Des enregistrements en 2021 (4)

Des disques et des musiques récentes. Prendre le temps de s’arrêter, d’écouter des albums. S’éloigner des critères privilégiés par des commerçants, rarement disquaires, ou des productions des majors…
De multiples éditeurs nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés, ici en 2021 au hasard des écoutes.
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Trio : sans piano (21)

Si le trio batterie/contrebasse/piano est souvent considéré comme le trio par excellence, les combinaisons de trois instruments sont aujourd’hui très variées.
Une diversité surprenante, des inventions et des (dés)équilibres toujours renouvelés, des surprises encore et pas seulement par le choix de l’instrument « soliste ». Au hasard de ré-écoutes récentes.
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Hommages (9)

Voir aussi : hommages/, hommages-2/, hommages-3/, hommages-4/, hommages-5/hommages-6/,hommages-7/, hommages-8/

Rosa Parks
Un disque qui souligne les qualités de compositeur du trompettiste Wadada Leo Smith. Un œuvre incorporant des songs du compositeur et un poème de Rosa Parks. Un oratorio, une histoire et une victoire.
Wadada Leo Smith conjugue les sonorités de la trompette avec plusieurs ensembles :
Diamond Voices : Min Xiao-Fen, Carmina Escobar, Karen Parks (voix)
RedKoral Quartet : Shalini Vijayan (violon), Mona Thian (violon), Andrew McIntosh (alto), Ashley Walters (violoncelle)
Blue Trumpet Quartet : Wadada Leo Smith, Ted Daniels, Hugh Ragin (trompette) et Graham Haynes(cornet)
Janus Duo : Pheeroan akLaff (batterie) et Hardedge (électroniques)
Le musicien a aussi insérer des séquences d’autres disques de Anthony Braxton, Steve McCall, Leroy Jenkins et Wadada leo Smith.
Un disque d’une grande beauté, un chant d’amour et de reconnaissance. Et pourquoi ne pas imaginer une scène et un spectacle de danse…
Cd
Wadada Leo Smith : Rosa Parks : Pure Love, enregistré en septembre 2016 et mai 2017, TUM 2018 Continuer à lire … « Hommages (9) »

Hier pour aujourd’hui, les années 90 – 8

La musique et les disques survivent heureusement aux « contraintes » des surfaces spécialisées ou non, plus ou moins disquaires, mais plus attentives aux coûts financiers, à la vitesse de rotation et au niveau de leurs stocks qu’aux rythmes de diffusion de la musique. Sans oublier la mise en avant des productions des majors au détriment des multiples éditeurs qui nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ».
Quelques disques enregistrés dans les années 90, au hasard de ré-écoutes récentes.
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Which side are you on ? Version pour le 21ème siècle

Nous avons traduit en français la version actualisée pour ce début du 21ème siècle du célèbre hymne de lutte américain intitulé Which side are you on ? – de quel côté de la barricade, es-tu ? -. originellement dédié à la lutte des mineurs du Kentucky, chanté à maintes reprises par Pete Seeger. Cette chanson est devenu un grand classique du mouvement ouvrier US puis des mouvements des années 60s.

L’interpellation que lance la chanson s’adresse à chacun : dans cette grève, dans cette lutte, dans cette guerre, dans cette révolution, quel choix fais-tu, collègue, ami, voisin, camarade ? Celui de la passivité, de l’inaction, de l’indifférence ? Celui de la trahison ? Ou celui de te joindre à la lutte ! Continuer à lire … « Which side are you on ? Version pour le 21ème siècle »

Hier pour aujourd’hui, les années 2000 (7)

La musique et les disques survivent heureusement aux « contraintes » des surfaces spécialisées ou non, plus ou moins disquaires, mais plus attentives aux coûts financiers, à la vitesse de rotation et au niveau de leurs stocks qu’aux rythmes de diffusion de la musique. Sans oublier la mise en avant des productions des majors au détriment des multiples éditeurs qui nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ».
Quelques disques enregistrés dans les années 2000, au hasard de ré-écoutes récentes.
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Trio : batterie, contrebasse et piano (21)

« Le » trio par excellence. Volontairement j’ai indiqué les instruments par ordre alphabétique. Une diversité surprenante, des inventions et des (dés)équilibres toujours renouvelés, des surprises encore, malgré les effets de mode de certains.

