Face aux manifestations, le pouvoir se déchaîne sur la jeunesse

[Les manifestations à l’échelle nationale des mardi, mercredi et jeudi 15, 16 et 17 novembre indiquent un certain degré de coordination et l’échec des « dialogues » prônés par l’aile dite réformiste du régime. C’est la répression qui est à l’ordre du jour, bien que les forces armées n’aient pas encore été déployées, selon les dires de Kioumars Heydari, commandant de l’armée de terre. De plus reste l’interrogation sur les décisions que va prendre, en termes de « maintien de l’ordre », la direction des Gardiens de la révolution. Or, malgré la répression – dont le déploiement contre la jeunesse est illustrée par l’article ci-dessous ­– des informations réunies par des militant·e·s d’Iran laissent entrevoir la détermination renforcée des manifestant·e·s. Une analyse faite par des militant·e·s iraniens sera nécessaire pour éclairer à la fois les diverses manœuvres de forces régionales comme celles d’Arabie saoudite ou d’Israël – sans même mentionner les Etats-Unis – et l’éventail des courants, très divers, qui se dégageront plus nettement dans le contexte de cette mise en question massive du régime.- Réd. A l’Encontre]

***

Une fille, âgée de 14 ans, a été incarcérée dans une prison pour adultes aux côtés de délinquants toxicomanes. Un garçon de 16 ans a eu le nez cassé en détention après avoir été battu par des agents de sécurité. Une jeune fille de 13 ans a été agressée physiquement par des miliciens en civil qui ont fait une perquisition dans son école.

Selon des avocats iraniens et des militants des droits de l’homme, informés, la répression brutale menée par les autorités iraniennes pour mettre fin aux manifestations en faveur de la libération sociale et du bouleversement politique qui secouent le pays depuis deux mois a fait payer un lourd tribut à la jeunesse du pays.

Les jeunes, notamment les adolescents, ont été au cœur des manifestations et des affrontements avec les forces de sécurité dans les rues, sur les campus universitaires et dans les lycées. Les responsables iraniens ont déclaré que l’âge moyen des manifestants était de 15 ans !

Certains ont été battus et placés en détention, d’autres ont été tués par balle dans la rue ou battus par les services de sécurité. La vie d’innombrables autres personnes a été bouleversée par les opérations des autorités dans les écoles dans le but de réprimer la contestation.

Les autorités visent des milliers de mineurs, âgés de moins de 18 ans, pour avoir participé aux manifestations, selon des entretiens avec deux douzaines de personnes, dont des avocats impliqués dans des affaires ainsi que des militants des droits humains, ainsi que des parents, des proches et des adolescents. Les organisations de défense des droits affirment qu’au moins 50 mineurs ont été tués. Par crainte de représailles, les avocats et de nombreuses personnes interrogées pour cet article ont demandé à ne pas être nommés

Le ciblage des jeunes s’inscrit dans le cadre d’une répression plus large des manifestant·e·s, au cours de laquelle 14 000 personnes ont été arrêtées, selon les Nations unies. Dimanche 13 novembre, les médias d’Etat ont déclaré qu’une personne non identifiée avait été condamnée à mort pour avoir mis le feu à un bâtiment gouvernemental.

Selon les organisations de défense des droits la République islamique déchaîne sa colère sur sa jeunesse d’une manière et à une échelle jamais vues lors des autres manifestations qui ont secoué le pays au cours des deux dernières décennies Le soulèvement national, largement mené par des femmes, a donné lieu à des manifestations quotidiennes dans des villes de tout le pays pour demander la fin du règne des religieux purs et durs, à la suite de la mort d’une jeune femme de 22 ans, Mahsa Amini, détenue par la police des mœurs en septembre.

***

Kazem Gharibabadi, secrétaire général du Haut Conseil iranien des droits de l’homme, n’a pas répondu aux questions concernant les actions du gouvernement contre les jeunes manifestants. Selon des organisations de défense des droits, des parents et des avocats, le gouvernement a répondu à la révolte des jeunes par les mêmes tactiques que celles qu’il déploie contre les adultes : tirer et battre à certains, arrêter et jeter d’autres dans des cellules de détention avec des détenus adultes, interroger et menacer les enfants et leurs familles.

La jeune fille de 14 ans détenue aux côtés des délinquants toxicomanes avait disparu après avoir participé à une manifestation dans la ville religieuse de Qom. Libérée sous caution, on lui a dit qu’elle avait désormais un dossier criminel et devait être jugée. Le garçon de 16 ans qui a eu le nez cassé avait participé à une manifestation dans la ville de Tabriz (au nord-ouest du pays), manifestation durant laquelle où foule scandait « Mort au dictateur » ou « A bas le dictateur !. »

« Ce qui rend ces manifestations différentes, c’est que les enfants sont présents de manière beaucoup plus visible, affichant une détermination audacieuse à défier l’establishment et à demander un meilleur avenir pour eux-mêmes », a déclaré Diana Eltahawy, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International. « Et ils utilisent tous les outils de répression à leur disposition pour les réprimer ».

Amnesty International a déclaré avoir recensé 33 cas de mineurs tués lors du soulèvement, mais les chiffres réels sont probablement plus élevés. Les groupes de défense des droits humains et l’association des enseignants affirment que le nombre est plus proche de 50.

***

Les avocats et les militants des droits de l’homme estiment que 500 à 1 000 mineurs sont en détention, sans que l’on sache exactement combien sont détenus dans des prisons pour adultes.

