Changement climatique : cinq catastrophes naturelles qui demandent une action d’urgence

Les risques climatiques sont des phénomènes naturels faisant partie de cycles saisonniers. Il y a toujours eu des ouragans, des sécheresses, des incendies, des inondations et des vents violents. Cependant nous assistons désormais à des destructions et des dévastations d’une ampleur nouvelle et terrifiante.

L’année 2019 a connu des catastrophes climatiques dévastatrices dans plusieurs régions du monde comme le cyclone Idai, des vagues de chaleur meurtrières en Inde, au Pakistan et en Europe, ainsi que des inondations en Asie du Sud-Est. Des millions de personnes, du Mozambique au Bangladesh, ont déjà perdu leur habitation, leurs moyens de subsistance et des proches en raison de ces phénomènes météorologiques devenus de plus en plus dangereux et fréquents. Continuer à lire … « Changement climatique : cinq catastrophes naturelles qui demandent une action d’urgence »

 Pour une décroissance écosocialiste

Declaration commune entre partisans de la décroissance et de l’ecosocialisme, signalant les convergences possibles des deux courants

La décroissance et l’écosocialisme sont deux des plus importants mouvements – et propositions – du côté radical du spectre écologique. Bien sûr, tous les membres de la communauté de la décroissance ne s’identifient pas comme socialistes, et tous les écosocialistes ne sont pas convaincus de l’intérêt de la décroissance. Mais on peut voir une tendance croissante au respect mutuel et à la convergence.

Essayons de cartographier les grands domaines d’accord entre nous, et énumérons certains des principaux arguments en faveur d’une décroissance écosocialiste : Continuer à lire …  » Pour une décroissance écosocialiste »

Afrique du Sud. Les effets meurtriers des inondations face à la politique du gouvernement Ramaphosa… qui encourage le charbon et le méthane

(Johannesburg, le 14 avril 2022) Les pluies diluviennes et inondations ont de nouveau ravagé la troisième plus grande ville d’Afrique du Sud, Durban, tuant au moins 300 habitants lundi [actuellement, le nombre de morts est estimé à plus de 400 et 41 000 personnes sont brutalement affectées], obligeant des milliers d’autres à évacuer leurs maisons et empêchant la circulation des personnes et des biens de première nécessité en raison de l’effondrement des routes et des ponts. Dans de nombreuses zones, les ruptures de conduites de distribution d’eau et l’effondrement du système électrique ont laissé les robinets à sec et le courant coupé pendant des jours. Continuer à lire … « Afrique du Sud. Les effets meurtriers des inondations face à la politique du gouvernement Ramaphosa… qui encourage le charbon et le méthane »

Occupons pour en finir avec les énergies fossiles

Nous publions une traduction du site End of fossil. Ce site appelle la jeunesse étudiante du monde à la mobilisation à l’automne 2022 Son objectif est de mettre fin aux énergies fossiles.

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Quoi ?

Entre septembre et décembre 2022, les jeunes du mouvement pour la justice climatique vont occuper des centaines d’écoles et d’universités dans le monde entier. Nous ne céderons pas tant que nous n’aurons pas obtenu la fin de l’ère des combustibles fossiles.

Notre revendication : La fin des énergies fossiles !

Notre objectif est de changer le système en mettant fin à l’économie fossile au niveau international. En fonction du contexte local, les revendications peuvent varier entre la fin de l’extraction fossile, la finance fossile, le financement fossile, les infrastructures fossiles ou autres.

Pourquoi ?

Le mouvement des jeunes a montré sa force au cours des dernières années, mais les émissions continuent d’augmenter alors que le temps pour agir se réduit. Le mouvement pour la justice climatique a le pouvoir de changer le monde, et le mouvement des jeunes a le pouvoir de mettre fin aux énergies fossiles maintenant.

L’industrie des combustibles fossiles est l’un des plus importants piliers du système. Si nous la démantelons, nous pourrons ouvrir la voie pour arrêter le changement climatique et assurer une transition juste pour tous les peuples.

Nous pensons que chaque groupe de la société doit se mobiliser là où il le peut pour construire un mouvement de masse pour la justice climatique qui sera victorieux. Ainsi, nous utiliserons les espaces dont nous disposons – écoles et universités – pour organiser le changement du cours de l’histoire. Nous utiliserons ces occupations pour lutter pour nos présents et nos futurs, qui ne sont possibles qu’en exigeant la fin immédiate des combustibles fossiles.

