« Lutter pour notre avenir », le premier guide de l’UITA sur la crise climatique pour les affiliées

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Les syndicats ont une longue et fière tradition de lutte pour un monde plus sûr et plus égalitaire où les droits des travailleurs-euses sont une condition préalable à la réalisation du progrès économique et social. Nous vivons aujourd’hui dans un climat de plus en plus instable où les événements climatiques extrêmes sont devenus monnaie courante. Si l’humanité tout entière est menacée, la crise a un impact disproportionné sur les personnes occupant un emploi précaire, dont de nombreuses travailleuses, et un grand nombre de travailleurs-euses agricoles, migrant-e-s, LGBTI et issus de minorités ethniques. Continuer à lire … « « Lutter pour notre avenir », le premier guide de l’UITA sur la crise climatique pour les affiliées »

Nommons cette nouvelle vague de chaleur « canicule Total Energies n°2 » (+Analyse du projet de loi « Pouvoir d’achat » sur les articles concernant les enjeux énergétiques)

Lors de la canicule du mois de juin 2022, de nombreux chercheurs et militants du climat ont proposé de nommer les vagues de chaleur, en s’inspirant de ce qui est fait pour les cyclones. Objectif : mieux identifier les phénomènes climatiques extrêmes pour mieux s’en rappeler et faciliter la compréhension des enjeux. Au milieu de ces nombreuses propositions (voir ici ou ici par exemple), plusieurs, dont moi via ce post Médiapart et ce thread twitter, ont suggéré de les nommer du nom des responsables du réchauffement climatique, en commençant par TotalEnergies et en lui accolant l’occurrence du phénomène. Ainsi, le nom « canicule Total Energies n°1 » a-t-il commencé à être utilisé pour la vague de chaleur du mois de juin 2022, ainsi que repris dans plusieurs articles de presse

Avant d’expliciter pourquoi il est proposé de conserver le nom TotalEnergies (cette suggestion est aussi celle de BonPote), précisons que cette nouvelle vague de chaleur pourrait approcher l’intensité de « la canicule de 2003, voire peut-être la dépasser », selon le climatologue Christophe Cassou : vers dix jours au-dessus de 35-40 °C ? Pour le dire trivialement, si vous avez eu chaud au mois de juin, vous allez suer avec la vague de chaleur qui vient. Pour tout comprendre à son origine et à sa dynamique (intensité, durée, etc), lisez donc ce long thread explicatif de Christophe. Les climatologues sont formels : le réchauffement climatique, généré principalement par la combustion des énergies fossiles, augmente la fréquence, l’intensité et la durée des vagues de chaleur. Ce résultat, comme le montre le dernier rapport du GIEC, est très robuste.  Continuer à lire … « Nommons cette nouvelle vague de chaleur « canicule Total Energies n°2 » (+Analyse du projet de loi « Pouvoir d’achat » sur les articles concernant les enjeux énergétiques) »

Pas de justice climatique sans justice de la dette

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Dans le double cadre de la campagne globale pour l’annulation de la dette et de la journée mondiale d’actions pour le climat, des organisations et mouvements du monde entier, dont des membres du CADTM, interpellent les gouvernements et les institutions afin qu’ils prennent des mesures urgentes, justes et ambitieuses en faveur de la justice pour la dette et de la justice climatique.

La nécessité d’une transition mondiale vers une économie plus durable et équitable ne sera possible sans un financement climatique durable, responsable, juste et non générateur d’endettement, ainsi qu’un financement pour la transition qui n’exacerbe pas les vulnérabilités de la dette dans les pays du Sud. En outre, l’annulation de la dette et un cadre équitable de résolution de la dette sont nécessaires. La justice climatique ne sera pas possible sans justice économique et vis-à-vis de la dette. Et une juste résolution de la dette ne sera pas possible sans justice climatique. Continuer à lire … « Pas de justice climatique sans justice de la dette »

Rareté, récence et réticence : sur la médiatisation de la « délinquance environnementale »

Entretien avec le chercheur en sciences sociales (et compagnon de route d’Acrimed) Grégory Salle, auteur de Qu’est-ce que le crime environnemental ?, Seuil, 2022.

