« Pourquoi Amnesty s’attaque aux “causes profondes” de l’apartheid israélien ? (plus autres textes)

  • « Pourquoi Amnesty s’attaque aux “causes profondes” de l’apartheid israélien ? »
  • Communiqué de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB) : L’apartheid israélien ne doit pas rester impuni
  • Orly Noy : Les Israéliens ne doivent pas craindre le rapport d’Amnesty sur l’apartheid
  • Neta Golan, militante israélienne anti-apartheid : « En solidarité avec les détenus palestiniens, je refuse de me présenter au tribunal ! »

  • Zainab Iqbal : Le rapporteur spécial de l’ONU accuse Israël d’apartheid dans un rapport du Conseil des droits de l’homme

Entretien avec Saleh Hijazi d’Amnesty International conduit par Edo Konrad du site israélien +972

Avant même que le nouveau rapport d’Amnesty International sur Israël-Palestine, qui fait l’effet d’une bombe, ne soit publié mardi matin, 1er février 2022, le gouvernement israélien et certaines des organisations pro-israéliennes les plus en vue dans le monde étaient à l’offensive. Le rapport – voir ici la présentation française du rapport « L’Apartheid commis par Israël à l’encontre des Palestiniens. Un système cruel de domination et un crime contre l’humanité » – a été « communiqué » au gouvernement israélien ainsi qu’au Board of Deputies of British Jews et à l’Anti-Defamation League des Etats-Unis. Ils ont accusé Amnesty International d’antisémitisme, pur et simple.

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi le gouvernement d’Israël et ses partisans ont l’impression d’être dos au mur. Le rapport de 280 pages de la première organisation mondiale de défense des droits humains est un réquisitoire accablant contre ce qu’Amnesty appelle le « système d’oppression et de domination d’Israël sur le peuple palestinien partout où il exerce un contrôle sur ses droits », notamment dans les territoires occupés, en Israël et partout où vivent des réfugiés palestiniens. Entre autres violations, l’enquête comporte des détails sur l’occupation militaire israélienne, la ségrégation, la torture, la confiscation de terres, les restrictions à la circulation et le déni de citoyenneté et de nationalité,

Mais le rapport d’Amnesty n’est pas simplement descriptif. A l’instar de rapports similaires publiés récemment par des organisations de défense des droits de l’homme telles que Human Rights Watch (HRW) et B’Tselem, Amnesty demande que le régime d’apartheid d’Israël soit démantelé et que la Cour pénale internationale (CPI) prenne en compte le crime d’apartheid lorsqu’elle enquête sur d’éventuels crimes de guerre dans les territoires occupés. C’est précisément la raison pour laquelle le rapport est si terrible pour Israël et ses partisans.

Je me suis entretenu avec Saleh Hijazi, directeur régional adjoint d’Amnesty International pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, après la conférence de presse organisée à Jérusalem à l’occasion de la publication du rapport mardi. Nous avons parlé, entre autres, des attaques du gouvernement israélien contre son organisation, de la raison pour laquelle Amnesty parle délibérément de 1948 comme du point de départ de l’apartheid, et fait face aux critiques des alliés palestiniens et israéliens. Cet entretien a été édité pour des raisons de longueur et de clarté (Réd. +972).

Nous sommes quelques heures à peine après la publication du rapport d’Amnesty, qui a suscité une réaction extrêmement sévère de la part d’Israël et de diverses organisations dans le monde, qui ont affirmé que le rapport était « antisémite » et « répandait les mensonges des organisations terroristes ». Ces réactions vous ont-elles choqué ou surpris ?

Saleh Hijazi : Malheureusement non. L’utilisation comme une « arme » de l’antisémitisme pour attaquer ceux qui critiquent les politiques d’Israël, spécifiquement lorsqu’elles concernent les Palestiniens, sont une tactique utilisée depuis de nombreuses années, y compris contre Amnesty International. Ce type d’attaques viciées et sans fondement est attendu de la part de gouvernements et d’Etats qui violent systématiquement les droits humains ou, dans ce cas, imposent un système de répression et de domination qui équivaut à un apartheid. Lorsque vous fournissez une analyse solide montrant qu’un crime contre l’humanité est en train de se produire, le gouvernement qui le commet va certainement s’inquiéter.

Avez-vous subi des pressions de la part du gouvernement israélien pendant que vous travailliez sur ce rapport ?

Non. Le gouvernement a décidé de ne pas s’engager avec nous de manière constructive, bien que nous ayons demandé à plusieurs reprises des rencontres et des informations depuis de nombreuses années. Depuis que j’ai commencé à travailler pour Amnesty en 2011, nous n’avons eu qu’une seule réunion avec le ministère des Affaires étrangères. Elle eut lieu en 2012. Depuis lors, toutes les lettres que nous avons envoyées pour demander des réunions ou des informations au gouvernement ou à l’armée sont restées sans réponse.

Il est important de mentionner que dans ce contexte, Israël continue d’ignorer nos demandes d’accès à la bande de Gaza. Nous voulons entrer à Gaza pour examiner la situation des droits de l’homme résultant du blocus illégal qui équivaut à une punition collective, ou les effets des offenses militaires israéliennes, ainsi que pour examiner les violations commises par les autorités palestiniennes sur place, en particulier le gouvernement du Hamas et divers groupes armés.

Human Rights Watch a publié un rapport sur l’apartheid israélien en avril 2021. Quels types d’enseignements avez-vous tirés de ce rapport et comment leur travail a-t-il guidé votre réflexion ?

