Archives de Catégorie: Du coté des sons

Un passé très présent. Les vocalistes à l’honneur sur la Côte Ouest

Longtemps, la critique de jazz, française notamment, a fait fi d’une grande partie du jazz de ces années 1950 sous prétexte qu’il était « blanc » et provenait de la West Coast, de cette Californie idéalisée par ces États-uniens en quête de plages, de soleil, d’un Eden. Lire la suite

Le sillage brille dans la nuit

« Je n’ai jamais eu envie de faire de la musique à poser sur une cheminée pour faire joli, mais plutôt de comprendre profondément de quoi le jazz était constitué.

Au terme de toutes mes recherches, j’y vois un indéfectible sens du dialogue, de la fraternité, de la danse, de la conscience du monde. » Lire la suite

Des enregistrements en 2016

Des disques et des musiques récentes. Prendre le temps de s’arrêter, d’écouter des albums. S’éloigner des critères privilégiés par des commerçants, rarement disquaires, ou des productions des majors…

De multiples éditeurs nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés, ici en 2016, au hasard des écoutes.

couv-transextended_700Atmosphères intenses et colorées, interactions des instruments et de la voix, paysages musicaux puisant à de multiples sources…

Macha Gharibian (piano, Fender Rhodes, voix), Théo Girard (contrebasse), Alexandra Grimal (saxophones soprano et ténor), Matthias Mahler (trombone), Fabrice Moreau (batterie), Dré Pallemaerts (batterie, kanjira), David Potaux-Razel (guitare), Tosha Vukmirovic (saxophone ténor, kaval, clarinette).

Un disque envoutant

Cd Macha Gharibian : Trans extented, enregistré en 2016, Jazz Village Lire la suite

Youn Sun Nah interprète « Black is the color of my true love’s hair »

Nouveautés (juin 2017)

La Hongrie du jazz.

Le jazz parle-t-il hongrois ? Une langue philosophique prétend Imre Kertesz que le hongrois. Peut-il se transformer en un rythme ? La réponse de la chanteuse/pianiste et compositeure Tamara Mozes, pour son premier album, « Moozing », se résout souvent dans le scat avec des onomatopées empruntées aux sons de sa langue natale.

La difficulté de cette langue tient à sa faible diffusion. Il fallait bien se faire reconnaître et connaître et, de ce point de vue, composer avec l’anglais est nécessaire. Composer est à prendre dans tous les sens… Lire la suite

La virtuosité humaniste d’Oscar Peterson

Oscar Peterson, le piano dans toute sa plénitude, dans toute sa rigueur qui sait parcourir les 88 touches à la vitesse d’un champion olympique de 100 mètres. Oscar, un « Dieu » bis. « Dieu » premier – pour le piano -, Art Tatum, fut ainsi qualifié par « Fats » Waller un soir où Tatum entrait dans un club où officiait Fats. Une anecdote peut-être apocryphe qui dit bien le respect et plus encore de tous ces grands artistes envers la virtuosité tatumienne. Même le plus grand ne pouvait rivaliser. Lire la suite

La France à un goût de rock

Le rock américain débarque… à l’Olympia forcément.

Octobre 1958. La guerre d’Algérie provoque des traumatismes durables dans une grande partie de cette jeunesse partie combattre pour conserver une colonie sous la direction de généraux et de colonels qui ont perdu le sens de l’honneur. Le Général de Gaulle arrive comme le Sauveur. Il est présenté ainsi par le Président René Coty qui le nomme, après un coup d’Etat – au moins un ! – Président du Conseil. Début octobre, un référendum constitutionnel permet l’avènement de la Ve République. La guerre se poursuit et le Général dira, en une formule ambiguë : « Je vous ai compris ». Il n’avait pourtant pas compris les aspirations d’une jeunesse en train de trouver un langage commun, une musique générationnelle de tous ces ados, ces « teens » comme on disait de l’autre côté de l’Atlantique, le « rock and roll » déjà bien installé aux Etats-Unis avec Elvis Presley, Gene Vincent et beaucoup d’autres. Lire la suite