Occuper, c’est perturber la normalité, et perturber, c’est crier haut et fort au reste de la société que notre maison est en feu. Nous allons occuper les lieux pour exiger la fin des combustibles fossiles. Nous perturberons les écoles et les universités parce que nous ne pouvons plus prétendre que la normalité est bonne : notre devoir de jeunes est de nous battre. Nous occuperons pour prouver qu’un autre monde est possible, en montrant et en imaginant collectivement la société juste que nous voulons créer : libre d’oppressions, et où la vie est au centre, et non le profit .

Nous nous inspirons d’innombrables exemples historiques, de la Révolution des Pingouins au Chili en 2006 et de la Primavera Secundarista au Brésil en 2016, aux immenses mobilisations qui ont suivi Mai 68 dans le monde entier et bien d’autres qui nous ont montré que les étudiants ont le pouvoir de changer profondément la société. Nous ne visons rien de moins : nous commençons en tant qu’étudiants, mais nous voulons que toute la société agisse pour la justice climatique.

Qui ?

Toute personne, de n’importe quelle partie du monde, qui souhaite organiser des occupations d’écoles locales à la fin de cette année est la bienvenue, à condition qu’elle accepte de participer à la réalisation de notre demande principale et de suivre nos trois principes.

Nos 3 principes :

1. LES JEUNES DIRIGENT

Les occupations scolaires/universitaires sont organisées par les jeunes.

2 LE CADRE DE LA JUSTICE CLIMATIQUE

Le cadre politique qui sous-tend ces occupations est celui de d’une justice climatique. Nous voulons mettre fin aux fossiles pour atteindre la justice climatique et sociale au niveau mondial. Nous voulons mettre fin aux énergies fossiles par le biais d’un processus mondial socialement juste.

3. OCCUPER JUSQU’À CE QUE NOUS GAGNIONS

Notre intention est d’occuper des écoles et des universités dans plusieurs endroits, en perturbant le fonctionnement normal de la société jusqu’à ce que la demande locale soit satisfaite.

https://www.pressegauche.org/Occupons-pour-en-finir-avec-les-energies-fossiles

 

Après le nouveau rapport du GIEC

  • Attac France : Après le nouveau rapport du GIEC, amplifions nos mobilisations pour la justice climatique
  • Nature Québec : Nouveau rapport du GIEC : Un message clair et inédit aux décideurs sur les transformations majeures à opérer pour éviter la catastrophe climatique
  • L’appel à la grève climatique fait son chemin 
  • Ian Angus : Les banquiers mentent sur le financement des combustibles fossiles
  • Daniel Tanuro : Crise climatique – Rapport du GT3 du GIEC : de la rigueur scientifique à la fable sociale

Après le nouveau rapport du GIEC, amplifions nos mobilisations pour la justice climatique

Si les papiers précédents du GIEC avaient traité de l’aggravation des dérèglements climatiques, le dernier volet du sixième rapport publié aujourd’hui, axé sur les stratégies d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, confirme l’accumulation du retard pris par les États pour éviter une catastrophe climatique et humaine. Les projections d’émissions pour 2030 sont supérieures aux engagements des États, engagements qui sont par ailleurs insuffisants pour limiter le réchauffement au-dessous de 1,5°C à la fin du siècle. Résultat, on se dirige tout droit vers une augmentation située entre 3,3 et 5,4°C. Continuer à lire … « Après le nouveau rapport du GIEC »

Traité sur la Non-Prolifération des Combustibles Fossiles

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  • Stan Cox : Etats-Unis. Comment ne pas faire face à Vladimir Poutine… en forant et pompant
  • Scientifiques, chercheurs et universitaires exigent un Traité sur la Non-Prolifération des Combustibles Fossiles
  • Raúl M. Grijalva : La guerre et le secteur pétrolier: un responsable démocrate dénonce l’opération en cours

