Ukraine – Russie – mais pas que… [10]

  • Déclaration de fondation du Comité de solidarité avec le peuple ukrainien et avec les opposant·e·s russes à la guerre (Suisse)
  • Viktoriia Pihul : Les gens du monde entier demandent au FMI d’annuler la dette injuste de l’Ukraine
  • 6 grandes ONG s’unissent face à l’ampleur des besoins humanitaires : c’est l’alliance urgences
  • Timothy Snyder : « Comment parler de la guerre ? » Histoire et mythe dans les écoles russes, selon « Novaya Gazeta »
  • Entretien avec Denys Pankratov, organisateur de l’Union des grutiers de la région de Lviv – Ukraine
  • L’université Lomonossov de Moscou (MGU) contre la guerre
  • Agression russe en Ukraine : Communiqué de l’assemblée européenne des citoyens
  • UJFP : Le droit international pour tous et partout, sans exception !
  • Liens d’initiatives de soutien à la population ukrainienne
  • Liens vers d’autres textes publiés dans la presse
  • En débat : Campisme ou anti-impérialisme. Quelques textes
  • Deux livres de Svetlana Alexievitch

Déclaration de fondation du Comité de solidarité avec le peuple ukrainien et avec les opposant·e·s russes à la guerre

Lausanne, le 1er mars 2022

Le 24 février, le régime russe a lancé une guerre d’agression sur l’ensemble du territoire ukrainien. Sous le coup des bombes, de l’aviation et des avancées au sol, l’Ukraine et ses forces de défense tentent de ralentir l’avancée russe tandis que des centaines de milliers de personnes se réfugient à l’étranger (des millions sont déjà déplacées au sein même du pays).

La situation présente est l’amorce de bouleversements d’ampleur dont les conséquences pourraient être catastrophiques pour le monde entier. Il est de notre responsabilité d’agir là où nous nous trouvons, en Suisse ou ailleurs, autour de revendications fondamentales. Notre solidarité va aux peuples, non aux États.

Nous exigeons le retrait immédiat du territoire ukrainien des forces d’agression russes, défendons le droit de résistance – y compris armé – de la population ukrainienne, et espérons une montée du mouvement populaire contre Poutine en Russie même.

Nous soutenons les actions et prises de position des opposant·e·s russes à la guerre, dont nous nous efforcerons de relayer les initiatives. Nous saluons leur courage et leur détermination face à la répression et aux mensonges du pouvoir. Nous revendiquons la libération sans conditions des quelque 7000 opposant·e·s à la guerre emprisonnés à ce jour.

Nous demandons également l’ouverture des frontières de l’Union européenne et de la Suisse pour toutes et tous les réfugié·e·s, l’organisation rapide et efficace de leur accueil, quel que soit leur statut. Nous appelons et relaierons les actions de soutien concret aux réfugié·e·s.

Nous appelons les autorités helvétiques à poursuivre et à développer les sanctions prises contre les entreprises et les membres de la classe dominante russes dont des fonds sont dans des établissements suisses ainsi qu’à l’encontre de tout commerce de matière première avec la Russie de la part des entreprises ayant leur siège en Suisse. Loin d’être un petit pays neutre sans importance dans le commerce international, la Suisse abrite de nombreuses opérations financières décisives – en particulier dans le domaine énergétique – qui concernent directement la Russie.

Retrait immédiat des troupes russes de tout le territoire ukrainien !

Soutien à la résistance ukrainienne.
Pour la défense d’une Ukraine indépendante et démocratique !

Pour un accueil sans discrimination des réfugié·e·s !
Solidarité avec les opposant·e·s russes à la guerre de Poutine !

Blocage des avoirs liés au régime de Poutine abrités dans des institutions dont le siège est en Suisse !

Le Comité de solidarité avec le peuple ukrainien et avec les opposant·e·s russes à la guerre, fondé à Lausanne le 1er mars 2022, soutiendra et relaiera les initiatives correspondant à l’orientation qui précède. Il engagera des activités propres dans le canton de Vaud, qu’il s’agisse d’actions humanitaires concrètes, de soutien aux réfugié·e·s ainsi qu’aux intellectuel·les et militant·e·s russes réprimé·e·s tout en s’efforçant d’apporter des éléments permettant de comprendre ce qui se passe.

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Les gens du monde entier demandent au FMI d’annuler la dette injuste de l’Ukraine

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Le CADTM publie cette pétition qui émane de citoyennes et de citoyens d’Ukraine et qui a juste titre demande l’annulation de la dette ukrainienne. Correctement les initiateurs de cette pétition affirment que « Les emprunts chaotiques et l’imposition de conditionnalités antisociales de la dette étaient le résultat d’une oligarchisation totale : peu désireux de lutter contre les riches, les dirigeants de l’État s’endettaient toujours plus. Les emprunts étaient émis sous conditions de réduction des dépenses sociales, et leur remboursement contraint à économiser sur les besoins vitaux et à appliquer l’austérité aux secteurs vitaux de l’économie. »

C’est notamment pour ces raisons que la dette réclamée à l’Ukraine est illégitime. C’est une raison suffisante pour justifier son annulation.

La guerre d’invasion que subit l’Ukraine est une autre raison impérieuse pour justifier l’annulation de la dette. Le peuple ukrainien doit être soutenu dans sa lutte contre l’agression.

Le CADTM précise qu’il émet des réserves concernant la vision partiellement positive qui est donnée de l’Union européenne par les auteurs de cette pétition. Le CADTM considère que les autorités de l’UE ont constamment poussé à l’application de politiques néolibérales. Les traités européens sont conçus pour favoriser l’intérêt du grand capital et des grandes entreprises afin qu’elles puissent exploiter au mieux les travailleurs en mettant les classes ouvrières en concurrence les unes avec les autres. L’UE favorise une disparité salariale énorme entre les travailleurs roumains et bulgares d’une part et les travailleurs de la partie occidentale de l’Europe. Le peuple ukrainien ferait bien de réfléchir aux graves risques que représente une adhésion de leur pays à l’Union européenne telle qu’elle est conçue.

Malgré nos réticences par rapport au texte sur la question de l’UE, le CADTM soutient cette pétition et appelle à la signer.

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Le 24 février, la Russie a lancé une guerre totale contre l’Ukraine.

L’indépendance de l’Ukraine est menacée par une invasion russe à grande échelle sur le territoire de notre pays.

L’État ne peut plus se permettre de rembourser sa dette, car l’économie ukrainienne est déstabilisée par la campagne militaire, l’augmentation des dépenses militaires et la nécessité de faire face aux conséquences de la guerre.

Actuellement, les Ukrainiens se trouvent à l’épicentre de la guerre, incapables de travailler et de gagner leur vie, nous perdons nos maisons, notre économie et nos biens. De plus, la campagne d’occupation militaire de la Fédération de Russie détruit des sites et des entreprises d’infrastructures stratégiques et critiques, des artères de transport et le potentiel économique de notre pays, car toutes les ressources possibles sont mobilisées pour soutenir la campagne de défense militaire.

Actuellement, la dette extérieure de l’Ukraine s’élève à 125 milliards de dollars. Les dépenses liées au service de la dette pour 2022 devraient s’élever à environ 6,2 milliards de dollars. Cela représente environ 12% de l’ensemble des dépenses budgétaires de l’État.

