Archives de Catégorie: Capitalisme /Critique de l'économie politique

Dix ans de crise… et puis Macron

La crise a 10 ans, et Cocorico ! elle est née en France le 9 août 2007, le jour où BNP Paribas gela les retraits de ses clients dans trois de ses fonds monétaires1. Cette contribution propose une analyse de cette décennie et cherche à la relier à l’irruption du « macronisme ».

Les interprétations de la crise Lire la suite

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Marx, Piketty et Aghion sur la productivité

Un récent travail critique sur une étude de Philippe Aghion1 suggère un parallèle (héroïque) avec les considérations de Marx sur l’innovation. Cette contribution, après avoir rapidement pointé les contresens énoncés par Thomas Piketty, rappelle la manière dont Marx posait la question du progrès technologique. Lire la suite

Brainstorming chez les économistes officiels

La crise systémique du capitalisme qui commence en août 2007 a ouvert un basculement du monde dont les conséquences se font sentir sur l’idéologie. Le libéralisme a fait la preuve de son incapacité à analyser le monde, le capitalisme. La théorie néo classique des marchés auto-régulateurs a volé en éclats. Lire la suite

Les institutions internationales croient au retour de la croissance

Reprise es-tu là ?

Successivement, le FMI, l’OCDE, la Banque Mondiale ont livré leurs prévisions pour l’année 2017. Le constat est semblable, ils s’abreuvent des mêmes modèles : la croissance mondiale est au plus haut depuis 6 ans. Elle atteindrait 3,5% en 2017 contre 3% l’an dernier. Elle serait tirée prioritairement par la zone euro, « à l’aube d’une décennie dorée » comme le croit le « Financial Times » sans doute dopé par la victoire de Macron et son attitude jupitérienne. Qu’en est-il ? Lire la suite

Evidences non fondées, fausses banalités pour un morbide café du commerce

J’avais écrit une petite note après avoir lu la première édition.

Charges sociales forcément trop lourdes, le gouffre sans fond de la dette publique, l’efficacité de la flexibilité et du marché, les nécessaires réformes, etc.

Les formules toutes faites, les évidences non fondées, les fausses banalités font la une des médias. Alain Bihr nous rappelle une histoire d’avant la chute du mur de Berlin. Les soviétiques avaient l’habitude de dire que la Pravda (vérité en russe) méritait bien son titre. En effet, il suffisait de la lire pour apprendre la vérité… à l’expresse condition d’en prendre le contrepied.

Telle est bien la nouvelle nécessité pour décrypter les vérités de la langue néolibérale. Prendre le contrepied, voir derrière les mots les travestissements de la réalité, les naturalisations de rapports sociaux, la contrebande des mots valise, les perversions discursives de la novlangue, à l’instar des frontons des camps de la mort ou de 1984 de Georges Orwell. Lire la suite

Les cris toujours plus stridents dénonçant le faux faisant violence au vrai


9782924327616
Dans son introduction, Un système sans qualité. Matériaux pour une critique du capitalisme, introduction-de-marc-andre-cyr-a-louvrage-un-systeme-sans-qualite-materiaux-pour-une-critique-du-capitalisme/, publiée avec l’aimable autorisation de M éditeur, Marc-André Cyr revient sur des concepts, « Aliénation », « Capital », « fétichisme », « valeur d’échange », « exploitation », « plus-value », « travail abstrait », « marchandise », « classe », « impérialisme », « socialisme », « communisme », « prolétariat »… Et il interroge : « Qui donc utilise encore ces concepts dont la seule évocation provoque un sourire plein de condescendance et de paterna­lisme ? Qui les emploie encore ainsi, sinon quelques militantEs, dont les tracts, plus ou moins jaunis, sont comme les fossiles idéologiques d’un autre monde ? » avant de constater : « À défaut de supprimer l’exploitation, nous l’avons rendue démocratique. À défaut de supprimer la domination, nous l’avons rendue élective. À défaut de supprimer ces maux, nous avons cessé de les nommer ». Lire la suite

Introduction de Marc-André Cyr à l’ouvrage : Un système sans qualité. Matériaux pour une critique du capitalisme

Avec l’aimable autorisation de M éditeur

9782924327616« Aliénation », « Capital », « fétichisme », « valeur d’échange », « exploitation », « plus-value », « travail abstrait », « marchandise », « classe », « impérialisme », « socialisme », « communisme », « prolétariat »… Qui donc utilise encore ces concepts dont la seule évocation provoque un sourire plein de condescendance et de paternalisme ? Qui les emploie encore ainsi, sinon quelques militantes, dont les tracts, plus ou moins jaunis, sont comme les fossiles idéologiques d’un autre monde ? Lire la suite