[27] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [27] 

  • Pour l’Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !
  • Cahiers de l’antidote n°4
  • Assemblée de citoyens « No More War »
  • Face à Poutine, une solidarité sans limite entre Syriens et Ukrainiens
  • « L’avenir de la démilitarisation passe par l’arrêt immédiat de la machine de guerre russe ». Entretien avec Vitaliy Dudin
  • Pink Floyd – Hey Hey Rise Up (feat. Andriy Khlyvnyuk of Boombox)
  • Reseau européen : Solidarite avec l’Ukraine et contre la guerre (consensus de base) – liste des organisations signataires (7 avril 2022)
  • Sud Santé Sociaux : Panser la guerre. Des moyens pour aider aux soins physiques et psychiques des victimes de la guerre en Ukraine
  • La mobilisation de la confédération KVPU dans la guerre
  • Christopher Ford : La Russie bombarde des réfugiés à la gare de Kramatorsk
  • Guerre en Ukraine : Le Centre de RSF à Lviv intensifie son soutien opérationnel aux journalistes sur le terrain
  • Guerre en Ukraine : pour un accueil digne de toutes et tous
  • Ukraine. Nouveaux témoignages : les forces russes ont procédé à des exécutions extrajudiciaires de civil·e·s constituant des crimes de guerre manifestes
  • Liens avec autres textes

Pour l’Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !

Après la destruction de Marioupol, les carnages commis contre des civils à Boutcha, l’étendue des crimes de guerre et le nombre de femmes et d’enfants violées découverts parmi la population civile sous occupation russe renforcent l’urgence de cet appel. L’État français doit impérativement couper toute relation commerciale avec la Russie, interdire toute activité économique des entreprises françaises sur le sol russe et fournir toutes les armes demandées par le gouvernement ukrainien. 

Dans le contexte d’une poursuite d’une guerre d’usure où se multiplient les crimes, il faut empêcher la banalisation et la démobilisation des sociétés européennes et de leurs opinions publiques. Depuis le 24 février, Kyiv est la capitale de la liberté, en Europe et dans le monde. En défendant le peuple ukrainien et sa résistance courageuse, il s’agit de se battre pour leur liberté et la nôtre. 

Nous, universitaires, chercheuses, chercheurs, étudiantes et étudiants, sommes bouleversés par la guerre d’agression menée en Ukraine, dont Vladimir Poutine est l’initiateur et l’entier responsable. 

Nous sommes révoltés par les multiples crimes de guerre documentés et les possibles crimes contre l’humanité, commis depuis plus d’un mois. C’est pourquoi, nous exigeons avant tout l’arrêt immédiat de tous les actes de guerre dirigés contre l’Ukraine. 

L’avalanche de mensonges déconcertants utilisés pour les justifier a pu tromper une partie du peuple russe, mais ils se sont brisés sur la réalité des faits et, au premier chef, sur la résistance courageuse du peuple ukrainien, femmes et hommes, et sur la solidité des institutions démocratiques de l’État ukrainien. 

Nous appelons le gouvernement à intensifier encore l’envoi des aides humanitaire, matérielle et militaire, nécessaires pour soulager les populations, renforcer la résistance et lui permettre de vaincre et repousser l’envahisseur. 

Nous appelons tous les dirigeants politiques et syndicaux à se prononcer sans ambiguïté pour le retrait préalable et total des troupes russes et la soldatesque de mercenaires qui les accompagnent, hors des frontières internationalement reconnues de l’Ukraine, dont nous exigeons le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale. 

Nous demandons instamment qu’aucune pression ne soit exercée sur le gouvernement et l’État ukrainien, au cours des futures et souhaitables négociations de paix. 

Nous appelons à refuser aussi les amalgames qui voudraient faire porter une responsabilité collective au peuple russe, soumis depuis des années à une dictature brutale, meurtrière et croissante, et nous sommes solidaires de celles et ceux qui, en Russie et Biélorussie, essaient courageusement de s’opposer à la guerre. 

Nous appelons la communauté universitaire et, au-delà, l’ensemble de nos concitoyennes et concitoyens à amplifier le généreux mouvement de solidarité engagé en faveur des réfugiés et des ukrainiennes et ukrainiens victimes de la guerre. 

La résistance ukrainienne contre des forces supérieures en nombre et en armement dépasse, par son courage et l’esprit de solidarité de tout le peuple, les frontières de l’Ukraine. Elle doit marquer le réveil des démocraties et des consciences qui ont assisté passivement au massacre de la population civile syrienne perpétré ou couvert par le même agresseur. Il y va de la défense des valeurs démocratiques et sociales, des principes du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de la démocratie politique et de la liberté, mais aussi de la démocratie comme forme d’action et de vie dans l’esprit de l’insurrection de Maïdan en 2014 et du Printemps des peuples. 

C’est un trésor inestimable pour nous tous et toutes, pour l’Europe et au-delà. 

Signataires

Catherine Achin, Sciences politique, Professeure, Université Paris-Dauphine
Leila Adham, Études théâtrales, Maîtresse de conférences, Université de Poitiers
Diane Arnaud, Études cinématographiques, Maîtresse de conférences, Université de Paris Cité
Emilien Awada, Arts plastiques et cinéma, Chargé d’enseignement, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
MarcOlivier Baruch, Histoire contemporaine, Directeur d’études, EHESS – École des hautes études en sciences sociales
Chloé Baudry, Pratique et théorie de la création littéraire, Doctorante, Université d’Aix-Marseille
Alexandre Bedenko, Langues, Doctorant, INALCO
Gérard Bensussan, Philosophie, Professeur Émérite, Université de Strasbourg
Jean-Louis Berdot, Cinéma docutentaire, Maître de conférences (retraité), Université Paris Cité
Christelle Berthevas , Études cinématographiques, Chargée de cours, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Eva Blanc, Arts du Spectacle, Étudiante Licence 1, Université de Poitiers
Françoise Blum, Histoire Contemporaine, Ingénieure de recherche, CNRS
Christa Blümlinger, Cinéma et audiovisuel, Professeure des universités, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Olivier Boher, Études cinématographiques, Chargé de cours, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Vincent Bouchard, Francophone studies, Associate professor ; PHD, Indiana University
Fabien Boully, Études cinématographiques, Maître de conférences; Directeur adjoint de l’Ecole Universitaire de Recherche ArTeC , Université Paris Nanterre
Jean-Louis Briquet, Sciences politique, Directeur de recherche, CNRS ; CESSP-Université Paris 1
Mireille Broudeur-Kogan, Littérature et langue slaves, Maîtresse de conférences (retraitée), INALCO
Patricia Caillé, Études cinématographiques, Maîtresse de conférences, Université de Stasbourg / IUT Robert Schuman
Céline Candiard , Études théâtrales, Maîtresse de conférences HDR, Université Lumière Lyon 2
Antonella CapellePogacean, Histoire, Sciences sociales du politique, Chargée de recherche, Sciences po
Sarah Carton de Grammont, Anthropologie, Chargée de recherche, CNRS LESC
Joël Chapron, Études cinématographiques, Chercheur associé, Université d’Avignon
Isabelle Charpentier, Sociologie, Professeure, Université de Picardie – Jules Verne
Antoine Chollet, Pensée économique et politique, Maître d’enseignement et de recherche , Université de Lausanne Centre Walras-Pareto Institut d’études politiques (IEP)
Karine Clément, Sociologie, Enseignante chercheuse, CNRS Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Yves Cohen, Histoire, Directeur d’études, EHESS – École des hautes études en sciences sociales
Dominique Colas, Sciences politique, Professeur Émérite, Sciences po
Catherine Coquio, Littérature Comparée, Professeure des universités, Université de Paris Cité
Laurent Coumel, Histoire contemporaine, Maître de conférences, INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales)
Dorota Dakowska, Sciences politique, Professeure, Sciences po Aix
Louis Daubresse, Études cinématographiques, Docteur et chercheur inépendant, Sorbonne nouvelle
Julia David, Sciences politique, Docteur, qualifiée aux fonctions de maître de conférence , IHMC CNRS/ENS Ulm
Sébastien Denis , Histoire, Études cinématographiques, Professeur des universités, Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne
Robin Dereux, Études cinématographiques, Maître de conférences, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Marion Desseigne Rave, Études cinématographiques, Chargée de cours, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Frédérik Detue, Littérature comparée, Maître de conférences, Université Côte d’Azur
Elise Domenach, Études cinématographiques, Maîtresse de conférences HDR HC, École Normale Supérieure de Lyon
Stéphane Douailler, Philosophie, Professeur Émérite, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Jean-Marc Dreyfus, Histoire contemporaine, Professeur, Rédacteur en chef de la Revue d’Histoire de la Shoah, Université de Manchester
Elitza Dulguerova, Histoire de l’Art, Maîtresse de conférences, Université de Paris I – École des arts de la Sorbonne
Marc Élie, Histoire, Chargé de recherche, CNRS
Pierre Eugène, Études cinématographiques, Maître de Conférences, Université de Picardie Jules Verne
Alexeï Evstratov, Études slaves, Maître de conférences, Université Grenoble-Alpes
Gilles FavarelGarrigues, Sciences politique, Directeur de recherche, CNRS
Carole Ferret, Anthropologie sociale et ethnologie, Chargée de recherche, CNRS
Claude Forest, Études cinématographiques, Professeur des universités, Université de Strasbourg
Céline Gailleurd, Études cinématographiques, Maîtresse de conférences, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Xavier Galmiche, Études tchèque / centre-européennes, Professeur des universités, Sorbonne Université
Catherine Gery, Littérature russe, Professeure, INALCO
Linda Gil, Littérature française, Maîtresse de conférences, Université Paul-Valéry Montpellier
Thomas Glaser, Études cinématographiques, Vacataire, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Boris Gobille, Sciences politique, Maître de conférences, École Normale Supérieure de Lyon
Odile Goerg, Histoire de l’Afrique contemporaine,, Professeure Émérite, Université de Paris Cité
Svetlana Gorshenina, Histoire de l’Asie centrale XIXe-XXIe siècles, Directrice de recherche, CNRS Eur’Orbem
Alexandra Goujon, Sciences politique, Maîtresse de conférences, Université de Bourgogne
Martin Goutte, Etudes cinématographiques, Maître de conférences, Université Sorbonne Nouvelle
Bruno Groppo, Histoire Sociale des Mondes Contemporains , Chercheur associé, CNRS Université Paris 1
Christine Guionnet, Sciences politique, Maîtresse de conférences HDR, Université Rennes 1
Élodie Hachet, Études cinématographiques, Doctorante, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Alicia Harrison, Études cinématographiques, Professeure Agrégé, Université Paris Nanterre
Patrick Hassenteufel, Sciences politique; Sciences Sociales et Humanités, Directeur de l’école doctorale (Université Paris Saclay), Université Paris-Saclay (UVSQ) Sciences Po Saint-Germain-en-Laye
Gala Hernandez Lopez, Études cinématographiques, Doctorante, PHD,, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Pierre-Damien Huyghe, Philosophie, Professeur Émérite, Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne
Armelle Jeannier-Groppo, Langue et civilisation russe, Maîtresse de conférences (retraitée); ex-présidente de l’Association française des russisants, Université Paris Nanterre
Luba Jurgenson, Écrivain, vice-présidente de Mémorial-France, Professeure des universités, Sorbonne Université
Tiphaine Karsenti, Études théâtrales, Professeure, Université Paris Nanterre
Chantal Kesteloot, Histoire publique, Docteur, qualifiée aux fonctions de maître de conférence , Centre d’études guerre et société/Archives de l’Etat (Belgique)
Emilia Koustova, Civilisation russe, Maîtresse de conférences; Directrice du Département d’études slaves, Université de Strasbourg
Yauheni Kryzhanouski, Sciences politiques et sociologie, Docteur, Université de Strasbourg Science Po
Pascal Laborderie, Sciences de l’information et le la communication, Maître de conférences, Université de Reims Champagne-Ardenne
Charlotte Lacoste, Langue et littérature française, Enseignante chercheuse, Université de Lorraine
JeanFrançois Laplénie, Études germaniques, Maître de conférences, Sorbonne Université
Barbara Le Maître, Études cinématographiques, Professeure, Université Paris Nanterre
Eric Lecerf, Philosophie, Maître de conférences, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Aurélie Ledoux, Études cinématographiques, Maîtresse de conférences, Université Paris Nanterre
Mathieu Lericq, Études cinématographiques, Attaché temporaire d’enseignement et de recherche / PHD, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Françoise Létoublon, Langue et littérature grecques, Professeure Émérite, Université Grenoble Alpes
Alice Letoulat, Études cinématographiques, Docteure, FoReLLIS / IRCAV,
Ophir Levy, Études cinématographiques, Maître de conférences, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Daniel Lincot, Chimie, Directeur de recherche émérite. Professeur invité au Collège de France, CNRS
Sylvie Lindeperg, Histoire Contemporaine, Professeure des universités ; Membre honoraire de l’IUF, Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne
Damien Marguet, Études cinématographiques, Maître de conférences, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
André Markowitz, Littérature russe, Traducteur,
Marie Martin, Études cinématographiques, Maîtresse de conférences, Université de Poitiers
MarieAnne Matard-Bonucci, Histoire Contemporaine, Professeure des universités, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
MarieClaude Maurel, Géographie, Directrice d’études ; Membre de l’Académie d’Agriculture de France, EHESS – École des hautes études en sciences sociales
Rachel Mazuy, Histoire, Chercheure associée, IHTP (Institut d’Histoire du Temps Présent, CNRS)
Alexandre Melnik, Géopolitique, Professeur, ICN Business School Paris, Nancy, Berlin
Térence Meunier, Cinéma et audiovisuel, Vacataire, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Natasha Nedelkova , Études cinématographiques, Doctorante, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Laure Neumayer, Sciences politique, Professeur des universités, Université de Picardie Jules Verne
Alexis Nuselovici (Nouss), Littérature générale et comparée, Professeur et Vice-doyen chargé de la recherche, Université d’Aix-Marseille
Lydia Obolensky, Langue et littérature russe, Professeure agrégée en CGPE, Lycée Lakanal
Hanna Perekhoda, Histoire, Assistante diplômée et doctorante, Université de Lausanne
Pauline Peretz, Histoire Contemporaine, Maîtresse de conférences HDR, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Julie Perrin, Danse, Maîtresse de conférences, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Catherine Perron, Sciences politique, Chargée de recherche , CERI-SciencesPo
Diana Plachendovskaya, Histoire, étudiante en préparation au doctorat, EHESS – École des hautes études en sciences sociales
Suzanne Pourchier-Plasseraud, Histoire, Docteure, Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne
Sabine Quiriconi, Études théâtrales, Maîtresse de conférences, Université Paris Nanterre
Nadège Ragaru, Histoire et Sciences politiques, Directrice de recherches, CNRS / Sciences po
Pierre Raiman, Histoire Contemporaine, Doctorant, Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne
Alain Raoust, Études cinématographiques, Professeur Associé, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Caroline Renard, Études cinématographiques, Maîtresse de conférences, Université d’Aix-Marseille
MariePierre Rey, Histoire, Directrice du centre de recherches en histoire des Slaves,, Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne
Mickaël RobertGonçalves, Histoire du cinéma, Chargé de mission Recherche au ministère de la Culture, Université de Coimbra, Portugal
Delphine Robic-Diaz, Études cinématographiques, Maîtresse de conférences, Université de Tours
Sylvie Rollet , Études cinématographiques, Professeure Émérite ; Directrice de la collection « L’Esprit du cinéma », éditions Hermann, Université de Poitiers
Régis Salado, Littératures comparées, Maître de conférences, Université Paris Cité
Franck Salaün, Littérature française, Professeur des universités, Université Paul-Valéry Montpellier
Dany Savelli, Littérature et civilisation russe, Maître de conférences, Université Toulouse Jean Jaurès
Daria Sinichkina, Littérature russe, Maîtresse de conférences, Sorbonne Université
Tymoteusz Skowroński, Histoire, Masterant, EHESS – École des hautes études en sciences sociales
Malgorzata SmoragGoldberg, Études slaves, Professeure des universités directrice du département de polonais, Sorbonne Université Centre Universitaire Malesherbes
Ysé Sorel, Cinéma et philosophie, Doctorante, Université de Paris 8 Vincennes St Denis / ENS Ulm
Raphaël Spina, Histoire Contemporaine, Professeur Agrégé / Docteur, Université d’Aix-Marseille
Liliane Sprenger-Charolles, Linguistique, Directrice de recherche émérite, CNRS Aix Marseille
Brigitte Stora, Psychanalyste, Docteure, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Ania Szczespanska, Histoire, Études cinématographiques, Maîtresse de conférences, Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne
Hélène Thiollet, Relations Internationales et migrations, Chargée de recherche, CNRS / Sciences po
Jacques Vallin, Études démographiques, Directeur de recherche émérite, INED, Campus Condorcet
Marguerite Vappereau, Cinéma et audiovisuel -Film Studies, Maître de conférences, Université de Bordeaux-Montaigne
Thanassis Vassiliou, Études cinématographiques, Maître de conférences, Université de Poitiers
Patrick Vauday, Philosophie, Professeur Émérite, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
David Wajsbrot dit Lescot, Études théâtrales, Professeur Agrégé / Enseignant chercheur, Université Paris Nanterre
Emmanuel Wallon, Sociologie politique, Professeur, Université Paris Nanterre
Dork Zabunyan, Études cinématographiques, Professeur des universités, Université de Paris 8 Vincennes St Denis
Caroline Zéau, Études cinématographiques, Maîtresse de conférences Responsable du Master DEMC, Université Paris Cité
Eugénie Zvonkine, Études cinématographiques, Maîtresse de conférences HDR ; Co-directrice de l’ESTCA / Membre de l’Institut Universitaire de France, Université de Paris 8 Vincennes St Denis