Dans les centres de détention pour mineurs, les enfants sont contraints de suivre une thérapie comportementale sous la supervision d’un religieux et d’un psychologue qui leur disent qu’ils ont commis des péchés et qu’ils doivent accepter leurs fautes. Dans plusieurs cas, les enfants se sont vus prescrire des médicaments psychotropes après avoir résisté au traitement comportemental, selon les avocats.

Dans un message audio – partagé avec le New York Times par un éminent avocat iranien spécialisé dans les droits de l’homme, Hossein Raeesi – un agent de sécurité a déclaré que le gouvernement avait émis un ordre confidentiel exigeant que toutes les affaires impliquant des enfants « soient traitées par des experts en sécurité et en renseignement ». L’officier a ajouté : « La situation des enfants est extrêmement grave, les cas apparaissent lentement. »

Hossein Raeesi a déclaré que les lois iraniennes stipulent que les mineurs ne peuvent être détenus que dans des centres de détention pour mineurs et interrogés par des juges spécialement formés et rattachés aux tribunaux pour mineurs.

L’Iran est également signataire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, et le fait qu’il cible et traite les enfants, selon Hossein Raeesi, constitue une violation de ses obligations.

Dans la ville kurde de Kamyaran, un garçon de 16 ans nommé Mobin a été arrêté et emmené dans une prison. Il y a été battu ce qui lui a cassé l’épaule, selon Rebin Rahmani, directeur du Kurdistan Human Rights Network. Lorsque le garçon a été emmené à l’hôpital pour des radiographies, les médecins qui prévoyaient de l’hospitaliser ont été écartés par les forces de sécurité. Et il a été renvoyé en détention, selon Rebin Rahmani.

Les écoles, généralement considérées comme un espace protégé pour les enfants, se sont soudainement transformées en lieux soumis à des descentes policières. Dès lors, les élèves sont en danger pour le simple fait d’assister aux cours.

Le New York Times a recensé 23 raids dans des écoles secondaires de villes iraniennes, où des agents de la milice ainsi que des membres de services de renseignement, en civil, ont interrogé, battu et fouillé des élèves. Les autorités scolaires ont de même menacé ou frappé des élèves.

Lors d’un de ces épisodes, le mois dernier, une école primaire de Téhéran a été visée par les forces de sécurité qui ont lancé des gaz lacrymogènes dans sa cour, pendant la récréation. Cela parce que les élèves scandaient des slogans anti-gouvernementaux, selon un parent dont le fils de troisième année fréquente l’école.

« Mes enfants ne sont pas en sécurité dans les rues, et ils ne sont plus en sécurité à l’école. Chaque jour, je meurs d’angoisse jusqu’à ce qu’ils rentrent à la maison », a déclaré Sara, une mère de deux adolescentes à Téhéran, elle a demandé que son nom de famille ne soit pas mentionné. La semaine dernière, l’école l’a appelée pour l’informer que la milice Basij, en civil, prévoyait une descente dans l’établissement et exigerait d’examiner aux téléphones des élèves. Pendant deux jours, Sara n’a pas envoyé ses filles à l’école. Agée de 17 ans, élève de terminale, elle a demandé à ne pas être nommée pour des raisons de sécurité. Elle a déclaré qu’elle se sentait « confortée » parce que, chaque jour, elle protestait aux côtés de ses camarades de classe en enlevant leurs hidjabs, en frappant aux portes et en chantant « Femmes, vie, liberté ».

A Tabriz, un garçon de 14 ans, du nom d’Amir a montré des symptômes de stress traumatique à la maison. Il s’est refusé de manger, s’est enfermé et s’est plaint de maux de tête et de maux d’estomac. Au bout de trois jours, il a raconté à son oncle que son école avait fait l’objet d’une descente d’agents des services de renseignement qui avaient garé un fourgon de police dans la cour et menacé d’emmener les élèves en prison s’il s’avérait qu’ils avaient déchiré des photos du dirigeant suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, dans leurs manuels scolaires ou qu’ils avaient exprimé leur soutien aux manifestations. Ils ont vérifié les livres des élèves et scanné leurs téléphones, faisant des captures d’écran des photos et des publications sur les médias sociaux. « Ils avaient dit à Amir que si tu informes à tes parents, nous arrêterons ton père », selon le témoignage de son oncle, Ebi, un ingénieur en mécanique qui a demandé que son nom de famille ne soit pas mentionné. « Ils terrorisent les enfants parce qu’ils ont peur de l’avenir et ils savent que ces enfants vont se battre pour leurs droits ».

Une mère de Shiraz a déclaré que le directeur du lycée Amin Lari, que sa fille de 14 ans fréquente, a appelé la police et le département de l’éducation lorsque des élèves ont brisé des portraits encadrés de l’ayatollah Ruhollah Khomeini, le père fondateur de la révolution, et scandé des slogans dans la cour. Lorsqu’ils ont fait une descente dans l’école, le directeur du lycée leur a donné accès aux caméras de surveillance afin d’identifier les élèves à l’origine de la manifestation. Seize d’entre eux ont été suspendus.

Dans l’un des incidents scolaires les plus médiatisés, la milice Basij a pris d’assaut le mois dernier le lycée Shahed dans la ville d’Ardabil, au nord-ouest du pays. Elle a frappé des élèves, envoyant neuf d’entre eux à l’hôpital, en ambulance. Selon les défenseurs des droits de l’homme, une jeune fille de 15 ans, Asra Panahi, a été battue à mort. Mais les membres de sa famille ont publiquement soutenu la position du gouvernement selon laquelle elle s’est suicidée en avalant des pilules, ce qui, selon les groupes de défense des droits, est dû aux « pressions » des autorités.

