Tandis que les manifestations du Naqab s’intensifient, les femmes bédouines prennent la tête du mouvement (+ autres textes)

Femmes et jeunes filles sont de plus en plus souvent en première ligne de la résistance bédouine à l’expropriation de leurs terres par Israël – et elles ne font que commencer.

Les citoyens bédouins du Naqab/Neguev intensifient leur lutte contre la politique de judaïsation d’Israël, l’expropriation de leurs terres, et contre le projet de boisement du Fonds national Juif (KKL/JNF) aux dépens des villages non reconnus. Mais ceux qui se sont vraiment distingués dans cette vague de protestations sont les femmes et les jeunes filles des villages menacés de dépossession, qui sont sorties et ont fait front avec les hommes pour affronter les bulldozers du KKL/JNF.

Quiconque a suivi la lutte menée depuis des générations pour la reconnaissance et la régularisation des Palestiniens du Naqab n’a pu manquer de remarquer ce phénomène : à chaque manifestation, de plus en plus de femmes et de filles se tiennent en première ligne.

Vingt-six femmes, ainsi que des dizaines de militants et de manifestants masculins, ont été arrêtées lors des manifestations de la semaine dernière dans le village de a-Sa’wa al-Atrash contre les projets du KKL/JNF de construire une forêt sur des terres agricoles bédouines. La plupart des femmes ont été libérées et assignées à résidence, à l’exception d’une jeune femme, Nawal Abu Kaf, 25 ans, dont la détention a été prolongée jusqu’à dimanche dernier. Abu Kaf, conseillère d’éducation au Sapir College qui soutient une famille ayant perdu son père, a été arrêtée et battue sous les yeux des caméras. Selon des témoins oculaires, elle se tenait aux côtés d’autres militants, juifs et arabes, et n’a pas usé de violence.

Les femmes se sont également exprimées sur les médias sociaux en arabe, en hébreu et en anglais. Elles se sont mises sur le devant de la scène médiatique aux côtés de vétérans de la lutte – politiciens et membres du comité des villages non reconnus – dans le cadre d’un organe populaire non élu composé de représentants des villages bédouins non reconnus, et qui ne compte pas une seule femme.

« Les gens ne comprennent pas la réalité des Palestiniens en Israël ».

Eden al-Hajoj, 18 ans, est une volontaire de l’association Ajik qui enseigne l’anglais aux enfants du village d’Umm Batin. Elle s’est retrouvée au cœur des manifestations la semaine dernière, parlant à la caméra dans un anglais fluide et net de ce qui se passait autour d’elle. La vidéo est devenue virale sur les médias sociaux, après quoi elle a été interviewée par divers médias. 

Al-Hajoj attribue ses compétences en anglais au fait qu’elle a vécu au Canada pendant que sa mère y effectuait ses études doctorales. Selon elle, malgré la distance, elle n’a jamais cessé de suivre les expériences de son village et du Naqab, où elle est née et a grandi, et où elle retournerait.

« Au Canada, le discours sur Israël est biaisé », dit al-Hajoj. « Les gens ne comprennent pas la réalité des Palestiniens en Israël, et certainement pas la réalité de la société bédouine. Alors nous avons dû être vigilants et nous sommes devenus des ambassadeurs ».

« Le monde doit entendre et voir ce qui se passe ici avec cet État militaire, la soi-disant seule démocratie du Moyen-Orient, qui piétine les droits de toute personne non-juive », poursuit-elle. « J’ai beaucoup de suiveurs, et ils ont le droit de comprendre ce que moi et ma famille traversons, de comprendre ce qu’Israël fait réellement sur le terrain ».

« Comme la lutte à Sheikh Jarrah, sans les médias sociaux et sans les livestreams des jumeaux El-Kurd, tout se serait déroulé tranquillement et le monde aurait acheté le récit israélien comme si nous, les Palestiniens, étions des criminels et des envahisseurs d’un territoire qui n’est pas le nôtre », ajoute Al-Hajoj. « Le contraire est vrai : je suis née ici, mon père et mon grand-père sont ici depuis avant la création de l’État. Les bulldozers du KKL/JNF sont les envahisseurs et les violents ».

Al-Hajoj veut former d’autres filles pour qu’elles aient le courage de parler, car elles disposent des outils – téléphones et internet – ainsi que de ce qu’elle appelle « la simple vérité » : le fait de savoir « qu’une société qui était là avant la création de l’État restera là et continuera à s’opposer à la dépossession et à l’oppression. »

L’implication des filles et des femmes dans la protestation contre le projet de boisement du KKL/JNF s’inscrit dans la continuité d’une révolution que les femmes du Naqab mènent, tant sur le plan politique que social. Pendant des années, les hommes et les mouvements conservateurs, y compris le Mouvement islamique, se sont opposés à la présence des femmes sur les lignes de front des manifestations de masse, pour des raisons de « pudeur » et de conservatisme. La plupart du temps, ils voulaient que les femmes soient placées derrière un drap de séparation dans des tentes de protestation. Les féministes au programme libéral qui s’opposaient à la polygamie et au mariage des mineurs n’étaient pas les bienvenues.