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/070422/pour-l-ukraine-pour-leur-liberte-et-la-no-tre

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Cahiers de l’antidote n°4

Brigade de solidarité 4-1

Après les Gilets jaunes, la pandémie du Covid, la Colombie et la Birmanie, les éditions Syllepse poursuivent la publication d’ouvrages accessibles à tous et toutes qui éclairent sur les enjeux des convulsions d’un monde qui n’en finit pas de semer la misère, la souffrance et la guerre. Les éditions Syllepse se sont associées pour cette série sur l’agression de la Russie poutinienne contre l’Ukraine aux éditions Page 2 (Lausanne) et M. Éditeur (Montréal), aux revues New Politics (New York), Les Utopiques (Paris) et ContreTemps (Paris), aux sites À l’encontre (Lausanne) et Europe solidaire sans frontières, ainsi qu’au blog Entre les lignes entre les mots (Paris), au Centre Tricontinental (Louvain-la-Neuve) et au Réseau syndical international de solidarité et de luttes.

À l’encontre : https://alencontre.org/

Centre Tricontinental : www.cetri.be/

ContreTemps : http://lesdossiers-contretemps.org

Éditions Page 2 : https://alencontre.org/

Éditions Spartacus : www.editions-spartacus.fr

Éditions Syllepse : www.syllepse.net

Entre les lignes, entre les mots : https://entreleslignesentrelesmots.blog/

Europe solidaire sans frontières : www.europe-solidaire.org

Les Utopiques : https://www.lesutopiques.org

Éditeur : https://m-editeur.info/

New Politics : https://newpol.org

Réseau syndical international de solidarité et de luttes : http://laboursolidarity.org

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Télécharger gratuitement le livre de 90 pages : Liberté et démocratie pour les peuples d’Ukraine n°4

https://www.syllepse.net/syllepse_images/articles/liberte—et-de–mocratie-pour-les-peuples-dukraine-n-deg-4.pdf

En complément possible :

Les Cahiers de l’antidote : Liberté et démocratie pour les peuples d’Ukraine (Volume 3)

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/25/liberte-et-democratie-pour-les-peuples-dukraine-3-soutien-a-lukraine-resistante/

Les Cahiers de l’antidote : Liberté et démocratie pour les peuples d’Ukraine (Volume 2)

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/11/pour-le-droit-a-lautodefense-par-tous-les-moyens-necessaires/

Les Cahiers de l’antidote n°1 « Spécial Ukraine » : Liberté et démocratie pour les peuples d’Ukraine !

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/03/ukraine-russie-7/

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Assemblée de citoyens « No More War »

Mercredi 13 avril : 18h00 Kiev, 18h00 Moscou, 16h00 heure anglaise, 17h00 Paris

La guerre en Ukraine crée de multiples besoins urgents de solidarité – avec les personnes les plus exposées en Ukraine, avec celles qui ont fui, avec tous ceux qui accueillent et tentent d’aider ces personnes, et avec ceux qui s’opposent à la guerre en Russie, en Biélorussie et ailleurs. De nombreuses organisations de la société civile sont fortement mobilisées pour tenter de répondre à ces impératifs et faire face aux urgences au quotidien.

La guerre redessine à bien des égards les contextes sécuritaire, social, écologique et des droits de l’homme en Europe et dans les régions méditerranéennes et du Moyen-Orient, dont certaines parties, comme la Syrie, sont en état de guerre depuis plus de dix ans. Il appartiendra aux citoyens et à la société civile de tenter de surmonter les nouvelles divisions à l’intérieur des pays et entre les pays, aujourd’hui et dans les années à venir.

Il est impératif que l’invasion de l’Ukraine échoue, que les forces russes se retirent, que les hostilités militaires cessent et que les crimes de guerre présumés fassent l’objet d’une enquête et soient traduits en justice. La société civile a un rôle essentiel à jouer dans chacun de ces éléments pour mettre fin à la guerre, à la fois par ses propres actions et en demandant aux gouvernements de fournir des ressources à ceux qui résistent à l’impérialisme. Les actions que nous menons aujourd’hui façonneront les possibilités d’un avenir pacifique.

Avec cette assemblée, nous cherchons à ouvrir un espace permettant à la société civile de concentrer et de maintenir l’attention publique et politique sur la protection des droits de l’homme et la fin de la guerre, de mettre en réseau et de partager des actions de solidarité, de partager différentes perspectives et analyses des conséquences de la guerre et de réfléchir ensemble à l’architecture européenne et internationale à construire pour assurer la paix.

C’est pourquoi nous appelons à la tenue d’Assemblées de Citoyens « No More War » en ligne, au fur et à mesure de leur déroulement, reprenant l’esprit des Assemblées de Citoyens d’Helsinki et s’appuyant sur l’Appel « No More War » publié en janvier 2021, avant l’invasion russe.

Rejoignez-nous en vous inscrivant à l’assemblée zoom en ligne ici (les détails de connexion Zoom seront envoyés lors de l’inscription). Si vous préférez vous inscrire par e-mail, veuillez contacter : euroalter@protonmail.com

Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

No More War Citizens Assembly

Wednesday 13th April: 6pm Kyiv, 6pm Moscow, 4pm UK time, 5pm Paris 

The war in Ukraine creates multiple urgent needs for solidarity – with people most exposed in Ukraine, with those who have fled, with all of those welcoming and trying to help these people, and with those opposed to the war in Russia, Belarus and elsewhere. Many civil society organisations are highly mobilised to try to respond to these imperatives and deal with emergencies every day. 

