Susan Hawthorne : est-il acceptable que des hommes gays exploitent des mères porteuses confrontées à la pauvreté, au racisme, aux forces eugénistes et à la misogynie ?

Document présenté à Broken Bonds and Big Mone : Une conférence internationalesur la grossesse pour autrui [1]. Storey Hall, RMIT, Melbourne, 16 mars 2019

Je suis lesbienne. Au cours de mes quarante années d’activisme politique, j’ai dénoncé à plusieurs reprises l’homophobie, tout en luttant contre la misogynie, le validisme, le racisme et la discrimination de classe, entre autres oppressions. Aujourd’hui, dans mon intervention, je vais critiquer les hommes gays qui engagent des femmes comme mères porteuses afin de satisfaire leur « désir » d’enfant. Ma critique s’adresse à toute personne – hétéro ou gay – qui se procure des enfants par le biais d’une mère porteuse. Je m’oppose à la violence contre les femmes et je suis intervenue particulièrement au sujet de la violence contre les lesbiennes. Comme il n’est pas recevable que les hommes accusent les femmes de chauvinisme, parce que les hommes sont le groupe dominant, de la même manière, lorsqu’une lesbienne critique la politique de certains gays, nous devons nous rappeler que les gays ont plus de pouvoir dans les structures patriarcales que les lesbiennes.

Mon opinion selon laquelle les gays ne devraient pas avoir recours à la grossesse pour autrui n’est pas une haine des hommes gays, mais plutôt une différence politique : une différence que j’exposerai dans mon intervention. Je ne suis pas la première personne à critiquer les hommes gays, en effet d’autres lesbiennes et gays »ont également fait (voir Klein, 2017 ; Solis, 2017 ; Bindel et Powell, 2018).

J’approuve les mots de Julie Bindel et Gary Powell qui écrivent :
Nous sommes un gay et une lesbienne engagées depuis de nombreuses années dans la lutte pour l’égalité des gays et des lesbiennes et sur des questions plus larges de droits humains. Nous nous opposons sans équivoque à toutes formes de grossesse pour autrui, car celle-ci est contraire à l’éthique, dangereuse sur le plan juridique, médical et psychologique, et constitue une marchandisation violente des femmes et des bébés, avec aussi sans parler des risques sanitaires importants et à peine signalés pour les femmes et les bébés concernés (Bindel et Powell, 2018).

Pouvoir
Le pouvoir est au cœur de la grossesse pour autrui, et ce dont nous parlons ici concerne un abus de pouvoir. Lorsqu’une personne dispose et peut exercer plus de pouvoir qu’une autre, il s’agit d’une relation de pouvoir inégal.

Arrêtons-nous sur les phrases suivantes :
Kim Kardashian West a eu un bébé grâce à une mère porteuse. Kim Kardashian est très riche. Qui a-t-elle « choisi » pour être sa « mère porteuse ». Une femme riche ? Probablement pas.

J’ai détesté être enceinte, … Mais autant j’ai détesté ça, autant j’aurais malgré tout aimé le porter moi-même. Le contrôle est difficile au début. Une fois que vous ne vous occupez plus de ça, c’est la meilleure expérience. Je recommanderais la grossesse pour autrui à n’importe qui (Fisher, 2018).

Mais, comme le montrent clairement les contributrices de Broken Bonds (Lahl, Tankard Reist et Klein, 2019), il est difficile de renoncer au contrôle et le fait de le maintenir est plus fréquent chez les parents commanditaires, avec des conséquences désastreuses pour les mères biologiques.

Bien qu’elle ait souffert de placenta accreta [2] lors de sa propre grossesse, Kim Kardashian a néanmoins considéré qu’il serait normal qu’une autre femme mette sa santé en danger afin qu’elle, Kardashian, puisse avoir un troisième enfant.

Une autre citation :
Elton John paie 20 000 £ à une mère porteuse pour avoir un deuxième fils (Daily Mail Reporter, 2013).

La femme reste sans nom, non seulement pour le public mais même sur le certificat de naissance. Et à la place, David Furnish (le mari d’Elton John) est identifié comme étant la mère.

