche – 55, rue du Faubourg Saint-Honoré – Paris 8° — 10 Juin 2017)

Plus de 150 ans après la célèbre communication du Professeur Paul Broca, en 1859, rendant compte devant l’Académie des Sciences, d’une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie hypnotique, l’utilisation de l’hypnose, sans être vraiment courante, rend déjà de nombreux services en médecine. Elle complète, voire peut se substituer avec de grands avantages aux classiques techniques d’anesthésie générale ou loco-régionale.

Plusieurs bénéfices lui sont ainsi reconnus, telles la diminution de l’anxiété et de la douleur, la diminution des drogues administrées et la récupération plus rapide du patient après l’intervention.

Pour autant, à ce jour, l’hypnosédation n’est recommandée et pratiquée que dans des indications chirurgicales mineures ou, tout au plus, à caractère superficiel, excluant ainsi les indications de grande chirurgie viscérale, telles que celles de la chirurgie thoraco-abdominale ou de la neurochirurgie.

La communauté scientifique est donc d’autant plus attentive à la grande première médicale qui va être tentée ces prochains jours, à la Polyclinique En Marche de la rue du Faubourg Saint-Honoré, que celle-ci doit être intégralement réalisée sous hypnose. En l’occurrence, et c’est là tout l’événement, un geste chirurgical massif dont tous les professionnels connaissent le caractère agressif et particulièrement hémorragique, l’ablation des droits sociaux et la simultanée thermo-coagulation du Code du Travail.

Il s’agit bien là d’une première mondiale, ce type d’intervention ayant toujours été réalisé jusqu’à aujourd’hui sous anesthésie générale et toujours dans un contexte de coup d’État ou d’instauration de dictature.

L’équipe de praticiens qui met encore, en ce moment même, la dernière main aux préparatifs de cette grande intervention d’exérèse, a bien voulu, dans un communiqué médical, souligner le caractère humaniste de sa démarche, considérant l’hypnose comme un moyen d’accéder aux ressources inconscientes du sujet, de contourner les blocages et les refus bien souvent rencontrés dans ce type d’intervention, enfin de permettre l’émergence de nouveaux comportements plus créatifs pour la vie du patient.

« Aie confiance, crois en moi ! » disait le Serpent Kaa au petit humain Mowgli. (Livre de la Jungle – Rudyard Kipling)

Qui, mieux que le Serpent, aurait pu être choisi pour ce rôle d’hypnotiseur ? Nous démentirons la légende à ce sujet – les serpents hypnotisent leur proie – elle est tenace. Les herpétologues, ces spécialistes des reptiles et des amphibiens, nous le répètent pourtant : « Les serpents n’hypnotisent pas leur proie ; la fixité de leur regard est due à l’absence de paupières ; quant à la proie qui semble tétanisée, elle s’est simplement rendue compte du danger et s’immobilise pour cesser d’attirer l’attention du prédateur. »

Non, c’est pour d’autres raisons que cette hypnose sera placée sous le signe du Serpent.

Dans les temps anciens, le Serpent était un symbole de Patience et de Tolérance, le gardien du Mystère. Chez les anciens Mayas, le Serpent ailé symbolisait un Dieu, celui de la Lumière et de l’Espoir. Par là même, le Serpent était le symbole de la transformation, de la transition, de l’abandon du révolu, de la résurrection.

Abandonnez, humbles créatures, vos craintes du changement ! Vous retrouverez sous le Signe du Serpent, Sagesse et Créativité. Faites confiance !

Jean Casanova

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