Etats-Unis. Comment ne pas faire face à Vladimir Poutine… en forant et pompant

Alors que le peuple ukrainien subit le poids mortel de l’invasion russe, les ondes de choc de cette guerre menacent d’aggraver d’autres crises sur la planète. Avant le début de l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine, l’urgence qui s’affirmait alors le plus – le réchauffement du climat de la Terre – est aujourd’hui encore plus grande. La raison en est simple : la ruée vers la production de pétrole et de gaz provoquée par la guerre a considérablement compromis les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Continuer à lire … « Traité sur la Non-Prolifération des Combustibles Fossiles »

Impacts du réchauffement : plus rapides et plus sévères que prévu, affirme le GIEC

Le rapport du Groupe de travail II du GIEC sur les impacts et l’adaptation au changement climatique lance un cri d’alarme strident : la catastrophe est plus grave que projeté par les modèles, ses effets se manifestent plus vite et tous les risques grandissent. Les pauvres, les peuples indigènes, les femmes, les enfants et les personnes âgées sont de plus en plus menacés, surtout dans les pays du Sud global. Les politiques suivies pour limiter les dégâts sont inadéquates, vont à rebours de la soutenabilité et creusent les inégalités sociales. Les auteurs/trices appellent à une approche inclusive pour transformer la société à tous les niveaux Continuer à lire … « Impacts du réchauffement : plus rapides et plus sévères que prévu, affirme le GIEC »

One Ocean Summit : lettre ouverte au Président de la République

Paris, le 9 février 2022

Monsieur le Président,

Le sommet de l’océan que vous avez convoqué à Brest s’ouvre et l’association BLOOM, ardente défenseuse du milieu marin, n’y participera pas. Je voudrais ici vous dire pourquoi, à vous ainsi qu’aux Françaises et Français qui suivent et soutiennent nos actions. Notre décision s’inscrit dans une ligne de conduite dont la cohérence s’est imposée à nous en réponse à votre propre cohérence d’utilitariste de la nature, qui n’a pas cillé depuis que vous aviez commencé à en montrer la teneur, alors que vous n’étiez encore qu’un ministre classiquement extractiviste. Depuis, votre statut présidentiel n’a pas rééquilibré votre posture, au contraire. Vous avez utilisé la fonction suprême de l’État pour faire reculer la France de façon inattendue en matière de protection environnementale. La somme et l’étendue de vos actes vous font porter aujourd’hui une responsabilité inédite dans la destruction de l’environnement et de l’océan en particulier. Continuer à lire … « One Ocean Summit : lettre ouverte au Président de la République »

Pétrole, bientôt la fin ?

Étrange sujet que la fin du pétrole. Malgré ses limites physiques connues, tout un chacun (gouvernements, entreprises, particuliers) vit au jour le jour comme si elles n’existaient pas et que cette énergie devait rester abondante. Pourtant, la production de pétrole a amorcé un déclin inévitable, aux conséquences déjà visibles. (Renaud Duterme)

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Auteur d’une monumentale Histoire de l’or noir, Matthieu Auzanneau récidive dans un livre court et percutant co-écrit avec Hortense Chauvin au titre explicite : Pétrole, le déclin est proche. Ils remettent les pendules à l’heure sur l’importance du pétrole au sein de nos existences, la notion de pic pétrolier mais également sur les impacts socio-économiques qui nous attendent dans un futur (très) proche.  Continuer à lire … « Pétrole, bientôt la fin ? »

Une nouvelle étude montre que pour répondre à la crise climatique, il faut mettre fin à 50 ans de surconsommation d’engrais chimiques

La hausse des coûts des engrais azotés de synthèse, déclenchée par une flambée des prix du gaz naturel, fait paniquer les gouvernements, qui craignent une crise alimentaire mondiale catastrophique [1]. Dans le même temps, une nouvelle étude montre que les engrais azotés de synthèse sont un facteur majeur de la crise climatique puisqu’ils sont actuellement à l’origine de l’émission dans l’atmosphère d’une tonne de GES sur 40 [2]. À la veille de la 26e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, le moment est venu pour le monde de se débarrasser de sa dépendance aux engrais azotés de synthèse et de passer de toute urgence à une agriculture sans combustibles fossiles ni produits chimiques. Continuer à lire … « Une nouvelle étude montre que pour répondre à la crise climatique, il faut mettre fin à 50 ans de surconsommation d’engrais chimiques »

La catastrophe écologique ne se décline pas au futur 

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En introduction, Michael Löwy et Daniel Tanuro discutent de la « question écosociale », des rapports du GIEC, des phénomènes météorologiques extrêmes, de catastrophe sociale autant qu’environnementale, d’imbrication des discriminations, de l’expression « catastrophe naturelle », de société subordonnée à la logique du profit. Ils donnent des exemples en particulier dans les pays dits du Sud, les effets sociaux des inondations, la hausse des températures, l’insécurité alimentaire, la sécheresse, les cyclones, les effets décuplés du phénomène El Niño. Les auteurs abordent aussi les autres pays, les responsabilités historiques des pays dits du Nord, les mégafeux en Australie, l’Ouragan Katrina, les canicules…

Nous vivons une accélération spectaculaire, les phénomènes imputables au réchauffement climatique se multiplient et entrainent chaque années des migrations de plusieurs millions de personnes. La production marchande transforme le progrès en destruction et les travailleurs et les travailleuses n’ont rien à attendre du capitalisme, fut-il vert. Une question stratégique majeure se pose : « le syndicalisme rompra-t-il le compromis productiviste avec le capital pour rejoindre franchement les peuples indigènes, les petit·e·s paysan·ne·s, la jeunesse, les femmes, qui sont partout en première ligne du combat pour notre mère la Terre ? ». Continuer à lire … « La catastrophe écologique ne se décline pas au futur « 

L’écologie de Marx à la lumière de la MEGA 2

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Depuis une trentaine d’années, les études destinées à évaluer la portée de l’œuvre de Marx (tout comme de celle d’Engels, qui lui est étroitement liée) à l’aune de la thématique et de la problématique écologiques se sont multipliées. Aiguillonnées par la conscience grandissante de l’ampleur de la catastrophe écologique dans laquelle nous sommes engagés et de l’urgence qu’il y a à l’affronter, elles ont cherché à déterminer si et dans quelle mesure cette œuvre était susceptible d’éclairer les tenants et aboutissants de cette catastrophe et de contribuer à formuler des réponses appropriées permettant d’envisager d’en sortir. Continuer à lire … « L’écologie de Marx à la lumière de la MEGA 2 »

Apothéose néolibérale : la COP26 fonde le marché mondial de l’incendie et l’offre aux incendiaires capitalistes, au détriment des peuples (et autre texte)

La Conférence de Glasgow (COP26) aurait dû en priorité :

1°) concrétiser la promesse des pays « développés » de verser au Fonds vert pour le climat, à partir de 2020, au moins cent milliards de dollars par an pour aider le Sud global à relever le défi climatique [1] ;

2°) forcer ces mêmes pays à intervenir financièrement pour couvrir les énormes « pertes et dommages » causés par le réchauffement, en particulier dans les « pays les moins avancés » et les petits états insulaires ;

3°) « rehausser les ambitions » climatiques des gouvernements pour concrétiser l’objectif adopté de la COP21 (Paris, 2015) : « maintenir la hausse de température bien au-dessous de 2°C tout en continuant les efforts pour ne pas dépasser 1,5°C par rapport à la période préindustrielle ».

Le bilan est sans appel : sur le papier, Glasgow clarifie l’objectif ambigu de Paris en le radicalisant (1,5°C est dorénavant l’objectif) et évoque la responsabilité des combustibles fossiles; mais en pratique, la Conférence n’a rien conçu pour arrêter la catastrophe. « Pas en avant dans la bonne direction », ont dit certains. Au contraire : obnubilés par la relance néolibérale post-covid et par leurs rivalités géostratégiques, les maîtres du monde ont décidé : Continuer à lire … « Apothéose néolibérale : la COP26 fonde le marché mondial de l’incendie et l’offre aux incendiaires capitalistes, au détriment des peuples (et autre texte) »

COP26 : pas de rétablissement environnemental sans rupture économique et sociale

« Dôme de chaleur » avec des températures record dans le Nord-Ouest du Canada, pluies diluviennes et inondations en Allemagne et en Belgique, températures caniculaires et vastes incendies non seulement en Grèce et en Sicile, mais aussi en Californie, ouragan Ida qui a inondé la côte est des États-Unis et en particulier New York avec comme conséquence, dans chaque cas, des dizaines de morts et disparus. L’été 2021 aura été marqué par des événements météorologiques exceptionnels. Et cela pour ne mentionner que les pays du Nord, riche et économiquement prospère. Continuer à lire … « COP26 : pas de rétablissement environnemental sans rupture économique et sociale »