La composante FMI de la somme ci-dessus est de 2,7 milliards de dollars. Cela équivaut à 16,5 millions de paiements de pension moyens en Ukraine.

Au nom de tous les Ukrainiens, nous exigeons (1) l’annulation de la dette – qui étouffe maintenant notre État – et (2) que l’on nous fournisse une aide financière multiforme.

Nous exigeons que l’Ukraine soit libérée du joug de la dette !

Raison

Pourquoi la dette est-elle injuste ?

L’Ukraine reste l’un des pays les plus pauvres d’Europe qui, aujourd’hui, est également contraint de se défendre contre l’agression et l’offensive militaire de l’armée russe – la deuxième plus grande armée du monde. Les dépenses budgétaires consacrées aux armes et aux besoins médicaux des blessés ont augmenté de manière exponentielle. Au lendemain de la guerre, l’Ukraine aura également besoin d’argent pour reconstruire ses maisons et ses infrastructures.

Dans ces conditions, le service de la dette n’est possible que si l’Ukraine refuse à ses citoyens la satisfaction de leurs besoins les plus urgents.

Les emprunts chaotiques et la conditionnalité antisociale de la dette sont le résultat d’une oligarchisation totale : peu désireux de lutter contre les riches, les dirigeants de l’État n’ont cessé de s’endetter davantage. Les emprunts ont été émis dans des conditions de réduction des dépenses sociales, et leur remboursement a été contraint de faire des économies sur les besoins vitaux et d’appliquer l’austérité aux secteurs économiques fondamentaux.

En raison du manque de fonds, les hôpitaux ukrainiens sont mal équipés, les emplois du personnel médical de tous niveaux sont supprimés et ceux qui restent sont sous-payés, tout comme les enseignants et les autres travailleurs du secteur public. Par exemple, dans certaines industries minières, beaucoup ne sont pas payés du tout, les salaires sont en souffrance.

Les plus grandes organisations syndicales du pays, qui représentent quelque 5 millions de travailleurs, se sont également jointes à l’appel à l’annulation de la dette.

Qui bénéficierait de l’annulation de la charge de la dette ?

Une telle mesure aiderait le peuple ukrainien qui, suite à l’invasion militaire, a besoin de fonds pour protéger ses civils, fournir des logements aux personnes déplacées et des médicaments aux blessés.

Une telle mesure serait bénéfique pour nos voisins de l’UE car elle revigorerait l’activité économique en Ukraine, réduisant ainsi le risque d’une guerre en Europe et permettant de reconstruire l’économie ukrainienne et les infrastructures anéanties par les bombes. Le bien-être de l’Ukraine est d’une importance capitale pour la stabilité de l’Europe et du monde entier.

Quelles seraient les conséquences de l’annulation du fardeau de la dette ? 

  • Elle faciliterait la reconstruction des entreprises stratégiques et des infrastructures détruites à la suite de l’action militaire.

  • Elle mettrait fin à l’austérité dans la sphère sociale et permettrait, avec le temps, de rétablir leur fonctionnalité et leur qualité, de permettre à leurs travailleurs de vivre décemment.

  • Il établirait la justice dans les relations avec l’UE et l’Ukraine, et deviendrait un autre acte de soutien significatif.

Viktoriia Pihul

Nous exprimons notre gratitude au parti polonais Razem qui a déjà suggéré que les obligations de la dette de l’Ukraine soient reprises par la Banque centrale européenne et d’autres créanciers. 

Pour signer la pétition : 

https://www.openpetition.eu/petition/online/people-around-the-world-demand-imf-to-cancel-ukraines-unjust-debt#petition-main

Ukrainien : https://www.openpetition.eu/petition/online/ludi-v-usomu-sviti-prosat-mvf-skasuvati-zovnisnij-borg-ukraini

Allemand : https://www.openpetition.eu/petition/online/menschen-auf-der-ganzen-welt-bitten-den-iwf-der-ukraine-die-auslandsschulden-zu-erlassen

Néerlandais : https://www.openpetition.eu/petition/online/mensen-over-de-hele-wereld-vragen-het-imf-om-kwijtschelding-buitenlandse-schuld-oekraine

Japonais : https://teletype.in/@alefnull/cancel-ukraine-debt-japanese

Basque : https://teletype.in/@alefnull/cancel-ukraine-debt-basque

http://cadtm.org/Les-gens-du-monde-entier-demandent-au-FMI-d-annuler-la-dette-injuste-de-

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6 grandes ONG s’unissent face à l’ampleur des besoins humanitaires : c’est l’alliance urgences

Depuis le début de la guerre en Ukraine, les besoins humanitaires explosent : 18 millions de personnes risquent d’être impactées dans les 3 prochains mois. Face à l’ampleur de l’urgence, et à l’instar de la mobilisation au Royaume-Uni et en Allemagne, six grandes ONG françaises s’unissent pour apporter une aide d’urgence complète aux Ukrainiens. L’Alliance Urgences lance un appel à dons commun pour l’Ukraine : www.allianceurgences.org

Alliance Urgences est un collectif regroupant 6 grandes associations humanitaires de terrain, qui agissent lors de catastrophes humanitaires de grande ampleur. Notre mission ? agir ensemble pour aider le plus de personnes possibles, se coordonner pour apporter une aide plus rapide et de grande ampleur. Pour l’Ukraine, Alliance Urgences lance un appel commun à la générosité pour soutenir l’élan de solidarité et la réponse humanitaire.

Une semaine après le début de la guerre en Ukraine, la situation humanitaire dépasse les pires scénarios. Nos équipes humanitaires présentes sur place le constatent sur le terrain. À l’intérieur du pays, la situation se détériore très rapidement. Et déjà plus d’un million de personnes se sont réfugiées dans les pays voisins. La nourriture, l’eau, les abris, les produits de première nécessité et l’accès aux soins de santé sont nécessaires de toute urgence, à la fois pour les populations piégées dans les villes où les hostilités continuent, comme pour celles qui ont fui pour se mettre à l’abri dans les pays voisins, abandonnant tout derrière eux.

L’union fait la force ! 

Les six ONG membres de l’Alliance Urgences en France se mobilisent et se coordonnent pour soutenir la population en Ukraine et dans les pays voisins :

  • CARE a déployé une aide d’urgence rapide en Ukraine et dans les pays voisins qui accueillent des réfugiés (Slovaquie et dans les prochains jours Roumanie et Pologne), aux côtés d’associations locales et régionales telles que People in Need et SERA. Des distributions d’urgence ont déjà commencé (nourriture, eau, kits, abris, soutien financier). Et un soutien psychosocial sera apporté aux populations. 

  • Médecins du Monde, dont les équipes, présentes en Ukraine depuis 2015, ont suspendu temporairement leurs activités, va se déployer aux frontières, notamment avec la Roumanie, pour assurer des soins de santé primaire, des soins psychologiques et un soutien psychosocial aux réfugiés ukrainiens.

