La crise est-elle seulement climatique en Océanie ?

Dans le cadre de la COP27, Françoise Caillard analyse les défis féministes face à la militarisation accrue de la région

Le cadre de mon intervention se situe dans une approche de décolonisation et de déconstruction patriarcale. L’Océanie est une des régions les plus vastes du monde. C’est un continent discret et pourtant riche en cultures, en traditions et bien sûr en biodiversité. Il comprend actuellement 25 pays répartis en plusieurs régions [1]. Parmi eux 14 pays sont indépendants tandis que trois pays francophones sont sous tutelle française : la Polynésie française (Tahiti), Wallis et Futuna et la Nouvelle-Calédonie.

Le déchainement de crises successives
Une crise en chasse une autre. Certains parlent aujourd’hui de « permacrise ». Après deux ans de pandémie, c’est l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui survient. Puis plus près de nous, c’est les tensions entre les États unis et la Chine autour de Taiwan, avec, en toile de fond, toujours, les impacts du changement climatique.

Dans un monde aussi anxiogène, les océaniens ont de plus en plus de difficulté à trouver du sens à cette masse de crises. Ils essaient tant bien que mal de tirer leur épingle du jeu.

L’Océanie a toujours été confrontée à de multiples crises, la plupart d’origine extérieure. Elles sont d’ordre sanitaire – rougeole et covid –, social – le colonialisme, racisme, exclusion et des inégalités –, identitaire – la misère culturelle par manque de repère des jeunes –, politique – colonialisme puis néo colonialisme et aujourd’hui impérialisme sur fond de menace de conflit armé –, economique  – dépendance alimentaire – et, enfin, climatique – insécurité physique humaine.

Notre approche féministe de la crise climatique ne peut donc être dissociée des autres crises dites « d’importations » subies par les populations océaniennes. Continuer à lire … « La crise est-elle seulement climatique en Océanie ? »

Après les inondations catastrophiques, le Pakistan réclame des « réparations climatiques » 

L’été 2022 a été l’un des plus cruels qu’ait connu le Pakistan. À partir du mois de juin, le pays a été dévasté par des inondations d’une gravité sans précédent. Au mois de septembre, un tiers du Pakistan se trouvait sous les eaux et plus de 1 500 personnes étaient mortes, dont 500 enfants au moins, selon l’ONU. Selon les estimations, jusqu’à 30 millions de personnes seraient sans abri. Il faudra attendre encore six mois pour que les eaux se retirent complètement, laissant derrière elles des terres rendues incultivables.

Le pays subit dans le même temps une hausse des prix du carburant, une inflation galopante, une crise énergétique et une insécurité alimentaire massive, exacerbée par la guerre en Ukraine. Continuer à lire … « Après les inondations catastrophiques, le Pakistan réclame des « réparations climatiques » « 

Fin du monde et fin du mois sont plus que jamais un même combat

Après sa démission du gouvernement français en 2018, Nicolas Hulot avait souligné l’importance de « combiner les problèmes de fin du mois avec les problèmes de fin du monde » [1]. A l’époque, ces enjeux étaient considérés comme difficilement conciliables, après que la hausse du prix du carburant exacerbée par la taxe carbone ait débouché sur le mouvement des Gilets Jaunes en France.

Aujourd’hui, la flambée des prix des énergies fossiles et la succession d’inondations et de sécheresses remettent brutalement cette question à l’avant-plan. D’une part, les conséquences de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine ont rendu le coût du chauffage, de l’électricité et du carburant impayable pour les ménages vulnérables. D’autre part, l’intensification des catastrophes climatiques affecte en particulier les plus pauvres et rend plusieurs endroits du monde de plus en plus difficilement habitables. La crise énergétique s’ajoute au changement climatique pour faire de la résolution des problèmes de fin du monde et de fin du mois un défi plus urgent que jamais.   Continuer à lire … « Fin du monde et fin du mois sont plus que jamais un même combat »