C’est orwellien. Dans le monde réel, les femmes sont des mères et les hommes des pères. Quel dinosaure, disent les détracteurs de ma position. Je réponds : non, je me soucie du langage, de la vérité dans le langage, d’être capable d’avoir confiance en ce qu »on me dit et de ne pas recourir à des fake news.

Anca Gheaus (2016) énonce un point encore plus fort. Elle écrit :
(…) une mère gestatrice acquiert le droit moral d’être parente du fait d’avoir porté l’enfant. De plus, les raisons de détenir ce droit sont telles qu’il ne peut être transféré à d’autres individus (Gheaus, 2016, pp.21, je souligne par les italiques).

Cette formulation me rappelle l’impossibilité légale d’une personne à se vendre comme esclave (bien que la pratique perdure). Il y a une intégrité morale encapsulée dans ces droits des humains qui les rend irréfragables. Au cœur même de l’industrie de la grossesse pour autrui se trouve un système de classisme, de racisme, de validisme et de misogynie. En outre, la grossesse pour autrui s’alimente de la logique de l’eugénisme.

Classisme
Les Kardashian et Elton John sont des exemples clairs de classisme. Classe et sexe vont de pair. Les hommes gagnent plus que les femmes, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels. Les hommes ont la possibilité d’exploiter les femmes et une famille composée de deux hommes probablement encore mieux qu’une famille composée d’un homme et d’une femme. L’analyse du classisme et du racisme dans la grossesse pour autrui n’est pas nouvelle. Gena Corea (1985), Renate Klein (1989), Robyn Rowland (1992) et Janice Raymond (1995) ont toutes noté les différences de pouvoir et les exploitations basées sur les différences de classe et de race.

Racisme
Il est évident que le racisme fait partie intégrante de la grossesse pour autrui, compte tenu des régions où les femmes sont utilisées comme mères porteuses. Sheela Saravanan pour son livre, A Transnational Feminist View of Surrogacy Biomarkets in India (2018), a interviewé au moins cinquante femmes pour son étude ethnographique.

Kajsa Ekis Ekman résume l’utilisation des femmes pauvres dans la grossesse pour autrui :
Dans une clinique d’Anand, dans le nord de l’Inde, des femmes donnent naissance à des enfants occidentaux. Les ovocytes de femmes blanches sont inséminés avec le sperme d’hommes blancs, et l’embryon est implanté dans l’utérus des femmes indiennes. Les enfants ne présenteront aucun signe de la femme qui les a portés. Ils ne porteront pas son nom et n’auront pas à la connaître. Après avoir donné naissance aux enfants, les femmes indiennes y renoncent (Ekis Ekman, 2013, p. 125).

  • L’Asie du Sud-Est et l’Asie du Sud ont été des lieux de prédilection pour les cliniques de grossesse pour autrui et Sheela Saravanan documente la façon dont cela a fonctionné (Saravanan 2018) et la façon dont cela continue en Inde (Saravanan in Lahl et al, 2019, pp. 91-100) même si les étrangers ne peuvent techniquement plus y avoir recours. La Thaïlande, le Cambodge et le Népal ont désormais interdit la grossesse pour autrui. Mais le Laos a ouvert des cliniques. L’exploitation fondée sur la classe et la race se poursuit.

  • L’Ukraine, la Russie, la Roumanie, la Hongrie, la Géorgie sont autant d’endroits où se rendre pour obtenir un bébé grâce à une mère porteuse. Même si les femmes y sont blanches, elles sont pauvres, et les femmes d’Europe de l’Est sont encore souvent considérées comme des êtres inférieurs par les Occidentaux (Lahl et al, pp. 25-26 ; pp. 43-46 ; pp. 71-74 ; pp. 107-110 ; pp. 117-120).

  • Aux États-Unis, où la grossesse pour autrui commerciale est légale dans 11 États, ce sont les femmes afro-américaines et hispaniques qui sont habituellement utilisées par l’industrie de la grossesse pour autrui, et si des femmes blanches le sont, ce sont des femmes blanches pauvres (Lahl et al, pp. 121-126). Aux États-Unis, il est possible de commander des jumeaux nés de deux pères différents (Daily Mail, 2019).