The war is again reshaping in many ways the security, human rights, social and ecological contexts across Europe and the wider Mediterranean and Middle Eastern regions, parts of which, like Syria, have been in a state of war for over a decade. It will be up to citizens and civil society to try to overcome new divisions both inside countries and between countries, both now and in future years. 

It is imperative that the invasion of Ukraine fails, that Russian forces withdraw, that military hostilities cease and that alleged war crimes are investigated and brought to justice. Civil society has an essential part to play in each of these elements of ending the war, both through its own actions and in calling on governments to provide resources to those resisting imperialism. Our actions now will shape the possibilities of peaceful futures.

With this assembly we seek to open a space for civil society to focus and maintain public and political attention on protecting human rights and bringing an end to the war, to network and share solidarity actions, to share different perspectives and analysis of the consequences of the war and think together about what European and international architecture should be built to ensure peace.

This is why we are calling for No More War Citizens Assemblies online, on a rolling basis during, picking up on the spirit of the Helsinki Citizens Assemblies and building on the No to War Appeal published in January 2021, prior to the Russian invasion.

Please join us by registering for the online zoom assembly here (Zoom login details will be sent in registration). If you prefer to register via email please contact: euroalter@protonmail.com

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Face à Poutine, une solidarité sans limite entre Syriens et Ukrainiens

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« L’avenir de la démilitarisation passe par l’arrêt immédiat de la machine de guerre russe ».

Entretien avec Vitaliy Dudin [1]

Il est très difficile de se faire une idée réelle de ce qui se passe en Ukraine. Pourrions-nous commencer par votre évaluation de l’état actuel des choses six semaines après l’invasion de Poutine ? Voyez-vous une perspective probable de fin de la guerre dans les semaines à venir ?

L’invasion de la Russie a créé une menace majeure pour l’existence de l’Ukraine en tant qu’État indépendant. Sans aucun doute, nous pouvons dire que la guerre actuelle est la plus dévastatrice que nous ayons connue depuis la Seconde Guerre mondiale. […]

Environ 5 millions de personnes ont perdu leur emploi, principalement parce que de nombreux lieux de travail ont été bombardés. Près de 10 millions de personnes ont été contraintes de fuir pour se mettre en sécurité et des centaines de milliers ont perdu leur maison.

[…] Les troupes russes ont été arrêtées dans la majorité des directions, et ont subi des pertes importantes en termes de personnel et de véhicules. […] L’armée russe n’a pas la force d’écraser l’armée ukrainienne […] L’armée ukrainienne repousse les envahisseurs dans plusieurs directions, principalement dans les régions de Kiev et de Tchernigiv. Des villes comme Ivankiv, Bucha et Hostomel, qui ont été occupées et pillées dans les premières semaines de la guerre, ont été libérées.

Mais nous ne devons pas sous-estimer le danger : l’invasion russe a causé de vastes destructions, les attaques de missiles continuent de causer des destructions à grande échelle et les Russes ont renforcé l’offensive dans le Donbass.

Je pense que la guerre se poursuivra tant que [le président russe Vladimir] Poutine sera au pouvoir. Jusqu’à sa disparition, nous ne pouvons pour l’instant envisager qu’un cessez-le-feu partiel. Le destin de l’Ukraine dépend de la bataille pour Marioupol.

Pourriez-vous nous donner une idée des types de résistance – armée et non armée – dans lesquels les Ukrainiens s’engagent. Quel rôle la gauche, comme le Mouvement social, et les syndicats jouent-ils dans cette résistance ?

Tout d’abord, des centaines de milliers d’Ukrainiens ont rejoint les Forces armées ukrainiennes (FA) et la Défense territoriale (DT), qui est intégrée aux FA. Les FA se battent actuellement sur la ligne de front avec toutes les armes dont elles disposent, tandis que la TD protège surtout les villes avec des fusils.

Certains militants du Mouvement social, ainsi que de nombreux membres de syndicats, ont rejoint la DT en tant que volontaires. Il convient de mentionner que des dizaines d’anarchistes et de socialistes ont formé leur propre unité au sein de la DT, appelée Comité de résistance.

De plus, de nombreux membres de la gauche participent comme volontaires pour approvisionner l’armée ou répondre aux besoins humanitaires de la population. L’une des initiatives les plus efficaces à cet égard est l’opération Solidarité. Nous travaillons également pour répondre aux besoins des membres des syndicats qui servent dans l’armée. Nous avons également travaillé avec l’ONG d’infirmières Be Like Nina et l’avons aidée à obtenir des médicaments pour les hôpitaux qui s’occupent des soldats blessés.

Nous avons également observé que beaucoup de gens protestent contre les envahisseurs dans les villes occupées. Nous ne sommes pas impliqués dans ces activités, mais nous les soutenons. Bien sûr, c’est très dangereux car les protestations pacifiques peuvent être réprimées par des soldats russes armés. Une telle résistance prouve que les gens sont contre la « libération » qui cherche à transformer leurs villes en zones grises.

En tant que Mouvement social, nous continuons à agir comme une organisation politique. Nous cherchons à contrer la propagande russe et appelons notre peuple à se battre pour une Ukraine libre et juste. 

Une grande attention a été accordée au bataillon Azov et à d’autres forces néonazies. Pourriez-vous nous parler de leur niveau réel d’influence et du rôle qu’ils jouent ? Craignez-vous que l’extrême droite – en Ukraine et à l’étranger – sorte renforcée de cette guerre, surtout si elle s’éternise ?

Je pense que le rôle de l’extrême-droite a été surestimé. Cela s’est manifesté dans la manière fantasmagorique dont la Russie a tenté de justifier son invasion et ses crimes de guerre.

Avant le 24 février, Azov réunissait environ 1000 personnes qui se trouvaient à Marioupol ; celles-ci n’ont rien fait, car elles étaient intégrées à la Garde nationale ukrainienne. Après l’invasion russe, ils ont été héroïsés en raison de leur rôle dans la défense de Marioupol, aux côtés des unités des forces armées. C’est une étrange façon de démonter un programme nationaliste d’extrême droite, n’est-ce pas ?

[…] Bien sûr, ils pourraient se renforcer, mais si cela se produit, ce serait la faute de la Russie. Les nationalistes radicaux existent en Ukraine, dans leur niche spécifique, comme dans de nombreux autres pays. Leurs activités posent un problème à la société ukrainienne, mais pas à la Russie ni à la paix internationale.

L’extrême droite en Ukraine était principalement tolérée en raison des besoins de défense de l’État ukrainien. Le gouvernement a fermé les yeux sur les attaques des nationalistes radicaux tout en les aidant à répondre à leurs besoins de défense. Ces nationalistes radicaux ont joué un rôle en protégeant et en servant l’élite oligarchique et son régime. Mais leur influence politique est très faible et ils ont surtout un rôle très limité. Pour l’instant, les nationalistes radicaux jouent un rôle moins important que lors des manifestations de Maïdan en 2014, car des milliers de personnes ordinaires prennent les armes. Plus il y aura d’Ukrainiens qui auront les armes nécessaires pour se défendre – et plus la gauche internationale soutiendra l’Ukraine – moins l’extrême droite aura d’influence en Ukraine.

La meilleure façon de neutraliser le problème du nationalisme radical en Ukraine est d’affaiblir les intentions impérialistes de la Russie. Ceux qui refusent d’exprimer leur solidarité avec l’Ukraine en raison de l’existence de nationalistes radicaux n’ont rien en commun avec les principes et les idées anti-guerre.

On a beaucoup parlé du conflit dans l’est de l’Ukraine avant l’invasion. Quel a été l’impact de l’invasion sur ce conflit et, plus généralement, sur les relations entre ukrainiens et russophones en Ukraine ?

L’invasion a sérieusement endommagé les relations entre les peuples russe et ukrainien mais, en même temps, elle a entraîné une sorte de consolidation de la société ukrainienne. Après le 24 février, même ceux qui avaient quelques illusions politiques quant au rôle progressiste de la Russie sont devenues des ennemis convaincus de Moscou.

Nous pouvons dire que cette tragédie commune a uni les gens. Les habitants de la partie occidentale de l’Ukraine sont prêts à aider les réfugiés de l’est et leur témoignent leur soutien.

Dans le même temps, certaines personnes ont mis en avant un programme d’exclusion et d’extrémisme, affirmant que les russophones étaient des « agents de Poutine ». Nous savons que la culture russe sera associée à la culture des oppresseurs pendant longtemps (jusqu’à ce que le régime de Poutine soit renversé par les citoyens russes). Mais nous sommes prêts à nous opposer à toute forme de discrimination linguistique ou culturelle et nous espérons que la solidarité prévaudra.

Nous avons également constaté que les citoyens ordinaires des républiques autoproclamées du Donbass en ont assez d’être utilisés par Moscou dans la guerre contre les Ukrainiens. Bien sûr, la plupart d’entre eux considèrent le russe comme leur langue maternelle, mais ils ne souhaitent pas non plus abandonner leur vie. Même au milieu de cette horrible histoire, le potentiel de réintégration demeure.

En l’état actuel des choses, certains pensent que la meilleure issue possible est que l’Ukraine négocie et renonce à ses ambitions de rejoindre l’OTAN. Que répondez-vous à ceux qui soutiennent cette thèse ? Plus largement, comment le Mouvement social perçoit-il la question de l’OTAN et son rôle dans cette guerre ? 

Tout d’abord, nous pensons que toute intention d’adhérer à l’OTAN ne peut justifier une invasion russe. C’est une question qui relève du débat national et de la souveraineté nationale. Ensuite, nous considérons l’OTAN comme un club des pays les plus riches et de leurs proches alliés. Pour l’Ukraine, il serait préférable de développer des relations avec tous les pays et d’assurer une réelle indépendance. Enfin, il est important de se rendre compte de l’impact de la question de l’OTAN sur la vie politique ukrainienne. La perspective d’adhésion était très vague […]. L’« orientation atlantiste » a toujours été davantage un vœu pieux de la part du gouvernement, tandis que pour le peuple, il s’agissait d’une réaction au traumatisme collectif et à la peur de la guerre en 2014.

L’OTAN aurait pu proposer l’adhésion de l’Ukraine il y a longtemps, mais au lieu de cela, elle a promis une sorte de coopération, ce qui n’a fait que rendre l’Ukraine vulnérable. Nous pensons que l’OTAN a joué le rôle d’un spectateur passif dans cette guerre. Depuis la fin de l’année 2021, elle n’a rien fait pour soutenir l’Ukraine en armement. Il semble que l’OTAN était plus intéressé par l’évaluation de la force de l’armée russe.

Des débats ont lieu sur la question de l’envoi d’armes à l’Ukraine, certains s’y opposant en disant que cela ne ferait que contribuer à la remilitarisation de l’Europe et au renforcement de l’OTAN. D’autres disent que cela conduira à un scénario semblable à celui de l’Afghanistan dans les années 1980, avec des Ukrainiens utilisés pour atteindre l’objectif des Etats-Unis de miner la Russie. Quelle est la position du Mouvement social sur cette question ?

Je ne vois aucune raison pour un tel débat. Parler des risques de remilitarisation en Europe est totalement infondé, car il existe une asymétrie totale entre l’Ukraine et la Russie. L’avenir de la démilitarisation passe par l’arrêt immédiat de la machine de guerre russe.

Les questions de sécurité doivent être au cœur des préoccupations. Toute démilitarisation qui ignore la sécurité du peuple, son droit à se défendre, et qui justifie le blocage de la résistance contre l’agression impérialiste est moralement mauvaise.

L’Ukraine a besoin d’armes pour se défendre et défendre le reste de l’Europe. Nous avons besoin d’armes anti-aériennes et anti-missiles pour protéger les civils, car des gens meurent à cause des missiles et des frappes aériennes.