Dans le même temps, ce sont des femmes du Naqab qui ont porté sur leurs épaules la difficile tâche d’autonomiser d’autres femmes. Elles ont commencé à travailler dans des ONG qui favorisent l’emploi, l’apprentissage, l’indépendance financière, la promotion des jeunes femmes dans le milieu universitaire, et surtout l’éducation et le bien-être.

Mais avec chaque avancée grandit l’appétit pour davantage. Toutes les féministes réalisent très vite qu’il est impossible de séparer l’accessibilité à l’enseignement supérieur de l’accès aux transports publics d’un village non reconnu. Qu’il est impossible de lutter contre la déscolarisation sans se battre pour le droit d’ouvrir une école dans le village. Que les femmes ne pourront pas travailler à Be’er Sheva, même comme nettoyeuses, si leur tribu ne dispose pas d’une crèche ou d’une garderie. Toutes ces questions « féminines » sont étroitement liées au statut des Bédouins dans le Naqab, à leur lutte pour la terre et contre l’expulsion.

« Les femmes sont partout et l’ont toujours été »

Hanan Alsanah, avocate, militante sociale féministe et directrice exécutive du Forum de coexistence du Néguev pour l’égalité civile, est active dans les organisations de femmes depuis plus de deux décennies. Je lui rappelle que, pendant de nombreuses années, nous nous sommes rencontrées à chaque manifestation contre le féminicide ou contre les démolitions de maisons, mais que beaucoup de ces manifestations ne réunissaient que quelques femmes, généralement des militantes connues et des coordinatrices de diverses ONG. En voyant ce qui se passe dans ces nouvelles manifestations, je lui demande si elle pense que quelque chose est en train de changer.

« C’est assurément une tendance. Lente, mais persistante », déclare Alsanah. « Maintenant, comme tout est couvert par la presse, nous faisons attention [à la tendance]. En 2011, nous avons organisé l’une des premières manifestations de femmes à l’extérieur du Naqab contre les démolitions de maisons. Il y a eu un débat avec les hommes : comment emmener les femmes à Jérusalem pour manifester à la Knesset ? Nous avons proposé une manifestation réservée aux femmes. Ils ne pouvaient pas s’opposer à des activités réservées aux femmes ».

« Nous avons organisé six bus complets », se souvient Alsanah. « Dans chaque bus, un représentant du comité local ou un membre senior de la tribu est monté à bord en tant qu’escorte. Nous n’avons pas trouvé une seule femme courageuse pour monter sur scène. Seuls les hommes ont parlé, c’était choquant. Puis Umm Fares, du village d’Al-Zarnog, est montée, couverte de la tête aux pieds, et a parlé très fort ».

« Les femmes sont partout et l’ont toujours été, certainement en tant que partie active de la foule, mais parfois aussi sur scène : à al-Araqib, lors de la grande manifestation à Wadi al-Na’am, lors des démolitions à Qasr al-Sir, à Umm Zarnok, lors de l’opposition au plan Prawer, lors des démolitions à Bir Hadaj », poursuit Alsanah. « Les femmes étaient à l’avant, sur le terrain, moins sur la scène. Aujourd’hui, il est impossible de les repousser. Les hommes ont également compris le pouvoir d’une femme avec sept enfants qui se tient devant des soldats et un bulldozer ».

« Aujourd’hui, je n’ai pas besoin d’organiser des bus. Les femmes organisent des véhicules privés pour elles-mêmes. »

« Élever des enfants dans l’ombre de cette tragédie, c’est du militantisme ».

Huda Abu Obeid s’est distinguée dans ses activités comme leader de la protestation contre le plan Prawer en 2013, elle gère aujourd’hui le département lobbying et médias au sein du Forum de coexistence du Néguev. Elle me montre une photo de 1987 de femmes et de leurs enfants lors d’une manifestation contre l’expropriation de terres appartenant au village de Lakiya.

« Je suis née en 1988, et je reconnais sur la photo des femmes qui sont toujours au cœur de la lutte », dit Abu Obeid. « Il ne fait aucun doute que ce qui se passe ici avec les jeunes femmes est un bond en avant, mais ce n’est pas nouveau. Tous les Bédouins du Naqab savent qu’ils sont dans la ligne de mire et qu’ils devront un jour résister – la provocation contre nous est implacable ».

« Regardez, par exemple, la puissante femme Fida’a Abu Kardod, une mère célibataire dont la maison a été démolie en 1994. Elle s’est rendue à Jérusalem et a monté une tente de protestation, restant devant le bureau du Premier ministre pendant trois mois jusqu’à ce que son village, Abdah, soit engagé dans un processus de reconnaissance. On l’appelait la Dame de fer. Et elle n’avait pas d’Instagram ».