COP27 : quelques textes

  • Maxime Combes : Que peut-on attendre de la COP27 ? Entre espoirs impossibles et déceptions certaines
  • La terre brûle, la COP se noie
  • Daniel Tanuro : COP27 : nouveau sommet du greenwashing, du capitalisme vert et de la répression
  • Egypte-COP27 : « La vision promue est celle d’une transition subordonnée au profit privé, notamment par la poursuite de la privatisation de l’eau, de la terre… ». Entretien avec Hamza Hamouchene
  • Cessez de financer la catastrophe climatique ! Les grandes banques font partie du problème, pas de la solution

Que peut-on attendre de la COP27 ?
Entre espoirs impossibles et déceptions certaines

La conférence annuelle de l’ONU sur le climat (COP27) débute ce dimanche 6 décembre à Charm-El-Cheikh (Egypte) pour 15 jours de négociations. Vous lirez d’un côté que les COP ne servent plus à rien. De l’autre, que cette COP27 est décisive pour les pays africains ou pour « assurer la justice climatique ». Bercées entre espoirs impossibles et déceptions certaines, ces approches ne peuvent qu’alimenter des formes de résignation, d’impuissance ou de démoralisation collectives. Continuer à lire … « COP27 : quelques textes« 

Darmanin et « l’écoterrorisme » : quand l’insupportable s’ajoute à l’inacceptable

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En utilisant sciemment ce terme outrancier, Gérald Darmanin fait le choix d’une provocation calculée, tout en recourant à un amalgame typique des méthodes répressives : les manifestations sont nécessairement violentes et les manifestant·es sont des terroristes. C’est un signe inquiétant révélateur d’une dérive dangereuse de criminalisation des mouvements sociaux et écologiques, à l’heure même où les urgences sociales et climatiques se font plus pressantes.

Manifester est un droit constitutionnel et un outil de lutte sociale et collective parmi d’autres. Et cette manifestation était déclarée dans les règles depuis plusieurs semaines. Mais elle a été interdite quelques jours avant, alors que l’organisation était déjà lancée et, surtout, que son motif était et demeure parfaitement légitime. Cette décision d’interdiction a été rapidement suivie de l’envoi de très nombreux gendarmes, du déploiement d’un dispositif disproportionné et dangereux [1], et de déclarations intransigeantes et très dures de la part de la préfecture. Continuer à lire … « Darmanin et « l’écoterrorisme » : quand l’insupportable s’ajoute à l’inacceptable »

La sobriété sans égalité, c’est l’austérité pour les plus pauvres

A l’heure où la catastrophe climatique s’aggrave, les tensions géopolitiques s’accentuent et les prix de l’énergie s’envolent, le plan sobriété sur lequel le gouvernement travaille depuis des mois était plus qu’attendu. Il est plus que décevant. L’objectif est louable : réduire la consommation d’énergie en France. L’ambition est haute : -10% d’énergie consommée d’ici 2024, et -40% d’ici à 2050. Le principe général est même compréhensible : essayer d’embarquer tout le monde dans l’aventure. Par contre, les voies et les moyens proposées ne sont pas à la hauteur des enjeux. Continuer à lire … « La sobriété sans égalité, c’est l’austérité pour les plus pauvres »

Appel à désarmer les criminels climatiques !

Ne laissons pas les ultra-riches et leurs multinationales détruire la planète

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Cet été nous avons vécu une succession de catastrophes climatiques : canicules, sécheresses extrêmes, mégafeux. Les restrictions d’eau ont touché l’ensemble du territoire. Orages, tornades, inondations ont également causé des dégâts parfois mortels.

Dans le même temps, nous avons assisté, avec colère, à l’indécence des ultra-riches. Bernard Arnault (LVMH), Vincent Bolloré, Martin Bouygues, François Pinault (Kering) ou Patrick Pouyanné (Total) ont multiplié les trajets de loisir ou de confort dans leur jet privé ou leur méga-yacht, et, en pleine pénurie d’eau, des dérogations ont permis l’arrosage des golfs. Continuer à lire … « Appel à désarmer les criminels climatiques ! »

Onze fausses pistes sur le climat (+ autres textes)

  • Michael Lowy : Onze fausses pistes sur le climat
  • Daniel Tanuro : Du charbon dans le Green deal – l’Union européenne, la crise climatique, l’énergie
  • Face à l’urgence sociale et écologique, construire une large convergence 