Je tiens à souligner que ces armes ne changeront pas la nature de la guerre : elles ne permettront pas à l’armée ukrainienne d’attaquer des ennemis lointains, mais plutôt de renforcer sa puissance de feu en combat rapproché.

Plus le nombre d’unités militaires russes détruites sera important, plus nous obtiendrons une paix stable. C’est simple, comme pendant la guerre contre le 3e Reich. La Russie justifie également son agression par une idéologie ethno-nationaliste. C’est une menace forte et réelle qui doit être traitée.

Il est également important de savoir que de nombreux travailleurs ukrainiens rejoignent l’armée. Nous devrions les armer, afin qu’ils puissent retourner chez eux en vie et avoir les moyens de poursuivre la guerre de classe contre les oligarques cupides.

Au-delà de la question des armes, quel type de solidarité pensez-vous qu’il faille mettre en place pour assurer une véritable paix en Ukraine ?

Nous demandons à chacun de faire pression sur son gouvernement afin de garantir l’annulation de la dette et de fournir une aide financière inconditionnelle pour la reconstruction de l’Ukraine, dans le cadre d’un « nouveau plan Marshall ».

Vous pouvez également nous aider en envoyant tout type d’aide (y compris des médikits, des gilets pare-balles, des casques).

Mais la chose la plus spécifique que la gauche peut faire est de changer fondamentalement l’analyse de la guerre par leurs organisations. Ils ne doivent pas tolérer l’impérialisme de Poutine et doivent soutenir pleinement le droit du peuple ukrainien à l’autodétermination. 

Ukraine Solidarity Campaign

https://ukrainesolidaritycampaign.org/2022/04/07/ukrainian-socialist-the-future-of-demilitarisation-lies-in-stopping-russias-war-machine-now/

[1] Dirigeant de l’organisation socialiste démocratique ukrainienne Sotsyalnyi Rukh (Mouvement social), il s’est entretenu depuis Cherkasy, en Ukraine, le 6 avril, avec Federico Fuentes de la Gauche verte.

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Pink Floyd – Hey Hey Rise Up (feat. Andriy Khlyvnyuk of Boombox)

Voici la vidéo officielle de « Hey Hey Rise Up », la nouvelle collecte de fonds de Pink Floyd en Ukraine, avec Andriy Khlyvnyuk de Boombox. Stream / téléchargement à partir de minuit sur http://pinkfloyd.lnk.to/HeyHeyRiseUp

Dans ‘Hey Hey Rise Up’, sorti en soutien au peuple ukrainien, David Gilmour et Nick Mason sont rejoints par Guy Pratt, bassiste de longue date de Pink Floyd, et Nitin Sawhney aux claviers, le tout accompagné d’une voix extraordinaire d’Andriy Khlyvnyuk du groupe ukrainien Boombox. Tous les bénéfices sont destinés à l’aide humanitaire ukrainienne.

Le titre utilise la voix d’Andriy, tirée de son post Instagram le montrant sur la place Sofiyskaya de Kiev en train de chanter « Oh, The Red Viburnum In The Meadow », une chanson de protestation folklorique ukrainienne entraînante écrite pendant la Première Guerre mondiale. Le titre du morceau de Pink Floyd est tiré de la dernière ligne de la chanson qui se traduit par « Hey, hey, rise up and rejoice ».

La vidéo de « Hey Hey Rise Up » a été filmée par le célèbre réalisateur Mat Whitecross et tournée le jour même de l’enregistrement du titre, avec Andriy chantant à l’écran pendant que le groupe jouait.

Gilmour, qui a une belle-fille et des petits-enfants ukrainiens, déclare : « Comme beaucoup d’autres, nous avons ressenti la fureur et la frustration de cet acte ignoble : un pays démocratique indépendant et pacifique a été envahi et son peuple a été assassiné par l’une des plus grandes puissances mondiales ».

En parlant de ses espoirs pour le morceau, Gilmour déclare : « J’espère qu’il recevra un large soutien et de la publicité. Nous voulons lever des fonds et remonter le moral des troupes. Nous voulons montrer notre soutien à l’Ukraine et, de cette façon, montrer que la plupart des gens dans le monde pensent qu’il est totalement inacceptable qu’une superpuissance envahisse le pays démocratique indépendant qu’est devenu l’Ukraine. »

La pochette du morceau représente une peinture de la fleur nationale de l’Ukraine, le tournesol, réalisée par l’artiste cubain Yosan Leon. La couverture du single est une référence directe à la femme qui a été vue dans le monde entier donnant des graines de tournesol aux soldats russes et leur disant de les porter dans leurs poches afin qu’à leur mort, des tournesols poussent.

LYRIQUES

Oyu luzi chervona kalyna pokhylylasya,

Chohos’ nasha slavna Ukrayina zazhurylasya.

A my tuyu chervonu kalynu pidiymemo,

A my nashu slavnu Ukrayinu, hey-hey, rozveselymo !

PINK FLOYD SOCIAL MEDIA

Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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Reseau européen : Solidarite avec l’Ukraine et contre la guerre (consensus de base) – liste des organisations signataires (7 avril 2022)

A Manca

Another Europe Is Possible

Aplutsoc

Assemblée Européenne des Citoyens (AEC/HCA)

Association Autogestion

athena21

ATTAC France

Attac France

AWL

CEDETIM

Club Politique Bastille

dei Lenk, International Commission

Editions Syllepse

elaLiberta.gr

Emancipation Lyon-69

Ensemble à Gauche-Genève

Ensemble!

entre les lignes entre les mots

European Alternatives

Fondation Copernic

Forum Civique Européen

Gauche démocratique et sociale

Independent Left

Inprecor (revue)

Intal

internacjonalista.pl

Internationale Sozialistische Organisation (ISO)

La Aurora (organización marxista)

Les humanités

L’insurgé

MMF Genève

Mouvement National Lycéen (MNL)

New Politics (journal)

NPA – Nouveau Parti Anticapitaliste

Oakandsocialist

PEPS – Pour un e Ecologie Populaire et Sociale

Pour une politique de la paix dans un monde incertain

Rejoignons nous!

Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes

SAP/Gauche anticapitaliste

Snuitam-FSU

Solidarity: A Socialist, Feminist, Anti-Racist Organization

Syllepse

Union des Progressistes Juifs de Belgique

Union Syndicale Solidaires

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/26/solidarite-avec-la-resistance-des-ukrainien·nes-retrait-immediat-et-sans-condition-des-troupes-russes-20/

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Panser la guerre

Des moyens pour aider aux soins physiques et psychiques des victimes de la guerre en Ukraine.

Contribution Sud Santé Sociaux pour le CN des 6 et 7 avril

Conseil Fédéral de mars – avril 2022 à Hendaye

Face à l’ampleur des dégâts humains et matériels subis par l’Ukraine sous le feu de l’oppresseur depuis l’invasion décidée par le président de la Fédération de Russie et exécutée par son armée, la fédération SUD Santé Sociaux avec l’Union syndicale Solidaires, condamne cette barbarie qui touche sans différenciation civils et militaires se battant pour défendre la liberté et la démocratie, et leur existence.

La Fédération SUD Santé Sociaux est particulièrement révoltée contre la destruction infligée aux structures civiles sanitaires, médicales et sociales. SUD Santé Sociaux en appelle aux décideurs politiques de l’État français pour aider les ukrainien.es à pourvoir aux soins et au sauvetage humanitaire, en déployant des moyens humains et techniques dans les zones frontalières et les zones accessibles de l’Ukraine. La Fédération SUD Santé Sociaux en appelle à l’État et aux pouvoirs publics à accueillir et soutenir les enfants et leurs familles victimes de souffrances et blessures physiques et psychiques occasionnées par l’ignominie de la guerre.

La Fédération SUD Santé Sociaux exige que la Fédération de Russie mette immédiatement fin à toute attaque ou autre atteinte contre des civils, du personnel soignant médical et paramédical, social et médico-social et leurs structures, des enfants, des jeunes, des enseignant-es, des personnels éducatifs ou des écoles, collèges et universités, et que le droit aux soins et à l’éducation soit respecté ainsi que le droit à l’aide humanitaire sans entrave d’aucune sorte.

Une aide humanitaire forte doit être déployée coûte que coûte pour pallier aux hôpitaux détruits, aux maternités détruites, aux centres pour handicapé-es bombardés, à la population civile blessée et meurtrie, aux personnels soignants entravés dans leur travail, aux syndicats de soignant-es des hôpitaux ukrainiens qui luttent au quotidien pour sauver des vies et la leur.

La Fédération SUD Santé Sociaux se joint à l’appel Blouses blanches russes avec l’Ukraine du 28 février 2022, Lettre ouverte signée par des professionnel-les de santé russes, médecins, infirmier-es et paramédicaux russes, fermement opposés aux actions militaires menées par les forces armées russes sur le territoire de l’Ukraine.

SUD Santé Sociaux se joint à l’appel de SUD Rail pour que soit accordée, sans délai, la gratuité totale sur le réseau ferroviaire et dans les transports publics pour tous et toutes les réfugié-es d’Ukraine, et d’ailleurs.

SUD Santé Sociaux se joint à l’appel de SUD Éducation pour enjoindre le gouvernement français à prendre largement sa part dans l’accueil des enfants réfugié-es, leur insertion scolaire et la demande de moyens supplémentaires en particulier pour les MNA.

SUD Santé Sociaux en appelle au gouvernement pour remplir sa mission d’hôpital public en débloquant des moyens à destination des hôpitaux pour accueillir, porter secours et soigner gratuitement les réfugié-es et blessé-es de guerre en Ukraine.

La civilisation n’est jamais à l’abri de voir ses acquis fondamentaux de droit, de liberté et de démocratie obtenus par la lutte des peuples, être attaqués et remis en question par la force brutale. L’État français se doit d’en atténuer les effets, et pour se faire SUD Santé Sociaux en appelle au gouvernement à développer les structures sanitaires, sociales et médico-sociales pour permettre d’accueillir l’afflux des réfugié·es qui auront besoin des soins à la hauteur de leur souffrance, et allouer des moyens conséquents et supplémentaires pour y faire face.

La France doit renforcer son aide humanitaire et sociale pour l’Ukraine ainsi que pour les autres peuples sans discrimination d’aucune sorte et avec la même égalité de traitement. L’aide humanitaire des associations, par un appel aux dons de la société civile, ne peut se substituer à l’intervention du gouvernement français. Une aide humanitaire d’Etat doit être mobilisée et déployée pour empêcher la famine et les épidémies de se développer dans cette guerre comme dans toutes les autres.

Selon le rapport du conseil exécutif de l’UNESCO sur la situation en Ukraine, les actions militaires de la Fédération de Russie sur le territoire souverain de l’Ukraine entraînent la fermeture d’écoles et autres institutions éducatives, touchant l’ensemble des enfants en âge d’être scolarisés – 6 millions d’élèves âgés de 3 à 17 ans et plus de 1,5 million d’étudiants inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur.

Pour la sécurité des réfugié-es ukrainien-ne-s leur accueil doit être illimité, et sans condition, au niveau européen proportionnellement aux capacités de chaque pays de l’Union. Les pays de l’est et du sud de l’Union européenne ne doivent pas être laissés seuls à gérer massivement cette situation.

L’Ukraine est une victime supplémentaire de l’impérialisme planétaire qui impose ses guerres de par le monde au profit de quelques-uns, menaçant l’équilibre mondial en déstabilisant les états de droits et les démocraties, en tyrannisant ceux y aspirant, pour plonger les peuples dans la division, le chaos et la souffrance en profitant de leur asservissement et en exploitant ensuite massivement leur force de travail.