Validisme
L’affaire Baby Gammy en 2014 a fait la une des journaux du monde entier : un enfant trisomique « abandonné en Thaïlande par ses parents commanditaires australiens, un père délinquant sexuel et sa femme » (Klein 2017, p.1 ; voir aussi p. 39-40). Le basculement en faveur d’une approche reproductive eugéniste constitue l’oppression politique finale, à savoir la suppression de toute une classe, un sexe, une caste, une religion ou un groupe ethnique.

Les enfants perçus comme « moins que parfaits » (Place, 2019) seront éliminés. Comme je l’ai dit :
Lorsque nous entendons parler de cela, il est généralement question de nettoyage ethnique, de viol génocidaire, de meurtre de masse et presque toutes les personnes sensées désapprouvent cela. Mais lorsqu’il s’agit de la suppression avant la naissance de personnes handicapées, cette désapprobation se manifeste rarement (Hawthorne, à paraître en 2020).

La grossesse pour autrui autorise les futurs parents à établir les caractéristiques génétiques de l’enfant et, en particulier, que l’enfant ne doit pas naître avec un handicap.

Les femmes qui vivent la grossesse pour autrui peuvent dans le cadre de leur contrat être obligées de subir une « réduction fœtale » lorsque plusieurs embryons se développent. Elles peuvent être contraintes de subir un avortement si l’enfant attendu présente un handicap in utero. Les femmes peuvent se retrouver littéralement à devoir « porter le bébé » et ne pas toucher le montant convenu en raison d’un handicap in utero ou découvert à la naissance.

Misogynie
Comme Renate Klein l’explique avec beaucoup de pertinence dans son livre intitulé Surrogacy : A Human Rights Violation, trois femmes sont affectées négativement dans l’accord de grossesse pour autrui :

  • La mère biologique, « la mère porteuse », met sa vie en danger pour les parents commanditaires.

  • S’il y a une donneuse d’ovocytes – et dans le cas d’hommes gays désirant un enfant, c’est toujours le cas (Eastman dans Lahl et al, pp. 27-36) – alors sa santé est mise en danger. Le processus de don d’ovocytes n’est pas simple et, comme en témoigne Maggie Eastman, le don d’ovocytes lui a laissé de graves séquelles physiques (cancer du sein en phase terminale) et psychologiques.

  • Dans un couple hétérosexuel, la nouvelle « mère » peut se sentir désemparée, avoir un sentiment d’échec et éprouver un profond ressentiment à l’égard du bébé et de la femme qui lui a donné naissance.

  • L’enfant des nouveaux parents finira aussi par s’interroger sur ce qui s’est passé. Ai-je été acheté ? Pourquoi ma mère biologique ne m’a-t-elle jamais contacté (on l’a probablement incitée à ne pas le faire) ? Qui est de ma lignée ? Ce sont les mêmes questions que se posent les enfants adoptés (Mackieson, 2015).

Droits
Une phrase que j’entends régulièrement dans les médias et dans les débats sur les mères porteuses est que les homosexuels ont un « droit » à « fonder une famille ».

De quels droits parlons-nous ici ? Tous les gays ne sont pas riches, mais je parierais que les couples homosexuels qui font appel à une mère porteuse n’ont pas de bas salaires, ne sont pas de la classe ouvrière.

Les gens disent : « Je suis contre la grossesse pour autrui, mais de quelle autre manière ces pauvres hommes gays pourraient-ils avoir un bébé ? ». Les femmes sont socialisées à donner et à continuer de donner, à leurs risques et périls.

Avant que des détracteurs ne m’opposent le fait que tout cela ne concerne pas l’Australie où nous n’avons que des mères porteuses dites altruistes, les femmes continuent à mettre leur corps à disposition des autres. Il n’est pas rare que des lesbiennes aient des enfants pour des gays.

Il n’existe aucun droit pour quiconque d’avoir un enfant. Selon les règles de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), de nombreux protocoles sont bafoués, dont l’interdiction de la vente d’enfants et, comme Renate Klein le documente, l’industrie des mères porteuses déroge aux articles 7 et 35 de la CDE (Klein, 2017, pp. 100-101).