Yashar Hakakpour, directeur de l’Association pour la défense des prisonniers politiques azerbaïdjanais d’Iran – basée au Canada – rapporte que « Les familles des enfants qui sont tués ou arrêtés subissent d’énormes pressions et menaces pour qu’elles ne disent pas la vérité sur leur cas et ne donnent pas leur nom ». Yashar Hakakpour a déclaré avoir été en contact avec des proches de la famille d’Asra Panahi et pouvoir confirmer qu’elle a été tuée lors de l’intervention de la milice. « Ces miliciens pensent que s’ils font peur aux parents, ils peuvent aussi contrôler les enfants ».

Certains enfants ont disparu lors de manifestations et leurs familles n’ont pas pu les localiser. Deux frères de 16 et 17 ans ont disparu depuis plus d’un mois à Zahedan, une ville du sud-est du pays qui a été le théâtre d’une violente répression. Trois jeunes filles de 15 ans ont disparu depuis plusieurs jours à Lahijan. « Ils n’ont jamais respecté ni accepté le concept de droits des enfants », a déclaré Bahram Rahimi, membre fondateur du Comité iranien de protection des droits des enfants, aujourd’hui en exil en Californie. « Même les familles les plus conservatrices sont exaspérées par la façon dont ils ciblent les enfants ».

Farnaz Fassihi
Article publié dans le 
New York Times, le 14 novembre 2022 ; traduction rédaction de A l’Encontrehttp://alencontre.org/moyenorient/iran/dossier-iran-face-aux-manifestations-le-pouvoir-se-dechaine-sur-la-jeunesse.html

************

« La répression se durcit. Elle cible aussi les avocats, les journalistes les médecins. Mais la mobilisation ne faiblit pas »

Les autorités iraniennes ont pris des mesures très musclées pour disperser les manifestations dans des dizaines de villes du pays mardi 15 novembre, alors que le soulèvement exigeant la fin du régime des mollahs est entré dans son troisième mois. Ni les manifestant·e·s ni le gouvernement n’ont montré de signes de repli.

Les forces de sécurité, adoptant de nouvelles tactiques, ont fait voler des drones et des hélicoptères à basse altitude au-dessus des rassemblements de manifestant·e·s. Elles ont parfois ouvert le feu à balles réelles, comme le montrent des vidéos publiées sur les médias sociaux.

Dans une station de métro de la capitale, Téhéran, les forces de sécurité ont tiré [des paintballs ou du gaz lacrymogène] sur des personnes qui attendaient un train sur un quai. Cela a déclenché une cohue alors que les usagers paniqués criaient et tentaient d’éviter les balles, comme le montrent les vidéos. Les stations de métro sont souvent le théâtre de manifestations pendant le soulèvement.

A Zanjan, une ville du nord-ouest de l’Iran, la foule a tenté d’empêcher les forces de sécurité de faire monter des manifestant·e·s dans une camionnette. Ils criaient « Laissez-le partir ! ». Des personnes ont essuyé des tirs alors qu’elles couraient pour se mettre à l’abri sur les trottoirs, toujours selon une vidéo.

Les manifestations en Iran ont éclaté à la mi-septembre après la mort de Mahsa (Jina) Amini, 22 ans, alors qu’elle était détenue par la police des mœurs pour avoir prétendument enfreint la loi iranienne sur le hidjab. Les femmes et les jeunes ont pris la tête des manifestations, réclamant la libération sociale et le changement politique, et puisant dans des années de colère refoulée face à l’incapacité de l’Etat à se réformer.

Dans les grandes villes comme Téhéran, Tabriz, Ispahan et Machhad, les foules ont scandé mardi des slogans et crié leur colère, leurs mots étant dirigés vers l’homme le plus puissant d’Iran: le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. L’objectif: chasser Khamenei du pouvoir.

Les manifestations ont continué à défier les autorités, même si le gouvernement a récemment promis de punir sévèrement toute dissidence, y compris par des exécutions. La semaine dernière, 227 membres du Parlement ont appelé le pouvoir judiciaire à condamner à mort les manifestant·e·s.

Le gouvernement a déployé des méthodes brutales contre les manifestants et mené des raids sur les campus universitaires et les écoles secondaires. Les groupes de défense des droits affirment qu’au moins 300 personnes ont été tuées, dont 50 mineurs. Les Nations unies ont déclaré que 14 000 personnes avaient été arrêtées. Le gouvernement affirme qu’au moins 30 membres de ses forces de sécurité ont été tués.

Les militant·e·s iraniens ont appelé à trois jours de manifestations et de grèves dans tout le pays, du mardi 15 novembre à jeudi 17 novembre, pour commémorer le « novembre sanglant », une référence aux manifestations antigouvernementales de novembre 2019 qui ont suivi une flambée des prix du carburant.

Lors de ces manifestations, il y a trois ans, le pouvoir a coupé Internet et ouvert le feu, à bout portant, sur la foule, tuant au moins 350 manifestants, selon les groupes de défense des droits qui affirment que les chiffres réels sont probablement beaucoup plus élevés.

