Archives de Catégorie: Etudes sur auteur-e-s /Biographies

Colporteuse, ou l’épreuve de l’histoire

Avec l’aimable autorisation de l’auteure

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Colporter, c’est se déplacer ; c’est avoir un baluchon, plein de marchandises. Colporter, c’est n’avoir que son corps pour se transporter, pour voyager, soit parce que les moyens manquent, soit parce que le but du voyage nécessite une forme singulière de parcours. Colporter, c’est tracer son chemin. Ici, il s’agit d’un parcours dans la pensée féministe.

La colporteuse du féminisme, figure contemporaine, pratique le parcours individuel dans une histoire collective, à ce moment de l’histoire-là, celle en train de s’écrire à la fin du XXème siècle, au début du XXIème siècle. Lire la suite

Qui décide de qui est « dans la révolution » ?

Il est possible de (re)lire de multiples façons les textes de Che Guevara. Le plus intéressant me semble, de les contextualiser et de les confronter à d’autres positions radicale ou révolutionnaire, de mesurer ce qu’ils traduisent – ou non- en termes d’émancipation.

Dans son introduction, introduction-de-samuel-farber-a-son-ouvrage-che-guevara-ombres-et-lumieres-dun-revolutionnaire/ publiée avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, Samuel Farber parle de l’actualité de Che Guevara, de « puissant symbole pour des milliers de jeunes rebelles et de révolutionnaires du monde entier ». Lire la suite

Introduction de Samuel Farber à son ouvrage : Che Guevara. Ombres et lumières d’un révolutionnaire

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Actualité de Che Guevara

Aujourd’hui, la figure d’Ernesto Che Guevara est devenue une icône commerciale qui orne des t-shirts, mais elle est également – et c’est là quelque chose de plus important –, un puissant symbole pour des milliers de jeunes rebelles et de révolutionnaires du monde entier. Ironiquement, la référence politique au Che est aujourd’hui moins pertinente à Cuba qu’à l’étranger. En effet, s’il continue à exercer une influence, discrète mais réelle, sur la culture politique cubaine, ce n’est ni sur le plan programmatique ni sur le plan économique, mais comme un modèle culturel fait de sacrifice et d’idéalisme. Dans ce sens, le slogan officiel « Seremos como el Che » (Nous serons comme le Che), régulièrement psalmodié par les écoliers cubains, a probablement une influence diffuse mais significative sur l’imagination populaire ; et ce, bien que la majorité des Cubains considèrent le Che comme une figure romantique qui a échoué. Lire la suite

Témoignage du 19e siècle d’une femme sincère.

Révolutionnaire !

Le débat stratégique du 19e siècle agitait tous les cercles révolutionnaires. Comment se débarrasser du régime tsariste alors que la démocratie commençait à s’installer dans le monde ? Fallait-il suivre la voie des assassinats des potentats à commencer par le tsar lui-même ou étudier d’autres voies ? « Terre et liberté » puis – pour garder l’ordre chronologique – « La Volonté du Peuple » avait choisi les attentats terroristes. Attentats qui n’ont rien à voir avec ceux que nous subissons actuellement. Ils représentent un moyen de libération d’un pouvoir despotique qui enferme et tue ses opposants. La seule fuite possible est celle de l’exil. Ce sera le cas pour Lénine et Trotski notamment. Lire la suite

Et à partir de là, elle et il sont des pirates

cache_52838578Réalité, fiction, romanesque, récit, réel et travail d’écriture…

Plus qu’une histoire de détournement d’avion, plus que le parcours sur un chemin caillouteux, la rencontre avec des « personnages », des êtres humains comme vous et moi. Des faits et des gestes dont ils sont responsables. Et ces éléments de contextualisation qui permettent d’approcher la complexité. (Lire par exemple : Bernard Lahire : Pour la sociologie. Et pour en finir avec une prétendue « culture de l’excuse », regarder-avec-lattention-de-la-connaissance/). Ici, avec les formidables moyens d’évocation de l’écriture, une histoire de pirates après un roman de pirates… Lire la suite

Témoigner de l’unicité irremplaçable de tout être humain

destin-gag-couv-667x1024« Il s’agit dans ce livre de la destinée d’un citoyen ­français d’origine allemande et de confession protestante que Hitler fit juif. »

Dans sa préface, l’auteur parle de l’enfance, d’une mystérieuse interdiction d’exister, de conversations de parents « que les enfants comprennent toujours, sans savoir au juste ce qu’ils comprennent », du temps de l’interdiction « aux les juifs de s’assoir sur les bancs, de fréquenter les jardins publics ou les restaurants », des Pimpf (cadets des jeunesses hitlériennes), des enfants du national-socialisme, des enfants « juifs », des cibles de choix de l’extermination, de l’apprentissage irrévocable d’une condition subie, de témoins irréductibles de l’humanité. Le titre de cette note est un extrait de la préface. Lire la suite

Le temps de lire – les vacances sont un moment propice…

Deux livres sous forme de témoignages poignants d’époques que l’on croit révolues. Ils révèlent que des attitudes, des préjugés, représentations héritées du passé ont la vie dure. L’antisémitisme en fait partie comme le racisme. La haine de classes est une des composantes majeures d’un monde qui a moins changé que ne le pensent les tenants de la soi-disant révolution numérique. Révolution qui permet d’habiter le vide de toute pensée critique et vise à faire accepter le « travailler plus » comme le chômage et la désindustrialisation. Lire la suite