Au hasard de ré-écoutes récentes. Voir les précédentes notes : Trio : batterie, contrebasse et piano, Trio : batterie, contrebasse et piano (2), DAG trio : « Upcoming summer » : Un trioTrio : batterie, contrebasse et piano (3), Trio : batterie, contrebasse et piano (4), trio-batterie-contrebasse-et-piano-5/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-6/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-7/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-8/, Tommy Flanagan : Giant Steps hommages-3/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-9/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-10/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-11/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-12/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-13/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-14/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-15/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-16/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-16-2/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-18/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-19/, trio-batterie-contrebasse-et-piano-20/ Continuer à lire … « Trio : batterie, contrebasse et piano (21) »

Quatuor et quintette (2)

Essayer de faire partager des émotions ressenties lors des (ré)écoutes. Un quatuor à cordes, un quintet.
Déambulations dans quelques œuvres et interprétations, en profane…
Une invitation à écouter et partager ces versions ou d’autres que vous ne manquerez pas de signaler…
Précédemment :
quatuor-et-quintette/ Continuer à lire … « Quatuor et quintette (2)« 

Arseny Avraamov et sa « Symphonie des sirènes »

Quand on « découvre » l’avant-garde  musicale de la Révolution d’Octobre…

Quel peut être le point commun entre les messieurs uniformes, gris et moroses, en trench-coat et portant des chapeaux feutres, qui s’applaudissaient interminablement les uns les autres aux tribunes de leurs tristes conférences monotones faisant l’éloge de laRévolution d’Octobre, et le subversif bolchevik à jamais rebelle Arseny Avraamov (Арсений Михайлович Авраамов) qui, à l’automne 1922, dirige depuis le plus haut toit de Bakou, en agitant des drapeaux et en tirant en l’air, l’« orchestre » de science-fiction le plus improbable de l’histoire de l’humanité : des unités de l’Armée rouge et une flottille de la marine soviétique de la mer Caspienne, des ouvriers et des sirènes des usines de la capitale azérie, vingt-cinq locomotives à vapeur et les cheminots de la ville, les chœurs de ses habitants, un hydravion, des canons et des mitrailleuses, des camions et des bus, et même le futuriste « sifflet à vapeur » inventé par le compositeur et chef d’orchestre lui-même ! La question n’est pas rhétorique et surgit spontanément dans l’esprit du visiteur, à l’écoute de la prophétique (et irremplaçable) Symphonie des sirènes, au moment où il la découvre, et avec elle son compositeur oublié Avraamov, grâce à l’exposition Documenta 14, un jour d’été de l’an 2017, en plein centenaire de la révolution qui a vu « ceux d’en bas » oser l’impensable et prendre d’assaut le ciel ! Continuer à lire … « Arseny Avraamov et sa « Symphonie des sirènes » »

Des enregistrements en 2016 (7)

Des disques et des musiques récentes. Prendre le temps de s’arrêter, d’écouter des albums. S’éloigner des critères privilégiés par des commerçants, rarement disquaires, ou des productions des majors…
De multiples éditeurs nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés, ici en 2016, au hasard des écoutes.
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ABCDaire nécessairement partiel (25)

Essayer de faire partager des émotions ressenties lors des (ré)écoutes. En ABCDaire nécessairement partiel et incomplet.
Déambulations dans quelques œuvres et interprétations, en profane…
Une invitation à écouter et partager ces versions ou d’autres que vous ne manquerez pas de signaler…
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Le Duke, centième ! Action !

Edward Kennedy Ellington dit le Duke pour ses habits bien coupés aurait eu 100 ans le 29 avril. Il a été fêté aux Etats-Unis. C’est une reconnaissance. Down Beat, la première revue de jazz américaine lui a consacré sa couverture. C’est logique. Il avait construit un univers prenant place dans cette mosaïque appelée jazz. Le mystère Ellington demeure 25 ans après sa mort, en 1974 donc. Il avait réussi à marier des sons pour rendre des couleurs inédites et qui le sont restées. Wynton Marsalis, à la tête de l’orchestre du Lincoln Jazz Center – les albums sont disponibles chez Columbia, distribué par Sony Music – a beau multiplier les hommages et à jouer les partitions comme le Duke – et Billy Strayhorn son alter ego, qu’il ne faut jamais oublier – les avait écrites, il y manque ce quelque chose, ce je-ne-sais-quoi – pour citer Jankélévitch – qui fait l’essentiel. Boris Vian en était un des visiteurs de ce monde merveilleux. Dans l’Ecume des Jours, Chloé – le personnage – provient directement de l’univers ellingtonien et des grandes compositions des années 40. Ces jours de juin se fêtera le 40éme anniversaire de sa mort. Fayard en profit pour rééditer/éditer ses œuvres complètes. Trois volumes parus à ce jour, dont Les chroniques de jazz Continuer à lire … « Le Duke, centième ! Action ! »

Souvenirs musicaux (2003)