Les manifestants commencent maintenant à se défendre contre la répression du gouvernement. « Nous avons un plus grand nombre de personnes engagées et une unité à tous les niveaux : les composantes nationales du pays, les classes, le sexe et à l’échelle géographique », a déclaré Mani Mostofi, un avocat des droits de l’homme et directeur de Miaan, une organisation à but non lucratif. « Le niveau de motivation est élevé. La résistance à l’Etat ne va pas disparaître de sitôt. »

Des vidéos de mardi 15 novembre montrent des manifestants jetant des pierres sur les forces de sécurité et érigeant des barrages routiers. Dans la ville d’Arâk [province de Markazi], un groupe de manifestants a brisé les vitres d’un véhicule de la police et l’a incendié au moyen de cocktails Molotov.

A Shira, dans un nouvel et courageux acte de désobéissance civile, un couple s’est embrassé en se tenant au milieu de la circulation dans une rue très fréquentée, la femme étant vêtue d’un jean et d’un pull et ne portant pas de foulard, selon une photo qui s’est répandue sur les médias sociaux.

Les jeunes ont également commencé à s’en prendre aux religieux en courant vers eux, en faisant tomber leurs turbans et en s’enfuyant. Un jeune militant d’Ispahan a déclaré que le message qu’ils adressent au gouvernement est que si les femmes ne sont pas en sécurité en raison de leur choix vestimentaire, les religieux ne le sont pas non plus.

Mardi, des hommes et des femmes se sont rassemblés dans les rues du pays, applaudissant et scandant « Liberté, liberté, liberté ».

***

Lundi 14 novembre, le Tribunal révolutionnaire, qui poursuit les affaires politiques, a prononcé sa première condamnation à mort contre une personne non identifiée, accusée d’avoir mis le feu à un bâtiment gouvernemental, selon les médias d’Etat. Mardi 15 novembre, un autre manifestant non identifié a été condamné à mort pour avoir été un « ennemi de Dieu » et avoir brandi un couteau, a rapporté le service de presse du pouvoir judiciaire.

A Téhéran, au moins huit manifestants ont été accusés de « corruption sur terre » et d’être « ennemi de Dieu », ce qui pourrait entraîner la peine de mort. Le pouvoir vise également trois secteurs professionnels cruciaux pour le soulèvement : les journalistes, les médecins et les avocats.

Le Comité pour la protection des journalistes a indiqué que 62 journalistes avaient été arrêtés, dont les journalistes Niloofar Hamedi [elle travaille pour le quotidien « réformiste » Shargh] et Elaheh Mohammadi [elle collabore au journal Ham-Mihan, « réformiste »], qui ont été les premières à faire connaître le cas de Masha (Jina) Amini. Une déclaration conjointe du ministère du Renseignement et de la branche des services de renseignement du puissant Corps des Gardiens de la révolution iranienne a accusé les deux journalistes d’avoir reçu une formation par la CIA afin de fomenter des troubles en Iran. Leurs journaux respectifs ont démenti ces allégations et ont déclaré qu’elles effectuaient un reportage et faisaient leur travail.

Saeed Dehghan, éminent avocat spécialisé dans les droits de l’homme à Téhéran, a déclaré que 15 avocats avaient été arrêtés, dont quatre libérés sous caution et 11 actuellement en détention. L’un des avocats des droits de l’homme les plus connus d’Iran, Mustafa Nili, a été arrêté à l’aéroport national de Téhéran alors qu’il se rendait dans la ville de Zahedan, dans le sud-est du pays [capitale de la province de Sistan-et-Baloutchistan], pour assurer une défense juridique gratuite aux manifestant·e·s détenus et aux familles des victimes du massacre perpétré [le 30 septembre 2022 : 96 personnes ont été tuées] par le gouvernement lors du sermon du vendredi en septembre. « Nous sommes dans une situation d’effondrement juridique total », a déclaré Saeed Dehghan. « De la base au sommet, ils arrêtent tout le monde et mènent des procès bidons. »

L’association des médecins d’Iran a déclaré cette semaine qu’elle poursuivait la libération de dizaines de médecins arrêtés dans tout le pays. Les médecins ont été en première ligne du soulèvement parce qu’ils soignent les blessé·e·s et signent les certificats de décès ainsi que les certificats médicaux indiquant la cause des blessures et des décès. Le gouvernement a fait pression sur eux pour qu’ils mentent dans les certificats et qu’ils refusent de soigner les manifestant·e·s blessés dans les services d’urgence. Selon des avocats, des défenseurs de droits humains et deux médecins de Téhéran, la pression s’exercerait pour qu’ils avertissent les autorités lorsque des manifestant·e·s sont amenés à l’hôpital.

Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies convoquera une session spéciale sur l’Iran le 24 novembre. Cette réunion a été demandée par l’Allemagne et l’Islande et a reçu le soutien de 44 pays. Une résolution qui sera mise au vote et qui devrait être adoptée établira une mission d’enquête de l’ONU pour enquêter sur les violations des droits de l’homme en Iran.

Mani Mostofi, l’avocat des droits de l’homme, a déclaré que si l’action internationale contre l’Iran pouvait prendre encore du temps, la création de l’équipe d’enquête de l’ONU augmenterait la pression sur le pouvoir et « mondialiserait la question des violations des droits de l’homme en Iran ».

