Peu d’hommes tuent, la plupart se contentent de mourir

Un homme, des cicatrices, « là où le lent suicide de tous a pour nom « la vie » », Guðrun trois fois, Nymphéa, une interrogation sur la paternité, des livres, la masculinité ou les idées d’un homme sur ce sujet « j’avais accès au corps d’une femme tous les soirs », les blessures d’une vie, « je transmets de la souffrance, elle me distribue des corvées », les plaies, un rétroviseur pour entendre ce que des êtres humains disent…

De l’autre coté, des cicatrices, la présence permanent d’un passé qui ne peut passer, les blessures de la guerre et des massacres. Cet homme et sa caisse à outils

Que peut-on réparer ? Comment peut-on surmonter ces blessures profondes ? « Partout dans la ville je suis enterré », le temps des chats morts, le double et le trouble, « On peut se servir d’un couteau pour trancher du pain aussi bien que pour égorger un homme », les odeurs persistantes de ce qui a brulé, la réparation d’une douche, la fixation d’un crochet, les regards offerts, « je suis comme tout le monde », la maison des femmes, « on ne demande pas non plus aux gens ce qu’ils ont enduré », la peau et la renaissance d’un désir, les miettes du monde à recoller, « noli me tangere », j’attends, j’existe, une fleur, « ce matin, pour la première fois depuis longtemps, j’ai senti l’odeur de l’herbe », Ör…

Une quête poétique du coté de l’asile donné, de la cicatrisation, de l’acceptation de soi, du passé pouvant ou non être réintégré à sa vie…

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De l’autrice : L’Exception, la-derniere-porte-quil-me-reste-a-ouvrir/

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Auður Ava Ólafsdóttir : Ör

Traduit de l’islandais par Catherine Eyjolfsson

Zulma, Paris 2017, 240 pages, 19 euros

Didier Epsztajn

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