Le rapport de Human Rights Watch a eu une influence considérable. HRW est une grande organisation de défense des droits humains qui fournit une documentation et une analyse juridique de premier ordre. Nous avons dû l’examiner, y réfléchir et penser à la comparaison de nos propres recherches et analyses, ainsi qu’à la manière dont nous pouvons travailler ensemble. Suite à la publication de notre rapport, nous espérons former, avec HRW et d’autres organisations palestiniennes et israéliennes de défense des droits de l’homme, une coalition anti-apartheid.

J’ai le sentiment que la réaction au rapport d’Amnesty est beaucoup plus forte et dure que la réaction face au rapport de HRW. Avec Amnesty, s’ajoute la force d’un mouvement. Une partie importante de notre initiative ne se limite pas seulement au rapport et à sa diffusion, mais est aussi un élément d’éducation aux droits de l’homme. Nous avons mis en ligne un cours d’éducation aux droits de l’homme sur l’apartheid israélien, qui sera accessible à toute personne ayant accès à Internet dans plusieurs langues, dont l’hébreu. Nous avons consacré beaucoup de travail et d’énergie à ce cours parce que nous voulions tirer profit du fait que nos membres qui peuvent agir et être efficaces. Pour cela, ils doivent comprendre comment fonctionne l’apartheid en Israël-Palestine, afin de pouvoir ensuite aller parler à leurs élus.

Votre rapport fait remonter les racines de l’apartheid israélien à 1948, ce que de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme ont souvent tendance à éviter. Pouvez-vous nous expliquer les raisons qui vous ont poussé à choisir ce point de départ ?

Il a fallu quatre ans pour rédiger ce rapport, mais l’histoire est bien plus longue que cela. Après que la CPI (Cour pénale internationale) a annoncé qu’elle était compétente pour les territoires occupés, nous avons commencé à réfléchir à la manière dont nous pouvions faire de la justice internationale un élément central du travail d’Amnesty sur les droits humains en Israël-Palestine. Une fois que nous avons commencé à examiner sous cet angle les types de violations, le crime d’apartheid est immédiatement apparu comme quelque chose que nous pouvions examiner en tant qu’organisation de défense des droits humains. L’étape suivante a consisté à formuler une politique d’ensemble sur la manière dont Amnesty International conçoit le crime d’apartheid tel qu’il est inscrit dans le droit international, ainsi que le critère pour nous de déterminer ce qui constitue ou non l’apartheid. Le processus de formulation de ces critères s’est achevé en 2017.

Le rapport se penche sur les 20 dernières années, mais pour bien comprendre la situation actuelle, il faut remonter aux origines de certaines des principales composantes du système. Il s’agit de la fragmentation, de la ségrégation et du contrôle du territoire, de la dépossession des terres et des biens, et de la privation des droits économiques et sociaux. Ce sont les éléments qui composent le système d’apartheid israélien actuel, mais ils ne commencent pas là.

Nous remontons donc à 1948 et voyons comment, lors de la création de l’Etat, Israël a adopté des lois relatives à la nationalité et au statut, à la suite de quoi les Palestiniens restés en Israël après la Nakba se sont vu accorder la citoyenneté, mais n’ont pas été traités comme des nationaux, contrairement aux Juifs israéliens. La loi du retour a permis aux seuls Juifs de revenir en Israël et de se voir accorder automatiquement la citoyenneté, tandis que les Palestiniens qui ont été fragmentés à la suite du nettoyage ethnique se sont vu refuser ce droit au retour. En matière de propriété, la loi israélienne relative aux biens des « absents » [un euphémisme qui désigne les réfugiés palestiniens déplacés de force] et les diverses lois qui constituent le régime foncier actuel d’Israël ont toutes été adoptées dans les années 1950. La stratégie du régime militaire dans les territoires occupés est la même que celle utilisée par Israël contre les citoyens palestiniens d’Israël entre 1949 et 1966.

Vous commencez donc à voir comment ces éléments qui constituent le système ont tous commencé juste après la création de l’Etat d’Israël. C’est pourquoi l’analyse doit commencer à partir de cette date, plutôt que de l’occupation de 1967.

Le rapport appelle également au retour des réfugiés palestiniens, ce que les grandes organisations des droits de l’homme ne font généralement pas…

L’acte initial de la fragmentation palestinienne a eu lieu pendant le nettoyage ethnique – la Nakba de 1948 – qui a vu l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leurs maisons, sans leur permettre de revenir, ce qui est un droit accordé par le droit international des réfugiés, ainsi que par la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies. Le refus du droit au retour est crucial pour le maintien d’un système dont l’intention et le but sont de maintenir l’hégémonie démographique juive et un contrôle maximal sur les terres. Si vous voulez conserver cette hégémonie, vous ne permettrez tout simplement pas aux millions de réfugiés palestiniens vivant dans des camps à travers le Moyen-Orient de rentrer chez eux. C’est ainsi qu’il devient un élément crucial de notre analyse de l’apartheid.

Depuis des années, les militants palestiniens utilisent des termes tels que « apartheid » et « colonialisme de peuplement » pour décrire le régime en place entre le fleuve et la mer. Comment le travail de ces militants a-t-il influencé et guidé votre réflexion dans l’élaboration de ce rapport ?