  • Action Contre la Faim, qui avait déployé des programmes humanitaires en Ukraine jusqu’en 2018, prépare une assistance alimentaire et monétaire, la mise en place d’infrastructures liées à l’eau, des soins de santé mentale et un support psychosocial pour les familles déplacées et réfugiées. 

  • Handicap International, qui était déjà intervenue entre 2015 et 2017 en Ukraine, envisage des actions de réadaptation post-opératoire, distribution d’équipements paramédicaux et soutien psychosocial. 

  • Plan International, en partenariat avec les organisations locales présentes aux frontières et dans les pays voisins, va apporter un environnement adapté aux enfants et aux jeunes réfugiés, en particulier aux filles, pour les protéger contre toute forme de violence, d’abus ou d’exploitation. Plan International créera des espaces sûrs dans les centres de réfugiés, avec un appui psychosocial de qualité. 

  • SOLIDARITÉS INTERNATIONAL est présente en Ukraine et en Moldavie pour évaluer l’étendue et la nature des besoins humanitaires. L’ONG envisage d’y mettre en place des activités visant à répondre aux besoins urgents des populations les plus vulnérables : boire (fourniture d’eau potable dans la zone frontalière de Lviv), manger (distribution de nourriture) et se protéger du froid (fourniture de couvertures et de matelas).

Contact médias – Alliance Urgences :

Nos porte-paroles en France et dans les pays d’intervention sont disponibles pour toute interview.

Contactez Camille Nozières : 07 86 00 42 75,

Jean-Baptiste Matray : 06 31 59 90 40 

medias@allianceurgences.org

https://www.carefrance.org/actualite/communique-presse-news/2022-03-04,ukraine-alliance-urgences.htm

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« Comment parler de la guerre ? » Histoire et mythe dans les écoles russes, selon « Novaya Gazeta »

En temps de guerre russe, je lis un journal appelé Novaya Gazeta. Son rédacteur en chef, Dmitri Muratov, a remporté le prix Nobel de la paix l’année dernière (avec Maria Ressa). Dmitri Muratov l’a dédié à la mémoire des reporters du journal qui ont été assassinés pour leur travail [Anna Politkovskaïa, Igor Domnikov, Natalia Estemirova, Anastassia Babourova, Iouri Chtechekotchikhine].

Ses journalistes vont au front quand c’est humainement possible. Une grande partie de ce que nous savons de la dernière invasion russe en Ukraine, en 2014, nous l’avons appris de Novaya Gazeta. Cette fois-ci, lorsque la guerre a commencé, Novaya Gazeta a également commencé à présenter des rapports: sur les réfugié·e·s ukrainiens et les hommes ukrainiens qui partent à la guerre, sur les membres des familles russes à la recherche de fils disparus, sur la destruction des villes ukrainiennes.

Depuis vendredi 4 mars, ces reportages ont disparu. Novaya Gazeta existe toujours, mais elle a été contrainte de supprimer les reportages de guerre de son site web. La censure russe sur la guerre inclut l’interdiction d’utiliser le mot « guerre ». Novaya Gazeta a contourné cette interdiction pendant un certain temps en utilisant des euphémismes accompagnés d’un astérisque expliquant qu’elle ne pouvait pas utiliser le mot « guerre ». Mais aujourd’hui, le reportage de guerre lui-même est absent. Dmitri Muratov a pris cette décision dans l’espoir de préserver le journal lui-même.

Parmi les articles que j’avais prévu de relire, il n’en restait qu’un seul : sur la façon dont les écoles russes réagissaient à la guerre. Il s’agit d’une chronique enregistrant les questions des parents, les réponses des responsables des écoles et les conseils du gouvernement, ce qui est plutôt intéressant. Dans l’école que fréquentent vos enfants, il y a probablement une leçon sur « l’esprit critique » dans l’utilisation d’Internet. Il s’avère que cette leçon est également enseignée en Russie, avec la particularité que l’« esprit critique » consiste à considérer les déclarations du président russe comme la source la plus fiable.

Cela met tout le monde dans une position surréaliste lorsque ce président commence une guerre meurtrière sur la base de mensonges grossiers. Une approche consiste à les traiter comme une vérité officielle. Une autorité scolaire régionale, confrontée aux questions des parents sur ce qu’il faut faire en temps de guerre, a publié une directive selon laquelle « le discours de Vladimir Poutine du 21 février 2022 » est « la principale révélation historique de ces dernières années et un guide majeur pour notre époque ».

Ceux qui sont familiers avec l’histoire soviétique seront frappés par ce ton stalinien. Le dernier discours du leader est une vérité. Le leader est l’autorité dans tous les domaines: la botanique, la physique, dans ce cas l’histoire. Ce qu’il dit détermine non seulement ce qu’est la connaissance mais aussi comment nous devons voir le monde qui nous entoure. Nous faisons une génuflexion devant son génie.

Les plans de cours ont été mis à jour pour tenir compte de certains des propos du président russe sur la guerre. L’histoire doit être enseignée sur la base de « l’unité des nations de Russie et d’Ukraine ». Cela fait écho au titre d’un long essai que Poutine a publié en juillet dernier (vers lequel je ne fais pas de lien car le site du Kremlin est toujours en panne). Poutine a l’idée, exprimée au cours de la dernière décennie, que Dieu veut que la Russie et l’Ukraine soient ensemble pour l’éternité [voir l’article de Timoty Snyder sur « Ivan Ilyin, Putin’s Philosopher of Russian Fascism », en date du 16 mars 2018 dans The New York Review] à cause de quelque chose qu’un seigneur de guerre Viking aurait pu faire il y a mille ans, quand ni la Russie, ni l’Ukraine, ni d’ailleurs la notion de nations modernes n’existaient.

Le passé imaginé impose un futur mort. Une historiosophie bizarre ne peut être rendue vraie que par une guerre, qu’elle sert à justifier. Si les Ukrainiens ne reconnaissent pas la vérité telle qu’elle a été révélée à Poutine, cela signifie qu’ils doivent être frappés plus fort, tués en plus grand nombre. Seule la force peut faire fléchir un monde réel résistant en direction du rêve d’éternité d’un dictateur solitaire.

Ce baptême a eu lieu à Kiev [Vladimir 1er – 980-1015 – est censé avoir été le créateur de l’empire de Kiev], et Poutine croit donc que la capitale ukrainienne est la mère des villes russes. Les métaphores familiales issues du mythe ont une certaine brutalité naïve. Dans cette guerre, Kiev devra être détruite pour prouver qu’elle est russe. Le matricide prouvera la maternité.

En attendant, les enfants russes doivent absorber un récit qui relie un baptême au dixième siècle aux ruines que Poutine instaure au XXIe siècle. Dans le guide officiel destiné aux enseignants, le point final de l’histoire est la reconnaissance par la Russie de la « République populaire de Louhansk » et de la « République populaire de Donetsk » autoproclamées que la Russie a arrachées à l’Ukraine en 2014. Le premier événement justifie ou conduit en quelque sorte au second : le « prédétermine », pour utiliser un verbe que Poutine aime bien.