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Acrimed – On sait que le traitement médiatique de la question environnementale en général « n’est pas à la hauteur des enjeux », comme l’exprimaient par exemple des associations de journalistes spécialisés en janvier. Dans le premier chapitre de Qu’est-ce que le crime environnemental ?, tu t’intéresses à l’un des aspects de cette question. Et le premier constat que tu fais, quelle que soit l’acception du concept de « crime environnemental » (à grands traits : une acception juridique qui prend en compte les atteintes illégales à l’environnement vs une acception sociologique qui inclut aussi certaines atteintes légales), c’est celui de la « rareté des sujets qui sont consacrés » au « thème de la délinquance ou de la criminalité environnementale au cours des dernières décennies ». Peux-tu présenter ta méthode de comptage et l’idée qui la guide ?
Grégory Salle – À vrai dire, ce comptage est fait lui aussi « à grands traits » ! Dans le cadre de cet essai, je me suis contenté de présenter les grandes lignes, de donner des ordres de grandeur, qui restent à affiner. L’idée de départ, c’était de vérifier l’impression selon laquelle des notions comme « délinquance écologique » ou « criminalité environnementale » n’avaient pas réussi à s’imposer dans le débat public, en tout cas qu’elles n’étaient pas d’usage courant ou régulier dans le discours médiatique. A priori leur « potentiel de succès » ne paraît pas mince… Et il y a bien des termes qui, en quelques années, deviennent quasiment incontournables, pour le meilleur et pour le pire (« résilience »…). Pourquoi donc cet insuccès ? Continuer à lire … « Rareté, récence et réticence : sur la médiatisation de la « délinquance environnementale » »

Pourquoi nous ne faisons rien quand la maison brûle

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Répéter, analyser, écouter, transmettre : tout ce que font Lydia et Claude Bourguignon, depuis près de quarante ans, en France et dans le monde. Ces scientifiques de terrain, devenus des sages, à force de nous alerter sur la crise actuelle. (Gilles Fumey) Continuer à lire … « Pourquoi nous ne faisons rien quand la maison brûle »

Alerte vague de chaleur ! Nommons-la « canicule TotalEnergies n°1 »

Pour les météorologues, c’est désormais acquis. Dans les jours qui viennent, nous allons devoir supporter une vague de chaleur peut-être sans précédent pour un début de mois de juin : 40°C ou plus dans le Sud, plus de 35°C au Nord. Une canicule exceptionnelle par sa précocité et sans doute aussi pour son intensité dans bien des régions du pays (et en Espagne). Liée à la remontée d’air subtropical torride, cette vague de chaleur pourrait conduire à des températures supérieures de 5 à 15 °C aux moyennes, sur plusieurs jours, avec des nuits à plus de 20°C.

Les climatologues sont formels : le réchauffement climatique, généré principalement par la combustion des énergies fossiles, augmente la fréquence, l’intensité et la durée des vagues de chaleur. Ce résultat, comme le montre le dernier rapport du GIEC, est très robuste. Affirmer ce lien n’est pas hasardeux : aujourd’hui, c’est ne pas le mentionner qui n’est pas sérieux. Dans cet excellent thread sur Twitter, Christophe Cassou, climatologue, nous rappelle pourquoi. Continuer à lire … « Alerte vague de chaleur ! Nommons-la « canicule TotalEnergies n°1 » »

Chicago 1995, un avant-goût de l’avenir

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Été 1995, la ville de Chicago subit une vague de chaleur inédite qui fera des centaines des victimes. Au-delà du phénomène climatique, les causes de cette catastrophe sont avant tout sociales, tels que la ségrégation spatiale, l’incapacité des pouvoirs publics à faire face à ce genre de situation ou encore le traitement médiatique de l’évènement. (Renaud Duterme) Continuer à lire … « Chicago 1995, un avant-goût de l’avenir »

Changement climatique : cinq catastrophes naturelles qui demandent une action d’urgence

Les risques climatiques sont des phénomènes naturels faisant partie de cycles saisonniers. Il y a toujours eu des ouragans, des sécheresses, des incendies, des inondations et des vents violents. Cependant nous assistons désormais à des destructions et des dévastations d’une ampleur nouvelle et terrifiante.