Farnaz Fassihi
Article publié par le
New York Times le 15 novembre 2022 ; traduction rédaction A l’Encontre
http://alencontre.org/moyenorient/iran/dossier-iran-face-aux-manifestations-le-pouvoir-se-dechaine-sur-la-jeunesse.html

*********

« Une mère accuse les forces de sécurité d’avoir tué son fils de 9 ans »

La mère d’un garçon de neuf ans décédé lors des manifestations en Iran cette semaine a accusé les forces de sécurité d’avoir tué son fils. Cela alors que des funérailles ont lieu dans tout le pays pour des personnes tuées lors des plus grandes manifestations anti-régime comme jamais organisées dans la République islamique [15, 16, 17 novembre].

Les autorités ont imputé à des « terroristes » la mort de Kian Pirfalak, neuf ans, et d’Artin Rahmani, 14 ans, à Izeh [ville du Khouzistan]. Cela fait suite à une attaque à une présumée attaque à main armée par deux hommes, sur une moto, qui a tué au moins sept personnes.

Lors des funérailles de son fils vendredi, Zeinab Molaeirad, la mère de Pirfalak, a déclaré que « c’est un mensonge quand ils disent qu’un terroriste » a tué son fils. Dans une vidéo des funérailles, elle a déclaré que les forces de sécurité avaient dit à la famille de quatre personnes de faire demi-tour alors qu’elle s’approchait des manifestations. Kian a dit : « Papa, cette fois fais confiance à la police et retournons sur nos pas. Ils veulent que nous soyons sages » … [le père] a immédiatement rebroussé chemin et alors la voiture a subi des tirs à balles réelles. »

Les protestations font suite à la mort en détention, en septembre, de Mahsa Amini, une femme kurde de 22 ans. Les manifestant·e·s ont demandé le renversement de la République islamique et son remplacement par un gouvernement laïque et moderne. Selon Amnesty International, plus de 200 personnes sont mortes depuis le début des manifestations, dont 30 enfants. Leur mort a alimenté la colère de la population et suscité de nouvelles manifestations.

Dans le nord-ouest du pays, les funérailles vendredi d’Aylar Haghi, une étudiante en médecine de 23 ans dans la ville de Tabriz, et d’Azad Hosseinpour – dans la ville kurde de Mahabad – ont également rassemblé des manifestants.

« Nous sommes tous Aylar ; vous nous battez et nous riposterons », scandaient les gens à Tabriz. Pendant ce temps, dans le centre de la ville de Semirom [dans la province d’Ispahan], les habitants ont défilé sur un sol enneigé pour enterrer trois jeunes hommes qui ont également trouvé la mort lors des manifestations de cette semaine. Les personnes en deuil ont scandé des slogans contre le Guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei.

Il n’y a pas de réaction officielle de reconnaissance de la mort des manifestants ou du rôle qu’auraient joué les forces de sécurité. Un haut responsable de la police de la province d’Azerbaïdjan oriental, Ebrahim Mahmoudi, a déclaré vendredi 18 novembre que l’étudiante Aylar Haghi était morte à la suite d’un accident sur un chantier de construction. Il a indiqué que trois personnes avaient été arrêtées à la suite de sa mort. Il a exhorté les Iraniens et Iraniennes à ignorer les déclarations de l’opposition selon lesquelles elle aurait été tuée lors de manifestations.

Des milliers de personnes ont été arrêtées pour leur implication dans les manifestations, notamment des journalistes, des militant·e·s, des réalisateurs de documentaires et des étudiant·e·s universitaires. Cette semaine, le système judiciaire a commencé à instruire certains de leurs « cas ». Au moins cinq manifestants ont été condamnés à la peine de mort pour des infractions telles que le meurtre de membres des forces de sécurité ou la destruction de biens publics, mais ces sentences sont susceptibles d’appel.

Amnesty International a déclaré cette semaine qu’au moins 21 personnes se trouvaient dans le couloir de la mort à l’issue de « simulacres de procès destinés à intimider ceux qui participent au soulèvement populaire […] et à dissuader les autres de rejoindre le mouvement ». Lors des funérailles de Kian Pirfalak [âgé de 9 ans], des vidéos ont montré de très nombreuses personnes, chantant un célèbre chant de guerre de sa région. « Dieu sait que c’est une véritable guerre. » 

Najmeh Bozorgmehr (Téhéran)
Article publié par le 
Financial Times, le 18 novembre 2022 ; traduction rédaction A l’Encontre
http://alencontre.org/moyenorient/iran/iran-une-mere-accuse-les-forces-de-securite-davoir-tue-son-fils-de-9-ans.html

-*-

2022-12-02 Affichette appel Meeting collectif syndical Iran FINAL

En complément possible :
La « differentia specifica » du soulèvement iranien. Entretien avec Amir Kianpour conduit par Béatrice Rettig
Mahdis Sadeghipouya : De la résistance des femmes au quotidien à la lutte dans la rue
Yassamine Mather : Eviter une seconde tragédie
Collectif féministe Brésilien Juntas : Pour les femmes, la vie, la liberté – Manifeste féministe international en solidarité avec les femmes iraniennes en lutte
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/14/la-differentia-specifica-du-soulevement-iranien-et-autres-textes/
En Iran, ils font tomber le turban des mollahs pour protester contre le régime
Manifestations en Iran : « Nous sommes face à une situation avec un énorme potentiel révolutionnaire »
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/10/en-iran-ils-font-tomber-le-turban-des-mollahs-pour-protester-contre-le-regime/

Déclaration de féministes ukrainiennes en solidarité avec les femmes iraniennes
Statement by Ukrainian Feminists in Solidarity with Iranian Women