Ce n’est pas un hasard si Poutine a reconnu ces «républiques» dans ce discours du 21 février 2022. Sa justification initiale de la guerre était l’oppression supposée des populations de ces districts. Depuis, Poutine est passé à d’autres mensonges, sur les nazis, les armes nucléaires, etc., mais on peut supposer que le baptême du dixième siècle peut tout aussi bien être plié dans ces directions, et que la pédagogie sera adaptée. Si le passé n’est là que pour servir le présent, alors il est infiniment malléable.

Maintenant que nous savons comment fonctionne l’histoire, nous pouvons passer un test d’histoire. Voici une question qui doit être posée dans les écoles russes : « Souvenez-vous de votre histoire. La Russie a toujours agi comme le garant de la sécurité et de l’indépendance de l’Ukraine. Est-il alors possible de décrire les actions de notre pays comme celles d’un grand frère aidant un plus jeune ? » Ici, tant de choses sont fausses qu’un historien a envie de quitter la pièce et de se laver les mains. Le  «souviens-toi de ton histoire » implique d’appuyer sur le bouton des choses que l’on est « censé » savoir. Puis « la Russie a… », en répétant cette chose que l’on est « censé » savoir. Le « toujours » : le signal d’alarme qui indique que ce qui est prononcé, quel qu’il soit, n’est pas l’histoire, car il n’y a pas de « toujours » dans l’histoire. Et puis l’épouvantable métaphore familiale, qui transforme le mensonge en une forme naïve mais brutale, selon laquelle le grand frère peut toujours faire taire le petit frère en le tuant.

Il est grotesque que les écoliers russes soient soumis à un tel abus intellectuel alors que les bombes et les obus russes détruisent les écoles ukrainiennes, mais les deux phénomènes n’en font en réalité qu’un. Une violence de cette ampleur nécessite de domestiquer le passé, de monopoliser l’innocence et de créer une fausse certitude que tout ce que fait son pays dans le présent et l’avenir doit être correct. Nous sommes venus les premiers, nous étions toujours sur la défensive, nous avons toujours aidé les autres, même s’ils ne le comprennent pas toujours eux-mêmes. Une fois que la mémoire nationale est ainsi organisée, les gens se comportent de manière prévisible. Il est dès lors plus facile de les envoyer faire des guerres stupides et criminelles. Cela est vrai partout, pas seulement en Russie, et c’est pourquoi les lois mémorielles sont à éviter. Il est révélateur que Poutine ait renforcé sa législation historico-répressive [1] avant de lancer cette guerre.

Comme l’offensive militaire russe en Ukraine, cette offensive pédagogique pourrait ne pas se dérouler comme prévu. Les parents russes qui demandent sans cesse comment parler de la « guerre » désobéissent déjà à la nouvelle censure de la guerre, qui les oblige à parler d’une « opération spéciale ». Des enseignants ont signé des pétitions contre la guerre. Ils ont été renvoyés pour l’avoir fait. Il serait vraiment très intéressant d’en savoir plus à ce sujet. Et j’espère que Novaya Gazeta pourra continuer à faire des reportages.

L’histoire réelle ne peut être construite qu’à partir de sources. Et les sources, surtout celles qui sont précieuses comme les rapports d’enquête, exigent toujours des efforts et des risques humains. L’histoire n’est pas la façon dont un homme défroisse le passé pour que nous glissions tous vers la guerre. C’est la façon dont beaucoup d’entre nous, chacun à sa manière, affrontent les difficultés du passé et imaginent ainsi leurs propres voies vers l’avenir. Les journalistes d’investigation sont les héros de notre temps, et les alliés des historiens à venir. Je souhaite à ceux de Novaya Gazeta force et endurance et je les remercie de m’avoir aidé à apprendre.

Timothy Snyder

Timothy Snyder, historien connu a publié, entre autres, The Road to UnfreedomRussia, Europe, America (Tim Duggan Books) en 2018, ouvrage dans lequel il analysait l’influence de Poutine

Article publié le 6 mars 2022 sur le blog de Timothy Snyder Thinking about ; traduction rédaction A l’Encontre

[1] Deux jours avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la Douma d’Etat russe a présenté un projet de loi prévoyant des amendes et des peines de prison pour une loi de 2021 interdisant « toute tentative publique d’assimiler les objectifs et les actions de l’Union soviétique et de l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que de nier le rôle décisif du peuple soviétique dans la victoire sur le fascisme ». Quel est le rapport entre ce projet de loi et l’invasion de l’Ukraine ? En bref, tout. « La réécriture de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale par le président russe Vladimir Poutine a préparé le terrain pour sa guerre en Ukraine », comme l’explique Francine Hirsch, le 28 février 2022, sur le site Lawfare, cité par Snyder. (Réd.)

http://alencontre.org/europe/russie/russie-comment-parler-de-la-guerre-histoire-et-mythe-dans-les-ecoles-russes-selon-novaya-gazeta.html

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Entretien avec Denys Pankratov, organisateur de l’Union des grutiers de la région de Lviv – Ukraine

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Entretien avec Denys Pankratov, organisateur de l’Union des grutiers de la région de Lviv (Profspilka Kranivnykiv Lvishchyny – Профспілка кранівників Львівщини), activiste de l’organisation Mouvement social (Sotsialnyi Rukh – Соціальний рух). 

Nous avons rencontré Denys et les membres du syndicat des grutiers au printemps 2021, lors de réunions en ligne et d’échanges d’expériences entre opérateurs syndiqués en Pologne et en Ukraine. À l’époque, des manifestations étaient en cours dans les deux pays pour obtenir des augmentations de salaire et une meilleure sécurité au travail dans ce secteur. Les opérateurs ukrainiens ont régulièrement été informés de nos actions et ont exprimé leur solidarité dans leurs médias sociaux. Nous avons écrit sur la lutte des opérateurs ukrainiens dans le Bulletin IP et sur notre site web, tandis que les documents sur les opérateurs polonais sont apparus sur le site web de l’organisation Mouvement social ukrainien.

Denys, tout d’abord, dites-nous quelle est la situation à Lviv [Ukraine occidentale] actuellement ?

La situation à Lviv est relativement calme. Il n’y a eu que deux alertes au cours des deux derniers jours. Il n’y a pas eu de provocations, pas d’explosions et pas d’actions armées dans la région de Lviv. Les gens s’organisent, de solides réseaux de volontaires se forment. Les autorités sont également impliquées, mais il existe aussi des initiatives de base qui fonctionnent indépendamment des autorités. Les transports publics fonctionnent, tout comme les magasins. Heureusement, il y a encore des produits d’épicerie dans les magasins. Ce qui manque à Lviv, ce sont les fournitures médicales, les banques d’alimentation, les chargeurs de téléphone. Il y a un manque de ces articles critiques et de fournitures militaires.

Parlez-nous de ces initiatives populaires, comment fonctionnent-elles, que faites-vous spécifiquement à Lviv ?