Il est encore temps de réfréner notre chute vers l’abîme

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En introduction, Cécile Asanuma-Brice décrit un tremblement de terre en mars 2011, la forte intuition que « celui-ci diffère des précédents », le retentissement des sirènes, la sortie des personnes de toutes parts, les destructions et l’arrêt d’un monde. Les images le lendemain du tsunami qui a ravagé le Tôhoku, les secousses à répétition, « répétition incessante de balancements incertains », l’information au conditionnel « Et puis la nouvelle tombe, résonnant, sempiternelle : une centrale nucléaire aurait été touchée… », le conditionnel devenu certitude.

Omissions d’informations, informations orientées afin de ne pas entraver les choix industriels, non divulgation au grand public… Continuer à lire … « Il est encore temps de réfréner notre chute vers l’abîme »

Le bilan de la COP26 tient en 3 mots : criminel, indécent, dilatoire (plus autres textes)

Avec la généralisation des marchés carbone, la COP26 institutionnalise un greenwashing généralisé

Criminel – Quand la pérennité des conditions de vie décentes sur la planète est en jeu, on attend des Etats qu’ils se partagent les efforts supplémentaires nécessaires pour garantir aux populations que tout est mis en œuvre pour rester en-deçà de 1,5°C de réchauffement climatique, garantie sine qua non de survie pour une part significative d’entre elles. Une fois de plus, ce n’est pas ce qu’il s’est passé à Glasgow. Les 15 jours de négociations n’ont pas été utilisés pour obtenir un renforcement immédiat des politiques climatiques nationales (NDC) qui conduisent, à supposer que ces engagements soient réellement respectés, à un réchauffement climatique de 2,7°C ou plus. La prophétie de Paris, qu’on nous avait promise « autoréalisatrice », ne se réalise pas : les politiques climatiques nationales sont à des années-lumière du nécessaire, et les moins mauvais élèves ne sont que les meilleurs des cancres d’une classe de cancres. Le texte de décisions de la COP26 en témoigne, appelant les Etats à donner plus d’ambition à leur politique climatique dès 2022. Alors que les données de cette équation sont connues depuis 2015, va-t-on encore perdre une année ? Et combien d’autres ensuite ? Alors qu’il faudrait réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 45% d’ici à 2030, les Etats nous promettent de battre un record d’émissions chaque année, oui CHAQUE ANNEE, d’ici à 2030 (+14% sur la période). La différence entre -45% et +14% est un crime climatique. Un crime commis en toute connaissance de cause. Continuer à lire … « Le bilan de la COP26 tient en 3 mots : criminel, indécent, dilatoire (plus autres textes) »

Lettre ouverte aux médias du monde entier, par Greta Thunberg et Vanessa Nakate (plus autre texte)

Chers éditeurs de médias du monde entier,

Fonte des glaciers, feux de forêt, sécheresses, canicules meurtrières, inondations, ouragans, perte de biodiversité. Ce sont tous les symptômes d’une planète déstabilisée, qui se produisent autour de nous en permanence.

C’est le genre de choses dont vous faites état. Parfois. La crise climatique, cependant, est bien plus que cela. Si vous voulez vraiment couvrir la crise climatique, vous devez également rendre compte des questions fondamentales du temps, de la pensée holistique et de la justice.