Pour Lee Konitz et la liberté…
Faut-il aller vers sa 73e année pour faire la preuve de sa liberté, de son sens de l’humour, de sa volonté de vivre ? A écouter Lee Konitz et son saxophone alto on pourrait le croire. Beaucoup moins guindé, ils donnent l’impression d’avoir appris à vivre. Bizarre sensation. Deux albums viennent en donner la preuve. Le premier, pour Blue Note (distribué par EMI), « Another Shade of Blue », volume deux des aventures d’un trio de circonstance, Konitz associé au pianiste Brad Mehldau – la coqueluche actuelle – et au bassiste Charlie Haden (ne faisant pas ses trois fois vingt ans et même un peu plus), pour une sorte d’hymne au jazz et à la rencontre des générations. Si vous ne possédez pas « Alone Together », le premier opus, celui-là conviendra et vous y ferez des découvertes. Dans le cas contraire, c’est un peu répétitif. Le show-biz comme chacun sait ne connaît que ce refrain…
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Hier pour aujourd’hui. Quelques enregistrements des années 60 (3)

La musique et les disques survivent heureusement aux effacements organisés par les maisons de disques et les surfaces dites spécialisées.
Par simplification, les années 60.
Certain-e-s musiciens-ne-s débordaient des cadres entravant leur liberté. D’autres approfondissaient des veines encore fécondes, d’autres encore créaient des passerelles entre les temps et les formes.
Restent aujourd’hui des disques nécessaires. Au hasard de ré-écoutes récentes. Continuer à lire … « Hier pour aujourd’hui. Quelques enregistrements des années 60 (3)« 

Le blues dans tous ses états…

Quelle place occupe le blues – il faudrait utiliser le pluriel – dans l’histoire de la communauté africaine-américaine ? Quelles fonctions a-t-il joué ? Robert Springer, poursuivant ses analyses sociologiques commencées avec Le blues authentique (1985, Filipacchi) se penche sur Les fonctions sociales du blues, aux éditions Parenthèses dans la collection Eupalinos. Il part des fonctions les plus évidentes, les plus visibles pour arriver aux fonctions essentielles et cachées. Pour conclure sur la fonction unificatrice de la communauté que le bluesman suscite simplement en racontant ses histoires qui donne l’impression d’être individuelles. Par l’intermédiaire des relations hommes/femmes, il diffuse l’image des relations Blancs/Noirs. Sans sous estimer le «machisme » des mondes du blues, une réalité par trop présente. Comme le disait Zora Neale Hurston dont l’autobiographie, Des pas dans la poussière (Editions de l’Aube) vient de paraître en français, la femme noire est la « mule » de l’homme noir… Ce monde du blues tend à s’estomper aujourd’hui de par le processus d’intégration apparemment réalisé. Le blues, folklore des populations africaines-américaines, ne correspond plus à des habitants des Inner City victimes du chômage, de la drogue et connaissant une distanciation par rapport à leurs racines africaines. Le bluesman avait beaucoup de points communs avec le griot africain, et Springer n’est ni le seul ni le premier à insister sur cet aspect, et le « double entendre » – comme disent les Américains – comme l’ironie sont des composantes fondamentales de ces poésies, qui lui donnent leur force tout en dissimulant leur message. C’est aussi une musique pour le divertissement [1]. Continuer à lire … « Le blues dans tous ses états… »

Un instrument et le monde ouvert du solo (5)

Essayer de faire partager des émotions ressenties lors des (ré)écoutes. Le monde ouvert du solo mais pas de la solitude
Déambulations dans quelques œuvres et interprétations, en profane…
Une invitation à écouter et partager ces versions ou d’autres que vous ne manquerez pas de signaler…
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Du coté du jazz (novembre 2022)

Ferveur
Claire Michael ne cache pas, pour son deuxième album, « Mystical Way », son obédience coltranienne tout en sachant ne pas copier. Elle cherche sa propre voie, mystique si l’on en croit le titre. Elle reprend « A love supreme », Composition célèbre de John Coltrane, thème tellement simple, une prière, que la tentation est grande de la jouer sans changement. Son arrangement laisse intact le « gospel », la référence religieuse, tout en proposant une nouvelle lecture. Jean-Michel Vallet, piano, claviers, Fender Rhodes, Zaza Desiderio, batterie, percussions, Patrick Chartol, basses, Hermon Mehari, trompette, forment un groupe soudé qui donne du poids à chacune des compositions.
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A deux : Duo (3)

Essayer de faire partager des émotions ressenties lors des (ré)écoutes. Deux instruments ou une voix et un instrument et leurs dialogues. Des déambulations dans quelques œuvres et interprétations, en profane…
Une invitation à écouter et partager ces versions ou d’autres que vous ne manquerez pas de signaler…
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