Les initiatives populaires et anti-autoritaires dont je fais partie comprennent la préparation de nourriture végétarienne. Dès le matin, nous préparons de la nourriture pour 50-60 à 80 personnes. D’abord, nous la distribuons dans les lieux où les réfugiés sont relogés, puis nous cuisinons ou prenons ce qui reste et l’apportons à la gare, où il y a maintenant beaucoup de monde. Je vous donnerai le contact de cette initiative, les gens travaillent ouvertement là-bas. En plus de cela, il y a trois personnes de l’organisation du Mouvement social, je suis aussi l’une de ces personnes. Nous essayons de soutenir nos camarades de l’Union anti-autoritaire qui sont partis au front. Nous essayons de leur donner des fournitures médicales et des équipements tactiques : gilets pare-balles, casques, gants. Il y a aussi l’organisation anarchiste appelée Bannière Noire. Pour autant que je sache, certains d’entre eux sont partis au front, à Kiev, où ils ont rejoint la défense territoriale. D’autres se sont engagés dans la défense territoriale locale à Lviv. Néanmoins, la Plateforme écologique et la Bannière noire continuent de nourrir les gens le samedi. Les sans-abri et d’autres personnes ayant besoin de nourriture.

Et le syndicat des grutiers, avec lequel vous êtes associé ?

Nous restons en contact permanent ; nous avons organisé une collecte de fonds pour l’armée ukrainienne. Grâce au budget du syndicat et à nos propres efforts, nous aidons également un membre du syndicat qui a été mobilisé sur le front. Il travaillait comme mécanicien, et maintenant nous l’aidons à collecter divers équipements et fournitures médicales nécessaires. Dans un avenir proche, certains des syndicalistes se rendront à Kiev pour aider les gens à défendre la ville.

Et quelle est la situation générale des travailleurs en Ukraine maintenant, dans ces conditions de guerre, si une telle question peut être posée ?

En général, les gens ont reçu leurs salaires, bien que j’aie entendu parler de plus d’un cas où ils ne les ont pas reçus et se sont retrouvés sans rien. Bien sûr, les chantiers de construction ne fonctionnent pas maintenant. Maintenant, toutes les forces sont dirigées vers le soutien du potentiel de défense de la ville, de la région et de l’Ukraine.

Et que voudriez-vous dire aux personnes des syndicats et des organisations sociales en Pologne et dans d’autres pays ?

Nous avons une demande concrète du Mouvement social pour l’annulation de la dette extérieure de l’Ukraine, il y a une pétition sur cette question. La Fédération des syndicats d’Ukraine a demandé à la Confédération syndicale internationale d’exclure la Fédération des syndicats indépendants de Russie, qui a ouvertement soutenu l’agression de Poutine contre l’Ukraine. La Fédération a également fait don de ses infrastructures, dans les villes où cela était possible, aux réfugiés. Je veux dire des hôtels, des bases touristiques et autres. Beaucoup de gens partent maintenant à l’étranger, ce sont des femmes, car les hommes ne sont pas autorisés à partir. Nous espérons que les syndicats les aideront à trouver du travail et à organiser leur vie.

Y a-t-il autre chose que vous souhaitez dire ?

Suivez ce qui se passe ici et faites passer le message. J’espère que vous aurez assez de force en Pologne pour vous occuper des travailleurs ukrainiens.

Nous sommes une initiative auto-organisée d’artistes et de militants pour le soutien humanitaire des réfugiés de guerre et d’autres personnes dans le besoin. Nous préparons des dîners et soutenons des lieux de séjour temporaire à Lviv, en Ukraine. Tout le travail est bénévole. Nous avons besoin d’argent pour la nourriture et autres fournitures humanitaires.

Si possible, veuillez utiliser WISE (wise.com) pour le transfert. Les virements bancaires peuvent également être utilisés mais ils prennent beaucoup plus de temps. Sautez le champ « e-mail », si vous utilisez WISE !

Compte :

Monnaie – UAH

Propriétaire du compte et de la carte – Olha Marusyn

Pays – Ukraine,

Banque – Privatbank

Numéro de carte : 4149609001338138

BIC : PBANUA2XXXX

IBAN : UA283052990000026201741741293

01 mars 2022

Interviewer : Ignacy Jóźwiak (Inicjatywa Pracownicza / Initiative des travailleurs, Pologne)

http://www.laboursolidarity.org/Entretien-avec-Denys-Pankratov 

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L’université Lomonossov de Moscou (MGU) contre la guerre

Nous, étudiants, doctorants, professeurs, personnels et diplômés de la plus ancienne université de Russie, l’université Lomonossov de Moscou, dénonçons catégoriquement la guerre que notre pays a lancée contre l’Ukraine.

La Russie et nos parents nous ont donné une éducation solide, dont la véritable valeur est de nous permettre de porter un jugement critique sur ce qui se passe autour de nous, de peser les arguments, d’écouter les opinions des uns et des autres et d’être attachés à la vérité, scientifique et humaine. Nous savons appeler les choses par leur nom et nous ne pouvons pas ne rien faire.

Les actions menées au nom de la Fédération de Russie que ses dirigeants qualifient d’« opération spéciale », c’est une guerre, et dans la situation actuelle il n’y a de place ni pour les euphémismes, ni pour les justifications. La guerre, c’est la violence, la cruauté, des morts, la perte de ses proches, l’impuissance et la peur, qu’aucun but ne justifie. La guerre, c’est la plus cruelle des déshumanisations, qui, comme nous l’avons appris sur les bancs de l’école et de l’université, ne doit pour rien au monde se répéter. Les valeurs absolues que sont la vie humaine, l’humanisme, la diplomatie et la résolution pacifique des conflits, qui nous été inculquées à l’université, ont été foulées au pied et rejetées à l’instant même où la Russie est traitreusement entrée sur le territoire de l’Ukraine. Des millions de vie d’Ukrainiens sont chaque heure en danger depuis que les armées de la Fédération de Russie ont pénétré en Ukraine.

Nous exprimons notre soutien au peuple de l’Ukraine et nous dénonçons catégoriquement la guerre que la Russie a lancée contre les Ukrainiens.

Diplômés de la plus ancienne université de Russie, nous savons que les pertes causées par six jours d’une guerre sanglante, pertes avant tout humaines mais aussi sociales, économiques, culturelles, sont irremplaçables. Nous savons aussi que la guerre est une catastrophe humaine, mais nous ne pouvons pas même imaginer combien profonde est la blessure que nous, peuple de la Russie, sommes en train d’infliger au peuple de l’Ukraine et à nous-mêmes.

Nous exigeons des dirigeants russes qu’ils cessent immé diatement les hostilités, qu’ils quittent le territoire d’un État souverain et qu’ils mettent un terme à cette guerre honteuse.

Nous demandons à tous les citoyens de Russie qui ne sont pas indifférents à son avenir de rejoindre le mouvement des partisans de la paix.

Nous sommes contre la guerre !

https://msualumniagainstwar.notion.site/0378ab0a0719486181781e8e2b360180

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Communiqué de l’Assemblée européenne des citoyens

Invasion de l’Ukraine par la Russie

L’assemblée européenne des citoyens (AEC HCA-France), aux côtés de tous ses partenaires de la société civile ukrainienne, condamne avec la plus grande force l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe le 24 février 2022 sur ordre de Vladimir Poutine.

Il s’agit d’un « crime d’agression » défini par le statut de la Cour pénale internationale (article 8 bis) et d’une violation absolue de la Charte des Nations unies du 26 juin 1945. Depuis le début de l’offensive, l’armée d’invasion s’est déjà rendue coupable de nombreux crimes de guerre. La dictature au pouvoir au Belarus a activement contribué à cette opération.