On trouve dans les divers discours sur le climat un grand nombre de lieux communs, mille fois répétés sur tous les tons, qui constituent des fausses pistes, qui conduisent, volontairement ou pas, à ignorer les vrais enjeux, ou à croire à des pseudo-solutions. Je ne me réfère pas ici aux discours négationnistes, mais à ceux qui se prétendent « verts » ou « soutenables ». Ce sont des affirmations de natures très diverses : certaines sont des vraies manipulations, des fake news, des mensonges, des mystifications ; d’autres sont des demi-vérités, ou un quart de vérité. Beaucoup sont pleines de bonne volonté et de bonnes intentions – matériel dont est pavé, comme l’on sait, la route vers l’enfer. C’est d’ailleurs sur cette route que nous nous trouvons : si l’on continue avec le business as usual -même peint en vert – d’ici quelques décennies nous nous trouverons dans une situation bien pire que la plupart des cercles de l’enfer décrits par Dante Alighieri dans sa Divine Comédie.

Les onze exemples suivants ne sont que quelques-uns de ces lieux communs à éviter. Continuer à lire … « Onze fausses pistes sur le climat (+ autres textes) »

Il n’y pas de travail sur une planète morte (+Pour une grève climatique d’une journée, le 23 septembre 2022)

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Montréal, 20 juin 2022 – Des représentant.e.s du mouvement étudiant et du milieu syndical appellent conjointement la population du Québec à se mobiliser, le 23 septembre qui vient, pour la justice climatique. Des syndicats ont lancé un appel à la grève, et prévoient organiser des manifestations dans plusieurs grandes villes du Québec, dont Montréal, Québec, Sherbrooke et Gatineau. Continuer à lire … « Il n’y pas de travail sur une planète morte (+Pour une grève climatique d’une journée, le 23 septembre 2022) »

« Lutter pour notre avenir », le premier guide de l’UITA sur la crise climatique pour les affiliées

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Les syndicats ont une longue et fière tradition de lutte pour un monde plus sûr et plus égalitaire où les droits des travailleurs-euses sont une condition préalable à la réalisation du progrès économique et social. Nous vivons aujourd’hui dans un climat de plus en plus instable où les événements climatiques extrêmes sont devenus monnaie courante. Si l’humanité tout entière est menacée, la crise a un impact disproportionné sur les personnes occupant un emploi précaire, dont de nombreuses travailleuses, et un grand nombre de travailleurs-euses agricoles, migrant-e-s, LGBTI et issus de minorités ethniques. Continuer à lire … « « Lutter pour notre avenir », le premier guide de l’UITA sur la crise climatique pour les affiliées »

Nommons cette nouvelle vague de chaleur « canicule Total Energies n°2 » (+Analyse du projet de loi « Pouvoir d’achat » sur les articles concernant les enjeux énergétiques)

Lors de la canicule du mois de juin 2022, de nombreux chercheurs et militants du climat ont proposé de nommer les vagues de chaleur, en s’inspirant de ce qui est fait pour les cyclones. Objectif : mieux identifier les phénomènes climatiques extrêmes pour mieux s’en rappeler et faciliter la compréhension des enjeux. Au milieu de ces nombreuses propositions (voir ici ou ici par exemple), plusieurs, dont moi via ce post Médiapart et ce thread twitter, ont suggéré de les nommer du nom des responsables du réchauffement climatique, en commençant par TotalEnergies et en lui accolant l’occurrence du phénomène. Ainsi, le nom « canicule Total Energies n°1 » a-t-il commencé à être utilisé pour la vague de chaleur du mois de juin 2022, ainsi que repris dans plusieurs articles de presse