Il est de la responsabilité d’une organisation internationale des droits de l’homme de réagir lorsque des organisations locales font une réclamation. Nous reconnaissons que nous sommes en retard sur ce dossier et que nous aurions dû l’examiner avant. Mais il y a deux raisons pour lesquelles nous le faisons maintenant. Avant tout, et cela n’a rien à voir avec Israël-Palestine, nous avons constaté que les systèmes de discrimination institutionnalisée et violemment raciste – l’apartheid étant la manifestation la plus extrême de ces systèmes – sont malheureusement répandus dans le monde entier, et nous avons constaté que nous devions y faire face de front.

En outre, des organisations palestiniennes, ainsi que nos propres membres, nous ont également demandé d’enquêter pour savoir si le crime d’apartheid était perpétré ici. Lorsque nous avons commencé à le faire, nous avons réexaminé l’ensemble des connaissances produites par les militant·e·s, les universitaires et les intellectuels palestiniens, depuis de nombreuses années – y compris l’appel lancé en 2005 par les organisations de la société civile palestinienne en faveur du boycott, du désinvestissement et des sanctions (BDS), qui était fondé sur la formulation d’un apartheid. Le discours, les connaissances et l’analyse juridique produits par les Palestiniens faisaient partie intégrante de nos recherches.

En tant que membre palestinien d’Amnesty International, a-t-il été difficile d’inscrire à l’ordre du jour ce qui est souvent considéré comme un sujet « toxique » ? Avez-vous dû convaincre vos supérieurs ?

J’ai été agréablement surpris de constater que cette initiative n’a pas été prise par des Palestiniens de l’organisation. Nous avons de nombreux amis au Secrétariat international [l’organe responsable de la majorité des recherches d’Amnesty International et qui dirige ses initiatives de campagne] et dans différentes sections qui ont pris l’initiative sur ce sujet, et avec qui nous avons travaillé main dans la main. En 2011, Amnesty Grèce a envoyé au Secrétariat international une demande d’examen de la situation en Israël-Palestine. En tant que mouvement démocratique, vous devez répondre à ce genre de demande. Après cela, une autre demande est venue d’Amnesty Espagne. Et il y a eu un certain nombre d’autres demandes informelles de sections dans le monde.

Y a-t-il eu des conversations difficiles avec Amnesty Israël au cours du processus ? Oui. C’était particulièrement difficile pour les Palestiniens et les Israéliens du mouvement. Ces discussions furent excellentes et nécessaires. Maintenant que le rapport est publié, elles ouvrent de nombreuses possibilités. Finalement, la section israélienne a décidé qu’elle risquait d’encourir des conséquences juridiques pour avoir mené à bien ce type de travail. Certaines des recommandations [du rapport] peuvent être considérées comme un appel à des sanctions ou à un boycott d’Israël, et la loi anti-boycott peut être utilisée contre eux. Ils ont donc décidé de ne pas s’engager de manière proactive sur ce rapport, mais de l’utiliser [comme une opportunité] pour ouvrir des conversations cruciales sur la question. Nous espérons que, s’ils décident de devenir plus proactifs, ils pourront compter sur le soutien de tous les membres qui les entourent.

Mais tout le monde ne fait pas la fête. Nous avons vu Orly Noy [la rédactrice en chef du site en hébreux Local Call et journaliste de +972], qui a animé la conférence de presse d’aujourd’hui, commencer ses remarques en disant qu’en tant qu’Israélienne juive, ce n’était pas un jour de joie. Nous avons également vu beaucoup de Palestiniens nous dire : « Vous êtes en retard », ou nous demander : « Où étiez-vous ? » ou « Pourquoi ne pas parler du colonialisme des colons ? » Evidemment, nous vivons tous la réalité ici et les Palestiniens vivent l’oppression au quotidien, donc ce n’est pas facile, et je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un qui fait face à de tels défis et qui est impliqué professionnellement et personnellement le prenne aussi facilement.

Que dites-vous aux Palestiniens qui sont sceptiques quant à ce que ces rapports peuvent réellement faire pour eux ? Des membres de la famille Salhiyeh, qui ont été expulsés de leur maison à Cheikh Jarrah [à Jérusalem Est] il y a quelques semaines, se sont levés pendant la conférence de presse et vous ont demandé ce que vous pouviez faire au sujet de leur expulsion et de ce qui se passe dans leur quartier.

Il est difficile de répondre à cette question. Vous regardez la réalité ici – c’est un pays relativement petit, les Palestiniens et les Israéliens représentent ensemble moins que la population de São Paulo. Vous avez eu des décennies de rapports, de commissions et d’enquêtes diligentées par les Nations unies et les organisations des droits de l’homme. Vous avez des organisations de la société civile très professionnelles, tant palestiniennes qu’israéliennes, qui documentent de manière exhaustive les violations des droits de l’homme. Et pourtant, la situation ne fait qu’empirer. C’est ce constat qui rend ce rapport si important.

Est-ce que [le rapport] apportera le changement nécessaire immédiatement ? Absolument pas. Cela nécessite une stratégie, un travail en commun et des partenariats. C’est ce que nous voyons se produire, y compris entre des organisations palestiniennes et israéliennes, ce qui n’a jamais été le cas auparavant. C’est prometteur.

La famille Salhiyeh et d’autres ne verront pas un changement immédiat. Et malheureusement, les expulsions et les démolitions de maisons vont se poursuivre, tandis que la situation dans le Néguev ne fera qu’empirer. Mais j’ai le sentiment que l’analyse de l’apartheid nous permettra de relier tous les points entre eux afin que nous ne passions pas toujours d’une détention administrative, puis exécutions illégales, et à la démolition dans le Néguev. Nous pouvons maintenant relier les points. Lorsque vous faites cela, vous pouvez voir le système d’apartheid. Cela ouvre la voie à une approche plus stratégique de ces violations. Nous ne nous occupons plus des symptômes, nous nous attaquons aux causes profondes.

Article publié par le magazine et site israélien +972,le 1er février 2022; traduction rédaction A l’Encontre

http://alencontre.org/moyenorient/palestine/palestine-israel-pourquoi-amnesty-sattaque-aux-causes-profondes-de-lapartheid-israelien.html

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L’apartheid israélien ne doit pas rester impuni

Communiqué de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB) du 3/2/2022

Après la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (CESAO) en 2017, l’ONG israélienne B’Tselem en janvier 2021 et l’ONG internationale Human Rights Watch en avril de la même année, Amnesty International vient de rendre public un rapport de 280 pages qui parvient à la même conclusion : l’État d’Israël a instauré un régime d’apartheid au sens de la Convention sur l’apartheid de 1973. Ce rapport établit que tous les Palestiniens sont, à des degrés divers, victimes de cet apartheid : non seulement ceux qui vivent sous occupation mais aussi ceux qui détiennent la citoyenneté israélienne, ainsi que les six millions d’exilés. 

Ce rapport démontre de manière irréfutable ce que nous savons depuis longtemps : les Palestiniens, parce que non juifs, ont été et sont encore massivement victimes, entre autres, de ségrégation territoriale, de restrictions de déplacement, de saisies de bien fonciers et immobiliers, d’expulsions, de détentions arbitraires, de tortures, d’homicides. 

L’UPJB soutient sans réserve les recommandations qui clôturent ce rapport en demandant : 

  • Aux États tiers, d’exercer la compétence universelle afin de traduire en justice les personnes responsables du crime d’apartheid. Amnesty International rappelle que les États qui ont ratifié la Convention sur l’apartheid en ont l’obligation.

  • Au Conseil de sécurité de l’ONU, d’imposer un embargo strict sur les transferts d’armement – armes et munitions, ainsi que les équipements de maintien de l’ordre – vers Israël, car des milliers de civils palestiniens sont tués illégalement par les forces israéliennes.

  • Au même Conseil, d’imposer aussi des sanctions, comme le gel d’actifs, à l’encontre des responsables israéliens les plus impliqués dans le crime d’apartheid.

  • A la Cour pénale internationale, d’inclure dans son enquête ouverte en mars 2021 sur la situation dans les territoires palestiniens, la question de l’apartheid en tant que crime contre l’humanité.

Une fois de plus, les dirigeants israéliens se déshonorent et se ridiculisent en ne réagissant que par l’injure : ils traitent d’antisémites et de soutiens du terrorisme les auteurs de ce rapport. Face à l’établissement de faits irréfutables, ils n’ont pas d’autres « arguments ». Qui peut croire qu’une enquête d’Amnesty International soit motivée par l’antisémitisme ?

L’UPJB défend les mêmes droits pour toutes et tous, que ce soit en Belgique ou en Israël-Palestine. Elle se déclare donc en accord total avec cette déclaration d’Agnès Callamard, Secrétaire générale d’Amnesty International : « Israël doit démanteler le système d’apartheid et traiter les Palestiniens comme des êtres humains, en leur accordant l’égalité des droits et la dignité. Tant que ce ne sera pas le cas, la paix et la sécurité resteront hors de portée des populations israéliennes et palestiniennes ».

https://upjb.be/apartheid-israelien-ne-doit-pas-rester-imuni/?

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Les Israéliens ne doivent pas craindre le rapport d’Amnesty sur l’apartheid

Mardi, j’ai eu le privilège d’accueillir la conférence de presse d’Amnesty International, au cours de laquelle ils ont lancé et présenté leur nouveau rapport, qui qualifie d’« apartheid » le régime israélien entre le fleuve et la mer. Je ne suis pas seulement courtois : c’était vraiment un privilège d’avoir un tout petit rôle dans les efforts d’un camp qui refuse de plier face aux efforts de propagande d’Israël, et qui insiste pour appeler la réalité en Israël-Palestine par son nom.

Deux choses m’ont particulièrement frappé dans mes échanges avec les membres d’Amnesty International ces derniers jours : le sérieux de leur travail, et leur étonnement face à la réponse israélienne, qui les a accusés d’antisémitisme.

Amnesty, la plus grande organisation de défense des droits de l’homme au monde, a travaillé pendant quatre ans sur son rapport de 280 pages. Le seul résumé exécutif compte des dizaines de pages faisant autorité, raisonnées, cohérentes et déchirantes. Et pourtant, de prétendus experts – qui, je n’en doute pas, n’ont pas lu un seul mot du rapport – se sont employés à calomnier ses conclusions et l’organisation elle-même. Et il ne s’agit là que des experts. L’Israël officiel semble avoir complètement déraillé, dénigrant et souillant la mémoire historique juive en brandissant hystériquement la carte de l’antisémitisme à chaque occasion.

Il y a quelque chose d’incroyable dans le fait qu’Israël réussisse encore à insister simultanément sur le fait que toute demande d’abolition de son régime de suprématie est à la fois une menace réelle pour son existence et un acte calomnieux de haine des Juifs. L’admission par l’État qu’il a besoin de maintenir ce régime devrait suffire à choquer tout Israélien décent.

Et où serions-nous sans les classiques « whataboutisms » israéliens ? Qu’en est-il de l’Iran ? Qu’en est-il de la Syrie ? Qu’en est-il de la Chine ? Les mêmes personnes qui réclament constamment un traitement spécial pour Israël s’insurgent lorsqu’Israël est prétendument « distingué » pour un traitement spécial par la communauté mondiale des droits de l’homme.

Là encore, l’ampleur de l’ignorance est effarante. Je suis régulièrement les rapports publiés par les organisations de défense des droits de l’homme sur l’Iran, y compris ceux d’Amnesty, et je sais de première main à quel point elles travaillent minutieusement et consciencieusement sur les pays qu’Israël voudrait nous faire croire qu’Amnesty néglige. Et pourquoi personne ne s’arrête-t-il pour se demander pourquoi les Israéliens insistent pour se comparer et comparer leur pays à des États autoritaires ? Comment se fait-il que des frissons ne parcourent pas notre colonne vertébrale collective chaque fois que nous demandons à être regroupés avec l’Iran, la Chine et la Syrie ?

Le plus troublant est peut-être que personne, travaillant pour la machine de propagande israélienne, ne s’arrête un instant pour penser que, peut-être, les membres d’Amnesty non seulement ne nous haïssent pas, mais qu’ils publient aussi ce rapport pour notre bien – pour le bien des Israéliens juifs – afin que ni nous ni nos enfants ne continuions à vivre comme les maîtres d’un méprisable régime d’apartheid. Pour qu’ils souhaitent peut-être un avenir meilleur, plus égalitaire, tant pour les Palestiniens que pour les Juifs israéliens.

Au cours de la semaine dernière, j’ai pu constater de près à quel point les dirigeants d’Amnesty ont été ébranlés par des accusations d’antisémitisme sans fondement. Ce sont des personnes profondément engagées en faveur des droits de l’homme – des personnes qui méprisent l’antisémitisme et le combattent au quotidien. Ils sont certainement plus engagés dans cette lutte que les gouvernements israéliens qui ont accueilli et blanchi certains des dirigeants les plus ouvertement antisémites du monde.

Lors de mon discours d’ouverture mardi, j’ai dit que la publication du rapport était un jour triste pour moi en tant que Juif israélien. Ce rapport reflète une image incroyablement sombre. Au lieu de nous frapper contre le miroir, j’espère que nous trouverons enfin le courage de regarder la réalité en face – et d’essayer de la changer. Pour le bien de tous nos enfants.

Orly Noy, +972 magazine, 5/2/2022

Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Israelis mustn’t fear Amnesty’s apartheid report 

On Tuesday, I had the privilege of hosting Amnesty International’s press conference, during which they launched and presented their new report, which labels Israel’s regime between the river and the sea “apartheid.” I’m not being just courteous here: it truly was a privilege to have a very small part in the efforts of a camp that refuses to fold in the face of Israel’s propaganda efforts, and insists on calling the reality in Israel-Palestine by its name.

Two things stood out to me in particular about my interactions with members of Amnesty International in recent days: the seriousness of their work, and their astonishment at the Israeli response, which accused them of antisemitism.

Amnesty, the largest human rights organization in the world, worked for four years on its 280-page report. The executive summary alone is dozens of authoritative, reasoned, consistent, and harrowing pages long. And yet, so-called experts — who I have no doubt have read not a single word of the report — have been busy slandering its findings and the organization itself. And that’s just the pundits. Official Israel seems to have gone completely off the rails, disparaging and defiling Jewish historical memory by hysterically waving the antisemitism card at every opportunity.

There is something incredible about the fact that Israel still manages to simultaneously insist that any demand to abolish its regime of supremacy is both a real threat to its existence and a slanderous act of Jew hatred. The state’s admission that it needs to maintain this regime should be enough to shock any decent Israeli to their core.

And where would we be without classic Israeli whataboutisms? What about Iran? What about Syria? What about China? The very same people who constantly demand special treatment for Israel are up in arms when Israel is allegedly “singled out” for special treatment by the global human rights community.

Here, too, the sheer volume of ignorance is appalling. I regularly follow the reports released by human rights organizations on Iran, including those by Amnesty, and I know firsthand how thoroughly and conscientiously they work on the countries Israel would have us believe Amnesty overlooks. And why does no one stop to ask themselves why Israelis insist on comparing themselves and their country to authoritarian states? How do chills not go down our collective spines every time we demand to be grouped alongside Iran, China, and Syria?

Perhaps most upsetting is that no one working for the Israeli propaganda machine stops to think for a moment that, perhaps, the members of Amnesty not only do not hate us, but are releasing this report also for our sake — for the sake of Jewish Israelis — so that neither we nor our children continue to live as the masters of a contemptible apartheid regime. That perhaps they want a better, more egalitarian future for both Palestinians and Israeli Jews.

Over the past week, I have seen up close just how rattled Amnesty’s leaders have been by baseless accusations of antisemitism. These are people who are deeply committed to human rights — people who despise antisemitism and fight it on a daily basis. They are certainly more committed to this fight than Israeli governments that have hosted and whitewashed some of the world’s most blatantly antisemitic leaders.

During my opening remarks on Tuesday, I said that the release of the report was a sad day for me as a Jewish Israeli. This report reflects an incredibly grim picture. Instead of punching at the mirror, I hope that we finally work up the courage to stare reality in the face — and try to change it. For the sake of all our children.

Orly Noy, +972 magazine, 5/2/2022

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Neta Golan, militante israélienne anti-apartheid :

« En solidarité avec les détenus palestiniens, je refuse de me présenter au tribunal ! »

Le juge émet un mandat d’arrêt à son encontre.

Pour plus d’informations : pressinquiriesantiapartheid@gmail.com, +972-(0)54-2340749

21.2.2022, Ashdod, Israël/Palestine. Un mandat d’arrêt a été émis par le tribunal de première instance d’Ashdod contre Neta Golan, une militante antisioniste israélienne, suite à son refus de se présenter devant le tribunal israélien en solidarité avec les détenus administratifs palestiniens.

Neta Golan, citoyenne israélienne et militante antisioniste, a écrit une lettre au tribunal dans laquelle elle déclare : « Je n’ai pas l’intention de me présenter à l’audience à laquelle j’ai été convoquée concernant une inculpation à mon encontre. Cet acte est en solidarité avec les 50  détenus administratifs palestiniens qui sont actuellement détenus sans limite de temps, sans acte d’accusation et sans qu’eux-mêmes ou leur avocat aient accès aux soupçons qui pèsent sur eux, qui ne se sont pas présentés aux audiences concernant leur cas depuis le 1er janvier. Je me joins à la demande des détenus pour qu’Israël cesse son utilisation extensive et cynique de la détention administrative contre les Palestiniens.Le tribunal qui m’accorde des droits en tant que juif en vertu de mon origine ethnique, et n’offre pas les mêmes droits aux autochtones d’une autre origine, fait partie d’un système discriminatoire qui vise à encourager la préservation d’une majorité juive entre le fleuve et la mer. Ce même système commet des actes criminels dans le but de maintenir un régime de contrôle d’un groupe racial sur un autre groupe racial et leur oppression systématique. C’est la définition du crime d’apartheid. Et je ne suis pas prêt à coopérer avec ce crime. »

Le juge a répondu en émettant un mandat d’arrêt contre Golan et a fixé une nouvelle date d’audience pour le 30.5.22.

« Si le tribunal prononce une peine de prison à mon encontre, pendant l’emprisonnement aucune violence physique ne sera utilisée contre moi et à la fin de la période de détention je serai libéré. Même ces droits fondamentaux ne sont pas accordés aux Palestiniens ; par exemple, les deux millions de personnes emprisonnées depuis quinze ans dans la bande de Gaza assiégée, dont environ un million d’enfants de moins de quinze ans qui sont nés et ont vécu toute leur vie en état de siège et sous la menace constante de violences mortelles. Tragiquement, contrairement à moi, ils ne peuvent pas espérer être libérés prochainement », a écrit Neta Golan.

L’action en justice fait suite à la manifestation pacifique de Neta Golan à la frontière de Gaza, dans le cadre de « Return Solidarity », un groupe de militants antisionistes israéliens qui manifestaient devant la barrière qui assiège la bande de Gaza, en solidarité avec la Grande marche du retour de2020.

Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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Israeli anti-Apartheid activist  Neta Golan: 

« In solidarity with the Palestinian detainees, I refuse to show up in court! » 

The judge issues an arrest warrant against her.   

 

For Immediate Release

For more information : pressinquiriesantiapartheid@gmail.com, +972-(0)54-2340749

21.2.2022,  Ashdod, Israel/Palestine.  An arrest warrant was issued by the magistrate court in Ashdod against Neta Golan, an Israeli antizionist activist, following her refusal to appear before the Israeli court in solidarity with Palestitnain administrative detainees.

Neta Golan, an Israeli citizen and anti-apartheid activist, wrote a letter  to the court in which she stated: “I do not intend to appear at the hearing to which I have been summoned regarding an indictment against me. This act is in solidarity with the 500 Palestinian administrative detainees who are currently detained without a time limit, without an indictment and without their or their lawyer’s access to the suspicions against them, who have not attended the hearings about their cases since January 1st. I join the detainees’ demand that Israel stop its extensive and cynical use of administrative detention against Palestinians.The court that allows me rights as a Jew by virtue of my ethnic origin, and does not offer the same rights to indigenous people of another origin, is part of a discriminatory system that aims to encourage the preservation of a Jewish majority between the river and the sea. The same system commits criminal acts for the purpose of maintaining a regime of control by one racial group over another racial group and their systematic oppression. This is the definition of the crime of apartheid. And I’m not willing to cooperate with this crime.”

The Judge responded by issuing an arrest warrant for Golan’s arrest and set a new hearing date for 30.5.22 

If the court imposes a prison sentence against me, during the imprisonment no physical violence will be used against me and at the end of the detention period I will be released. Even these basic rights are not given to Palestinians; for example, the two million people imprisoned for the last fifteen years in the besieged Gaza Strip, including about a million children under the age of fifteen who were born and have lived all their lives under siege and under constant threat of deadly violence. Tragically, unlike me they cannot expect to be released soon, ” Neta Golan wrote.

The court case is following Neta Golan’s peaceful protestat the Gaza border as part of  “Return Solidarity”, a group of Israeli anti-Zionist activists that were demonstrating at the barrier fence besieging the Gaza strip in solidarity with the Great March of Return in 2020.

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Le rapporteur spécial de l’ONU accuse Israël d’apartheid dans un rapport du Conseil des droits de l’homme

« Israël impose en Palestine une réalité d’apartheid dans un monde post-apartheid », affirme Michael Lynk, rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés.

Le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés a présenté au Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU un rapport qui conclut que la situation en Israël et dans les territoires occupés s’apparente à un apartheid.

Dans un rapport de dix-neuf pages remis à l’organisation onusienne mardi, Michael Lynk indique que les Israéliens juifs et les Palestiniens vivent « dans un régime unique qui distribue des droits et avantages en fonction de l’identité nationale et ethnique et qui assure la suprématie d’un groupe sur, et au détriment de, l’autre ».