D’après Abu Obeid, les organisations de femmes et les organisations mixtes ont pris une part active à la sensibilisation – plus que les mouvements politiques. Les partis politiques, ainsi que le Haut Comité de surveillance arabe, qui coordonne les activités politiques des citoyens palestiniens d’Israël, sont toujours lents à célébrer les réalisations de la protestation populaire sur le terrain, dit-elle.

Abu Obeid pense que la révolution que mènent les jeunes femmes du Naqab en termes d’éducation, d’emploi et de moyens de subsistance leur donne la force et les outils nécessaires pour s’exprimer et protester. Et bien qu’elle soit consciente qu’il existe des tentatives pour rabaisser ces jeunes femmes, comme l’affirmation qu’elles n’ont le temps de protester que parce qu’elles sont célibataires, ou qu’elles sont peut-être les filles de femmes du nord et pas vraiment bédouines jusqu’à la moelle, elle les rejette. « Nous nous sommes habitués à ces affirmations, qui visent à diviser les femmes et à réduire notre pouvoir », dit-elle.

Les médias sociaux, et en particulier Instagram et Tiktok, « sont des outils qui n’étaient pas disponibles pour les filles auparavant », poursuit Abu Obeid. « Les manifestations à Sheikh Jarrah, que beaucoup de filles suivent, ont donné l’impression que nous sommes dans la même histoire face à l’establishment, et que nous aussi pouvons faire entendre notre voix. »

Sabrin al-Asem, journaliste à la station de radio locale « Voice of the Negev » qu’elle a fondée, pense que le rôle des femmes dans les manifestations s’est intensifié après une vague de démolitions de maisons à Umm al-Hiran il y a quelques années. Les femmes ont vu les démolitions, et ont décidé d’agir.

« Élever des enfants à l’ombre de cette tragédie est du militantisme à mes yeux », dit al-Asem. « Au milieu de cette détresse, il n’y a pas d’autre issue que de devenir un activiste avec une conscience politique élevée. Quand votre maison est votre royaume, et qu’ils viennent la détruire, les femmes ne peuvent plus rester silencieuses. Le fait de documenter et de filmer tout ce qui se passe donne du pouvoir aux femmes. De nombreuses femmes ont suivi une formation spéciale pour savoir comment documenter et quels sont leurs droits face à la police et aux forces de démolition. Une femme avec une caméra est une femme forte – c’est quelque chose que tout le monde a appris. »

Devenir viral

J’ai conduit jusqu’à a-Sa’wa al-Atrash, un village relativement grand parmi les villages non reconnus du Naqab. Je cherchais les filles dont les photos avaient fait le tour des médias sociaux. J’ai trouvé une grande foule dans l’un des bâtiments, où se tenait un rassemblement de militants du parti de gauche Hadash. Ils étaient venus du nord pour soutenir les Bédouins dans leur lutte ; les militants du parti Hadash étaient les seules femmes de la foule.

Jenin al-Azraq, une jeune fille timide de 17 ans, est devenue célèbre après que des photos d’elle arrêtée lors des manifestations sont devenues virales. Son père, qui n’était pas présent lors de son arrestation, s’est demandé comment sa fille s’était retrouvée au centre de la tempête.

« Il fut un temps où nous n’avions pas besoin de femmes dans les manifestations », dit son père Suleiman. « Contre Prawer [le nom du plan gouvernemental de 2013 visant à expulser des dizaines de milliers de Bédouins de leurs terres] par exemple, les hommes se rendaient dans les centres de rassemblement. Maintenant, les bulldozers sont arrivés chez nous, sur nos terres, que suis-je censé faire ? Les femmes ont dû sortir et faire quelque chose. Les forces de sécurité sont venues chercher des problèmes et des confrontations. Ils sont venus avec des soldats et des policiers, c’est-à-dire qu’ils sont venus prêts à arrêter nos filles aussi. Depuis quand arrêtent-ils nos filles ? » Jenin dit qu’elle est allée à la manifestation parce qu’un message a été envoyé dans le chat de groupe de ses camarades de classe disant que ses amis étaient attaqués. « Tous les élèves de la classe se sont réunis et ont crié », se souvient-elle. « Soudain, des policiers et des femmes nous ont attaqués. Ils m’ont sortie de la file – sans raison, je n’avais rien fait de spécial. Deux grandes femmes policières m’ont tirée et poussée dans la voiture. Je ne savais pas ce qui allait m’arriver ni où ils m’emmenaient. Au moins, elles ne m’ont pas battu. Par la suite, j’ai appris que mes amis avaient été battus. »

Face aux bulldozers

De là, j’ai continué jusqu’aux filles de la famille al-Atrash, dont le terrain était au centre de la tempête. Les femmes de la famille – tantes, sœurs et nombreux enfants – se sont réunies dans le salon de la modeste maison pour expliquer ce qui leur est arrivé.