Cette agression s’accompagne d’un discours de guerre hallucinant et paranoïaque du président de la Fédération de Russie, prétendant intervenir pour « réagir à une menace des Occidentaux », prévenir d’un soi-disant « génocide des russophones d’Ukraine » et ayant explicitement pour objectif de détruire l’État ukrainien et ses dirigeants qualifiés au passage de « nazis » ou encore de « drogués ».

Cette agression a déjà causé des centaines de morts et des milliers de blessés en raison de nombreux bombardements. Elle oblige des millions de personnes à fuir et plus d’un million ont déjà quitté le pays pour se réfugier dans les États limitrophes.

L’Assemblée Européenne des Citoyens collabore depuis sa création en 1990 à des mouvements citoyens en Europe et notamment en Ukraine et en Russie. Suite à l’annexion de la Crimée par la Russie et le début du conflit armé dans le Donbass en 2014, l’AEC est aux côtés de la société civile ukrainienne. Elle est membre de la plateforme européenne CivilM+ où l’on retrouve, aux côtés d’associations ukrainiennes et russes, des organisations d’Allemagne, France, Pays-Bas, Pologne… Elle entretient d’étroites relations avec des ONG de défense des droits humains, sociaux, culturels, en Ukraine et en Russie.

La résistance du peuple ukrainien et de ses autorités nationales et locales légitimes face à cette agression doit être résolument soutenue. L’AEC soutient la société civile ukrainienne, et plus particulièrement ses associations partenaires et tou·te·s nos ami·e·s.

Le soutien au mouvement anti-guerre en Russie est aussi un impératif. Celui-ci s’exprime sous diverses formes, et ce malgré la répression policière et judiciaire, le blocage médiatique et la propagande du pouvoir. La diffusion de l’information auprès de la population russe est un facteur décisif pour faire cesser l’agression.

Il est indispensable d’obtenir un cessez-le-feu et le retrait de toutes les forces armées russes et biélorusses du territoire ukrainien dans ses frontières internationalement reconnues, condition préalable à toute négociation. Une paix durable, basée sur de véritables mécanismes de sécurité collective en Europe, prenant en compte les intérêts et les craintes de tous les États, de tous les peuples, devra alors être construite – ce qui n’a pas été fait, malgré les espérances et les promesses au début des années 1990 après la fin de la division du continent en deux blocs.

Il est tout aussi indispensable de renforcer les sanctions contre les intérêts économiques et financiers des dirigeants russes et cercles proches du pouvoir et d’exiger le retrait des investissements français en Russie.

Mais aujourd’hui l’urgence est le soutien au peuple ukrainien, aux partisans russes de la paix et, bien sûr, à l’organisation, dans les meilleures conditions possibles, de l’accueil pour les réfugiés et de l’aide pour les personnes déplacées du fait de ce conflit. À ce sujet l’AEC, aux côtés de nombreuses associations de soutien aux migrant.e.s et aux réfugié.e.s, s’élève contre les discriminations constatées aux frontières à l’encontre de personnes étrangères à l’Union européenne résidant en Ukraine, et contre les discours indignes de certaines personnalités politiques ou des médias, y compris en France, qui, au mépris absolu des Conventions de Genève, font un odieux « tri » entre des « bons réfugiés » ukrainiens et «mauvais migrants» en contradiction absolue avec les principes que ces personnes et institutions prétendent défendre.

Avec de nombreuses organisations citoyennes et de défense des droits humains en France, l’Assemblée Européenne des Citoyens est aujourd’hui pleinement engagée dans les initiatives de solidarité et appelle en particulier à rejoindre les manifestations organisées à Paris et dans de nombreuses villes.

http://www.aechca.fr/agression-russe-en-ukraine-communique-de-lassemblee-europeenne-des-citoyens/

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Le droit international pour tous et partout, sans exception !

L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe est un crime. Poutine viole le droit international, bombarde les populations civiles, jette des millions de personnes sur les routes, répète en Ukraine des crimes déjà commis en Tchétchénie ou en Syrie. 

Face à cette invasion, de nombreux pays choisissent de sanctionner la Russie politiquement et économiquement. Et le pays est exclu des compétitions sportives internationales.

Mais cela ne peut pas excuser une politique du « deux poids deux mesures » à géométrie variable selon les populations persécutées.

La Russie n’est pas le seul pays à piétiner le droit international. 

En tant qu’UJFP, parlons d’abord de la Palestine. Le peuple palestinien a été victime d’un nettoyage ethnique prémédité en 1948 qui en a fait un peuple de réfugiés. Israël a violé la résolution 194 de l’ONU en interdisant le retour des réfugiés et en rasant leurs villages. De nouveaux territoires ont été conquis en 1967 et sont colonisés alors que la résolution 242 exigeait le retrait de l’occupant.

L’occupation, la colonisation, le blocus de Gaza, la construction du mur, l’annexion de Jérusalem et du Golan, la torture légalisée, les arrestations d’enfants, tout est illégal au regard du droit international et cela dure depuis des décennies. Où sont les sanctions ? Pourquoi la coopération politique, économique, militaire avec ce pays prospère-t-elle ?

Les sociétés civiles, notamment de l’Union Européenne, ont entamé avec la bénédiction de leurs gouvernements de larges boycotts, sportifs, culturels, universitaires, économiques contre la Russie… Nous sommes heureux que la légitimité du boycott comme outil citoyen pacifique soit évidente pour tous. 

Amnesty International vient de remettre un rapport très argumenté qui rejoint les constats d’autres organisations des droits humains et identifie de façon très précise les caractéristiques d’un régime d’apartheid en Israël.

L’apartheid est un crime contre l’humanité. Quel gouvernement européen a, ne serait-ce qu’envisagé, d’approfondir le sujet ? Quand les États d’Europe soutiendront-ils avec le même enthousiasme le boycott contre un État d’apartheid ? Quand se décideront-ils à appliquer toutes les sanctions requises par cette situation ?

L’armée israélienne tue tous les jours des civils et des enfants en Palestine, elle a volontairement mutilé des centaines de manifestants, jeunes adultes à Gaza pendant la Marche du Retour. Où est la réprobation internationale ? Où sont les sanctions ?

Les dirigeants ukrainiens demandent que la CPI (Cour Pénale Internationale) juge Monsieur Poutine. Bien sûr, il doit répondre de ses crimes, mais pourquoi la CPI n’a-t-elle toujours pas jugé les dirigeants israéliens pour les tapis de bombes sur Gaza ?

D’autres alliés des pays occidentaux et d’Israël sont aussi curieusement épargnés :

  • le roi d’Arabie Saoudite dissout à l’acide ses opposants et fait bombarder tous les jours le Yémen. Loin de le sanctionner, la France lui vend des armes.

  • Le dictateur Sissi d’Égypte emprisonne des milliers d’opposants. On le décore et on lui vend des avions Rafale.

  • Alors que l’affaire des « armes de destruction massive » était un mensonge flagrant, aucune sanction n’a été prise contre ceux qui ont décidé l’invasion de l’Irak en y provoquant des centaines de milliers de victimes et en détruisant le pays.