« Le système politique d’un pouvoir bien établi dans le territoire palestinien occupé, qui confère à un groupe racial, national et ethnique des droits, des avantages et des privilèges substantiels, tout en soumettant intentionnellement un autre groupe à vivre derrière des murs, des check-points et sous un régime militaire permanent […] répond aux critères de preuve de l’existence de l’apartheid », résume-t-il.

Lynk ajoute que si la situation en Israël et dans les territoires palestiniens occupés diffère de ce qu’a connu l’Afrique du Sud, cela s’apparente néanmoins à l’apartheid.

L’apartheid est un terme juridique défini par le droit international : il désigne l’oppression systématique perpétrée par un groupe ethnique sur un autre.

« Il y a des caractéristiques impitoyables du régime d’ « isolement » israélien dans les territoires palestiniens occupés qui n’étaient pas pratiquées en Afrique du Sud, telles que les autoroutes réservées, les hauts murs et les nombreux check-points, une population barricadée, des frappes de missiles et d’artillerie contre une population civile et l’abandon à la communauté internationale de l’action sociale destinée aux Palestiniens.

« Sous les yeux grand ouverts de la communauté internationale, Israël impose à la Palestine une réalité d’apartheid dans un monde post-apartheid. »

Lynk devrait publier officiellement son rapport ce jeudi avant le débat sur le point 7 de l’ordre du jour, le point permanent du Conseil des droits de l’homme de l’ONU réservé aux atteintes aux droits de l’homme commises par Israël à l’encontre des Palestiniens et des autres Arabes.

Dans ce rapport, l’universitaire canadien fait valoir qu’Israël poursuit une stratégie de « fragmentation stratégique du territoire palestinien en zones différenciées de contrôle de la population, où Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est sont physiquement coupées les unes des autres ».

Israël se sert de Gaza, d’après Lynk, pour « entreposer indéfiniment une population non désirée de 2 millions de Palestiniens ».

La délivrance de milliers de permis de travail à des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza pour travailler en Israël équivaut à « l’exploitation de la main-d’œuvre d’un groupe racial », indique le rapport.

Des actes et des comptes à rendre

Le mois dernier, Amnesty International a qualifié Israël d’État d’apartheid. Elle a ainsi rejoint la liste des organisations de défense des droits de homme qui utilisent ce qualificatif pour désigner le traitement des Palestiniens par Israël.

« Les conclusions du rapporteur spécial sont importantes et arrivent à point nommé pour conforter le consensus international croissant selon lequel les autorités israéliennes se rendent coupables du crime d’apartheid contre la population palestinienne », estime Saleh Highazi, directeur adjoint pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty.

« Les organisations palestiniennes de défense des droits humains qualifient la situation d’apartheid depuis des années, et ce rapport marque un tournant en reconnaissant la réalité vécue par des millions de Palestiniens. »

Malgré le nombre croissant d’organisations de défense des droits de l’homme qui qualifient les politiques israéliennes d’apartheid, les États-Unis et les autres alliés occidentaux d’Israël ne semblent pas prêts à franchir ce cap.

Beth Miller, une responsable de l’ONG Jewish Voice for Peace-Action, estime que ce rapport fait écho à ce que les organisations internationales de défense des droits de l’homme affirment depuis des années, qu’« Israël commet le crime d’apartheid ».

« Pour le [président américain Joe] Biden et le Congrès, la tâche est claire : mettre fin à tout financement militaire américain de ce violent régime d’apartheid. »

L’ONG NYC Solidarity with Palestine a pour sa part déclaré à Middle East Eye : « Nous saluons ces organisations internationales qui disent finalement et confirment publiquement ce que le peuple palestinien exprime avec son sang depuis des années.

Cela étant dit, l’apartheid n’est qu’un seul des mécanismes et instruments de la colonisation et de l’occupation illégale. Le droit des Palestiniens à l’autodétermination prescrit des responsabilités, parmi lesquelles mettre un terme à l’occupation par tous les moyens. Il faut mettre un terme au deux poids, deux mesures. »

Ahmad Abuznaid, directeur général de l’association US Campaign for Palestinian Rights, confie à MEE qu’« alors que de plus en plus d’institutions internationales affirment ce que les Palestiniens disent depuis des années, nous espérons voir enfin ce que la communauté internationale va faire à propos de l’apartheid israélien ».

« Maintenant, il nous faut des actes et exiger que les responsables soient appelés à rendre des comptes. »

Zainab Iqbal

Tiré de France-Palestine Solidarité. Publié à l’origine dans Middle East Eye

https://www.pressegauche.org/Le-rapporteur-special-de-l-ONU-accuse-Israel-d-apartheid-dans-un-rapport-du


En complément possible

Tareq Baconi : Ce que veut dire Apartheid dans le cas d’Israël

Edo Konrad : Ce qui pousse les militants juifs à lutter contre l’apartheid israélien

Edo Konrad : What keeps Jewish activists fighting Israeli apartheid 

Section CGT-IMA : Pas de normalisation avec l’apartheid

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/12/09/ce-que-veut-dire-apartheid-dans-le-cas-disrael-plus-texte-de-edo-konrad/

Gideon Lévy : Apartheid – le mot qui manque à Aluf Benne

Droit de réponse de l’AURDIP au Monde sur l’apartheid israélien

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/09/27/apartheid-le-mot-qui-manque-a-aluf-benne-droit-de-reponse-de-laurdip-au-monde-sur-lapartheid-israelien/

Amira Hass : Le problème quand on parle de l’apartheid israélien

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/09/21/le-probleme-quand-on-parle-de-lapartheid-israelien/

