Archives de Catégorie: Etudes sur auteur-e-s /Biographies

Et à partir de là, elle et il sont des pirates

cache_52838578Réalité, fiction, romanesque, récit, réel et travail d’écriture…

Plus qu’une histoire de détournement d’avion, plus que le parcours sur un chemin caillouteux, la rencontre avec des « personnages », des êtres humains comme vous et moi. Des faits et des gestes dont ils sont responsables. Et ces éléments de contextualisation qui permettent d’approcher la complexité. (Lire par exemple : Bernard Lahire : Pour la sociologie. Et pour en finir avec une prétendue « culture de l’excuse », regarder-avec-lattention-de-la-connaissance/). Ici, avec les formidables moyens d’évocation de l’écriture, une histoire de pirates après un roman de pirates… Lire la suite

Témoigner de l’unicité irremplaçable de tout être humain

destin-gag-couv-667x1024« Il s’agit dans ce livre de la destinée d’un citoyen ­français d’origine allemande et de confession protestante que Hitler fit juif. »

Dans sa préface, l’auteur parle de l’enfance, d’une mystérieuse interdiction d’exister, de conversations de parents « que les enfants comprennent toujours, sans savoir au juste ce qu’ils comprennent », du temps de l’interdiction « aux les juifs de s’assoir sur les bancs, de fréquenter les jardins publics ou les restaurants », des Pimpf (cadets des jeunesses hitlériennes), des enfants du national-socialisme, des enfants « juifs », des cibles de choix de l’extermination, de l’apprentissage irrévocable d’une condition subie, de témoins irréductibles de l’humanité. Le titre de cette note est un extrait de la préface. Lire la suite

Le temps de lire – les vacances sont un moment propice…

Deux livres sous forme de témoignages poignants d’époques que l’on croit révolues. Ils révèlent que des attitudes, des préjugés, représentations héritées du passé ont la vie dure. L’antisémitisme en fait partie comme le racisme. La haine de classes est une des composantes majeures d’un monde qui a moins changé que ne le pensent les tenants de la soi-disant révolution numérique. Révolution qui permet d’habiter le vide de toute pensée critique et vise à faire accepter le « travailler plus » comme le chômage et la désindustrialisation. Lire la suite

La haine qu’elle vient d’éprouver est la plus forte qu’elle ait jamais connue dans son existence de petite fille

004512304Au sortir de la seconde guerre mondiale dans un village, Mathilde et sa famille. L’enfance et ses lieux de prédilection. Une écriture précise et le souffle du refus de la conformité sociale, de la révolte contre le désordre existant.

Un prisonnier de guerre, Frédéric, jeune soldat allemand, l’ennemi d’un passé-présent, les souvenirs de la période de guerre, « P. G. ». Des hommes et des femmes, des réticences et des mains tendus. Lire la suite

Je fais partie de la cohorte de celles et ceux à qui « la vie ne suffit pas »

9782234077904-001-x_0Je m’attarde sur la belle introduction. Le titre de cette note est inspiré d’une phrase de l’auteure. Dans « Les figures du trébuchement », Régine Robin parle de ses parents, des noms, du yiddish, « C’était leur langue, la seule qu’ils maîtrisaient totalement, dans laquelle ils pensaient, aimaient, rêvaient », de la seconde guerre mondiale, du lien qu’elle établi « quelque chose du yiddish avait partie liée avec la mort ». Lire la suite

Reconstruire un puzzle à partir de pièces apparemment disparates

31TESCF8STL._SX303_BO1,204,203,200_Je n’aurai probablement pas lu de la même façon ou la même chose dans les années 90. Aujourd’hui je suis séduit par la partie la plus intime de ce livre, « qu’on ne peut lire sans entendre une voix qui vous parle » comme l’écrit justement Claude Grigon. Je ne vais donc pas proposer ici une lecture détaillée. Juste, après quelques remarques d’ordre critique, puis une promenade entre les pages et parmi certains points faisant écho à des souvenirs ou des préoccupations plus actuelles… Lire la suite

A cette minute je suis vivant…

Mise en page 1« A vous tous, mes camarades inconnus, Camarades de tous pays, de tous les fronts, qui, tant bien que mal, EN êtes revenus. »

Dès l’avertissement, la lectrice ou le lecteur comprend que cette mémoire de la guerre ne sera pas colorée par un drapeau patriotique, réduisant l’histoire à celle des vainqueurs ou igonrant les intérêts sociaux antagoniques. « Ce livre, qui ne contient pas une seule fois le mot « ennemi », est la simple histoire d’un homme pendant la guerre ». Lire la suite