Il y a cinquante ans, la mise en garde de Salvadore Allende dans son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, en décembre 1972, a prouvé sa pertinence en 1/2 siècle de conflits de par le monde : « Nous sommes devant un véritable conflit frontal entre les corporations multinationales et les États. En effet, leurs décisions fondamentales – politiques, économiques et militaires – sont influencées par des organisations globales qui ne dépendent d’aucun État et dont l’ensemble des activités ne rend de compte à aucun parlement ».

Il est temps pour la France d’arrêter son commerce d’armements et stopper sa politique de livraisons d’armes aux pays oppresseurs et tyranniques : Entre 2015 et 2020, la France a livré des équipements militaires de pointe à la Russie, malgré un embargo européen acté depuis 2014. Les principaux bénéficiaires de ces marchés sont les sociétés Thales et Safran, dont l’État français est le premier actionnaire. (Thales a pris 35% en bourse en un mois de guerre en Ukraine.).

L’usage massif d’armes françaises est prouvé dans la guerre au Yémen et démontre que ces armes sont employées contre des civils par les Émirats arabes unis, devenus un important pays d’accueil pour les industriels de l’armement français. Depuis 2016, la direction du renseignement militaire français mène une opération secrète dans le désert occidental égyptien, au service de la dictature du maréchal Al-Sissi.

Ces duplicités du gouvernement français doivent cesser. Ces informations sont le fruit du média indépendant et non lucratif Disclose qui a mené des enquêtes poussées sur la politique de « défense » française et a mis en lumière l’hypocrisie de sa position alors qu’elle fait partie des 5 membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU avec les autres puissances nucléaires dont la Russie et les Etats-Unis. Marc Eichinger dans son livre « Jeux de guerre » qui vient de paraître chez Massot éditions, nous rappelle que le pouvoir à la Maison Blanche est le pouvoir du Lobby de l’armement, soutenu par des banques internationales.

La guerre sans exception fait le jeu des marchands d’armes pour qui la vie humaine ne compte pas. « Nous sommes ensevelis sous le poids de l’information qui est confondu avec la connaissance, la quantité est confondue avec l’abondance et la richesse avec le bonheur. Nous sommes des singes avec de l’argent et des armes ». C’est avec cette phrase de Tom Waits que l’auteur de Jeux de guerre présente son livre sorti le 17 mars 2022.

L’ICAN (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons) constate les collusions des groupes bancaires avec l’armement. Sur la seule période 2017-2019, près de 30 milliards d’euros ont ainsi été investis (en particulier par BNP Paribas, la Société générale, le Crédit agricole, le Crédit mutuel…) dans des entreprises principalement françaises (Safran, Thales, Naval Group…) et occidentales (Airbus Group, Northrop Grumman, BAE Systems, ThyssenKrupp…). Selon l’observatoire des multinationales, ce sont presque 7 milliards de dollars que BNP Paribas a investi ces trois dernières années dans une quinzaine d’entreprises d’armement américaines et européennes à visé nucléaire. La Société générale a prêté plus de 3,6 milliards de dollars à six fabricants d’armes depuis 2011.

Tout comme les banques de « l’économie sociale » qui n’ont pas pris les mesures nécessaires pour éviter d’investir dans l’arme atomique. Les industries concernées ont reçu 4,7 milliards de dollars du Crédit agricole, 1,4 milliard de BPCE et 853 millions du Crédit mutuel. Le Crédit Coopératif n’est pas épargné puisqu’une enquête de 2017 du journal local et critique grenoblois Postillon, révèle que la Sicav « Épargne Éthique Actions » finance EADS (La division Airbus Defence and Space a réalisé 10,804 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017). Cette même Sicav du Crédit Coopératif finance aussi d’autres banques telles que BNP Paribas, Société Générale et même Bolloré, acteur majeur de l’affrètement militaire et de l’exploitation de minerais rares en Afrique pour la fabrique des armes ; qui selon un rapport d’avril 2001 de l’ONU, indique que SDV, filiale à 100% du groupe Bolloré, figure « parmi les principaux maillons de ce réseau d’exploitation et de poursuite de la guerre. »

Les guerres et les armes qu’elles laissent sur les territoires (tortures, viols, proxénétisme, champs de mines, trafic d’armes, pollutions…) touchent à court, moyen et long termes tous les civils, y compris les personnes âgées, les femmes et les enfants, quand ces derniers ne sont pas eux-mêmes embrigadés comme enfants soldats ! (En 2005 un rapport d’Amnesty International fait ressortir que des enfants soldats seraient impliqués dans plus de vingt conflits à travers le monde, oubliés par les gouvernements. Vingt et un gouvernements ou groupes armés sont multirécidivistes.)

Par ailleurs l’industrie de l’armement nourrit les politiques de répression. Dans son rapport intitulé Égypte. Des armes françaises au cœur de la répression, Amnesty International indique que les forces de sécurité égyptiennes ont utilisé des équipements militaires fournis par la France pour réprimer avec une violence meurtrière des manifestations entre 2012 et 2015.

La Fédération SUD Santé Sociaux n’oublie pas les peuples opprimés victimes de par le monde de l’intérêt des puissants, et est solidaire de leur lutte pour la liberté et la paix comme en Ukrain  : Afghanistan, Arménie, Bahreïn, Biélorussie, Birmanie, Burkina-Faso, Corée du Nord, Daghestan, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Géorgie, Honk-Kong, Ingouchie, Irak, Ishkerie, Tchétchénie, Kazasthan, Libéria, Libye, Mali, Mozambique, Ossétie, Palestine, Philippines, République Démocratique du Congo, République Centrafricaine, Ouganda, Soudan, Syrie, Tchad, Tibet, Vénézuela, Yémen, Kurdes, Ouighours, Rohingyas …

Dans ce contexte international de violences et de collusions entre les états et les multinationales, tout doit être mis en œuvre pour le partage des richesses, le soin et le soutien aux populations précarisées et insécurisées.

Aucune victime de régimes oppresseurs, et de guerres quelles qu’elles soient, ne doit être laissée pour compte, sans soin, sans accueil, sans ressource, sans avenir, sans chaleur humaine. Aucun état de droit et s’en réclamant ne doit vaciller face à la barbarie.

Motion adoptée à l’unanimité par le conseil fédéral de SUD Santé Sociaux, Le 1er avril 2022

Télécharger le document au format PdF :

Panser la guerre – contribution SUD Santé-Sociaux pour le C.N de Solidaires

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La mobilisation de la confédération KVPU dans la guerre

La Confédération des syndicats libres d’Ukraine (KVPU) se mobilise pour les personnes déplacées, les réfugiés, les citoyens dans les zones de combat, les travailleurs médicaux et les hôpitaux ainsi que l’armée ukrainienne. Nous sommes reconnaissants pour l’aide humanitaire et les dons.

4/04/22. Le président du KVPU, M. Volynets, a apporté de l’aide humanitaire au district de Pokrovskyi dans l’oblast de Donetsk et a rencontré les membres du syndicat à la mine Kapitalna. Ce jour-là, les forces russes ont bombardé Georgiyivka dans le district de Pokrovskyi. L’ aide de @ituc et @DGBVoSuea été livrée aux habitants. Merci ! pic.twitter.com/50vQ53RGO3

КВПУ (@CFTUU) 6 avril 2022

Le syndicat indépendant des mineurs de l’Ukraine de l’ouest du Donbas continue à aider les réfugiés et les défenseurs. Il a acheté :

  • de la nourriture et des médicaments pour les abris,

  • de l’essence et du diesel,

  • des gilets pare-balles et des machines à souder pour les défenseurs. Le syndicat a besoin d’aide et d’assistance >#StandWithUkraine pic.twitter.com/2m2FedaRBf

КВПУ (@CFTUU) 1er avril 2022

Les membres du Syndicat libre des cheminots du dépôt de locomotives de Kryvyi Rih travaillent bénévolement à l’aménagement de fortifications dans la ville et fabriquent des chauffages d’appoint

De plus, le syndicat aide à produire des protections pour les soldats qui sont membres du syndicat #PeaceForUkraine pic.twitter.com/e6Nff2jXFE

КВПУ (@CFTUU) 30 mars 2022

Les femmes du syndicat libre des cheminots de #Ukraine (VPZU), les travailleurs du transport de la région de Khmelnytsky, ont reversé leurs cotisations pour aider les militaires et les femmes en service et ont acheté des choses nécessaires et ajouté des images motivantes faites par leurs enfants StopWarInUkraine pic.twitter.com/oldsz0u0WX

КВПУ (@CFTUU) 30 mars 2022

Mykhailo Volynets, président du KVPU, et ses collègues ont apporté de l’aide humanitaire à Kharkiv : nourriture & médicaments & tables d’opération & concentrateurs d’oxygène.

Le KVPU est reconnaissant de l’aide apportée à @SolidarityCntr & @ilo. Ensemble nous avons aidé les patients, les médecins & citoyens de Kharkiv détruite #StopWarInUkraine pic.twitter.com/HGNrlWiWEq

КВПУ (@CFTUU) 28 mars 2022

#StarLink a également été transféré à Kharkivpic.twitter.com/UwMOyHnAAL

Votre aide permet de sauver des vies & aider le peuple ukrainien !

Notre organisation locale, le syndicat indépendant des mineurs, aide les personnes déplacées dans les abris de la région de Lviv.

Le syndicat est reconnaissant à tous pour l’aide humanitaire et les dons ! #StopRussianAgression pic.twitter.com/kKBzBca9J8

КВПУ (@CFTUU) 25 mars 2022

L’organisation régionale du syndicat indépendant des mineurs d’Ukraine dans l’ouest du Donbass aide les réfugiés et 5 abris à Pavlograd, fournit de la nourriture, des vêtements et des médicaments.

Le syndicat a également collecté 100 000 hryvnias pour l’armée et a aidé les forces de défense territoriale locales avec les biens nécessaires pic.twitter.com/YzHxiEqAje

КВПУ (@CFTUU) 21 mars 2022

Oleh Panasenko, président du Syndicat libre des travailleurs médicaux d’Ukraine Notre organisation à l’hôpital central de Novovolynsk envoie de l’aide aux personnes dans les régions qui ont souffert de l’agression russe. Le docteur Olga Mostova et l’infirmière Halyna Karpiuk ont emballé des médicaments pour les envoyer. 

#StopRussia pic.twitter.com/AsGCOQ6B9D

КВПУ (@CFTUU) 12 mars 2022

Le syndicat libre des entrepreneurs d’Ukraine exprime sa gratitude à tous pour l’aide humanitaire ! Le syndicat aide à l’évacuation des femmes et des enfants, des personnes handicapées, à la livraison de nourriture et de biens aux personnes dans les zones de combat en in #Ukraine️#peaceforukraine@Streetnet1pic.twitter.com/9fSHvzFSGl

КВПУ (@CFTUU) 10 mars 2022

Le syndicat KVPU de Leoni LLC a collecté 200 000 hryvnias d’aide pour l’armée ukrainienne. Les protections et les articles de première nécessité achetés par la Fondation Come Back Alive sauvent la vie des soldats, y compris des membres des syndicats, et aident à défendre l’Ukraine et à stopper l’agression russe.

КВПУ (@CFTUU) 10 mars 2022

L’organisation locale du #KVPU dans la région d’Odessa fournit de l’aide humanitaire et l’apporte aux réfugiés et aux citoyens. Le responsable du syndicat a déclaré que les syndicalistes travaillent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour apporter de l’aide. Nous sommes reconnaissants à tous pour leur aide et leur soutien. @SolidarityCntr @ituc pic.twitter.com/sVvktPZbwB

КВПУ (@CFTUU) 9 mars 2022

Vidéo du Syndicat libre des cheminots d’Ukraine. Des ouvriers fabriquent des chauffages pour les soldats et les civils à Kryvyi Rig.