Il faut être solidaire du peuple ukrainien qui vit des moments terribles, des bombardements et un exode.

Mais comment accepter que les mêmes politiciens qui appellent tous les jours à chasser les réfugiés, à les rejeter en mer, à traquer les sans-papiers, appellent aujourd’hui à accueillir les Ukrainiens ?

Au nom de quoi refuse-t-on aux Afghans, Syriens, Irakiens, Africains des droits qui ne posent plus de problème quand il s’agit de l’Ukraine ?

L’UJFP est solidaire de tous les opprimés. Elle soutient toutes les victimes du colonialisme, du nationalisme, du militarisme, du racisme … L’indignation à géométrie variable et le double standard selon les alliances politiques et la latitude, affaiblissent, chaque jour un peu plus, le droit international et la confiance de ceux qui en ont le plus besoin, en la justice et l’égalité prônées par les démocraties occidentales. Il est urgent que le droit international s’applique partout, sans restriction.

La Coordination nationale de l’UJFP, le 5 mars 2022

https://ujfp.org/le-droit-international-pour-tous-et-partout-sans-exception/

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Liens d’initiatives de soutien à la population ukrainienne

https://sferes.hypotheses.org/885?

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Edwy Plenel : Contre l’impérialisme russe, pour un sursaut internationaliste

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article61426

Ukraine : le regard de Noam Chomsky

https://www.revue-ballast.fr/ukraine-le-regard-de-noam-chomsky

DOCUMENT : Résolution sur l’agression russe en Ukraine, adoptée par l’Assemblée Générale des Nations-Unies

https://jacquesfath.international/2022/03/05/document-resolution-sur-lagression-russe-en-ukraine-adoptee-par-lassemblee-generale-des-nations-unies/

Manifeste : socialistes et communistes russes contre la guerre

https://www.revue-ballast.fr/manifeste-socialistes-et-communistes-russes-contre-la-guerre/?

La Russie renforce son arsenal législatif contre les « fake news »

https://www.courrierinternational.com/article/guerre-en-ukraine-la-russie-renforce-son-arsenal-legislatif-contre-les-fake-news

Stathis Kouvélakis : La guerre en Ukraine et l’anti-impérialisme aujourd’hui. Une réponse à Gilbert Achcar

https://www.contretemps.eu/ukraine-anti-imperialisme-achcar-kouvelakis/

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Campisme ou anti-impérialisme

Nous les avons laissé se faire massacrer. Certains même ont applaudi

Note de lecture de l’ouvrage de Samira al-Khalil : Journal d’une assiégée. Douma, Syrie

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/02/15/nous-les-avons-laisse-se-faire-massacrer-certains-meme-ont-applaudi/

Une dictature, des crimes, des soutiens venus tant de l’extrême-droite que d’une partie de la gauche aveuglée par son campisme

Note de lecture de l’ouvrage de Subhi Hadidi, Ziad Majed, Farouk Mardam-Bey : Dans la tête de Bachar al-Assad

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/11/27/une-dictature-des-crimes-des-soutiens-venus-tant-de-lextreme-droite-que-dune-partie-de-la-gauche-aveuglee-par-son-campisme/

Bernard Dreano : Le « campisme ». Une vision idéologique des questions internationales

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/08/19/le-campisme-une-vision-ideologique-des-questions-internationales/

Réflexions d’un anti-impérialiste après dix ans de débat. Entretien avec Gilbert Achcar

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/08/18/reflexions-dun-anti-imperialiste-apres-dix-ans-de-debat/

Gilbert Achcar : Leur anti-impérialisme et le nôtre

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/12/leur-anti-imperialisme-et-le-notre/

L’« anti-impérialisme » des imbéciles : faire disparaître le peuple syrien par la désinformation

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/29/l-anti-imperialisme-des-imbeciles-faire-disparaitre-le-peuple-syrien-par-la-desinformation/

Philippe Marlière : Aux ratiocineurs assado-poutiniens de France et d’ailleurs

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2016/12/16/aux-ratiocineurs-assado-poutiniens-de-france-et-dailleurs/

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Svetlana Alexievitch

La guerre n’a pas un visage de femme

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2016/08/10/il-reste-encore-une-guerre-que-nous-ne-connaissons-pas/

La Fin de l’homme rouge

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2013/09/16/vingt-ans-ont-passe-arretez-de-nous-faire-peur-avec-le-socialisme-disent-les-enfants-a-leurs-parents/

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En complément possible

CGT : Douze questions sur la guerre en Ukraine Paix en Ukraine – Liberté en Russie

Maxime Combes, Amélie Canonne, Nicolas Haeringer : Quels sont les intérêts de TotalEnergies en Russie ?

Appel à l’action de la Confédération européenne des syndicats (CES) – La guerre en Ukraine doit cesser maintenant !

Roger Martelli : Dans la guerre ukrainienne, la gauche joue une part de sa survie

Lettre ouverte de géographes russes à Vladimir Poutine : « Nous voulons vivre sous un ciel pacifique »

Luke Harding (Lviv) : Des soldats russes démoralisés expriment leur colère d’avoir été « trompés » dans la guerre

Réseau des GLI : déclaration de solidarité avec le peuple ukrainien et ses organisations syndicales et contre la guerre menée par un régime autoritaire

Union Syndicale Solidaires : Stop au tri raciste des réfugié-es qui fuient les guerres !

Marc Bonhomme : Ukraine : la guerre de tous les risques de plus en plus cruelle

Israéliens solidaires de l’opposition russe à la guerre d’Ukraine

Volodymyr Artiukh : L’Ukraine – à la gauche occidentale, sur vos et sur nos erreurs

Michael Shank : Nous nous soucions davantage de l’Ukraine parce que les victimes sont blanches

Association France Palestine Solidarité : Non à l’agression de la Russie contre l’Ukraine, il faut faire respecter le droit… partout dans le monde

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/05/ukraine-russie-mais-pas-que-9/

Dockers néo-zélandais solidaires avec l’Ukraine

Pierre Baudet : La guerre en Ukraine menace la paix dans le monde…

L’édito de PEPS : L’Ukraine, une guerre aux multiples enjeux écologiques

Francine Sporenda : Poutinophilie : « c’est l’Otan le problème »

Richard Abernethy : Arrêtez la guerre impérialiste de la Russie contre l’Ukraine ! Solidarité avec la résistance du peuple ukrainien !

Ecrivains du monde entier solidaires avec l’Ukraine

Igor Ilyash : Quels sont la place et le rôle de la Biélorussie dans l’invasion de l’Ukraine par la Russie ?

Un appel d’un socialiste russe : Poutine intensifie la répression

Non à la guerre en Ukraine. Non à l’Otan. Contre les guerres impérialistes, femmes des peuples du monde entier Solidarité

Akram Belkaïd : Le pas de côté : Non au campisme

Québec : Déclaration intersyndicale de soutien à l’Ukraine

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/04/ukraine-russie-8/

Les Cahiers de l’antidote n°1 « Spécial Ukraine » : Liberté et démocratie pour les peuples d’Ukraine !

Lettre ouverte des travailleurs russes des arts et de la culture contre la guerre avec l’Ukraine

Pascal Boniface : Poutine attaque l’Ukraine et fait perdre la Russie

Yorgos Mitralias : Нет войне! Non à la guerre ! Нет войне!