Rania et Sujud al-Atrash, cousines et amies de Jenin al-Azraq, se tenaient ensemble lors de la manifestation, face aux bulldozers et au personnel du KKL/JNF. « Après qu’ils ont placé Jenin en garde à vue, deux policiers masculins sont venus et m’ont attaquée, m’ont poussée vers la voiture de police et m’ont menottée », raconte Rania. « Ils m’ont laissée seule pendant une heure dans la jeep et de là, ils m’ont emmenée au poste, où ils m’ont poussée dans une cellule de prison où j’ai passé quatre heures seule ».

« Ils m’ont juré et crié dessus sans raison, et après avoir amené d’autres détenus, ils m’ont poussée contre un mur chaque fois que je parlais aux autres. Je ne savais pas ce qu’ils voulaient de moi et ce que je leur faisais. Regardez mes mains et mes pieds à cause de leurs menottes ».

Rania dit qu’elle n’a pas eu peur, même si c’est la première fois qu’elle a été arrêtée, emmenée dans un poste de police et présentée à un juge. Elle dit s’être sentie détachée de toute la situation, comme si elle regardait un film d’horreur d’en haut.

« J’ai dormi en prison, et toute la nuit j’ai pensé à l’examen d’inscription du jeudi », se souvient-elle. « Je savais que si je restais là, je ne passerais pas l’examen. Mon père a payé 5 000 NIS, et un avocat a obtenu que je sois libérée et assignée à résidence pendant 10 jours.

« Je dois être une bonne fille jusqu’à dimanche prochain ».

Samah Salaime

19 janvier 2022

Source : +972

Traduction : JPB pour l’Agence Média Palestine

https://agencemediapalestine.fr/blog/2022/01/23/tandis-que-les-manifestations-du-naqab-sintensifient-les-femmes-bedouines-prennent-la-tete-du-mouvement/?

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Nettoyage ethnique : solidarité avec le peuple palestinien !

Depuis un peu plus de deux semaines, dans le désert du Naqab (Neguev), au Sud d’Israël, les Bédouins Palestiniens citoyens d’Israël subissent une répression féroce.

C’est la réponse de l’État d’Israël à leur résistance à la dernière opération caractérisée de confiscation de leur terre.

Les populations bédouines palestiniennes qui vivent dans le désert du Naqab depuis des siècles, n’ont connu depuis 1948 que la dépossession, les expulsions, les expropriations, les lois militaires, les lois discriminatoires, l’apartheid. Un nettoyage ethnique très bien structuré. La Nakba (la catastrophe qui a vu – lors de la création de l’État d’Israël – l’expulsion de 800 000 Palestiniens) les a fortement frappés : 90 000 d’entre eux ont été expulsés et se sont retrouvés pour la plupart de l’autre côté de la ligne d’armistice de 1949. D’autres se sont retrouvés dans des bidonvilles dans des villes dites mixtes d’Israël.

Où qu’ils se trouvent, ils sont victimes du même régime de domination et d’oppression systématique. Le plan Prawer planifiait la dépossession totale des populations bédouines du Naqab pendant que le déplacement forcé de celles de Cisjordanie était en cours. Ce plan a été soi-disant abandonné mais c’est bien sa mise en place à bas bruit qui est à l’œuvre aujourd’hui et qui motive cette résistance.

Le village bédouin du Naqab Al Araqib a été il y a quelques jours détruit par Israël pour la 197ème fois. De la même manière, dans la vallée du Jourdain ou dans le sud d’Hébron, en Palestine occupée, les villages des populations bédouines chassées du Naqab en 1948 sont détruits très régulièrement.

Celles qui vivent à l’Est de Jérusalem subissent le même sort : destruction, déplacements forcés, privation des services élémentaires, harcèlement, violence des colons.Le village de Khan al-Ahmar est devenu emblématique en 2018 suite à la résistance qui a fait reculer l’occupant dans sa volonté de le détruire et de déplacer sa population. Ce fut un exemple d’unité de la résistance palestinienne.

C’est dans ce village que dimanche va se tenir un rassemblement des populations bédouines de toute la Cisjordanie occupée et de toutes celles et ceux qui veulent en finir avec le nettoyage ethnique systématique du régime d’apartheid israélien.

En même temps, à Jérusalem, un autre rassemblement regroupera devant la Cour Suprême israélienne les Palestiniens bédouins du Naqab et les Palestiniens de Jérusalem-Est qui subissent eux aussi le nettoyage ethnique du régime d’apartheid israélien. Depuis des mois, notamment dans les quartiers de Silwan et Sheikh Jarrah, des familles sont expulsées et leurs maisons sont détruites. Ce sont en partie ces expulsions qui avaient motivé au mois de mai dernier une vaste mobilisation du peuple palestinien dans son ensemble et où qu’il se trouve.

Ces attaques continues et les mobilisations qu’elles suscitent mettent en évidence que les Palestiniennes et les Palestiniens, où qu’ils se trouvent, sont victimes d’une même politique de domination et de répression systématique : un régime d’apartheid, un crime contre l’humanité.

Ils réagissent en tant que peuple mais font face à un silence assourdissant de la part d’une communauté internationale qui, par son silence et son inaction, se rend complice de ce crime contre l’humanité et de crimes de guerre.

L’AFPS comme l’ensemble du mouvement de solidarité dans le monde participe aux journées internationales de soutien à la mobilisation du peuple palestinien contre le nettoyage ethnique opéré par Israël et exhorte la France et l’Union européenne à prendre leurs responsabilités et à mettre fin à l’impunité d’Israël.

https://www.france-palestine.org/Nettoyage-ethnique-solidarite-avec-le-peuple-palestinien

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Une semaine particulièrement violente et brutale dans les Territoires occupés

Cette semaine – du 16 au 22 janvier 2022 – dans les Territoires occupés

Des dizaines de membres armés des forces de police spéciales ont fait irruption au milieu de la nuit dans la maison de la famille Salehiya, dans le quartier de Sheikh Jarrah, par une température inférieure à zéro degré centigrade, ont arrêté les membres de la famille et les activistes qui dormaient sur place avec une extrême violence, et ont rasé la maison – après avoir détruit la crèche dans la cour la veille ; Des milliers de personnes venues de toute la Cisjordanie ont assisté aux funérailles de Haj Suleiman Hadhalin, écrasé à mort par une dépanneuse de la police israélienne dans son village d’Umm Al Kheir ; Des terroristes juifs ont attaqué et matraqué des militants qui aidaient à planter des arbres près du village palestinien de Bourin et ont brûlé leur voiture, sept des militants souffrent de blessures et de fractures à la tête. Les terroristes de l’avant-poste ont été occupés cette semaine à déraciner des arbres dans toute la Cisjordanie, à envahir des champs, à chasser et à écraser des troupeaux dans la vallée palestinienne du Jourdain ; Des soldats ont fait irruption dans une école à Deir Nizam, ont vandalisé une salle de classe et arrêté des élèves. Joignez-vous aux protestations contre l’occupation aux carrefours et aux ponts dans tout Israël avec le mouvement « Regarder l’occupation dans les yeux ».

Collines d’Hébron Sud

Des milliers de personnes sont venues de toute la Cisjordanie, mardi 18 janvier, pour assister aux funérailles de Haj Suleiman Hadhalin, qui a été écrasé et tué par une dépanneuse de la police israélienne. Des funérailles militaires officielles ont eu lieu à Hébron et, de là, le cortège funèbre s’est rendu jusqu’au village d’Umm Al Kheir où se trouvait l’homme tué.

Ce jour-là, mardi, une trentaine d’oliviers ont été déracinés et la clôture de l’oliveraie a été endommagée dans le village d’A-Rakiz.

Mercredi, les forces d’occupation ont démoli une habitation à Ramadin (district d’Hébron, à l’est de Dahariya). Ce jour-là, un résident de la zone Seam (Abu Kabita) a été détenu au poste de contrôle de ‘Yatir’, et seule l’intervention d’un avocat lui a permis de rentrer chez lui.

Samedi, des terroristes de « Havat Maon », masqués et armés de gourdins et de tiges métalliques, ont à nouveau envahi un champ palestinien cultivé près du trou d’eau de Humra, près du village de Tawane, et ont causé des dégâts. Des militants sont arrivés, et les terroristes de l’avant-poste les ont injuriés, menacés, poussés et ont jetés des pierres, le tout à la vue des soldats présents. Les soldats ont refusé d’arrêter les vandales. Finalement, le site a été déclaré « zone militaire fermée » et les militants sont partis après les colons.

Le même jour, les soldats israéliens ont chassé un propriétaire terrien palestinien de Mufaqara qui s’était rendu dans son champ près de l’avant-poste « Avigail » avec des géomètres. Leur arrestation a été empêchée par l’intervention d’un avocat, et l’armée a permis à un géomètre et au propriétaire de revenir et de marquer plusieurs points sur le terrain.

Les militants ont accompagné des bergers à Umm Al Imad et la famille du propriétaire terrien à Umm Al Arais – sans être inquiétés.

La vallée du Jourdain palestinienne et les collines de Cisjordanie

Le harcèlement des communautés de bergers autour d’Auja par les terroristes des avant-postes s’est intensifié cette semaine avec l’aide active de l’armée israélienne. Mardi, les soldats ont tenté d’empêcher le pâturage, mais les activistes accompagnant les bergers les en ont empêchés, et l’ordre déclarant le site « zone militaire fermée » n’est pas arrivé. Jeudi, deux voyous de l’avant-poste de « Havat Omer » ont pénétré dans un troupeau palestinien avec leur véhicule et ont écrasé un mouton. Les activistes ont documenté cet incident ainsi que le numéro d’immatriculation du véhicule, mais l’armée a refusé d’examiner l’affaire. Une autre attaque contre un troupeau, cette fois avec un VTT, a eu lieu ce jour-là. Toujours le lendemain (vendredi), un VTT du nouvel avant-poste près de « Mevo’ot Yericho » a dispersé les troupeaux des Palestiniens, tandis qu’à « Havat Omer », les colons ont célébré l’événement par un concert musical.

Autour de Tayibe Junction, les activistes ont dû faire face à l’invasion des troupeaux de bétail des colons dans les champs palestiniens privés la plupart des jours de la semaine. Les militants ont fait un rapport à la police et ont généralement réussi à faire sortir les troupeaux.

Dans la partie nord de la vallée palestinienne du Jourdain, les militants ont accompagné les bergers à Samra, Khalat Makhoul et En Al Hilwa, généralement sans être inquiétés. Cependant, vendredi, à Hamra, de nouveaux travaux de construction ont été documentés dans l’avant-poste du colon violent voisin. Le lendemain, samedi, deux colons armés d’un pistolet et d’un fusil ont fait irruption dans un troupeau à bord d’un véhicule dont la plaque d’immatriculation était cachée. Le troupeau s’est enfui, les militants ont documenté l’incident et ont convoqué l’armée et la police, qui ne sont pas arrivées.

Jérusalem

Des dizaines de personnes ont manifesté dimanche devant le domicile du maire Lion pour protester contre l’expulsion de la famille Salehiya de sa maison à Sheikh Jarrah, après que la municipalité ait confisqué le terrain – sans aucune réparation pour la famille – soi-disant pour construire une école pour les résidents locaux, bien qu’une grande surface déjà prise dans le passé pour les besoins du quartier ait été cédée aux colons de la Yeshiva ‘Or Sameach’. La police de Jérusalem a violemment dispersé les manifestants et arrêté l’un d’entre eux.

Le lundi 17 janvier, lorsque des forces importantes sont arrivées pour procéder à l’expulsion, le père de famille ainsi que 10 jeunes, ses fils et leurs amis, se sont barricadés sur le toit en menaçant de se faire exploser avec des bonbonnes de gaz. Cet acte, ainsi que la pression diplomatique, ont empêché l’expulsion, mais les bulldozers ont démoli la crèche dans la cour, un parking et un salon de coiffure.

Par la suite, les militants se sont constamment relayés dans la maison. Cependant, à 3 heures du matin dans la nuit de mardi à mercredi, une centaine de policiers des forces spéciales ont fait irruption dans la maison, ont lancé des grenades assourdissantes et ont arrêté avec une violence extrême 18 membres de la famille et militants qui y dormaient, dont 5 Israéliens. Les détenus ont été jetés dans la boue par – 2 degrés centigrades, et emmenés au poste de police pendant que des bulldozers rasaient la maison. Ce soir-là, plusieurs dizaines de manifestants ont protesté contre cette expulsion brutale en face de la maison du maire Lion, et la police les a dispersés violemment et a arrêté 5 d’entre eux. Le membre de la Knesset Mossi Raz qui participait à la manifestation a été battu par la police. Des protestations devant les maisons des ministres Merav Michaeli et Nitzan Horowitz ont également eu lieu au même moment à Tel Aviv. Jeudi, une manifestation a eu lieu en face du tribunal pendant sa session pour maintenir les membres de la famille Salehiya en détention – alors que tous les détenus israéliens ont été libérés, à condition de garder leurs distances avec le quartier.

Vendredi, des colons-colons dirigés par Arya King, maire adjoint de Jérusalem, se sont rendus au domicile de la famille Salem, qui est également menacée d’expulsion de Sheikh Jarrah, et ont clôturé leur cour. Cet après-midi-là, des centaines de manifestants ont rejoint la manifestation hebdomadaire dans le quartier et ont démonté la clôture installée par les colons.

Dans toute la Cisjordanie

Mardi 18 janvier, 8 soldats ont fait irruption dans une école à Deir Nizam (district de Ramallah), ont ordonné aux élèves d’entrer dans une salle de classe, ont jeté des tables et cassé l’unité de climatisation, et ont arrêté 2 élèves. L’armée applique des mesures punitives dans le village, et a déjà fait irruption dans l’école à trois reprises, lancé des grenades assourdissantes près de maisons sans raison, et déclaré le couvre-feu dans le village. [Voir l’article sur le site de l’Appel Local:**]

Vendredi 21 janvier, un groupe d’activistes de la « Olive Harvest Coalition », qui plantait des oliviers près du village palestinien de Bourin (district de Naplouse), a été attaqué par des terroristes juifs masqués de l’avant-poste voisin de « Giv’at Ronen ». Les terroristes ont frappé les militants à coups de matraques et de pierres et ont lancé une bombe incendiaire. Sept militants ont été blessés, dont deux avec des fractures, et leur véhicule a été brûlé. [Voir l’article sur le site de l’Appel Local : **]

Ce jour-là, vendredi, des dizaines d’oliviers ont été déracinés près du village de Bidiya (district de Salfit), et deux agriculteurs palestiniens ont été blessés par des colons juifs.

Samedi soir, un tracteur de colons a effectué des travaux de labourage et le déracinement d’arbres fruitiers sur des champs palestiniens privés autour de l’avant-poste démantelé de « Migron », accompagné de dizaines de terroristes juifs de l’avant-poste « Giv’at Asaf ». Les colons sont descendus dans le village voisin de Burqa, les villageois sont sortis vers eux, et un véhicule militaire israélien est arrivé et a tiré sur les Palestiniens.

Cette nuit-là, les villageois d’une communauté palestinienne du district de Naplouse, près de l’avant-poste violent de Kida, ont découvert que les pneus de leurs voitures avaient été crevés et que des graffitis injurieux contre l’arrestation des « jeunes des collines » avaient été peints à la bombe sur les véhicules.

Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Informations envoyées par Adam Keller (gush-shalom)

Report: An especially violent and brutal weekin the Occupied Territories

This week – January 16-22, 2022 – in the Occupied Territories

Dozens of armed Special Police Forces broke into the home of the Salehiya family in the Sheikh Jarrah neighborhood in the middle of the night, at a temperature below zero degrees centigrade, arrested the family members and activists sleeping over with extreme violence, and razed the house to the ground – after they destroyed the nursery in the yard the previous day; Thousands from all over the West Bank attended the funeral of Haj Suleiman Hadhalin who was run over to death by an Israeli police tow truck in his village of Umm Al Kheir; Jewish terrorists attacked and clubbed activists helping to plant tree saplings near the Palestinian village of Bourin and burnt their car, seven of the activists are suffering head injuries and fractures; Outpost terrorists were busy this week uprooting trees throughout the West Bank, invading fields, chasing out and running over flocks in the Palestinian Jordan Valley; Soldiers broke into a school in Deir Nizam, vandalized a classroom and arrested pupils; Join protests against the occupation at junctions and bridges throughout Israel with ‘Looking the Occupation in the Eye’ movement’

South Hebron Hills

Thousands came from all over the West Bank on Tuesday, January 18, to attend the funeral of Haj Suleiman Hadhalin, who was run over and killed by an Israeli police tow truck. A formal military funeral was held in Hebron, and from there the funeral procession continued to the killed man’s village of Umm Al Kheir.

That day, Tuesday, about 30 olive trees were discovered uprooted, and the fence of the grove was found damaged, in the village of A-Rakiz.

On Wednesday, the occupation forces demolished a dwelling in Ramadin (Hebron district, east of Dahariya). That day, a resident of the Seam Zone (Abu Kabita) was detained at ‘Yatir’ checkpoint, and only the intervention of an attorney enabled him to get home eventually.

On Saturday, terrorists from ‘Havat Maon’ – masked and armed with clubs and metal rods – again invaded a tended Palestinian field near the water hole at Humra, close to the village of Tawane – and caused damages. Activists arrived, and the outpost terrorists cursed, threatened, pushed and threw stones at them, all in full sight of soldiers present. The soldiers refused to arrest the vandals. Finally the site was declared ‘closed military zone’ and the activists left after the settler-colonists did.

The same day, Israeli soldiers chased away a Palestinian landowner from Mufaqara who came to his field near the ‘Avigail’ outpost with surveyors. Their arrest was prevented by an attorney’s intervention, and the army enabled one surveyor and the landowner to return and mark several spots on the ground.

Activists accompanied shepherds in Umm Al Imad and the family of the land owner in Umm Al Arais – unhampered.

Palestinian Jordan Valley and the West Bank Hill Range

Harassment of shepherd communities around Auja by terrorists from the outposts escalated this week with the active help of the Israeli army. On Tuesday, soldiers tried to prevent grazing, but activists accompanying the shepherds prevented them from doing so , and the order declaring the site a ‘closed military zone’ failed to arrive. On Thursday, two of the ‘Havat Omer’ outpost thugs broke into a Palestinian flock with their vehicle and ran over a sheep. Activists documented this and the license plate number of the vehicle, but the army refused to look into the matter. Another attack against a flock, this time with an ATV, took place that day. Also on the morrow (Friday), an ATV from the new outpost near ‘Mevo’ot Yericho’ dispersed the Palestinians’ flocks, while at ‘Havat Omer’ the settler-colonists celebrated with a musical concert.

Around Tayibe Junction activists dealt with the invasion of settler-colonists’ cattle flocks into privately-owned Palestinian fields most days this week. The activists reported to the police and usually managed to make the flocks be led out.

In the northern part of the Palestinian Jordan Valley, activists accompanied shepherds around Samra, Khalat Makhoul, and En Al Hilwa, usually unhampered. However, in Hamra on Friday, new construction-work was documented in the outpost of the violent settler nearby. The next day, Saturday, two settlers armed with a pistol and a rifle broke into a flock on a vehicle with a concealed license plate. The flock ran away, activists documented the incident and summoned army and police, who did not arrive.

Jerusalem

Dozens demonstrated on Sunday opposite the home of Mayor Lion protesting the eviction of the Salehiya family from its home in Sheikh Jarrah, after the municipality confiscated the ground – without any reparations to the family – supposedly in order to build a school for the local residents, though a large area already taken in the past for the neighborhood’s needs was given over to settler-colonists of the ‘Or Sameach’ Yeshiva. The Jerusalem police violently dispersed the protestors and arrested one of them.

On Monday, January 17, when large forces arrived to carry out the eviction, the father of the family along with 10 youngsters, his sons and their friends, barricaded themselves on the roof threatening to blow themselves up with gas tanks. This act, as well as diplomatic pressure, prevented the eviction, but the bulldozers demolished the nursery in the yard, a car park and a barber shop.

Activist kept shifts in the house constantly after that. However, at 3 a.m. on the night between Tuesday and Wednesday, about 100 policemen of the Special Forces broke into the house, threw stun grenades and with severe violence arrested 18 members of the family and activists sleeping there, including 5 Israelis. The detainees were thrown out into the mud at -2 degrees centigrade, and taken to the police station while bulldozers razed the house to the ground. That evening, several dozens of demonstrators protested this brutal eviction opposite the home of Mayor Lion, and the police dispersed them violently and arrested 5 of them. Member of Knesset Mossi Raz who took part in the demonstration was beaten by the police. Protests opposite the homes of ministers Merav Michaeli and Nitzan Horowitz also took place at the same time in Tel Aviv. On Thursday, a protest was held opposite the court during its session to keep the Salehiya family members in custody – while all Israeli detainees were released, pending on keeping their distance from the neighborhood.

On Friday, settler-colonists headed by Arya King, Deputy Mayor of Jerusalem, came to the home of the Salem family, who is also under threat of eviction from Sheikh Jarrah,  and fenced in their yard. That afternoon, hundreds of protestors joined the weekly demonstration in the neighborhood, and took apart the fence put up by the settlers.

Throughout the West Bank

On Tuesday, January 18, 8 soldiers broke into a school in Deir Nizam (Ramallah district), ordered the pupils into a classroom, threw around tables and broke the air-conditioning unit, and arrested 2 pupils. The army has been carrying out punitive measures in the village, and has already broken into the school 3 times, thrown stun grenades near homes for no reason, and declared curfew on the village. [See the item at the Local Call website:**]

A group of activists from the ‘Olive Harvest Coalition’, planting olive tree saplings near the Palestinian village of Bourin (Nablus district), on Friday, January 21, was attacked by masked Jewish terrorists from the nearby ‘Giv’at Ronen’ outpost. The terrorists beat the activists with clubs and stones and threw a fire bomb. 7 activists were wounded, 2 of them with fractured limbs, and their vehicle was burnt. [See item on Local Call website: **]

That day, Friday, dozens of olive trees were uprooted near the village of Bidiya (Salfit district), and 2 Palestinian farmers were wounded by Jewish settler hoodlums.

On Saturday night, a settler tractor carried out plowing works and the uprooting of fruit trees on privately-owned Palestinian fields around the dismantled outpost of ‘Migron’, accompanied by dozens of Jewish terrorists from the outpost ‘Giv’at Asaf’. The settlers descended to the nearby village of Burqa, villagers came out towards them, and an Israeli military vehicle arrived and shot at the Palestinians.

That night, villagers of a Palestinians community in the Nablus district near the violent outpost of ‘Kida’ discovered that their car tires had been punctured and slur graffiti against the arrest of ‘hills’ youth’ had been sprayed on the vehicles.

Auteur : entreleslignesentrelesmots

notes de lecture

Une réflexion sur « Tandis que les manifestations du Naqab s’intensifient, les femmes bédouines prennent la tête du mouvement (+ autres textes) »

  1. Un siècle de crimes pour tenter d’effacer un peuple de l’histoire, dans des conditions monstrueuses par leur durée, par leur caractère injuste, par le cynisme des discours de justification. Aucun commentaire mesuré n’a plus de sens si ce n’est de conforter le silence oppressant de ceux qui devraient hurler. Mon hurlement, chaque fois qu’il s’agira du sociocide qui menace les Palestiniens sera celui d’un grand combattant pacifiste : « « C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé, qui détermine la forme de lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura d’autre choix que de répondre par la violence ».
    Nelson Mandela

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