Archives de Catégorie: Du coté des sons

Trio : batterie, contrebasse et piano (11)

« Le » trio par excellence. Volontairement j’ai indiqué les instruments par ordre alphabétique. Une diversité surprenante, des inventions et des (dés)équilibres toujours renouvelés, des surprises encore, malgré les effets de mode de certains.

Au hasard de ré-écoutes récentes. Voir les précédentes notes : Trio : batterie, contrebasse et pianoTrio : batterie, contrebasse et piano (2)DAG trio : « Upcoming summer » : Un trio,Trio : batterie, contrebasse et piano (3)Trio : batterie, contrebasse et piano (4)trio-batterie-contrebasse-et-piano-5/trio-batterie-contrebasse-et-piano-6/trio-batterie-contrebasse-et-piano-7/trio-batterie-contrebasse-et-piano-8/Tommy Flanagan : Giant Steps hommages-3/,trio-batterie-contrebasse-et-piano-9/trio-batterie-contrebasse-et-piano-10/    Lire la suite

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Du coté du jazz (juin 2018)

Musicienne de notre temps

Marjolaine Reymond fait partie d’une génération de vocalistes qui sont aussi compositeure et arrangeure qui ne connaissent pas les frontières – pour le moins étrange – qui ont marqué les mondes de la musique. Elle se sert aussi bien de sa technique vocale acquise dans le cadre de la musique contemporaine que dans celui du jazz, découvert plus tard. Elle s’inspire autant des bréviaires du Moyen-Âge, « Le Bestiaire » qui forme le livre I de cet album, que des « Métamorphoses » – livre II -, « l’Odyssée » de Homère – livre III – ou de « l’Exode » de l’Ancien Testament pour forger des images de notre monde, un monde bestial, en train de subir des métamorphoses, qui refuse toutes les odyssées – y compris celle d’« Ulysse » de James Joyce – même s’il vit au rythme des exodes successifs. Lire la suite

Jazz, Dave Liebman, rencontre au sommet

Sous la cendre, la création encore.

Aucun album signé par Dave Liebman, saxophone soprano, ténor et flûtes, ne laisse tranquille. La sonorité des instruments qu’il se refuse à cajoler est au service de compositions interrogatives sur notre monde absurde tout en dégageant créativité et émotions. Il sait alterner les voix et les métriques pour envoyer l’auditeur vers d’autres horizons. Un de ceux qui marquent le passage entre les deux siècles. Lire la suite

Whirlwind – un label indépendant – côté saxophonistes

Tim Armacost et le NYSQ.

Une carrière déjà bien remplie pour Tim Armacost, saxophone ténor et soprano , né à Los Angeles et qui a créé son quartet, comme les initiales l’indiquent – NYSQ – à New York. Récompenses multiples pour ce musicien qui a commencé à se faire connaître au Japon. Il se situe, pour cet album « Sleight of Hand » – tour de passe-passe -, apparemment dans la lignée de Sonny Rollins et de toute la tradition du bop et du hard bop. Les compositions choisies en témoignent avec trop d’évidence, de « Soul Eyes » à « Lover Man » en passant par « Ask Me Now » et « I Fall In Love To Easily » ou une recréation d’un thème de Hank Mobley. Une seule composition originale due à la plume du pianiste du groupe, David Berkman… « Sleight of Hand » qui résume la démarche de « NYSQ », faire supporter aux oreilles et au cerveau un semblant de reconnaissance pour mieux tromper la connaissance. Lire la suite

Un essai de Laurent Cugny : Qui est Hughes Panassié ?

Hugues Panassié, un des premiers critiques et discographe du jazz a suscité émois, idolâtrie et rejets. Il a souvent été présenté – je l’ai fait dans « Le souffle de la liberté » – comme « collaborateur » pendant la deuxième guerre mondiale. Le « Pape de Montauban » comme l’appelait à la fois ses thuriféraires et ses détracteurs, a beaucoup écrit et dans beaucoup de publications y compris pendant cette période tout en restant enfermé dans Montauban.

Comment rendre compte de « l’œuvre panassiéenne et sa réception » ? Laurent Cugny s’est donné cet objectif dans cet essai biographique limité à la période qu’il analyse dans le tome 1 de son « Histoire générale du jazz en France » (Outre Mesure, 2014), autrement les années 1920-1930 avec quelques incursions dans d’autres œuvres de Panassié en forme d’autobiographie. Lire la suite

Deux pianistes, deux mondes, deux « premier album »

Un trio

« Fairly Wired », nom de ce trio « assez branché » qui veut planter quelques graines pour ce premier album. « Seeds » donc puisque l’anglais s’impose. David Erhard, piano, Jean-Charles Ladurelle, contrebasse et Xingchi Yan à la batterie ont décidé de partager leur amour d’une musique qui a des relations avec le jazz ne serait-ce que par la constitution du trio et l’influence de Keith Jarrett mais aussi de la musique mécanique chère à Carla Bley ou à la musique minimaliste de Steve Reich mais la filiation la plus directe est celle du trio Reis/Demuth/Wiltgen. Lire la suite

Paul Robeson : Vi azoy lebt der kayser? (aka How does the czar live, how does the tsar drink tea?)