Qu’est-ce que cela signifie ? Examinons ces questions une par une. Continuer à lire … « Lettre ouverte aux médias du monde entier, par Greta Thunberg et Vanessa Nakate (plus autre texte) »

La planète brûle… et la société aussi ! (plus 2 textes du Québec, Manifeste de l’Ecosocialist Alliance, Déclaration de la Via Campesina, appel Politis, Attac)

  1. La planète brûle… et la société aussi ! Signez l’appel pour un réseau éco-syndicaliste

  2. Il faut prioriser la justice sociale et la lutte à la crise climatique. Élections municipales. Déclaration des organismes communautaires pour la justice sociale et la justice climatique 

  3. Contre le réchauffement climatique, compter sur la convergence des luttes !

  4. L’écosocialisme, pas l’extinction ! Manifeste de l’Ecosocialist Alliance

  5. Travailleuses et travailleurs de la terre, unissons-nous ! Souveraineté alimentaire pour la justice climatique maintenant ! Déclaration de La Via Campesina en vue de la COP 26 de l’onu sur le climat (Glasgow)

  6. Votre inaction est un crime !

  7. Novembre 2021 : Cop26 à Glasgow. Négociations internationales sur le climat : Pour les riches, par les riches

Continuer à lire … « La planète brûle… et la société aussi ! (plus 2 textes du Québec, Manifeste de l’Ecosocialist Alliance, Déclaration de la Via Campesina, appel Politis, Attac) »

Contre la destruction de l’environnement par l’andro-capitalisme : L’ECOFEMINISME

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Interview de Catherine Albertini  par Francine Sporenda

Catherine Albertini est docteure d’Etat en Pharmacie (médaille d’or –majore de sa promotion), elle a également obtenu un DEA de Pharmacologie et Toxicologie Fondamentales (CNRS, Université de Toulouse III), puis soutenu une thèse de Biochimie et Biologie Cellulaire (CNRS Université de Toulouse III) sur des sujets concernant la lutte contre le cancer.

Après un stage postdoctoral à l’Université de Californie à Berkeley, elle a été recrutée par l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) où elle a permis, par son travail, des avancées majeures sur les gènes de résistances aux champignons pathogènes aux fongicides (même si ça n’était pas son domaine de recherche initial).

 Féministe, elle a collaboré au sein du bureau de « Choisir la cause des femmes » présidé par Gisèle Halimi, à la pénalisation des clients de la prostitution, prostitution sur laquelle a écrit de nombreux articles publiés dans les médias en France comme au Québec. Elle a également été à l’initiative de la traduction en Français de l’œuvre majeure de Catharine MacKinnon « Feminism Unmodified » (« Le Féminisme irréductible » aux éditions Des Femmes Antoinette Fouque) en 2005.

Actuellement, elle est chargée d’une mission sur le travail des femmes en agriculture et sur la biodiversité.

FS : Dans votre livre, vous parlez de la pionnière de l’écoféminisme, Françoise d’Eaubonne, qui parle de « prométhéisme » comme caractéristique de l’idéologie mâle. Qu’est-ce que le prométhéisme ? Continuer à lire … « Contre la destruction de l’environnement par l’andro-capitalisme : L’ECOFEMINISME »

Système énergétique et justice climatique : si ce n’est pas féministe, ce ne sera pas juste

Chez les Amis de la Terre International, la lutte pour la justice climatique nous a amenés à comprendre la nécessité d’une transformation énergétique radicale. Le système énergétique actuel provoque des changements climatiques et détruit les communautés, les moyens de subsistance et les territoires. De nombreuses communautés à travers le monde luttent pour transformer ce système qui usurpe leurs terres, leurs forêts et leurs eaux, et les femmes sont en première ligne de cette bataille. C’est un modèle qui est né du système capitaliste patriarcal, basé sur le colonialisme, le racisme et l’exploitation de la nature et des personnes – plus spécifiquement, du corps et du travail des femmes.

Nous avons adopté le concept de transition juste, élaboré par les peuples autochtones et les syndicats qui prônaient déjà ce besoin de changement dans la production d’énergie. L’objectif va au-delà du simple abandon des combustibles fossiles. Oui, il est urgent de laisser derrière nous les combustibles fossiles et les mégabarrages, mais nous devons également abandonner le paradigme néolibéral qui donne aux sociétés transnationales tant de pouvoir sur le système énergétique. Ce paradigme conduit à la privatisation de l’énergie et au déni des droits. Il y a beaucoup de gens dans le monde qui n’ont pas accès à l’électricité. Le système néolibéral qui privatise et transforme l’énergie en marchandise détruit également de nombreuses vies. Et nous sommes également conscientes qu’il faut bien plus que simplement changer de sources et de technologies. Continuer à lire … « Système énergétique et justice climatique : si ce n’est pas féministe, ce ne sera pas juste »