L’année 2019 a connu des catastrophes climatiques dévastatrices dans plusieurs régions du monde comme le cyclone Idai, des vagues de chaleur meurtrières en Inde, au Pakistan et en Europe, ainsi que des inondations en Asie du Sud-Est. Des millions de personnes, du Mozambique au Bangladesh, ont déjà perdu leur habitation, leurs moyens de subsistance et des proches en raison de ces phénomènes météorologiques devenus de plus en plus dangereux et fréquents. Continuer à lire … « Changement climatique : cinq catastrophes naturelles qui demandent une action d’urgence »

 Pour une décroissance écosocialiste

Declaration commune entre partisans de la décroissance et de l’ecosocialisme, signalant les convergences possibles des deux courants

La décroissance et l’écosocialisme sont deux des plus importants mouvements – et propositions – du côté radical du spectre écologique. Bien sûr, tous les membres de la communauté de la décroissance ne s’identifient pas comme socialistes, et tous les écosocialistes ne sont pas convaincus de l’intérêt de la décroissance. Mais on peut voir une tendance croissante au respect mutuel et à la convergence.

Essayons de cartographier les grands domaines d’accord entre nous, et énumérons certains des principaux arguments en faveur d’une décroissance écosocialiste : Continuer à lire …  » Pour une décroissance écosocialiste »

Afrique du Sud. Les effets meurtriers des inondations face à la politique du gouvernement Ramaphosa… qui encourage le charbon et le méthane

(Johannesburg, le 14 avril 2022) Les pluies diluviennes et inondations ont de nouveau ravagé la troisième plus grande ville d’Afrique du Sud, Durban, tuant au moins 300 habitants lundi [actuellement, le nombre de morts est estimé à plus de 400 et 41 000 personnes sont brutalement affectées], obligeant des milliers d’autres à évacuer leurs maisons et empêchant la circulation des personnes et des biens de première nécessité en raison de l’effondrement des routes et des ponts. Dans de nombreuses zones, les ruptures de conduites de distribution d’eau et l’effondrement du système électrique ont laissé les robinets à sec et le courant coupé pendant des jours. Continuer à lire … « Afrique du Sud. Les effets meurtriers des inondations face à la politique du gouvernement Ramaphosa… qui encourage le charbon et le méthane »

Occupons pour en finir avec les énergies fossiles

Nous publions une traduction du site End of fossil. Ce site appelle la jeunesse étudiante du monde à la mobilisation à l’automne 2022 Son objectif est de mettre fin aux énergies fossiles.

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Quoi ?

Entre septembre et décembre 2022, les jeunes du mouvement pour la justice climatique vont occuper des centaines d’écoles et d’universités dans le monde entier. Nous ne céderons pas tant que nous n’aurons pas obtenu la fin de l’ère des combustibles fossiles.

Notre revendication : La fin des énergies fossiles !

Notre objectif est de changer le système en mettant fin à l’économie fossile au niveau international. En fonction du contexte local, les revendications peuvent varier entre la fin de l’extraction fossile, la finance fossile, le financement fossile, les infrastructures fossiles ou autres.

Pourquoi ?

Le mouvement des jeunes a montré sa force au cours des dernières années, mais les émissions continuent d’augmenter alors que le temps pour agir se réduit. Le mouvement pour la justice climatique a le pouvoir de changer le monde, et le mouvement des jeunes a le pouvoir de mettre fin aux énergies fossiles maintenant.

L’industrie des combustibles fossiles est l’un des plus importants piliers du système. Si nous la démantelons, nous pourrons ouvrir la voie pour arrêter le changement climatique et assurer une transition juste pour tous les peuples.

Nous pensons que chaque groupe de la société doit se mobiliser là où il le peut pour construire un mouvement de masse pour la justice climatique qui sera victorieux. Ainsi, nous utiliserons les espaces dont nous disposons – écoles et universités – pour organiser le changement du cours de l’histoire. Nous utiliserons ces occupations pour lutter pour nos présents et nos futurs, qui ne sont possibles qu’en exigeant la fin immédiate des combustibles fossiles.

Occuper, c’est perturber la normalité, et perturber, c’est crier haut et fort au reste de la société que notre maison est en feu. Nous allons occuper les lieux pour exiger la fin des combustibles fossiles. Nous perturberons les écoles et les universités parce que nous ne pouvons plus prétendre que la normalité est bonne : notre devoir de jeunes est de nous battre. Nous occuperons pour prouver qu’un autre monde est possible, en montrant et en imaginant collectivement la société juste que nous voulons créer : libre d’oppressions, et où la vie est au centre, et non le profit .

Nous nous inspirons d’innombrables exemples historiques, de la Révolution des Pingouins au Chili en 2006 et de la Primavera Secundarista au Brésil en 2016, aux immenses mobilisations qui ont suivi Mai 68 dans le monde entier et bien d’autres qui nous ont montré que les étudiants ont le pouvoir de changer profondément la société. Nous ne visons rien de moins : nous commençons en tant qu’étudiants, mais nous voulons que toute la société agisse pour la justice climatique.

Qui ?

Toute personne, de n’importe quelle partie du monde, qui souhaite organiser des occupations d’écoles locales à la fin de cette année est la bienvenue, à condition qu’elle accepte de participer à la réalisation de notre demande principale et de suivre nos trois principes.

Nos 3 principes :

1. LES JEUNES DIRIGENT

Les occupations scolaires/universitaires sont organisées par les jeunes.

2 LE CADRE DE LA JUSTICE CLIMATIQUE

Le cadre politique qui sous-tend ces occupations est celui de d’une justice climatique. Nous voulons mettre fin aux fossiles pour atteindre la justice climatique et sociale au niveau mondial. Nous voulons mettre fin aux énergies fossiles par le biais d’un processus mondial socialement juste.

3. OCCUPER JUSQU’À CE QUE NOUS GAGNIONS

Notre intention est d’occuper des écoles et des universités dans plusieurs endroits, en perturbant le fonctionnement normal de la société jusqu’à ce que la demande locale soit satisfaite.

https://www.pressegauche.org/Occupons-pour-en-finir-avec-les-energies-fossiles

 

Après le nouveau rapport du GIEC

  • Attac France : Après le nouveau rapport du GIEC, amplifions nos mobilisations pour la justice climatique
  • Nature Québec : Nouveau rapport du GIEC : Un message clair et inédit aux décideurs sur les transformations majeures à opérer pour éviter la catastrophe climatique
  • L’appel à la grève climatique fait son chemin 
  • Ian Angus : Les banquiers mentent sur le financement des combustibles fossiles
  • Daniel Tanuro : Crise climatique – Rapport du GT3 du GIEC : de la rigueur scientifique à la fable sociale

Après le nouveau rapport du GIEC, amplifions nos mobilisations pour la justice climatique

Si les papiers précédents du GIEC avaient traité de l’aggravation des dérèglements climatiques, le dernier volet du sixième rapport publié aujourd’hui, axé sur les stratégies d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, confirme l’accumulation du retard pris par les États pour éviter une catastrophe climatique et humaine. Les projections d’émissions pour 2030 sont supérieures aux engagements des États, engagements qui sont par ailleurs insuffisants pour limiter le réchauffement au-dessous de 1,5°C à la fin du siècle. Résultat, on se dirige tout droit vers une augmentation située entre 3,3 et 5,4°C. Continuer à lire … « Après le nouveau rapport du GIEC »

Traité sur la Non-Prolifération des Combustibles Fossiles

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  • Stan Cox : Etats-Unis. Comment ne pas faire face à Vladimir Poutine… en forant et pompant
  • Scientifiques, chercheurs et universitaires exigent un Traité sur la Non-Prolifération des Combustibles Fossiles
  • Raúl M. Grijalva : La guerre et le secteur pétrolier: un responsable démocrate dénonce l’opération en cours

