Archives de Catégorie: Du coté de la réalité imaginaire

Discordance des temps. Définitions du « civilisé » ? Qui est le barbare ?

Un drôle de livre. Son titre a de quoi interroger « Dracula ou la croisade des Temps modernes » et son sous titre n’arrange rien « Essai sur la figure de l’étranger ». Peut-on cerner l’argumentation de Farhad Khodabandehlou ? Je me le demande. Pourtant j’avoue un énorme plaisir pris à la lecture de ces commentaires – au sens philosophique – du roman de Bram Stocker, « Dracula ». L’histoire est connue : l’affrontement d’un vampire et d’un clerc de notaire dans le château que le comte Dracula veut mettre en vente. Histoire apparente qui sert de fil conducteur. Stocker envisage la victoire possible de la barbarie qui se reflète dans le miroir de la civilisation. Comme le vampire, la barbarie n’a pas de reflet. Lire la suite

Je suis en colère. Nous devrions toustes être en colère

Féministe, un terme chargé « de connotations lourdes et négatives », un chef de classe qui ne saurait être une cheffe de classe, la soit-disant culture étrangère au féminisme, « La culture ne crée pas les gens. Les gens créent la culture », la poursuite de la chose qui en fait un fait normal, les qualités des individu-e-s, « les hormones ne jouent aucun rôle dans ces qualités », les lieux dont l’accès est interdit aux femmes non accompagnées, être élevée pour plaire, « nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement », l’estime de soi, « Nous apprenons aux filles à se diminuer, à se sous-estimer », l’assignation au mariage, le vocabulaire de possession, le double standard sexuel et la virginité, l’apprentissage de la honte, la détermination sexuelle qui « vous dicte ce que vous devez être au lieu de prendre en compte ce que vous êtes », désapprendre les intériorisations et les assignations, « Le regard de l’homme en tant qu’arbitre de mes choix est essentiellement anecdotique », la justice, « nous ne sommes pas des singes », question de genre et question de classe, « S’il est vrai que notre culture ne reconnaît pas l’humanité pleine et entière des femmes, nous pouvons et nous devons l’y introduire »… Lire la suite

Revivre dit-elle. Retour à Hollywood.

Hollywood, usine à rêves ? La fabrique est en construction dans les temps de ce cinéma amoureusement qualifié de muet. Les immigrés sont légions et ne parlent pas « fluenty » la langue de Walt Whitman. Tous ces producteurs, propriétaires de studios, les Warner et autres deviendront pourtant des fantassins de toutes les causes nationalistes et moralisatrices pour le plus « grand bien de l’Amérique ». A n’en pas douter, aujourd’hui, ils auraient voté Trump ne serait-ce qu’à cause du prénom… Lire la suite

Un conte réaliste. Des enfants à la dérive


Il était une fois une petite fille de 6 ans dans une grande ville dont elle ne connaît ni la langue ni la géographie. Son « Oncle » l’abandonne dans la journée dans une boulangerie où tout le monde s’occupe d’elle. Une petite fille jolie comme un cœur. Le soir, elle retrouve son « oncle ». Un soir, il n’est pas là. L’aventure commence et passe par la case accueil des migrants – du moins on peut le supposer – pour arriver à une cavale avec deux enfants plus grand dont l’un doit avoir 14 ou 15 ans. « La petite fille au dé à coudre », titre de ce voyage, ne deviendra jamais couturière nous dit Michael Köhlmeier. Il utilise un style dépouillé et comme extérieur. Il la regarde cette petite fille, il la suit pour montrer qu’elle se trouve objet des circonstances. A aucun moment elle ne peut prendre son destin en mains. On imagine que l’« Oncle » est en prison et tout s’écroule autour d’elle.
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L’apathie et la guerre c’est pareil, tout ça te tue

Nii Ayikwei Parkes1, fondateur de flipped eye publishing, présentait ainsi Où j’apprends à ma mère à donner naissance : « La grandeur de ce recueil, ce qui donne aux poèmes leur troublante splendeur, c’est l’habileté de Warsan Shire à évoquer, avec une éloquence simple et bouleversante, ce monde voilé dans lequel se déploie le sensuel, à revers du récit dominant de l’Islam ; faisant sienne les vérités autrement plus nuancées des temps anciens. »

Comment ne pas se pencher en premier lieu sur le titre « Où j’apprends à ma mère à donner naissance ». Un temps. Lire la suite

Faut-il encore lire Rabelais ?

Les souvenirs supposent cette part d’oubli nécessaire sans quoi la psychanalyse n’aurait plus de fonction. Rabelais, son nom suscite des images, des citations d’un recueil du même nom trop souvent sollicité lorsque manque à l’appel des idées pour construire sa dissertation. Des extraits de ses œuvres utilisés comme autant de conseils pour réussir à l’école. Lire la suite

Le coin du polar (mars 2017)

Un monde à feu et à sang

2 mai 2014, Odessa, une opération commando, un dérapage ? Des morts, entre quarante et plus de deux cents… Que s’est-il passé ? Qui a commandité des assassinats ? Ces questions restent, pour l’instant sans réponse. Ces faits réels servent de décors à cette enquête étrange d’un jeune journaliste Web au journal belge « Le Soir ». Fred, au passé douloureux qu’il cherche à transcender, reçoit un coup de téléphone…d’un mort. Sa volonté de savoir le conduira à Odessa pour offrir une solution à l’énigme… et résoudre ses problèmes… Lire la suite