Appel des Juifs israéliens : « Arrêtez l’apartheid d’Israël ! »

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/08/29/quand-einstein-appelait-fascistes-ceux-qui-gouvernent-israel-depuis-44-ans-plus-appel-des-juifs-israeliens-arretez-lap/

Plus de 600 universitaires et artistes appellent au démantèlement du régime d’apartheid en Palestine historique

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/07/plus-de-600-universitaires-et-artistes-appellent-au-demantelement-du-regime-dapartheid-en-palestine-historique/

Gideon Levy : Nous pouvons continuer à nous mentir sur l’« apartheid », mais Israël a franchi la ligne

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/04/nous-pouvons-continuer-a-nous-mentir-sur-l-apartheid-mais-israel-a-franchi-la-ligne/

Appel contre le racisme, le colonialisme et l’apartheid

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/10/appel-contre-le-racisme-le-colonialisme-et-lapartheid/

Un régime de suprématie juive du Jourdain à la Méditerranée : c’est un apartheid

Pourquoi B’Tselem qualifie Israël d’un régime d’apartheid

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/18/un-regime-de-suprematie-juive-du-jourdain-a-la-mediterranee-cest-un-apartheid/

Le Congrès des Syndicats britanniques appelle à des sanctions contre Israël pour « mettre fin à l’apartheid »

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/10/23/le-congres-des-syndicats-britanniques-appelle-a-des-sanctions-contre-israel-pour-mettre-fin-a-lapartheid/

Eurovision 2019 : Pas en Israël, pas au pays de l’apartheid

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/01/14/eurovision-2019-pas-en-israel-pas-au-pays-de-lapartheid/

La société Axa doit se conformer au droit international et rompre avec la politique coloniale et d’apartheid israélienne !

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2017/08/10/la-societe-axa-doit-se-conformer-au-droit-international-et-rompre-avec-la-politique-coloniale-et-dapartheid-israelienne/

Barcelone : un pas de plus vers une « zone libre d’apartheid » !

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2017/05/05/barcelone-un-pas-de-plus-vers-une-zone-libre-dapartheid/

L’hydro-apartheid israélien maintient la Cisjordanie assoiffée

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2016/08/24/lhydro-apartheid-israelien-maintient-la-cisjordanie-assoiffee/

Manifeste pour l’abolition de l’apartheid international

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2015/09/20/manifeste-pour-labolition-de-lapartheid-international/

Juliette GRECO, au nom de la justice, refusez de blanchir l’apartheid

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2015/04/14/juliette-greco-au-nom-de-la-justice-refusez-de-blanchir-lapartheid/

Partenariat Sodastream – France Télévisions : France Télévisions doit cesser de soutenir la colonisation et l’apartheid israélien !

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2014/12/08/partenariat-sodastream-france-televisions-france-televisions-doit-cesser-de-soutenir-la-colonisation-et-lapartheid-israelien/

Michel Bôle-Richard : Israël le nouvel apartheid

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2013/04/02/apartheid-ou-etat-democratique-de-toutes-et-tous-les-citoyen-ne-s/

 

 

Auteur : entreleslignesentrelesmots

notes de lecture

Une réflexion sur « « Pourquoi Amnesty s’attaque aux “causes profondes” de l’apartheid israélien ? (plus autres textes) »

  1. Amnesty ne doit pas se faire du souci : il n’est pas le premier et il ne sera pas le dernier. Du moins si l’on peut imaginer qu’il y aura un dernier. Le premier s’appelait Edwin Montagu. Il fut le seul ministre du Cabinet britannique et il se trouva que ce fut un Juif qui, du fait de sa fonction de Secrétaire d’État aux Affaires indiennes, qui craignait des réactions négatives de la part des musulmans sous domination britannique, était hostile à la Déclaration Balfour. Aussi, en août 1917, avant que la Déclaration soit rendue publique, il soumit un mémorandum « On the Anti-Semitism of the Present Government » où, ironie de l’histoire, il accusait le Gouvernement britannique d’antisémitisme pour son pro-sionisme alors que, par la suite, ce seront les antisionistes qui seront accusés d’antisémitisme ! Tout en regrettant que l’on transformât une appartenance religieuse en une appartenance nationale à un moment de l’histoire où les nationalismes avaient fait tant de mal, le mémorandum mettait en lumière la situation inextricable que la Déclaration, en voulant reconstituer le Foyer national du peuple juif, allait créer en Palestine : « Je ne sais pas ce que cela implique, écrivait-il, mais je présume que cela signifie que les mahométans et les chrétiens devraient faire de la place aux juifs qui bénéficieront d’un statut préférentiel et seront de façon exclusive attachés à la Palestine comme l’Angleterre l’est avec les Anglais, la France avec les Français et que les Turcs et les autres mahométans de Palestine seront considérés comme des étrangers, de la même manière que les juifs risquent d’être traités comme des étrangers partout sauf en Palestine. » C’est d’ailleurs lui qui demanda et obtint que la Déclaration précise que « rien ne sera fait qui puisse porter préjudice aux droits et au statut des Juifs dans tout autre pays » tant il craignait, comme la plupart des Juifs non-sionistes, que la Déclaration, en offrant aux antisémites l’argument qu’ils attendaient pour s’en débarrasser (puisqu’ils ont un pays qu’ils y aillent), mine encore davantage la situation des Juifs dans le monde. C’est ainsi que l’on entre dans l’Histoire en accusant d’antisémitisme des individus qui ne voulaient que le bien des Juifs !

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