Izabella Marengo et Pierre Jasmin : NON à l’invasion de l’Ukraine ! NON à l’expansion de l’OTAN

Message du président de la confédération syndicale indépendante bélarusse devant le pire

Les Russes veulent-ielles la guerre ? Réflexions depuis Moscou, le 1er jour de l’invasion de l’Ukraine

Tentons d’être à la hauteur de la résistance ukrainienne

Stefan Bekier : « Démilitariser » et «dénazifier » l’Ukraine ?!

Manifeste de la plate-forme « Arrêtons la guerre »

Déclaration intersyndicale : Non à la guerre : retrait immédiat des troupes russes, solidarité avec le peuple ukrainien

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/03/ukraine-russie-7/

Interview de Witalij Machinko, Syndicat de solidarité des travailleurs (Trudowa Solidarnist, Kiev)

Appel du « Center for civil liberties » Ukraine

Roane Carey : Comment la gauche devrait réagir à l’invasion de l’Ukraine par la Russie

MMF France : Non à la guerre en Ukraine, Non à Poutine ! Soutien à la démocratie ukrainienne, soutien au peuple ukrainien !

Leyla Binici, Jérôme Gleizes, Abdessalam Kleiche, Myriam Laïdouni-Denis, Didier Claude Rod : Réflexions écologistes sur l’agression de Vladimir Poutine contre l’Ukraine.

La Cimade demande une protection pour toutes les personnes qui quittent l’Ukraine

Amb el poble d’Ucraïna!

Nous, Européen·ne·s de l’Est…

Patrick Cockburn : La Blitzkrieg pré-annoncée de Poutine en échec. Un danger encore plus grand (…)

NON à la guerre en Ukraine !

Des militant·es pour la démocratie au Myanmar organisent des rassemblements pour soutenir l’Ukraine

Razem : « Chère gauche occidentale, on ne vous demande pas d’aimer l’OTAN… »

Fondation Frantz Fanon : Guerre d’agression contre l’Ukraine : qui a mis K.O le droit international ?

William Bourdon et Véronique Nahoum-Grappe : Poutine et ses sbires : un jour dans le box de la Cour Pénale Internationale ?

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/02/ukraine-russie-6/

Hugues Le Paige : Ukraine : pour la solidarité, contre la chasse aux sorcières

Lettre de l’Union syndicale Solidaires et de la fédération Sud-Rail

Les experts de l’ONU appellent à la fin de l’agression russe contre l’Ukraine et à la protection urgente des droits de l’homme

Russie : Contre l’impérialisme russe, ne touchez pas à l’Ukraine !

Lettre ouverte de scientifiques et journalistes scientifiques russes contre la guerre

María R. Sahuquillo : Des milliers de volontaires civils rejoignent la résistance pour repousser l’avancée des troupes de Poutine

Pierre Khalfa : De la difficulté d’une politique internationale altermondialiste

En Russie, les féministes descendent dans la rue contre la guerre de Vladimir Poutine

Mario Kessler : Les fantasmes antibolcheviques de Poutine pourraient causer sa perte

Zbigniew Marcin Kowalewski : Impérialisme russe

Solidarité avec les réfugiés ukrainiens

Nicole Roelens : La lutte internationale des femmes contre le meurtre de masse utilisé comme outil de pouvoir

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/01/ukraine-russie-5/

Gilbert Achcar : Invasion russe de l’Ukraine : Vladimir Poutine dans les pas de Saddam Hussein ?

Bernard Dréano : La guerre de Poutine en Ukraine, des questions et quelques réponses

David Broder : Cessez de prétendre que la gauche serait du côté de Poutine

Gilbert Achcar :Mémorandum sur une position anti-impérialiste radicale concernant la guerre en Ukraine

Déclaration commune de syndicats ukrainiens

Mykhailo Volynets : La Russie a attaqué et commencé l’invasion de l’Ukraine

Contre la guerre impériale de Poutine en Ukraine, une prise de position de la revue LeftEast

À quoi pense Vladimir Poutine ? Entretien avec Ilya Boudraitskis

Invasion russe de l’Ukraine : Vladimir Poutine dans les pas de Saddam Hussein ?

Solidarité de la communauté scientifique avec l’Ukraine

Esprit : Pour une Ukraine libre !

MAN : Pour une résistance civile non-violente en Ukraine

Attac Espagne : Non à la guerre !

Halya Coynash : Le grand rabbin d’Ukraine démolit l’excuse de Poutine pour l’invasion de la Russie  

Edo Konrad : L’invasion de la Russie devrait être un miroir pour la société israélienne

Professeurs chinois : notre attitude face à l’invasion russe de l’Ukraine

Déclaration des étudiant·es des universités de Hong Kong sur la guerre d’invasion menée par la Russie contre l’Ukraine

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/02/28/ukraine-russie-4/

Non à l’agression impérialiste de la Russie contre l’Ukraine

Déclaration du Comité exécutif du Congrès des syndicats démocratiques de Biélorussie

Danya P. :Pour le défaitisme révolutionnaire

Sotsialnyi Ruh : Arrêtez Immédiatement L’agression De Poutine !

Une déclaration du Comité national de l’OZZ Inicjatywa Pracownicza (Syndicat d’initiative des travailleurs) sur l’agression russe contre l’Ukraine

Communiqué de la Confédération du travail de Russie (KTR)

Les femmes l’exigent : Non à la guerre en Ukraine, Non à l’OTAN !

Taras Bilous :« Une lettre de Kiev à une gauche occidentale »

Stop à l’agression russe en Ukraine ! Pour une Ukraine libre et souveraine pour les travailleurs et travailleuses !

Santiago Alba Rico :« Non à la guerre ». Le sens de certains slogans face à l’invasion de l’Ukraine par le régime de Poutine ?

Vanesa Jiménez : Comme c’est triste de regarder la guerre

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/02/26/textes-sur-lukraine-3/

Déclaration commune de syndicats ukrainiens

Mykhailo Volynets : La Russie a attaqué et commencé l’invasion de l’Ukraine

Vicken Cheterian :Le long hiver qui s’annonce : la Russie envahit l’Ukraine

Plate-forme TSS : Non à la Guerre. Pour une Politique Transnationale de la Paix

Communiqué LDH : Solidarité avec le peuple ukrainien

Pjort Sauer et Andrew Roth :L’opposition s’exprime en Russie contre l’invasion de l’Ukraine. La répression poutinienne la combat

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/02/25/invasion-de-lukraine-quelques-textes/

Les dirigeants des grandes puissances jouent avec le feu

Renaud Duterme : Les leçons géopolitiques de la crise ukrainienne

Appel : Non à la guerre – Russie, bas les pattes devant l’Ukraine !

Russie-Ukraine : « Une situation pire que durant la guerre froide ». Entretien avec Ilya Boudraitskis

Ilya Matveev, Ilya Budraitskis : Les Russes ordinaires ne veulent pas de cette guerre

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/02/04/les-dirigeants-des-grandes-puissances-jouent-avec-le-feu/

 

Auteur : entreleslignesentrelesmots

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