Etats-Unis. Comment ne pas faire face à Vladimir Poutine… en forant et pompant

Alors que le peuple ukrainien subit le poids mortel de l’invasion russe, les ondes de choc de cette guerre menacent d’aggraver d’autres crises sur la planète. Avant le début de l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine, l’urgence qui s’affirmait alors le plus – le réchauffement du climat de la Terre – est aujourd’hui encore plus grande. La raison en est simple : la ruée vers la production de pétrole et de gaz provoquée par la guerre a considérablement compromis les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Continuer à lire … « Traité sur la Non-Prolifération des Combustibles Fossiles »

Impacts du réchauffement : plus rapides et plus sévères que prévu, affirme le GIEC

Le rapport du Groupe de travail II du GIEC sur les impacts et l’adaptation au changement climatique lance un cri d’alarme strident : la catastrophe est plus grave que projeté par les modèles, ses effets se manifestent plus vite et tous les risques grandissent. Les pauvres, les peuples indigènes, les femmes, les enfants et les personnes âgées sont de plus en plus menacés, surtout dans les pays du Sud global. Les politiques suivies pour limiter les dégâts sont inadéquates, vont à rebours de la soutenabilité et creusent les inégalités sociales. Les auteurs/trices appellent à une approche inclusive pour transformer la société à tous les niveaux Continuer à lire … « Impacts du réchauffement : plus rapides et plus sévères que prévu, affirme le GIEC »

One Ocean Summit : lettre ouverte au Président de la République

Paris, le 9 février 2022

Monsieur le Président,

Le sommet de l’océan que vous avez convoqué à Brest s’ouvre et l’association BLOOM, ardente défenseuse du milieu marin, n’y participera pas. Je voudrais ici vous dire pourquoi, à vous ainsi qu’aux Françaises et Français qui suivent et soutiennent nos actions. Notre décision s’inscrit dans une ligne de conduite dont la cohérence s’est imposée à nous en réponse à votre propre cohérence d’utilitariste de la nature, qui n’a pas cillé depuis que vous aviez commencé à en montrer la teneur, alors que vous n’étiez encore qu’un ministre classiquement extractiviste. Depuis, votre statut présidentiel n’a pas rééquilibré votre posture, au contraire. Vous avez utilisé la fonction suprême de l’État pour faire reculer la France de façon inattendue en matière de protection environnementale. La somme et l’étendue de vos actes vous font porter aujourd’hui une responsabilité inédite dans la destruction de l’environnement et de l’océan en particulier. Continuer à lire … « One Ocean Summit : lettre ouverte au Président de la République »

Pétrole, bientôt la fin ?

Étrange sujet que la fin du pétrole. Malgré ses limites physiques connues, tout un chacun (gouvernements, entreprises, particuliers) vit au jour le jour comme si elles n’existaient pas et que cette énergie devait rester abondante. Pourtant, la production de pétrole a amorcé un déclin inévitable, aux conséquences déjà visibles. (Renaud Duterme)

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Auteur d’une monumentale Histoire de l’or noir, Matthieu Auzanneau récidive dans un livre court et percutant co-écrit avec Hortense Chauvin au titre explicite : Pétrole, le déclin est proche. Ils remettent les pendules à l’heure sur l’importance du pétrole au sein de nos existences, la notion de pic pétrolier mais également sur les impacts socio-économiques qui nous attendent dans un futur (très) proche.  Continuer à lire … « Pétrole, bientôt la fin ? »

Une nouvelle étude montre que pour répondre à la crise climatique, il faut mettre fin à 50 ans de surconsommation d’engrais chimiques

La hausse des coûts des engrais azotés de synthèse, déclenchée par une flambée des prix du gaz naturel, fait paniquer les gouvernements, qui craignent une crise alimentaire mondiale catastrophique [1]. Dans le même temps, une nouvelle étude montre que les engrais azotés de synthèse sont un facteur majeur de la crise climatique puisqu’ils sont actuellement à l’origine de l’émission dans l’atmosphère d’une tonne de GES sur 40 [2]. À la veille de la 26e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, le moment est venu pour le monde de se débarrasser de sa dépendance aux engrais azotés de synthèse et de passer de toute urgence à une agriculture sans combustibles fossiles ni produits chimiques. Continuer à lire … « Une nouvelle étude montre que pour répondre à la crise climatique, il faut mettre fin à 50 ans de surconsommation d’engrais chimiques »

La catastrophe écologique ne se décline pas au futur 

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En introduction, Michael Löwy et Daniel Tanuro discutent de la « question écosociale », des rapports du GIEC, des phénomènes météorologiques extrêmes, de catastrophe sociale autant qu’environnementale, d’imbrication des discriminations, de l’expression « catastrophe naturelle », de société subordonnée à la logique du profit. Ils donnent des exemples en particulier dans les pays dits du Sud, les effets sociaux des inondations, la hausse des températures, l’insécurité alimentaire, la sécheresse, les cyclones, les effets décuplés du phénomène El Niño. Les auteurs abordent aussi les autres pays, les responsabilités historiques des pays dits du Nord, les mégafeux en Australie, l’Ouragan Katrina, les canicules…

Nous vivons une accélération spectaculaire, les phénomènes imputables au réchauffement climatique se multiplient et entrainent chaque années des migrations de plusieurs millions de personnes. La production marchande transforme le progrès en destruction et les travailleurs et les travailleuses n’ont rien à attendre du capitalisme, fut-il vert. Une question stratégique majeure se pose : « le syndicalisme rompra-t-il le compromis productiviste avec le capital pour rejoindre franchement les peuples indigènes, les petit·e·s paysan·ne·s, la jeunesse, les femmes, qui sont partout en première ligne du combat pour notre mère la Terre ? ». Continuer à lire … « La catastrophe écologique ne se décline pas au futur « 

L’écologie de Marx à la lumière de la MEGA 2

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Depuis une trentaine d’années, les études destinées à évaluer la portée de l’œuvre de Marx (tout comme de celle d’Engels, qui lui est étroitement liée) à l’aune de la thématique et de la problématique écologiques se sont multipliées. Aiguillonnées par la conscience grandissante de l’ampleur de la catastrophe écologique dans laquelle nous sommes engagés et de l’urgence qu’il y a à l’affronter, elles ont cherché à déterminer si et dans quelle mesure cette œuvre était susceptible d’éclairer les tenants et aboutissants de cette catastrophe et de contribuer à formuler des réponses appropriées permettant d’envisager d’en sortir. Continuer à lire … « L’écologie de Marx à la lumière de la MEGA 2 »

Apothéose néolibérale : la COP26 fonde le marché mondial de l’incendie et l’offre aux incendiaires capitalistes, au détriment des peuples (et autre texte)

La Conférence de Glasgow (COP26) aurait dû en priorité :

1°) concrétiser la promesse des pays « développés » de verser au Fonds vert pour le climat, à partir de 2020, au moins cent milliards de dollars par an pour aider le Sud global à relever le défi climatique [1] ;

2°) forcer ces mêmes pays à intervenir financièrement pour couvrir les énormes « pertes et dommages » causés par le réchauffement, en particulier dans les « pays les moins avancés » et les petits états insulaires ;

3°) « rehausser les ambitions » climatiques des gouvernements pour concrétiser l’objectif adopté de la COP21 (Paris, 2015) : « maintenir la hausse de température bien au-dessous de 2°C tout en continuant les efforts pour ne pas dépasser 1,5°C par rapport à la période préindustrielle ».

Le bilan est sans appel : sur le papier, Glasgow clarifie l’objectif ambigu de Paris en le radicalisant (1,5°C est dorénavant l’objectif) et évoque la responsabilité des combustibles fossiles; mais en pratique, la Conférence n’a rien conçu pour arrêter la catastrophe. « Pas en avant dans la bonne direction », ont dit certains. Au contraire : obnubilés par la relance néolibérale post-covid et par leurs rivalités géostratégiques, les maîtres du monde ont décidé : Continuer à lire … « Apothéose néolibérale : la COP26 fonde le marché mondial de l’incendie et l’offre aux incendiaires capitalistes, au détriment des peuples (et autre texte) »