Avant d’expliciter pourquoi il est proposé de conserver le nom TotalEnergies (cette suggestion est aussi celle de BonPote), précisons que cette nouvelle vague de chaleur pourrait approcher l’intensité de « la canicule de 2003, voire peut-être la dépasser », selon le climatologue Christophe Cassou : vers dix jours au-dessus de 35-40 °C ? Pour le dire trivialement, si vous avez eu chaud au mois de juin, vous allez suer avec la vague de chaleur qui vient. Pour tout comprendre à son origine et à sa dynamique (intensité, durée, etc), lisez donc ce long thread explicatif de Christophe. Les climatologues sont formels : le réchauffement climatique, généré principalement par la combustion des énergies fossiles, augmente la fréquence, l’intensité et la durée des vagues de chaleur. Ce résultat, comme le montre le dernier rapport du GIEC, est très robuste.  Continuer à lire … « Nommons cette nouvelle vague de chaleur « canicule Total Energies n°2 » (+Analyse du projet de loi « Pouvoir d’achat » sur les articles concernant les enjeux énergétiques) »

Pas de justice climatique sans justice de la dette

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Dans le double cadre de la campagne globale pour l’annulation de la dette et de la journée mondiale d’actions pour le climat, des organisations et mouvements du monde entier, dont des membres du CADTM, interpellent les gouvernements et les institutions afin qu’ils prennent des mesures urgentes, justes et ambitieuses en faveur de la justice pour la dette et de la justice climatique.

La nécessité d’une transition mondiale vers une économie plus durable et équitable ne sera possible sans un financement climatique durable, responsable, juste et non générateur d’endettement, ainsi qu’un financement pour la transition qui n’exacerbe pas les vulnérabilités de la dette dans les pays du Sud. En outre, l’annulation de la dette et un cadre équitable de résolution de la dette sont nécessaires. La justice climatique ne sera pas possible sans justice économique et vis-à-vis de la dette. Et une juste résolution de la dette ne sera pas possible sans justice climatique. Continuer à lire … « Pas de justice climatique sans justice de la dette »

Rareté, récence et réticence : sur la médiatisation de la « délinquance environnementale »

Entretien avec le chercheur en sciences sociales (et compagnon de route d’Acrimed) Grégory Salle, auteur de Qu’est-ce que le crime environnemental ?, Seuil, 2022.

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Acrimed – On sait que le traitement médiatique de la question environnementale en général « n’est pas à la hauteur des enjeux », comme l’exprimaient par exemple des associations de journalistes spécialisés en janvier. Dans le premier chapitre de Qu’est-ce que le crime environnemental ?, tu t’intéresses à l’un des aspects de cette question. Et le premier constat que tu fais, quelle que soit l’acception du concept de « crime environnemental » (à grands traits : une acception juridique qui prend en compte les atteintes illégales à l’environnement vs une acception sociologique qui inclut aussi certaines atteintes légales), c’est celui de la « rareté des sujets qui sont consacrés » au « thème de la délinquance ou de la criminalité environnementale au cours des dernières décennies ». Peux-tu présenter ta méthode de comptage et l’idée qui la guide ?
Grégory Salle – À vrai dire, ce comptage est fait lui aussi « à grands traits » ! Dans le cadre de cet essai, je me suis contenté de présenter les grandes lignes, de donner des ordres de grandeur, qui restent à affiner. L’idée de départ, c’était de vérifier l’impression selon laquelle des notions comme « délinquance écologique » ou « criminalité environnementale » n’avaient pas réussi à s’imposer dans le débat public, en tout cas qu’elles n’étaient pas d’usage courant ou régulier dans le discours médiatique. A priori leur « potentiel de succès » ne paraît pas mince… Et il y a bien des termes qui, en quelques années, deviennent quasiment incontournables, pour le meilleur et pour le pire (« résilience »…). Pourquoi donc cet insuccès ? Continuer à lire … « Rareté, récence et réticence : sur la médiatisation de la « délinquance environnementale » »

Pourquoi nous ne faisons rien quand la maison brûle

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Répéter, analyser, écouter, transmettre : tout ce que font Lydia et Claude Bourguignon, depuis près de quarante ans, en France et dans le monde. Ces scientifiques de terrain, devenus des sages, à force de nous alerter sur la crise actuelle. (Gilles Fumey) Continuer à lire … « Pourquoi nous ne faisons rien quand la maison brûle »

Alerte vague de chaleur ! Nommons-la « canicule TotalEnergies n°1 »

Pour les météorologues, c’est désormais acquis. Dans les jours qui viennent, nous allons devoir supporter une vague de chaleur peut-être sans précédent pour un début de mois de juin : 40°C ou plus dans le Sud, plus de 35°C au Nord. Une canicule exceptionnelle par sa précocité et sans doute aussi pour son intensité dans bien des régions du pays (et en Espagne). Liée à la remontée d’air subtropical torride, cette vague de chaleur pourrait conduire à des températures supérieures de 5 à 15 °C aux moyennes, sur plusieurs jours, avec des nuits à plus de 20°C.

Les climatologues sont formels : le réchauffement climatique, généré principalement par la combustion des énergies fossiles, augmente la fréquence, l’intensité et la durée des vagues de chaleur. Ce résultat, comme le montre le dernier rapport du GIEC, est très robuste. Affirmer ce lien n’est pas hasardeux : aujourd’hui, c’est ne pas le mentionner qui n’est pas sérieux. Dans cet excellent thread sur Twitter, Christophe Cassou, climatologue, nous rappelle pourquoi. Continuer à lire … « Alerte vague de chaleur ! Nommons-la « canicule TotalEnergies n°1 » »

Chicago 1995, un avant-goût de l’avenir

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Été 1995, la ville de Chicago subit une vague de chaleur inédite qui fera des centaines des victimes. Au-delà du phénomène climatique, les causes de cette catastrophe sont avant tout sociales, tels que la ségrégation spatiale, l’incapacité des pouvoirs publics à faire face à ce genre de situation ou encore le traitement médiatique de l’évènement. (Renaud Duterme) Continuer à lire … « Chicago 1995, un avant-goût de l’avenir »

Changement climatique : cinq catastrophes naturelles qui demandent une action d’urgence

Les risques climatiques sont des phénomènes naturels faisant partie de cycles saisonniers. Il y a toujours eu des ouragans, des sécheresses, des incendies, des inondations et des vents violents. Cependant nous assistons désormais à des destructions et des dévastations d’une ampleur nouvelle et terrifiante.

L’année 2019 a connu des catastrophes climatiques dévastatrices dans plusieurs régions du monde comme le cyclone Idai, des vagues de chaleur meurtrières en Inde, au Pakistan et en Europe, ainsi que des inondations en Asie du Sud-Est. Des millions de personnes, du Mozambique au Bangladesh, ont déjà perdu leur habitation, leurs moyens de subsistance et des proches en raison de ces phénomènes météorologiques devenus de plus en plus dangereux et fréquents. Continuer à lire … « Changement climatique : cinq catastrophes naturelles qui demandent une action d’urgence »

 Pour une décroissance écosocialiste

Declaration commune entre partisans de la décroissance et de l’ecosocialisme, signalant les convergences possibles des deux courants

La décroissance et l’écosocialisme sont deux des plus importants mouvements – et propositions – du côté radical du spectre écologique. Bien sûr, tous les membres de la communauté de la décroissance ne s’identifient pas comme socialistes, et tous les écosocialistes ne sont pas convaincus de l’intérêt de la décroissance. Mais on peut voir une tendance croissante au respect mutuel et à la convergence.

Essayons de cartographier les grands domaines d’accord entre nous, et énumérons certains des principaux arguments en faveur d’une décroissance écosocialiste : Continuer à lire …  » Pour une décroissance écosocialiste »

Afrique du Sud. Les effets meurtriers des inondations face à la politique du gouvernement Ramaphosa… qui encourage le charbon et le méthane

(Johannesburg, le 14 avril 2022) Les pluies diluviennes et inondations ont de nouveau ravagé la troisième plus grande ville d’Afrique du Sud, Durban, tuant au moins 300 habitants lundi [actuellement, le nombre de morts est estimé à plus de 400 et 41 000 personnes sont brutalement affectées], obligeant des milliers d’autres à évacuer leurs maisons et empêchant la circulation des personnes et des biens de première nécessité en raison de l’effondrement des routes et des ponts. Dans de nombreuses zones, les ruptures de conduites de distribution d’eau et l’effondrement du système électrique ont laissé les robinets à sec et le courant coupé pendant des jours. Continuer à lire … « Afrique du Sud. Les effets meurtriers des inondations face à la politique du gouvernement Ramaphosa… qui encourage le charbon et le méthane »

Occupons pour en finir avec les énergies fossiles

Nous publions une traduction du site End of fossil. Ce site appelle la jeunesse étudiante du monde à la mobilisation à l’automne 2022 Son objectif est de mettre fin aux énergies fossiles.

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Quoi ?

Entre septembre et décembre 2022, les jeunes du mouvement pour la justice climatique vont occuper des centaines d’écoles et d’universités dans le monde entier. Nous ne céderons pas tant que nous n’aurons pas obtenu la fin de l’ère des combustibles fossiles.

Notre revendication : La fin des énergies fossiles !

Notre objectif est de changer le système en mettant fin à l’économie fossile au niveau international. En fonction du contexte local, les revendications peuvent varier entre la fin de l’extraction fossile, la finance fossile, le financement fossile, les infrastructures fossiles ou autres.

Pourquoi ?

Le mouvement des jeunes a montré sa force au cours des dernières années, mais les émissions continuent d’augmenter alors que le temps pour agir se réduit. Le mouvement pour la justice climatique a le pouvoir de changer le monde, et le mouvement des jeunes a le pouvoir de mettre fin aux énergies fossiles maintenant.

L’industrie des combustibles fossiles est l’un des plus importants piliers du système. Si nous la démantelons, nous pourrons ouvrir la voie pour arrêter le changement climatique et assurer une transition juste pour tous les peuples.

Nous pensons que chaque groupe de la société doit se mobiliser là où il le peut pour construire un mouvement de masse pour la justice climatique qui sera victorieux. Ainsi, nous utiliserons les espaces dont nous disposons – écoles et universités – pour organiser le changement du cours de l’histoire. Nous utiliserons ces occupations pour lutter pour nos présents et nos futurs, qui ne sont possibles qu’en exigeant la fin immédiate des combustibles fossiles.

Occuper, c’est perturber la normalité, et perturber, c’est crier haut et fort au reste de la société que notre maison est en feu. Nous allons occuper les lieux pour exiger la fin des combustibles fossiles. Nous perturberons les écoles et les universités parce que nous ne pouvons plus prétendre que la normalité est bonne : notre devoir de jeunes est de nous battre. Nous occuperons pour prouver qu’un autre monde est possible, en montrant et en imaginant collectivement la société juste que nous voulons créer : libre d’oppressions, et où la vie est au centre, et non le profit .

Nous nous inspirons d’innombrables exemples historiques, de la Révolution des Pingouins au Chili en 2006 et de la Primavera Secundarista au Brésil en 2016, aux immenses mobilisations qui ont suivi Mai 68 dans le monde entier et bien d’autres qui nous ont montré que les étudiants ont le pouvoir de changer profondément la société. Nous ne visons rien de moins : nous commençons en tant qu’étudiants, mais nous voulons que toute la société agisse pour la justice climatique.

Qui ?

Toute personne, de n’importe quelle partie du monde, qui souhaite organiser des occupations d’écoles locales à la fin de cette année est la bienvenue, à condition qu’elle accepte de participer à la réalisation de notre demande principale et de suivre nos trois principes.

Nos 3 principes :

1. LES JEUNES DIRIGENT

Les occupations scolaires/universitaires sont organisées par les jeunes.

2 LE CADRE DE LA JUSTICE CLIMATIQUE

Le cadre politique qui sous-tend ces occupations est celui de d’une justice climatique. Nous voulons mettre fin aux fossiles pour atteindre la justice climatique et sociale au niveau mondial. Nous voulons mettre fin aux énergies fossiles par le biais d’un processus mondial socialement juste.

3. OCCUPER JUSQU’À CE QUE NOUS GAGNIONS

Notre intention est d’occuper des écoles et des universités dans plusieurs endroits, en perturbant le fonctionnement normal de la société jusqu’à ce que la demande locale soit satisfaite.

https://www.pressegauche.org/Occupons-pour-en-finir-avec-les-energies-fossiles