Julie Bindel et Gary Powell soulignent que l’argument de l’« égalité » est utilisé comme prétexte pour rendre acceptable le fait que des hommes gays aient recours à la « grossesse pour autrui ». Mais comme je l’ai souligné au début, ici, il n’y a pas égalité, mais plutôt une relation de pouvoir inégal. L’écrivain espagnol Raul Solis (2017, cité dans Klein, 2017, pp. 153) utilise le terme de « gaypitalisme » pour exprimer son inquiétude que les gays convertissent le fait « d’être opprimés » en celui de devenir oppresseur, après des années de soutien de la part des lesbiennes et des féministes hétérosexuelles dans leur lutte contre la criminalisation de l’homosexualité.

La grossesse pour autrui est une industrie dans laquelle nous créons une nouvelle génération d’enfants volés [3] avec des conséquences de traumatisme transgénérationnel comme nous l’avons vu dans le rapport Bringing Them Home (1997) et dans les excuses nationales de Julia Gillard (2013) à propos des adoptions forcées. Mais cette fois, c’est inhérent à l’industrie. Le bébé est conçu dans le but d’être retiré à la naissance. Comme le souligne Renate Klein dans Surrogacy, les animaux domestiques sont mieux traités et les chiots et les chatons ne sont généralement pas retirés à leur mère avant l’âge de 6 à 8 semaines (je ne recommande pas cela, je le signale simplement).

L’industrie de la grossesse pour autrui en Australie compte à sa tête un certain nombre d’hommes gays célèbres (Sam Everingham, Stephan Page). La grossesse pour autrui est aussi une source de revenus importante : pour les cliniques de FIV, pour les avocats et pour les courtiers. Une sorte de foire aux bébés se tiendra prochainement à Taïwan :
L’organisation à but non lucratif Men Having Babies (MHB), basée à New York, organise des événements dans le monde entier pour fournir des conseils et un soutien à toutes les personnes LGBT+ qui souhaitent devenir parents, et prévoit d’organiser son premier événement annuel en Asie les 9 et 10 mars à Taipei, à Taïwan.

Cet événement de deux jours, décrit comme un « camp d’entraînement », réunira des mères « porteuses » potentielles, des donneuses d’ovocytes ainsi que des avocats, des médecins et des cliniques locales.

Alors de quels droits parlons-nous ici ? Nous devons parler des droits des femmes pauvres – des femmes dont la pauvreté ou le désespoir est causé par un racisme structurel –, des handicapés rejetés parce qu’ils ne correspondent pas au modèle du bébé parfait, des femmes une fois de plus confrontées à la misogynie.

À l’heure de l’égalité des lois sur le mariage, les gays sont perçus par le courant dominant comme une force progressiste. Et certains gays se comportent effectivement comme une force progressiste. Cependant, il existe une classe distincte d’hommes gays riches et mobiles qui promeuvent la grossesse pour autrui comme une nouvelle liberté pour les gays. Il n’y a rien de progressiste à exploiter des femmes sur la base de la pauvreté, de l’ethnicité, du handicap ou du sexe. Il n’y a pas de place pour une industrie basée sur la misogynie, le racisme, le classisme et le validisme.

Susan Hawthorne
Publié à l’origine sur susanspolitical blog.

La Dr Susan Hawthorne est une lesbienne féministe depuis plus de quarante ans. Elle est autrice et éditrice de 25 livres de non-fiction, de fiction et de poésie, dont le plus récent est Dark Matters : A novel (2017). En2017, elle a gagné le prix de Penguin Random House Best Achievement in Writing in the Inspire Awards pour son travail de sensibilisation à l'épilepsie et à la politique du handicap. Elle est professeuse adjointe au College of Arts, Society, and Education, de l’université James Cook, à Townsville et éditrice chez Spinifex Press. Elle est reconnaissante à Renate Klein pour les nombreuses discussions lors de la rédaction de cet essai.