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/09/declaration-de-feministes-ukrainiennes-en-solidarite-avec-les-femmes-iraniennes/
Robi Morder : Iran : le silence des organisations étudiantes françaises
Iran : « Femmes, Vie, Liberté » Communiqué de l’AAUNEF
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/07/iran-le-silence-des-organisations-etudiantes-francaises/
Behrooz Farahany : Iran : l’indispensable convergence des luttes
Pour que le mouvement « Femme, Vie, Liberté » ne meure pas- Appel à la solidarité avec les prisonnier·es politiques en Iran 
Les universités iraniennes s’en prennent à Khamenei et aux pasdarans, un jour après l’avertissement
Hossein Dabbagh : Iran : les manifestants demandent une évolution vers un État non religieux. Quels changements cela apporterait-il ?
Caroline Senneville : Iran, la mèche de la révolte
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/02/iran-lindispensable-convergence-des-luttes-plus-autres-textes/
Soutien à la grève des enseignant.es en Iran contre le régime théocratique et autoritaire iranien
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/10/29/marche-de-soutien-au-peuple-iranien/ 
Les femmes iraniennes : dans la rue, dans la société, dans la vie
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/10/27/les-femmes-iraniennes-dans-la-rue-dans-la-societe-dans-la-vie/ 
Iran : des mouvements éclatés à la révolte des femmes
https://www.nouvelobs.com/tribunes/20221007.OBS64237/iran-des-mouvements-eclates-a-la-revolte-des-femmes.html
«FEMME, VIE, LIBERTÉ»
https://solidarites.ch/journal/411-2/iran-femme-vie-liberte/
Alireza Eshraghi : « Les Iraniennes ont fini de discuter avec le régime »
Yassamine Mather : « 
Quelque chose doit changer »
Aurelie Leroy : 
Les femmes iraniennes sur le devant des manifestations
Ben Hubbard et Farnaz Fassihi : Les Gardiens de la révolution, profondément intégrés dans la structure du pouvoir et l’économie, ont tout à perdre si le système tombe
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/10/24/les-iraniennes-ont-fini-de-discuter-avec-le-regime-et-autres-textes/
La grève des travailleurs du pétrole s’étend
Elham Hoominfar : « 
Les principales perdantes de la révolution de 1979 sont les artisanes de la nouvelle révolution »
Arshin Adib-Moghaddam : « 
Les manifestations contre le hidjab sont désormais massives, mais une révolution nécessitera que l’armée change de camp »
Dorna Javan : 
Le slogan « Femme Vie Liberté » au cœur de l’insurrection en cours en Iran
Germe : « Femme, Vie, Liberté » : Iran, un mouvement qui vient de loin
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/10/17/iran-femme-vie-liberte-quelques-textes/ 
Comment la police des mœurs traque « l’immoralité » en Iran
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64345
En Irak, des jeunes Kurdes iraniens s’engagent contre Téhéran
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64343
En Iran, l’Internet en coupes réglées
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64344
Javaid Rehman, rapporteur spécial de l’ONU sur l’Iran : « C’est un Etat violent qui tue »

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64347
Sans voile islamique, la championne d’escalade Elnaz Rekabi défie la pesanteur du régime iranien

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64356
En Iran, un mouvement à la détermination sans faille
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64292 
En Iran, le mur de la peur est tombé
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64291 
Ramin Jahanbegloo : Les Antigones de l’Iran
https://blogs.mediapart.fr/ramin-jahanbegloo/blog/141022/les-antigones-de-l-iran?userid=47bf156e-e481-48c8-975b-18c0754b21bc
Comprendre la révolte iranienne sans céder aux récupérations de tous bords
Iran : un peuple qui se soulève
Azadeh Moaveni : 
Depuis une génération les femmes iraniennes n’ont jamais été aussi en colère. « C’est comme une guerre là-bas »
Najmeh Bozorgmehr : Comment les étudiant·e·s façonnent les manifestations contre le régime
Yassamine Mather : « Des pans de la population n’ont plus peur. Des secteurs “réformistes” reprennent la parole. Une certaine gauche en déconnexion avec le mouvement »
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/10/10/comprendre-la-revolte-iranienne-sans-ceder-aux-recuperations-de-tous-bords-et-autres-textes/
L’Iran incarcère le musicien dont l’hymne devient viral dans les manifestations
https://mondafrique.com/liran-incarcere-un-musicien-alors-que-lhymne-des-manifestations-devient-viral/ 
Iran : « Ce n’est pas un soulèvement que nous vivons mais une révolution »
https://www.revue-ballast.fr/iran-ce-nest-pas-un-soulevement-que-nous-vivons-mais-une-revolution/ 
Gh. H Saedi : « Femme ! Vie ! Liberté ! » : la révolution sociale en Iran
La révolte s’approfondit
CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa : Solidarité avec les manifestant.e.s d’Iran 
Appel à manifestation d’un collectif féministes, queers, anticapitalistes et internationalistes – Avec des groupes de gauche et démocrates
Appel à une manifestation solidaire avec les luttes d’émancipation en Iran
En solidarité avec les femmes en lutte pour l’égalité et contre la République islamique d’Iran
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/10/08/femme-vie-liberte-la-revolution-sociale-en-iran-autres-textes/
La répression sanglante des manifestations fait 82 morts dans l’est du pays
Le 30 septembre, les forces de sécurité iraniennes ont tué illégalement au moins 66 personnes, dont des enfants, et en ont blessé des centaines d’autres en réprimant violemment une manifestation survenue après la prière du vendredi à Zahedan, à l’Est de l’Iran. Elles ont fait usage de gaz lacrymogènes, et ont tiré sur la foule à balles réelles et à la grenaille.
https://www.amnesty.ch/fr/pays/moyen-orient-afrique-du-nord/iran/docs/2022/repression-sanglante-des-manifestations-fait-82-morts
Iran : les autorités ciblent les universités, les écoles se soulèvent
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64176
En Iran, une pluie d’arrestations et une intense répression pour faire taire la révolte

