Archives de Catégorie: Jazz

Des enregistrements en 2015 (4)

Des disques et des musiques récentes. Prendre le temps de s’arrêter, d’écouter des albums. S’éloigner des critères privilégiés par des commerçants, rarement disquaires, ou des productions des majors…

De multiples éditeurs nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés, ici en 2015, au hasard des écoutes.

Voir aussi : des-enregistrements-en-2015/, des-enregistrements-en-2015-2/, des-enregistrements-en-2015-3/ Lire la suite

Lutter contre les préjugés

1507-1Il doit rester un grand fond de sexisme lorsqu’il est question de musique et, particulièrement, dans le jazz. Les instruments auraient un sexe. La batterie notamment serait, malgré son genre, masculin. Le piano, à l’encontre de la grammaire, serait plus féminin et il est loisible de multiplier les exemples. Lire la suite

Duo piano saxo/clarinette/trombone (8)

Parmi les duos possibles, je garde un attachement pour la formule piano saxophone, clarinette ou trombone. Particulièrement ouverte aux dialogues, aux décalages, aux inventions, cette alliance sonore réserve de multiples surprises. Au hasard de ré-écoutes récentes. Voir précédentes notes :

Duo piano saxo/clarinette/trombone, Duo piano saxo/clarinette/trombone (2), Duo piano saxo/clarinette/trombone (3), duo-piano-saxoclarinettetrombone-4/, duo-piano-saxoclarinettetrombone-5/, duo-piano-saxoclarinettetrombone-6/, duo-piano-saxoclarinettetrombone-7/ Lire la suite

Batteur de génie : Elvin Jones !

Couv+Dos Elvin Jones FA3065.qxpElvin – son seul prénom suffit, le deuxième était Ray, 1927-2004 – est connu comme le batteur du quartet historique de John Coltrane qui a révolutionné dans les années 1960 les mondes du jazz. Aujourd’hui – en 2017 – peu de saxophonistes échappent à l’emprise coltranienne. Il faut se souvenir que certains se sont perdus dans Coltrane. Art Pepper le raconte mais aussi « Tina » – surnom qui venait, semble-t-il de sa petite taille, Harold pour l’état civil – Brooks à la fin de sa vie n’enregistrait plus jouant comme Coltrane. Le « comme » est à prendre au sens fort. Art Pepper demandait à ses interlocuteurs lors de son dernier retour, à la fin des années 1970, s’ils reconnaissaient le son de son saxophone alto comme étant le sien, celui qu’il avait avant le pénitencier et la chute dans Coltrane. Lire la suite

Un patrimoine vivant et toujours en devenir

Déjà la fin ?

Couv+Dos Int13CharlieParker FA1343.qxp

Dans « Le Sax » – « The Horn » dans l’original -, John Clellon Holmes décrit les derniers instants de Charlie Parker par l’intermédiaire de son personnage, Edgar Pool, qui emprunte aussi quelques traits à Lester Young réunissant ces deux créateur soumis au dur régime d’une société excluante, surtout les génies par définition dérangeants de l’ordre naturel des choses de ce monde capitaliste et conservateur. Un bon génie est un génie mort ! John Clellon marque les étapes de cette descente aux enfers qui connaît quelques rémissions, le génie refusant de rentrer dans sa bouteille. Les doutes sur sa capacité de continuer à créer, les drames personnels – pour Bird, la mort de sa fille Pree -, l’alcool, la drogue qui demandent leur tribut sans parler des ennuis d’argent faute d’assurer les engagements, les engueulades avec les patrons de clubs, la désespérance… Lire la suite

To regain their lives, they demandes to livre free

Des sons et des musiques qui en disent plus long que des mots.

Je propose d’abord une vidéo, où le groupe est accompagné de Médéric Collignon en concert au Café de la Danse à Paris le 4 juin 2015, Almot Wala Almazala

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Chronique jazzistique. Un club bizarre, « Le Triton »

armel-veilhan-sur-la-meme-portee-journal-d-une-saison-au-tritonLe Triton est un club de l’autre côté du périphérique. Du côté du 9-3, aux Lilas exactement et rue du Coq français – impossible à inventer – pour être encore plus précis. Il faut y aller. Armel Veilhan, romancier, homme de théâtre et musicien en a fait la chronique pendant une année, 2015 en l’occurrence qui a connu une fin juin, juillet torride. La terrasse, le restaurant étaient des endroits idéaux pour rêvasser, pour refaire un monde en train de rétrécir, de se durcir tout en sombrant. Les mois d’été chauds incite au liquide pour que l’hiver solidifie de nouvelles constructions. Lire la suite