Susan Hawthorne
Version originale : https://cbc-network.org/2019/10/questions-of-power-and-rights-in-surrogacy-2/
Traduction : Tradfem

Bibliographie :
Bindel, Julie and Gary Powell. 2018. ‘Gay Rights and Surrogacy Wrongs: Say “No” to Wombs-for-Rent’. Stop Surrogacy Now.
Corea, Gena. 1985. 
The Mother Machine: Reproductive Technologies from Artificial Insemination to Artificial Wombs. New York: Harper & Row.
Daily Mail Reporter. (21 January 2013). ‘Last of the big spenders! Elton John ‘paid £20,000′ to surrogate mother for giving birth to second son Elijah.’
Ekis Ekman, Kajsa. 2013. 
Being and Being Bought: Prostitution, Surrogacy and the Split Self. North Melbourne: Spinifex Press .[Ndt : Malgré nos recherches, le passage cité n’a pas été retrouvé dans l’édition en français :L’être et la merchandise : prostitution, maternité de substitution et dissociation de soi, M. éditeur, 2013.]
Fisher, Luchina. (14 March 2018). ‘Kim Kardashian West explains why she chose a surrogate for her third child’. ABC News.
Gheaus, Anca. 2106. ‘The normative importance of pregnancy challenges surrogacy contracts’. 
Analize-Journal of Gender and Feminist Studies. New Series. Issue No. 6. pp. 20-31.
Gillard, Julia. 2013. ‘National Apology for Forced Adoptions’.
Hawthorne, Susan. 2020. ‘Medical wars against the less than perfect: The politics of disability’. Forthcoming in 
Vortex. Mission Beach: Spinifex Press.
Klein, Renate. 1989. 
Infertility: Women Speak Out about Their Experiences of Reproductive Medicine. London: Pandora Press.
Klein, Renate. 2017. 
Surrogacy: A Human Rights Violation. Mission Beach: Spinifex Press.
Lahl, Jennifer, Melinda Tankard Reist and Renate Klein (eds.) 2019. 
Broken Bonds: Surrogate Mothers Speak Out. Mission Beach: Spinifex Press.
Laing, Lucy. (27 January 2019). ‘Baby “twins” have two different fathers after gay couple were both able to fertilise an embryo of a surrogate mother’
Daily Mail.
Mackieson, Penny. 2015. 
Adoption Deception: A Personal and Professional Journey. Melbourne: Spinifex Press.
Place, Fiona. 2019. 
Portrait of the Artist’s Mother: Dignity, creativity and disability. Mission Beach: Spinifex Press.
Raymond, Janice G. 1995/2019. 
Women as Wombs: Reproductive Technologies and the Battle over Women’s Freedom. Mission Beach: Spinifex Press.
Rowland, Robyn. 1992. 
Living Laboratories: Women and Reproductive Technologies. Sydney: Sun Books. Available from Spinifex Press.
Saravanan, Sheela. 2018. 
A Transnational Feminist View of Surrogacy Biomarkets in India. Singapore: Springer.
Solis, Raul. (25 March 2017). ‘Los Vientres de Alquilar: La cara mas brutal del ‘”Gaypitalismo”‘. Paralelo 36 Andalucia.
Taylor, Michael. (22 February 2019). ‘Gay parenting ‘boot camp’ moves to Asia to meet growing demand from China’
Essential Baby.
Wilson, Ronald and Dodson, Mick. 1997. Bringing Them Home Report: Report of the National Inquiry into the Separation of Aboriginal and Torres Strait Islander Children from Their Families. Australian Human Rights Commission.

[1] Ndt : Nous choisissons les termes de « grossesse pour autrui » au lieu de « gestation pour autrui » afin de ne pas désincarner ou euphémiser la réalité.
[2] Ndt : Le placenta accreta est une complication de la grossesse : le placenta, trop « accroché » au muscle utérin, ne peut pas se détacher de lui-même et nécessite une césarienne, avec parfois une hystérectomie (ablation de l’utérus).
[3] Ndt : L’autrice fait ici référence aux « générations volées » australiennes, d’enfants aborigènes enlevés à leurs parents de 1869 à 1967, qu’on évalue à 100 000.

https://tradfem.wordpress.com/2022/08/10/susan-hawthorne-est-il-acceptable-que-des-hommes-gays-exploitent-des-meres-porteuses-confrontees-a-la-pauvrete-au-racisme-aux-forces-eugenistes-et-a-la-misogynie/

Auteur : entreleslignesentrelesmots

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