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64177
Iran : « La communauté universitaire et militante internationale demeure largement silencieuse »

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64192
Actrices et chanteuses françaises se coupent les cheveux en soutien aux Iraniennes
https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/actrices-et-chanteuses-francaises-se-coupent-les-cheveux-en-soutien-aux-iraniennes-20221005_3DU5442IZFEQ7FGP5VEQ4GNFRA/
Jamshid Pouranpir : Depuis 2 semaines, l’Iran brûle. Le brasier a surpris plus d’un
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/10/01/depuis-2-semaines-liran-brule-le-brasier-a-surpris-plus-dun/
Frieda Afary : L’Iran manifeste contre le hijab obligatoire et la violence d’État
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/09/26/liran-manifeste-contre-le-hijab-obligatoire-et-la-violence-detat/
En Iran, la tradition féministe transcende les époques et les régimes

Janet Afary professeure de religion et d’études de genre à l’Université de Californie évoque pour « L’Orient-Le Jour » les décennies de combats acharnés des Iraniennes.
https://www.lorientlejour.com/article/1313274/en-iran-la-tradition-feministe-transcende-les-epoques-et-les-regimes.html
Las mujeres desafían al régimen 

https://vientosur.info/las-mujeres-desafian-al-regimen/
Solidarité avec les femmes iraniennes – Association italienne des femmes médecins
https://women.ncr-iran.org/fr/2022/10/01/solidarite-avec-les-femmes/
Solidarité avec toutes les femmes soumises au port du voile obligatoire !
Union syndicale Solidaires : Solidarité avec les femmes d’Iran
CNDF : Solidarité avec les femmes iraniennes
Déclaration du Syndicat des Travailleurs de la compagnie d’autobus de Téhéran et sa banlieue (VAHED) 
La CGT soutient les iraniennes et iraniens 
mobilisés pour défendre leurs Libertés
Beautiful cover of « Bella Ciao » in Persian by an Iranian woman
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/09/22/solidarite-avec-toutes-les-femmes-soumises-au-port-du-voile-obligatoire/
Femmes Soudanaises solidaires des Iraniennes
https://laboursolidarity.org/fr/n/2341/femmes-soudanaises-solidaires-des-iraniennes
Déclaration d’ONU Femmes sur les droits des femmes en Iran
https://women.ncr-iran.org/fr/2022/09/28/declaration-donu-femmes/
UNE RÉVOLUTION
https://4epk2.r.a.d.sendibm1.com/mk/mr/Mh15ogRs6KOG67jKaaailQAgh1lJw0UWgOi_CZm8h75VH1gKsPlNwQ0kNtwt3fOGYf0WIw0meB-A-Tax6zvifm2EWgl69WKwqaWElcRl0o4sKpxDfEsDYfWO9RKsLSSuhx0vvw
Interview – Protestations en Iran : « Les manifestantes contestent le voile comme un symbole religieux et politique »
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64042
Iran : après la mort de Mahsa Amini, la colère s’exprime, le régime réprime
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64041
Mort de Mahsa Amini en Iran : « Les autorités iraniennes sont dans une impasse »

