Voyages dans le temps et l’espace (10)

Essayer de faire partager des émotions ressenties lors des (ré)écoutes. Des voyages dans le temps et l’espace. Déambulations…

Une invitation à écouter et à partager…

Rappel : voyages-dans-le-temps-et-lespace/, voyages-dans-le-temps-et-lespace-2/, voyages-dans-le-temps-et-lespace-3/, voyages-dans-le-temps-et-lespace-4/, voyages-dans-le-temps-et-lespace-5/, voyages-dans-le-temps-et-lespace-6/, voyages-dans-le-temps-et-lespace-7/, voyages-dans-le-temps-et-lespace-8/, voyages-dans-le-temps-et-lespace-9/

« Chaque instrument a une histoire : le rabab entre en scène. Le ûd enveloppe les pas silencieux du voyage. La flûte et la percussion les accompagnent. L’arghoul ou le mizmar suggèrent une transe que la tabla suspend et relance à plaisir »
Mostafa Adel Aziz (arghûl), Ibrahim Shahine (kawala), Nagah Abdel Hamid (mizmar), Ragab Sadek (percussions), Shaker Ismaïl (rebab), Fekry Ismaïl (rebab), Hisham Gabr (flute), Mariam (chant), Georges Kazazaian (ûd)
Asseyez-vous, fermez les yeux, laissez courir votre imagination entre les notes et le couleurs…
Coffret de trois cd : Georges Kazazian : Suite « al Ganûb », enregistré en février 1999, al sur


Un groupe « franco-syrien », une musique puissante sur des rythmes rock et des accents plus jazz. Les deux cotés de la méditerranée unis dans des chants et des poèmes, les langues arabes et françaises, les racines et les pulsions des mondes sonores.
Climène Zarkan (voix), Baptiste Ferrandis (guitare), Robinson Khoury (trombone, voix), Thibault Gomez (claviers, voix), Timothée Robert (basse), Paul Berne (batterie, voix) et des invités : Bachar Zarkan (compositeur), Alain Damasio (voix, texte), Abdallah Abozekry (saz, voix), Wassim Hallal (percussions), Jules Bottin (trombone basse), Alexis Bourguignon (trompette, bugle) ;
Du coté de la fraternité/sororité, de la solidarité. Une réussite musicale, la créolisation du monde contre les identités refermées sur elles-mêmes…
Cd Sarāb : Arwāh Hurra, maitrise production 2021


Musiques d’inspiration populaire d’Europe Orientale
Le Duo Goyescas – Virginie Constant (violoncelle) et Benoît Maurel (guitare) – nous plongent dans l’Europe orientale et ses musiques. Des musiques populaires inspirant des compositeurs (où sont donc les compositrices ?) célèbres comme Piotr Tchaikovsky, Antonin Dvorak ou Bela Bartok, ou non : Atanas Ourkouzounov, Dusan Bogdanovic, Serge Kaufmann.
Contrairement à ce qu’indique le livret, je trouve discutable la notion de « transfusion d’ordre ethnique » en opposition à « métissages » entre musiques.
Hier comme aujourd’hui, les phénomènes de créolisation (pour utiliser le beau terme d’Edouard Glissant) sont choses communes au sein des musiques. Les populations et les peuples partagèrent (pas toujours en entente cordiale) les territoires, les pays, voir les empires (A consulter le livre de Otto Bauer : La question des nationalités, libre-declaration-de-nationalite-autonomie-et-auto-administration/). Sans oublier la proximité des populations méditerranéennes, leurs instruments et leurs mélodies. Contre celles et ceux qui érigent des barrières, un disque du temps en commun.
Cd Duo Goyescas : Traverses, enregistré en avril 2002, Montupet


Du coté du blues et du duende, sans oublier le clin d’oeil à un certain Sketches of Spain. Geoffroy Tamisier (trompette), Laurent Jaulin (guitare flamenca), Didier Ithursarry (accordéon) et sur trois morceaux Rachel Gaiguant (percussions). Les mondes du cirque, du tango et des atmosphères chaudes.
Et un second cd, Le sourire des femmes étoiles, tout aussi passionnant. Les cultures d’ici et d’ailleurs et une fenêtre sur le Concerto d’Aranjuez.
Double cd : Lagrimas Azules – Amistades, enregistré en janvier 2017, Label Ouest


« Les Gnaoua du Maroc ont une pratique rituelle et symbolique très riche qui se manifeste notamment dans les lila. Ce cd, consacré à la troisième phase – les Mlouk (« les possesseurs ») – de ces nuits rituelles, livre, en traversant les sept couleurs, un aperçu du temps extatique des lila, lorsque le maâlem et le collectif qui l’entoure investissent l’espace sacralisé.
Depuis la fin du XIXe siècle, les travaux sur le culte des saints maghrébins ou sur la traite négrière en terre d’islam ont tenté, à partir du mot « gnaoua », d’identifier la provenance de cette communauté et de ses pratiques rituelles. Selon Maurice Delafosse (1870-1926), l’expression berbère akal-n-iguinaouen (« terre des Noirs ») aurait donné naissance aux mots « Guinée » et « Gnaoua » par ressemblance phonétique. « Gnaoua » signifierait donc homme « noir » ou « venant du pays des Noirs » ; cependant à l’évidence, les Gnaoua sont marocains depuis des générations et ne sont pas tous noirs, arabes ou musulmans.
Cet enregistrement, outre la présence de maîtres reconnus (maâlem Saïd Oughassal et maâlem Aziz Baqbou), se singularise par la place accordée à un très rare ensemble gnaoua féminin, Bnat Tombouctou, mené par la jeune Asma Hamzaoui : chants, luths guembri, tambours et crotales métalliques pour une musique entre introspection et exaltation. »
https://www.radiofrance.com/les-editions/musique/maroc-mlouk-festival-gnaoua-et-musiques-du-monde
L’auditeur et l’auditrice seront entraîné·es dans les flux vocaux, les rythmes et les battements, l’intensité musicale et ses soubassements « sacrés »…
Cd Mlouk – Festival Gnaoua et musiques du monde, enregistré en 2014 et juin 2017, Ocora Radio France


« L’écriture de cet album est bouleversante, la musique éblouissante. Phrasé impeccable, interprétation sans hystérie et parfaitement placée » (Henri Texier)
Entre virtuosité sans esbroufe et sensibilité, un voyage composé et habité par des musicien·nes et leurs cordes. Architecture et alchimie, monde réel et univers inventé, cosmologie personnelle et universalisante.
Derya Turkan (kemençe), Kiko Ruiz (guitare), Serkan Halili (kanoun), Florent Brannens (violon), Amandine Ley (violon), Aurélia Souvignet-Kowalski (alto), Nicolas Saint-Yves (violoncelle), Renaud García-Fons (contrebasse, compositions).
Probablement un album qui nous accompagnera longtemps.
Cd Renaud Garcia-Fons : Le souffle des Cordes, enregistré en septembre 2020, e-motive records 2021

Didier Epsztajn

Auteur : entreleslignesentrelesmots

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