Nous faisons tout ce que nous pouvons pour aider les gens et l’armée pendant la guerre pic.twitter.com/YQ54RTOfRO

4 avril 2022

Publié par KVPU

Traduction Patrick Le Tréhondat

http://www.laboursolidarity.org/La-mobilisation-de-la

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La Russie bombarde des réfugiés à la gare de Kramatorsk

Dans un nouvel acte de barbarie, les forces russes ont bombardé la gare de Kramatorsk, faisant 30 morts et 100 blessés.

La gare était bondée de personnes embarquant dans des trains d’évacuation, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées.

Le groupe de protection des droits de l’homme de Kharkiv a signalé que les forces russes avaient déjà bombardé les voies ferrées près de la gare de Barvenkove, dans l’oblast de Donetsk, bloquant ainsi la route par laquelle trois trains d’évacuation devaient emmener les civils de Sloviansk, Kramatorsk et Lyman.

Il a été signalé le 7 avril que, par cette frappe aérienne, les forces russes avaient bloqué la seule sortie des trois villes susmentionnées qui soit sous le contrôle du gouvernement ukrainien. Une voie de sortie pour des dizaines de milliers de citoyens ukrainiens.

Les cheminots ukrainiens ont héroïquement travaillé sous les bombardements pour évacuer les civils des zones de guerre. Demain, deux syndicats de cheminots au Royaume-Uni – ASLEF et TSSA – soutiennent une manifestation de solidarité avec le peuple ukrainien. Rejoignez-nous le 9 avril et tenez-vous debout avec l’Ukraine.

Christopher Ford

https://ukrainesolidaritycampaign.org/2022/04/08/russia-bombs-refugees-kramatorsk-station/

Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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Guerre en Ukraine : Le Centre de RSF à Lviv intensifie son soutien opérationnel aux journalistes sur le terrain

Distribution de casques, de gilets pare-balles, de guides de sécurité, formations en ligne, soutiens psychologiques, aides financières, actions en justice… Depuis le 11 mars, les équipes de Reporters sans frontières (RSF), à travers le Centre pour la liberté de la presse à Lviv, à l’ouest du pays, sont sur tous les fronts pour faire face aux besoins des journalistes qui couvrent le conflit au péril de leur vie.

Alors que les attaques visant directement les journalistes se multiplient en Ukraine et qu’on déplore déjà 7 morts parmi les professionnels des médias couvrant cette guerre, le Centre pour la liberté de la presse créé par Reporters sans frontières (RSF), à Lviv, à l’Ouest du pays, connaît une activité de plus en plus soutenue. 

« Les journalistes sont une cible de choix pour le régime de Poutine – chaque geste compte pour résister, et dire au monde la cohorte d’horreur qui déferle sur l’Ukraine actuellementrapporte Alexander Query, coordinateur du Centre de Lviv pour RSF. Le moindre gilet, le moindre casque, le moindre kit qui gardent en vie un journaliste qui raconte ce qui se passe ici est déjà un rempart contre les adversaires d’une presse libre. Merci à tous ceux qui, par leur générosité et leur engagement, permettent de soutenir le plus concrètement possible les opérations de RSF. »

Premier bilan, près d’un mois après la création de ce hub d’aide et de soutien aux journalistes ukrainiens dans l’ouest du pays, avec l’aide de nombreux partenaires. 

  • 158 gilets pare-balles et 100 casques à disposition

Au 6 avril, 158 gilets et 100 casques avaient pu être livrés à Lviv. Depuis le début du conflit, quatre livraisons au total ont été effectuées à destination du Centre, avec des difficultés dues aux autorisations spécifiques qui ralentissent leur livraison via la Pologne. Un total de 541 gilets pare-balles au total et de 490 casques ont été commandés par RSF depuis l’ouverture du Centre. 

L’ONG Institute of Mass Information (IMI) et le syndicat National Union of Journalists in Ukraine (NUJU) estiment au total les besoins en équipement de sécurité à près de 700 gilets et casques.

  • Le guide de sécurité RSF traduit en ukrainien

Le Guide de sécurité pour les journalistes, le manuel de référence conçu par RSF en partenariat avec l’Unesco à l’intention des reporters dans les environnements à hauts risques a été traduit en ukrainien par NUJU. 1000 exemplaires sont en cours d’impression et il est d’ores et déjà disponible en ligne sur un site dédié.

  • 78 journalistes formés à la sécurité physique et psychologique

Dans son soutien opérationnel aux journalistes, le Centre de presse de Lviv a pu organiser en un temps record des formations en ligne et en ukrainien destinées à préserver la santé physique et psychique des reporters et de leurs fixeurs. Deux formations par semaine sont proposées, l’une de sécurité psychologique d’une durée de deux heures et l’autre d’apprentissage des gestes de premier secours. Au 6 avril, près de 80 journalistes ukrainiens en avaient bénéficié.

Une session de formation en sécurité physique, en présentiel et en anglais, a également organisée pour le staff présent au Centre et pour tous les journalistes demandeurs.

  • 1100 kits de premier secours bientôt disponibles

Ces dispositifs médicaux très complets et compacts permettent de soigner d’éventuelles blessures dans l’urgence. Les livraisons restent aléatoires et difficiles mais 1100 kits de premier secours sont attendus au Centre de Lviv pour être distribués aux journalistes présents sur le terrain.

  • 65 journalistes et 15 médias bénéficiaires d’une aide d’urgence 

Malgré les difficultés liées aux transferts de fonds internationaux en cette période de guerre, des mandats individuels ont enfin pu être débloqués le 31 mars et adressés à une partie des 65 journalistes bénéficiaires identifiés par RSF et privés de ressources.

Une quinzaine de médias ukrainiens indépendants ont parallèlement  été référencés par les équipes de l’Assistance de RSF pour recevoir une aide d’urgence leur permettant de continuer à travailler.

  • 5 plaintes déposées à la CPI et 1 en France, concernant 29 journalistes 

Au titre de l’action contentieuse, deux nouvelles plaintes de RSF auprès de la Cour pénale internationale vont s’ajouter aux trois déjà transmises et à une plainte déposée en France. Ces six plaintes concernent des exactions à l’encontre d’au moins 29 journalistes ainsi que la destruction d’équipements de diffusion. L’imputation de ces exactions à l’armée russe est établie dans la quasi-totalité des cas, leur qualification en tant que crime de guerre également. Certains cas sont encore en cours d’analyse pour déterminer les circonstances précises, en particulier, des bombardements dont des journalistes ont été victimes.

RSF tient à remercier tous ses partenaires pour leur soutien

L’Institute of Mass Information (IMI) et le Syndicat national des journalistes d’Ukraine (NUJU).

L’organisation Free Press Unlimited (FPU), basée à Amsterdam, spécialisée dans le développement des médias, l’équipe de jnomics et The Fix ainsi que le réseau international de solidarité de journalistes n-ost et le groupe de presse suédois Bonnier.

La Ville de Lviv pour son accueil ainsi que la Limelight Foundation, la Fondation Adessium, la Schöpflin Foundation, la Fondation du Roi Baudouin, la Oak Foundation, la Fritt Ord Foundation, les Open Society Foundations, l’Unesco, le Washington Post et la Délégation en Ukraine de l’Union Européenne. 

Les sections allemande et suédoise de RSF pour leur contribution décisive.

Le Centre pour la liberté de la presse créé par RSF est hébergé au sein de l’International Media Center à l’adresse Rynok Square, 32, Lviv, Ukraine. Contact : lvivpfc@rsf.org

L’Ukraine occupe la 97e place sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse de RSF en 2021. La Russie se situe à la 150e position.

https://rsf.org/fr/actualites/guerre-en-ukraine-le-centre-de-rsf-lviv-intensifie-son-soutien-operationnel-aux-journalistes-sur-le

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Guerre en Ukraine : pour un accueil digne de toutes et tous

Depuis la nuit du 23 au 24 février, après que Vladimir Poutine a ordonné l’invasion de l’Ukraine, plus de 10 millions de personnes ont été déplacées de force : plus de 4,2 millions ont franchi les frontières internationales ukrainiennes, dont plus de 36 000 sont arrivées en France.

Les États membres de l’Union Européenne, d’habitude si peu enclins à s’accorder sur une politique d’accueil commune, se sont rassemblés le 4 mars 2022 en Conseil et ont actionné le dispositif exceptionnel de protection temporaire. La Directive 2001/55/CE – encore jamais activée, alors même que d’autres guerres ont déjà jeté des millions de personnes sur les routes de l’exil – offre une protection immédiate et collective à des personnes déplacées pour une période initiale d’un an qui peut être prolongée jusqu’à 3 ans.

Cet effort collectif des gouvernements européens, aussi inhabituel que surprenant, ne peut qu’être salué. Il est la preuve qu’une autre politique migratoire européenne et française, basée sur un accueil digne, est possible. C’est également la confirmation que les moyens existent et que promouvoir les droits fondamentaux de toute personne migrante est in fine une question de volonté politique.

Malgré le constat de cet élan de solidarité, nos organisations s’inquiètent du traitement à deux vitesses accordé aux exilés ukrainiens d’une part, et aux non ukrainiens d’autre part. Des témoignages ont rapidement fait état d’un traitement discriminatoire réservé aux personnes non ukrainiennes qui essayaient de fuir la guerre. C’est le cas, principalement, des étudiants africains contraints de quitter l’Ukraine, aux frontières avec la Pologne ou la Hongrie mais également des personnes russes et biélorusses exilées en Ukraine.

Garantir les moyens nécessaires à une réponse durable, solidaire et systémique

En France, les personnes éligibles à la protection temporaire pourront obtenir un permis de séjour, travailler, disposer d’un hébergement, avoir accès immédiat aux soins, à l’éducation… De quoi faire rêver bon nombre de personnes exilées ayant fui leur pays ces dernières années.

L’instruction ministérielle prise en application de la Directive européenne sur le territoire français reste cependant assez nébuleuse sur la validité du bénéfice pour certaines catégories de personnes, notamment des ressortissants d’autres pays que l’Ukraine. Certaines associations dénoncent désormais des difficultés supplémentaires pour les personnes exilées d’accéder aux dispositifs d’hébergement au profit de l’accueil des personnes ukrainiennes.

La crise causée par la guerre étant appelée à durer, les États membres de l’Union européenne, dont la France assure la présidence, doivent garantir les moyens nécessaires à une réponse durable, solidaire et systémique.

Si nos organisations reconnaissent l’importance de la mise en place de moyens supplémentaires pour l’accueil des personnes fuyant la guerre en Ukraine, elles demandent cependant que les mêmes moyens soient alloués aux dispositifs d’accueil de toutes les personnes en besoin de protection, qu’elles viennent d’Ukraine ou d’autres régions du monde. Il est impératif d’empêcher la mise en place d’un système à double vitesse qui mettrait en concurrence les personnes en besoin de protection.

Nous demandons aux gouvernements européens de garantir un accueil digne pour toutes les personnes en demande de protection présentes sur leur territoire et que l’élan de solidarité puisse bénéficier à toutes et tous, sans discrimination aucune et dans le respect des droits les plus fondamentaux.

Le 6 avril 2022

Signataires :

  • Ziad ABDELTAWAB, Directeur adjoint, Institut du Caire pour les études des droits de l’Homme

  • Mohamed AL SHAMI, Président du Conseil d’administration, Alliance Internationale Pour La Défense Des Droits Et Des Libertés (AIDL)

  • Joëlle BATAILLE, pour le collectif La gamelle de Jaurès

  • Mohammed BAZZA, Coordinateur Pôle Interne, Réseau Immigration Développement Démocratie (IDD)

  • Sissel BRODAL, Présidente, Forum Civique Européen

  • Fanélie CARREY-CONTE, Secrétaire générale, La Cimade

  • Claude CARRILLO, Président, Welcome Pays d’Aix

  • Patrice CARTIER, Président, Collectif AGIR

  • Jean-Pierre CAVALIÉ, membre du Conseil d’animation et d’administration, Réseau Hospitalité (PACA)

  • Jérémie CHOMETTE, Directeur général, Fondation Danielle Miterrand

  • Fabien COHEN, Secrétaire général, France Amérique Latine (FAL)

  • Cécile COUDRIOU, Présidente, Amnesty International France

  • Judith DEPAULE, Directrice, Atelier des artistes en exil

  • Véronique DEVISE, Présidente Nationale, Secours Catholique-Caritas France

  • Bernard DREANO, Président, Assemblée Européenne des Citoyens (AEC)

  • Michel ELTCHANINOFF, Président, Les Nouveaux Dissidents

  • Jean-Baptiste EYRAUD, Porte-parole, Droit Au Logement (DAL)

  • Bernadette FORHAN, Présidente, ACAT-France

  • Michèle Zwang GRAILLOT, Présidente, Ligue de l’Enseignement

  • Rachid LAHLOU, Président, Secours Islamique France

  • Yann MANZI, Délégué général, Utopia 56

  • Gustave MASSIAH, Membre-fondateur, CEDETIM-IPAM

  • Celine MERESSE, Co-présidente, CRID

  • Pierre MICHELETTI, Président, Action Contre la Faim – France

  • Gérard MOINE, Président, Association d’Accueil des Demandeurs d’Asile (AADA) – membre associé de la CFDA

  • Alexandre MOREAU, Président, Anafé

  • Eléonore MOREL, Directrice générale, Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)

  • Antoine PEIGNEY, Président, Solidarités International

  • Nathalie PERE-MAZANO, Déléguée générale, Emmaüs International

  • Romain PRUNIER, Responsable de l’association United Migrants

  • Hélène QUEAU, Directrice pays – Mission France, Action Contre la Faim – France

  • Nathan RAVELY, Co-président, Fédération des associations de solidarité avec tou·te·s les immigré·e·s (FASTI)

  • Kim REUFLET, Président, Syndicat de la Magistrature

  • Antoine RICARD, Président, Centre Primo Levi

  • Camila RIOS ARMAS, Directrice, Universités & Réfugié·e·s (UniR)

  • Vanina ROCHICCIOLI, Présidente, Gisti

  • Dr Carine ROLLAND, Présidente, Médecin du Monde

  • Antoine SUEUR, Président, Emmaüs France

  • Malik SALEMKOUR, Président, Ligue des Droits de l’Homme (LDH)

  • Clémence TONDUT, Présidente, Watizat

  • Mathias VENET, Secrétaire général, Groupe Accueil et Solidarité (GAS)

  • Arnaud ZACHARIE, Secrétaire Général, CNCD-11.11.11

  • Radwan ZIADEH, Directeur, Damascus Center for Human Rights Studies

Tribune parue dans Ouest France le 6 avril 2022

https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/point-de-vue-guerre-en-ukraine-pour-un-accueil-digne-de-toutes-et-tous-10cfb3d8-b4af-11ec-af07-9a1e7d385411

https://gisti.org/spip.php?article6786

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Ukraine. Nouveaux témoignages : les forces russes ont procédé à des exécutions extrajudiciaires de civil·e·s constituant des crimes de guerre manifestes

Les forces militaires russes ont exécuté de façon extrajudiciaire des personnes civiles en Ukraine, ce qui s’apparente à des crimes de guerre, a déclaré Amnesty International jeudi 7 avril 2022 à l’occasion de la publication de nouveaux témoignages recueillis dans le cadre de ses recherches sur le terrain.

Les enquêteurs et enquêtrices de l’équipe Réaction aux crises d’Amnesty International ont interrogé plus de 20 personnes originaires de villes et de villages proches de Kiev, dont plusieurs avaient été témoins ou avaient eu directement connaissance de terribles violences commises par les forces russes.

Ces personnes ont fait état de façon récurrente d’homicides délibérés, de violences illégales et de manœuvres d’intimidation généralisées perpétrés par les forces russes contre la population civile non armée de la région de Kiev.

« Ces dernières semaines, nous avons rassemblé des éléments prouvant que les forces russes avaient procédé à des exécutions extrajudiciaires et à d’autres homicides illégaux, qui doivent faire l’objet d’une enquête en tant que probables crimes de guerre, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

« Les témoignages montrent que, en Ukraine, des civil·e·s non armés sont tués chez eux et dans la rue, dans des actes d’une cruauté innommable et d’une violence choquante.

« L’homicide volontaire de personnes civiles constitue une violation des droits humains et un crime de guerre. Une enquête approfondie doit être menée à propos de ces morts, et les responsables doivent être poursuivis, jusqu’en haut de la chaîne de commandement. »

À ce jour, Amnesty International a obtenu des preuves que des civil·e·s avaient été tués lors d’attaques aveugles menées à Kharkiv et dans l’oblast de Soumy, a recueilli des informations sur une frappe aérienne qui a tué des civil·e·s en train de faire la queue pour acheter des provisions à Tchernihiv, et a rassemblé des éléments de preuve auprès de la population civile assiégée de Kharkiv, Izioum et Marioupol.

« Ils lui ont tiré une balle dans la tête. »

Une femme de 46 ans, originaire du village de Bohdanivka, a raconté que les forces russes avaient pénétré dans son village le 7 ou le 8 mars, et avaient garé leurs chars dans les rues.

Le soir du 9 mars, cette femme – qui vivait avec son mari, sa fille de 10 ans et sa belle-mère – a entendu des tirs dans leurs fenêtres du rez-de-chaussée. Elle et son mari ont crié qu’ils étaient des civils et qu’ils n’étaient pas armés. Quand ils sont descendus, deux soldats russes les ont poussés avec leur fille dans une pièce servant de chaufferie.

La femme a déclaré à Amnesty International : « Ils nous ont poussés de force à l’intérieur et ils ont claqué la porte. Une minute plus tard, ils ont rouvert la porte pour demander à mon mari s’il avait des cigarettes. Il a répondu que non, il avait arrêté de fumer quelques semaines auparavant. Ils lui ont tiré dans le bras droit. L’autre a dit : « Achève-le » et ils lui ont tiré une balle dans la tête.

« Il n’est pas mort tout de suite. De 21h30 à 4 heures du matin, il respirait encore, même s’il n’était pas conscient. Je l’ai supplié […] « Si tu m’entends, bouge ton doigt ». Il n’a pas bougé le doigt, mais il a posé sa main sur mon genou et l’a serré. Il saignait abondamment. Quand il a rendu son dernier souffle, je me suis tournée vers ma fille et je lui ai dit : « Je crois que papa est mort ». »

Un voisin a été témoin de l’irruption des soldats russes dans la maison de cette femme ce soir-là, et a confirmé avoir vu le corps de son mari gisant dans un coin de la chaufferie. La femme s’est enfuie de Bohdanivka avec son enfant plus tard dans la journée, laissant derrière elle sa belle-mère, une femme de 81 ans à mobilité réduite.

« Mon père avait six grands trous dans le dos »

Le 3 mars, Kateryna Tkatchova, 18 ans, était chez elle dans le village de Vorzel avec ses parents quand plusieurs chars portant la lettre « Z » (utilisée par les forces russes pour marquer leurs véhicules pendant l’invasion de l’Ukraine) ont descendu leur rue.

Sa mère, Nataliya, et son père, Valeryi, ont quitté la cave où ils se cachaient pour se rendre dans la rue, après avoir ordonné à Kateryna de rester où elle était. Kateryna a ensuite entendu des tirs.

Elle a raconté à Amnesty International : « Une fois que les chars ont été passés, j’ai sauté par-dessus la clôture qui nous sépare de la maison des voisins. Je voulais vérifier s’ils étaient vivants. J’ai regardé par-dessus la barrière et j’ai vu ma mère allongée sur le dos d’un côté de la route, et mon père sur le ventre de l’autre côté de la route. J’ai vu de gros trous dans son manteau. Le lendemain, je me suis approchée d’eux. Mon père avait six gros trous dans le dos, et ma mère un plus petit trou dans la poitrine. »

Selon Kateryna, ses parents étaient en civil et n’étaient pas armés. Le 10 mars, un bénévole en charge des évacuations dans la banlieue de Kiev a aidé Kateryna à quitter Vorzel. Il a dit à Amnesty International qu’il avait vu les corps des parents de Kateryna allongés dans la rue près de leur domicile. Dans une vidéo vérifiée par Amnesty International, on voit Kateryna, avec le bénévole, inscrire les noms, dates de naissance et date de décès de ses parents sur un morceau de carton, puis le placer près des corps, recouverts de couvertures.

« Ils nous ont repérés et ont ouvert le feu immédiatement « 

Pendant les premiers jours de l’occupation russe de la ville d’Hostomel, Taras Kouzmak circulait en voiture pour livrer de la nourriture et des médicaments dans les abris antibombes où étaient rassemblés des civil·e·s. 

Le 3 mars, à 13h30, il se trouvait avec le maire de la ville, Youryi Prylypko, et deux autres hommes, quand leur voiture a été la cible de tirs provenant d’un grand immeuble d’habitation qui avait été pris par les forces russes. Les quatre hommes ont essayé de sauter du véhicule, mais l’un deux, Ivan Zoria, a été tué sur le coup, tandis que Youryi Prylypko s’est effondré sur le sol, blessé. Taras Kouzmak et l’autre rescapé se sont cachés derrière une pelleteuse pendant des heures, tandis que les tirs continuaient.

Il a raconté à Amnesty International : « Ils nous ont repérés et ont ouvert le feu immédiatement, il n’y a pas eu de sommation. Je ne pouvais pas voir le maire [Youryi Prylypko], mais je l’entendais. Je savais qu’il était blessé, mais je ne savais pas si c’était une blessure mortelle ou non. Je lui ai seulement dit de ne pas bouger, de rester totalement immobile […] Ils nous ont de nouveau tiré dessus vers 15 heures et, environ une demi-heure plus tard, j’ai compris qu’il était mort. Juste avant de mourir, une personne a une respiration particulière, quand elle rend son dernier souffle. Ivan Zoria a eu la tête arrachée, je pense qu’ils ont dû utiliser une arme de gros calibre. »

Deux autres personnes vivant à Hostomel ont dit à Amnesty International qu’elles avaient vu le corps de Youryi Prylypko près d’une église lors de funérailles improvisées organisées pour lui quelques jours plus tard. D’autres habitant·e·s ont confirmé que, dans les jours précédant sa mort, le maire avait livré des vivres et des médicaments dans toute la ville, toujours au volant d’un véhicule civil. 

Homicides illégaux et viols

Amnesty International a recueilli trois autres témoignages faisant état d’homicides illégaux de civil·e·s commis par les forces russes, dont celui d’une victime de viol dont le mari a été exécuté extrajudiciairement.

Une habitante d’un village situé à l’est de Kiev a déclaré à Amnesty International que, le 9 mars, deux soldats russes étaient entrés chez elle, avaient tué son mari, puis l’avaient violée à plusieurs reprises sous la menace de leurs armes pendant que son jeune fils se cachait dans une pièce voisine servant de chaufferie. Cette femme a réussi à s’enfuir de son village et à rejoindre une zone sous contrôle ukrainien avec son fils.

Milena, jeune femme de 24 ans originaire de Boutcha, a raconté à Amnesty International avoir vu le corps d’une habitante de sa rue étendu par terre devant chez elle. La mère de cette femme a dit à Milena que sa fille avait été abattue aux premiers jours de l’invasion alors qu’elle regardait par-dessus la barrière un véhicule militaire russe. Le Laboratoire de preuves d’Amnesty International a vérifié en toute indépendance une vidéo montrant la tombe peu profonde dans laquelle elle a été enterrée. 