https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64059
Manifestations en Iran : « La colère traverse les classes sociales, c’est inédit », estime l’historien Jonathan Piron 
https://www.francetvinfo.fr/monde/iran/manifestations-en-iran-la-colere-traverse-les-classes-sociales-c-est-inedit-estime-l-historien-jonathan-piron_5373382.html
« Il faut arrêter de faire du voile un symbole de l’islam »
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64029 
Interview – Protestations en Iran : « Les manifestantes contestent le voile comme un symbole religieux et politique »
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64042
Iran : après la mort de Mahsa Amini, la colère s’exprime, le régime réprime
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64041
Mort de Mahsa Amini en Iran : « Les autorités iraniennes sont dans une impasse »
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64059
Iran : au moins 76 morts lors des manifestations contre la mort de Mahsa Amini
Les Nations unies confirment que les forces de sécurité ont utilisé des balles réelles contre les manifestants
https://atalayar.com/fr/content/iran-au-moins-76-morts-lors-des-manifestations-contre-la-mort-de-mahsa-amini
Iran : « femme, vie, liberté », ces trois mots que le régime honnit
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64108
Les femmes iraniennes et l’avenir de l’Iran
https://blogs.mediapart.fr/ramin-jahanbegloo/blog/270922/les-femmes-iraniennes-et-l-avenir-de-l-iran
Chahla Chafiq: « 
La colonne vertébrale de l’idéologie islamiste, c’est le sexisme »
https://www.50-50magazine.fr/2022/09/29/chahla-chafiq-la-colonne-vertebrale-de-lideologie-islamiste-cest-le-sexisme/
« Vive les femmes » : malgré les risques, un engagement sans faille des footballeurs iraniens
https://www.france24.com/fr/sports/20220928-vive-les-femmes-malgré-les-risques-un-engagement-sans-faille-des-footballeurs-iraniens
Manifestations en Iran : « La colère traverse les classes sociales, c’est inédit », estime l’historien Jonathan Piron
https://www.francetvinfo.fr/monde/iran/manifestations-en-iran-la-colere-traverse-les-classes-sociales-c-est-inedit-estime-l-historien-jonathan-piron_5373382.html 
Vu du monde arabe. “Femme, vie et liberté” : la colère des Iraniennes ne tarit pas
https://www.courrierinternational.com/article/vu-du-monde-arabe-femme-vie-et-liberte-la-colere-des-iraniennes-ne-tarit-pas
Houshang Sepehr : 
Iran. Mécontentement généralisé des classes laborieuses et des démuni·e·s
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/08/15/iran-mecontentement-generalise-des-classes-laborieuses-et-des-demuni·e·s/
Appel à un rassemblement de solidarité avec les syndicalistes et enseignant·e·s d’Iran
Lettre ouverte aux délégués à la 110e session de la Conférence internationale du Travail Genève, 27 mai – 11 juin 2022
Courriers intersyndicaux envoyés aux autorités iraniennes et françaises
Iran : les travailleurs de la mine de Sungun doivent être libérés immédiatement !
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/06/07/solidarite-avec-les-syndicalistes-et-enseignant·e·s-diran-plusieurs-textes/
Plus de 9 000 fillettes de 10 à 14 ans mariées en Iran au printemps 2021
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2021/12/20/plus-de-9-000-fillettes-de-10-a-14-ans-mariees-en-iran-au-printemps-2021/
Les enfants-mères de plus en plus nombreuses, le mariage des enfants étant encouragé en Iran
https://women.ncr-iran.org/fr/2021/12/02/le-mariage-des-enfants-etant-encourage-en-iran/
Hausse des crimes d’honneur en Iran grâce aux lois misogynes
https://women.ncr-iran.org/fr/2021/11/29/hausse-des-crimes-dhonneur-iran/
Iran : intensification de la répression et du harcèlement des militants sociaux et des ouvriers 
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2021/11/21/iran-intensification-de-la-repression-et-du-harcelement-des-militants-sociaux-et-des-ouvriers/
Soutenons les nombreuses grèves qui ont lieu en Iran !
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/10/09/soutenons-les-nombreuses-greves-qui-ont-lieu-en-iran/ 
Iran. Les grèves dans le secteur pétrolier et leur place dans les protestations sociales. Le pouvoir de la mollahcratie s’effiloche-t-il ?
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/09/07/iran-les-greves-dans-le-secteur-petrolier-et-leur-place-dans-les-protestations-sociales-le-pouvoir-de-la-mollahcratie-seffiloche-t-il/
Iran : grève historique dans le secteur pétrolier, manifestations dans le Khouzistan et à Téhéran, droit des femmes bafouées
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/24/iran-greve-historique-dans-le-secteur-petrolier-manifestations-dans-le-khouzistan-et-a-teheran-droit-des-femmes-bafouees/
Les travailleurs et travailleuses iraniennes de l’industrie pétrochimique se mettent en grève
Solidarité avec les salariés du secteur pétrolier en Iran
Déclaration du Conseil d’organisation des mobilisations de protestation des travailleurs contractuels du pétrole
Déclaration n°6 du Conseil d’organisation des grèves des travailleurs du secteur pétrolier (13 juillet 2021)
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/01/les-travailleurs-et-travailleuses-iraniennes-de-lindustrie-petrochimique-se-mettent-en-greve/
Iran : campagne internationale pour la libération d’Esmaïl Abdi 
Les mineurs d’Asseminoun ont manifesté dans les rues de la ville de Manoojan
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/14/iran-campagne-internationale-pour-la-liberation-desmail-abdi/
Pour la libération sans condition des prisonniers politiques et d’opinion en Iran 
Iran : Solidarité avec les victimes de la répression
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/10/08/pour-la-liberation-sans-condition-des-prisonniers-politiques-et-dopinion-en-iran-et-appel-intersyndical/
Communiqué du Comité de soutien à Fariba, en grève de la faim et de la soif
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/12/27/iran-communique-du-comite-de-soutien-a-fariba-en-greve-de-la-faim-et-de-la-soif/
Femmes iraniennes en résistance
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/12/01/femmes-iraniennes-en-resistance/
L’Iran brûle et la gauche mondiale regarde ailleurs
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/11/29/liran-brule-et-la-gauche-mondiale-regarde-ailleurs/
Iran. Le régime fait face à une nouvelle crise
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/11/28/iran-le-regime-fait-face-a-une-nouvelle-crise/
Solidarité internationale avec le peuple iranien en lutte !
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/11/24/solidarite-internationale-avec-le-peuple-iranien-en-lutte/
Les travailleurs iraniens qui réclament des salaires impayés se sont vu infliger 14 à 18 ans de prison et des coups de fouet
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/09/21/les-travailleurs-iraniens-qui-reclament-des-salaires-impayes-se-sont-vu-infliger-14-a-18-ans-de-prison-et-des-coups-de-fouet/
Chahla Chafiq : 
Le rendez-vous iranien de Simone de Beauvoir
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/05/10/une-traversee-lucide-et-efficace-de-lhistoire-recente-de-liran/
Houshang Sepehr : 
Iran. Un tournant politique radical
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/03/04/iran-un-tournant-politique-radical/


Auteur : entreleslignesentrelesmots

notes de lecture

Une réflexion sur « Face aux manifestations, le pouvoir se déchaîne sur la jeunesse »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :