Ce sont les sorcières qui se mettent en chasse

Sabine Panet, dans son éditorial, « Qui chasse qui ? » revient sur l’affaire Weinstein, la dénonciations des agressions sexuelles et des viols, les divers agresseurs et violeurs, les hommes de pouvoir et les hommes du quotidien, la violence sexuelle « le produit de sociétés qui glorifient la domination virile et perpétuent la culture du viol, la grivoiserie, le sexisme ». Elle parle aussi de ces éditorialistes qui décrivent la libération des paroles de femmes comme une « chasse aux sorcières ». C’est oublier les dizaines (les centaines) de milliers de femmes qui furent torturées, pendues, brulées vives. Encore une fois les uns non seulement travestissent les réalités mais font aussi porter sur leurs victimes la responsabilité des actes de violence sciemment accomplis.

Le titre de cette note est la dernière phrase de l’éditorial.Dossier : Le stérilet hormonal : contraception ou poison ?

Les effets secondaires, « le manque crucial d’informations de la part de leur gynécologue », la douleur de femmes réduite à une émotion, « Preuve que la douleur des femmes, associée non pas à des symptômes réels mais à une « émotion » (on est bien dans le registre des stéréotypes sexistes !), n’est pas prise au sérieux », le principe du choix des femmes « en toute autonomie », les évaluations des risques et la transparence nécessaire…

Parmi les autres textes publiés, je signale notamment :

  • Dans l’oeil d’Axelle : Ozlem Dalkiran, enfin libre. Les arrestations en Turquie des défenseurs et des défenseuses des droits humains et des libertés démocratiques, dont la liberté de la presse.

  • La précarisation des femmes, les attaques contre les pensions de retraite, « deux tiers des personnes dont la pension est inférieure au seuil de pauvreté sont des femmes ».

  • Trois témoignages de femmes sur le référendum en Catalogne, la cascade de violences policières, la question de la démocratie.

  • #Me Too en Flandres, #Flanders Too.

  • L’enfance, les premiers pas des inégalités, la création de l’enfance comme « classe d’âge », les constructions des petit-e-s humain-e-s selon l’époque et le milieu social, les « mignonnes » et les « costaux », l’indulgence vis-à-vis de l’agressivité de supposés garçons, le sexe des jouets et des vêtements, les activités domestiques, le genre des lieux et des pratiques d’accueil, les éléments qui défavorisent les filles, « Les petites filles apprennent l’importance de « plaire », tandis que les garçons gardent surtout une liberté de mouvement ».

  • Ouganda, la parole aux mères séropositives, le théâtre, parler librement, la baisse de la prévalence de la maladie résultat de la diminution de la transmission mère-enfant, les traitements antiviraux.

  • Les luttes de femmes exclues des allocations d’insertion.

  • Les poils, « Gazon maudit, vraiment ? », le royaume du lisse et son histoire, la pilosité féminine et son association à la saleté, la « pureté » des femmes, l’imagerie pornographique, la puissante industrie du rasage et de l’épilation, les injonctions culpabilisantes, le droit de choisir.

  • « Le poisson sans bicyclette ».

  • Artemisia Lomi Gentileschi ou l’histoire oubliée de la première femme de l’Académie de dessin de Florence.

  • et toujours de riches rubriques : culture et informations internationales.

Un journal de nos amies belges à faire connaître.

Axelle 204, Décembre 2017, http://www.axellemag.be

Didier Epsztajn

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