« Si je ne peux pas danser, je ne veux pas faire partie de votre révolution »

Sabine Panet, dans son éditorial, « Pour Izatu, Hélène et les autres », revient sur les femmes sans-papiers, celles qui ne peuvent faire valoir leurs droits et ne bénéficient pas de la même couverture sociale que les femmes avec papiers, « Elles sont invisibles, jusqu’à ce qu’elles soient vues ». Elle souligne entre autres, la peur permanente, les contrôles et les arrestations, « l’équilibre bancal, le quotidien et les rêves ont été aspirés par des ombres en uniforme ». Izatu, Hélène, deux femmes.

« Nous sommes Izatu, nous sommes Hélène, nous sommes toutes ces femmes maltraitées par les règlements absurdes, les hiérarchies arbitraires, les priorités perdues. Un monde plus égalitaire, plus solidaire et plus juste n’est possible qu’avec nous, et nous toutes. Alors fabriquons ce monde, de toute urgence. »

Dossier : D’autres écoles pour les enfants

Des écoles alternatives, le projet Egalia en Suède, l’école Paideia en Espagne.

Dans le premier projet, une équipe pédagogique inclusive, des petits gestes anodins mais importants, l’utilisation du pronom « hen » ni masculin ni féminin, des livres représentant « des constellations de familles différentes », la volonté d’offrir à l’ensemble des enfants « la totalité de leurs possibilités »…

Dans la seconde école, pas de notes, des auto-évaluations, la mise en pratique des valeurs : « égalité, justice, solidarité, liberté, non-violence, culture, bonheur », un équilibre enseignant-e-s / enfants basé sur le respect, les rythmes d’étude propres à chacun-e…

Contre les écoles de la sélection, de la division sexuée, de la discipline imposée, de la méritocratie et du manque de confiance dans capacité des toustes les enfants… des pistes d’alternatives.

Parmi les autres textes publiés, je signale notamment :

  • Dans l’oeil d’Axelle : Une photographie d’une jeune femme migrante à Salerne (Italie). « L’an dernier, au moins 5 000 hommes, femmes et enfants sont mort-e-s en tentant de traverser la Méditerranée, contre près de 2 800 en 2015 ».

  • Un entretien avec Donna Haraway. Le rappel que « tout savoir est « situé », c’est-à-dire qu’il ne vient pas de nulle part, est inséparable d’un arrière-plan historique et culturel », le féminisme comme coalition politique, les catégories politiques trop petites ou trop grandes (je reste très dubitatif sur le fait que les catégories puissent se « fluidifier »). Le titre de cette note est une phrase de Donna Haraway.

  • L’utérus, de l’hystérie à l’utopie. Les lectures médicales, le contrôle du corps des femmes par les hommes, le droit à l’avortement, les stérilisations forcées, les femmes réduites aux fonctions de le reproduction, la ménopause. Je reste plus que sceptique sur les utérus artificiels et les fantasmes de certain-e-s…

  • Collectif liégeois contre les mutilations génitales féminines (« Pour qu’enfin, un jour, plus personne ne puisse dire que cela ne la/le concerne pas »).

  • La Kahina, reine guerrière berbère…

  • et toujours de riches rubriques : culture et informations internationales.

Un journal de nos amies belges à faire connaître.

Axelle 201, Septembre 2017, http://www.axellemag.be

Didier Epsztajn

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