Volodymyr Zakhlioupanyy et sa femme ont fui la ville d’Hostomel dans les premiers jours de l’invasion, mais leur fils Serhi, 39 ans, était déterminé à rester. 

Au début, ils se sont parlés au téléphone tous les jours, et Serhi a décrit les violents combats qui faisaient rage dans la ville. À partir du 4 mars, Volodymyr n’a plus réussi à joindre son fils. Des amis qui étaient restés sur place ont alors essayé de trouver Serhi, et se sont rendus jusqu’à l’immeuble dans le sous-sol duquel il s’abritait.

Volodymyr a déclaré à Amnesty International : « Quand ils ont demandé aux voisins, ceux-ci leur ont dit que mon fils avait été emmené par les Russes le 13 mars [alors qu’il se trouvait dans le sous-sol]. En cherchant, ils l’ont trouvé derrière les garages de ce même immeuble […] Ils ont dit qu’il avait été abattu d’une balle dans la tête. »

La vie sous occupation russe

Des personnes interrogées par Amnesty International ont raconté que l’électricité, l’eau et le gaz avaient été coupés dans les premiers jours de l’invasion, et qu’il était difficile de se procurer de la nourriture. Les téléphones portables passaient mal et, selon certains témoignages, les soldats russes confisquaient ou détruisaient les téléphones portables dès qu’ils en voyaient un. Des habitant·e·s ont été menacés de violences parce qu’ils avaient un téléphone.

Les menaces de violences et les manœuvres d’intimidation étaient aussi fréquentes. Un habitant d’Hostomel a raconté avoir vu tout un dortoir de personnes qui s’abritaient des bombardements être contraint de sortir. Les militaires russes ont alors immédiatement ouvert le feu au-dessus de la tête de ces personnes, les obligeant à se coucher par terre. Deux hommes de Boutcha ont aussi déclaré que des tireurs isolés les avaient visés régulièrement quand ils allaient récupérer des denrées alimentaires dans une épicerie détruite à côté de chez eux.

« Tandis que ces terribles témoignages de la vie sous occupation russe continuent de nous parvenir, les victimes en Ukraine doivent avoir l’assurance que la communauté internationale est déterminée à demander des comptes pour leurs souffrances », a déclaré Agnès Callamard.

Crimes de guerre et autres violations du droit international humanitaire

Les homicides délibérés de civil·e·s, les viols, la torture et les traitements inhumains de prisonniers de guerre constituent des violations des droits humains et des crimes de guerre. Toutes les personnes qui commettent des crimes de guerre doivent être amenées à rendre des comptes devant la justice. En vertu du principe de la responsabilité de la hiérarchie, les supérieurs hiérarchiques, notamment les commandants militaires et les dirigeants civils, comme les ministres et les chefs d’État, qui savaient ou avaient des raisons de savoir que leurs forces commettaient des crimes de guerre et qui n’ont pas pris de mesures pour les empêcher ou sanctionner les responsables, doivent aussi être considérés comme pénalement responsables.

Amnesty International recueille des informations sur les violations des droits humains et du droit international humanitaire commises dans le cadre de la guerre en Ukraine. Tous les documents qu’elle a publiés jusqu’à présent (nouvelles, rapports, enquêtes…) sont disponibles ici.

https://www.amnesty.fr/presse/ukraine.-nouveaux-temoignages-les-forces-russes-ont

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Liens avec d’autres textes

Le parlement européen exige un embargo total contre les importations de pétrole, de charbon, decombustible nucléaire et de gaz, en provenance de Russie

https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20220401IPR26524/russie-le-parlement-demande-un-embargo-total-sur-le-petrole-et-le-gaz

Anna Koriagina : « Propagande » : lettre ouverte à Reporters sans Frontières

https://blogs.mediapart.fr/la-nouvelle-voix/blog/040422/propagande-lettre-ouverte-reporters-sans-frontieres

Entretien avec Sergueï Karaganov – «sur ce que veut Poutine» – conduit par Bruno Maçães*

[Des lectrices et lecteurs ont été questionnés par le contenu de l’analyse faite par Greg Yudin que nous avons publiée le 6 avril. Nous publions ici un entretien qui devrait, en partie et à sa façon, répondre à leurs interrogations. En effet, Sergueï Karaganov est un proche de Poutine et un des organisateurs de la campagne de validation propagandiste de la politique du Kremlin – comme nous l’a confirmé hier un ami russe fort bien informé. Avec une froideur « civilisée », il développe l’agenda international, élaboré depuis un certain temps, du pouvoir poutinien. Ce qui suscite plus de « frayeur » que de vagues déclarations chauvines grand russes. Et, surtout, l’analyse et l’agenda qu’il expose valident, a contrario, complètement notre soutien inconditionnel au droit à l’autodétermination du peuple ukrainien, donc à sa résistance actuelle, face à l’invasion impérialiste russe. Réd. A l’Encontre]

Ancien conseiller présidentiel de Boris Eltsine et de Vladimir Poutine, Sergueï Karaganov est président honoraire du Conseil de politique étrangère et de défense (SVOP), un groupe de réflexion moscovite. Il est associé à un certain nombre d’idées clés de la politique étrangère russe : de la doctrine Karaganov sur les droits des Russes ethniques vivant à l’étranger au principe de « destruction constructive », également connu sous le nom de « doctrine Poutine ». Karaganov est proche de Poutine et de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et il a formulé bon nombre des idées qui ont conduit à la guerre en Ukraine – bien qu’il ait également exprimé son désaccord avec l’idée d’une occupation à long terme du pays. [Sa trajectoire institutionnelle peut être examinée sur le site de l’Observatoire franco-russe]

Sergueï Karaganov a promu le concept de « Grande Eurasie » et a défendu un partenariat plus étroit avec la Chine. Il est connu pour être un faucon en matière de politique étrangère et a affirmé que le long règne de l’Occident sur la politique mondiale touchait à sa fin. Le 28 mars, le chroniqueur de New Statesman Bruno Maçães s’est entretenu avec Sergueï Karaganov sur son point de vue sur la guerre – y compris des déclarations controversées sur la nation ukrainienne et la dénazification qui sont contestées par ceux qui sont hors de Russie – et sur l’avenir de l’ordre international libéral.

http://alencontre.org/ameriques/americnord/usa/la-russie-ne-peut-pas-se-permettre-de-perdre-nous-avons-donc-besoin-dune-sorte-de-victoire.html

Rappel : « Un régime fasciste se profile en Russie ». Entretien avec Greg Yudin conduit par David Ernesto García Doell

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/04/07/26-solidarite-avec-la-resistance-des-ukrainiennes-retrait-immediat-et-sans-condition-des-troupes-russes-26/

Ukraine: Russian forces extrajudicially executing civilians in apparent war crimes – new testimony

Ukraine : les forces russes exécutent de manière extrajudiciaire des civils dans des crimes de guerre apparents – nouveau témoignage

Les forces militaires russes ont exécuté des civils de manière extrajudiciaire en Ukraine dans le cadre de crimes de guerre apparents, a déclaré Amnesty International le 14 octobre en publiant de nouveaux témoignages à la suite de recherches sur le terrain.

Les enquêteurs d’Amnesty International sur la réponse aux crises ont interrogé plus de 20 personnes provenant de villages et de villes proches de Kiev, dont plusieurs avaient été témoins ou avaient directement connaissance de l’horrible violence commise par les forces russes.

Ils ont parlé à plusieurs reprises de meurtres délibérés, de violences illégales et d’intimidation généralisées par les forces russes contre des civils non armés dans toute la région de Kiev.

« Des témoignages montrent que des civils non armés en Ukraine sont tués dans leurs maisons et leurs rues dans des actes de cruauté indicible et de brutalité choquante » Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International

https://www.amnesty.org/en/latest/news/2022/04/ukraine-russian-forces-extrajudicially-executing-civilians-in-apparent-war-crimes-new-testimony/

Ukraine : surnommé le « boucher de Boutcha », Azatbek Omurbekon identifié comme le responsable du massacre

https://www.midilibre.fr/2022/04/07/ukraine-surnomme-le-boucher-de-boutcha-azatbek-omurbekon-identifie-comme-le-responsable-du-massacre-10220668.php?

Mykhailo Volynets : La Confederazione dei sindacati liberi dell’Ucraina vi invita a prendere tutte le misure possibili per fermare il genocidio del popolo ucraino e ristabilire la pace in Ucraina.

https://refrattario.blogspot.com

Vitaly Portnikov : La planète Boutcha

Comment expliquer les massacres à Boutcha ? Pour le célèbre journaliste ukrainien, il faut parler de l’ultime objectif de Vladimir Poutine : détruire l’Ukraine et déraciner les Ukrainiens.

https://desk-russie.eu/2022/04/08/la-planete-boutcha.html?

Françoise Thom : Les idéologues russes visent à liquider la nation ukrainienne

Dans cet article, Françoise Thom décortique les écrits de l’ancien président et Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, actuellement vice-président du Conseil de sécurité russe, ainsi que ceux d’un idéologue assez discret du régime, Timofeï Sergueïtsev. Tous deux prônent la destruction de l’Ukraine, dont il ne doit rester pas même le nom : il s’agit de la liquidation de la nation ukrainienne.

https://desk-russie.eu/2022/04/06/les-ideologues-russes.html?

Anton Shekhovtsov : Russian building international alliance of far-right parties and organizations

La Russie construit une alliance internationale de partis et d’organisations d’extrême droite

La Russie semble prendre au sérieux la construction d’une alliance internationale de partis d’extrême droite qui viserait à saper le consensus démocratique libéral en Occident. En plus de fournir un soutien financier à des partis tels que le Front national français et d’utiliser des militants et des politiciens d’extrême droite comme outils de propagande, la Russie construit maintenant ce qu’elle appelle le « Mouvement national-conservateur mondial » (WNCM). Un certain nombre de documents internes (qui m’ont été envoyés par le « Centre Sova » basé à Moscou) donnent un aperçu de l’ordre du jour et de la structure du WNCM.

https://www.vg.no/nyheter/meninger/i/wWly1/ekstreme-allianser-i-europa

https://ukrainesolidaritycampaign.org/2022/04/08/russian-building-international-alliance-of-far-right-parties-and-organizations/

C 215. Le voyage en Ukraine

https://streetarts.blog/2022/04/08/c-215-le-voyage-en-ukraine/#like-3714

Julia Crawford : Ukraine-Russie : Ce que la Cour européenne des droits de l’homme peut (et ne peut pas) faire

https://www.justiceinfo.net/fr/90175-ukraine-russie-cour-europeenne-droits-homme-peut-faire.html?

Marc Saint-Upéry : Russie-Ukraine et gauche latino-américaine: un scénario bien plus complexe qu’il n’y paraît 

Les gauches du continent ibéro-américain sont-elles vraiment tentées de justifier ou de « comprendre » la guerre de Poutine ? Certains observateurs de la région croient voir le verre du discours « anti-impérialiste » et anti-américain plus qu’à moitié plein. Ce qui est surtout frappant quand on examine de près les positionnements réels, c’est qu’il est plus qu’à moitié vide.

https://blogs.mediapart.fr/saintupery/blog/070422/ukraine-et-gauche-latino-americaine-un-scenario-bien-plus-complexe-qu-il-n-y-parait

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Tous les textes précédemment publiés
et les liens sont maintenant regroupés sur la page :

https://entreleslignesentrelesmots.blog/retrait-immediat-et-sans-condition-des-troupes-russes-solidarite-avec-la-resistance-des-ukrainien·nes/

Auteur : entreleslignesentrelesmots

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